LA LAÏCITÉ POUR LES NULS

La laïcité, c’est comme un arbitre pour un sport. L’arbitre étant l’État, ses représentants et ses institutions/services/missions. Tandis que le sport/les équipes, c’est la société civile, avec la diversité de ses croyances religieuses.

L’arbitre se doit de démontrer et de personnifier sa neutralité devant ce qui se joue entre les équipes, autant pour ce qui est de ses décisions que de sa tenue. C’est pour cette raison qu’il ne peut pas être identifié à aucune équipe en jeu.

On lui demande d’appliquer à la lettre les règlements et il va de soi que s’il a personnellement un parti-pris pour une équipe, cela ne doit jamais se voir, explicitement comme implicitement.

L’arbitre est totalement en dehors de la partisanerie quand il est sur le terrain de la joute.

*******

Nous devrions demander rien de moins à l’État, ses représentants et ses institutions/services/missions devant le phénomène du religieux. Parce qu’il suffit de regarder l’Histoire pour se rappeler que la religion tend à imposer sa vision du monde, du plus petit jusqu’au plus grand nombre, ce qui est contraire aux idéaux civiques de liberté et d’égalité des droits, qu’un État non religieux se doit de défendre.

Et comme les libertés et les droits ne sont jamais des absolus, cela implique certaines interdictions, comme des signes/symboles religieux dans l’espace civique et sur les employés/représentant de l’État, sans exception. Comme de l’interdiction du financement étatique de l’éducation religieuse. Aussi, et surtout, l’interdiction pour l’État de transiger avec les lobbys religieux. Tout ça pour s’assurer que l’influence du religieux ne passera pas par l’État, qui est le plus important vecteur collectif.

La laïcité est cet arbitre qui s’assure que le jeu civique se déroule sans les tricheries religieuses.

Ce contenu a été publié dans opinions, politique, Québec, société, avec comme mot(s)-clé(s) , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.