De 3 à 4 points d'inaptitude pour le cellulaire au volant

Photo : Thomas Trutschel / Getty Images

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Je suis sur l’autoroute, sur la voie du centre. Je remarque devant moi une voiture qui zigzague très très lentement, la roue gauche chevauche la ligne et je reçois automatiquement une petite dose d’adrénaline. Alors, je mets mon clignotant gauche, je change de voie et j’accélère. Au niveau de ladite voiture, je jette un coup d’oeil rapide à ma droite pour me rendre compte que le conducteur a les yeux et les pouces collés sur son cellulaire…

Et le pire, c’est que je ne suis même plus surpris. C’est devenu banal tellement je suis confronté souvent à cette situation. Et je suis loin de prendre l’autoroute tous les jours… Mais ce à quoi la banalité n’arrive pas, c’est à faire taire ma colère et mon indignation face à ce problème.

Alors j’accueille avec joie le fait que le gouvernement « serre la vis aux conducteurs qui utilisent leur cellulaire au volant » :

La pénalité va passer de trois à quatre points d’inaptitude pour les conducteurs fautifs dès le printemps 2015. […Et les] jeunes conducteurs, les personnes qui commencent à conduire ont un maximum de quatre points d’inaptitude pour leur permis, alors ça veut dire que s’ils se font intercepter une seule fois pour une infraction avec le texto, ce sera terminé le permis de conduire

Radar anti-texto

Par contre, aucun changement pour ce qui est du montant des amendes, alors qu’on envisageait de l’augmenter voilà pas si longtemps. Mais, quand même, on apprenait dernièrement qu’un nouvel outil radar sera bientôt à la disposition des policiers pour « savoir quels automobilistes envoient des textos au volant. » Alors le nombre de contraventions augmentera assurément.

Quand j’avais partagé cette nouvelle et la joie qui m’animait, on avait essayé de péter ma baloune en arguant que tout ça, c’était seulement une « pompe à fric », que dans le fond la sécurité routière, c’était très très secondaire. Peut-être. Mais au bout du compte, si les campagnes de sensibilisation ne fonctionnent pas, ça prend bien quelque chose de plus musclé pour espérer amoindrir le problème du cellulaire au volant et ces radars pourraient très bien faire l’affaire, ajoutés à ce point d’inaptitude en plus.

Appels téléphoniques

Tout cela répond à ce qu’écrivait Marie-Claude Lortie de La Presse, en 2010, alors que le problème du cellulaire au volant se ne rapportait pas encore tellement aux textos, mais surtout aux appels téléphoniques, ce qui est quand même moins intrusif en ce qui a trait à la concentration (il est toujours possible de regarder la route en parlant) :

C’est platte, (sic) mais je me demande si ça ne va pas prendre de la répression tous azimuts comme dans le temps avec les ceintures de sécurité pour convaincre les automobilistes de changer. En fait, comme pour l’alcool aussi. Car si vous voulez mon avis, un conducteur au téléphone et un conducteur saoul, ça se ressemble. Même (sic) chevauchements de voies, même lenteur aux feux, même zigzagues…

Conduite assistée

Donc, d’ici le temps que les voitures rouleront sans aucune aide du conducteur, il faudra bien s’abstenir d’utiliser le cellulaire au volant. Mais j’ai quand même peur que les nouvelles technologies automobiles, comme les dispositifs d’alerte de collision, influencent dans le mauvais sens les conducteurs, armés d’un sentiment de sécurité accru.

Au bonheur des coffres de l’État…

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Le problème du cellulaire au volant vous inquiète-t-il?

 

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