Anti-nationalisme vs. nationalisme

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Ce qui suit est une adaptation de ma capsule vidéo qui a pour titre « Faites votre calcul – Anti-nationalisme vs. nationalisme ».

Dans les lignes qui vont suivre, je vais vous entretenir du nationalisme. Surtout, de sa perception dans le regard des anti-nationalistes. C’est que j’ai lu un texte de Marc-André Cyr sur Ricochet qui a pour titre « La nation contre le peuple ».

Il y a, à mon sens, dans son texte, un passage très représentatif de la position générale des anti-nationalistes, de ce contre quoi ils se battent. Je ne parlerai donc pas ici de la thèse de son texte, que j’ai trouvée tout de même intéressante, malgré tout.

Alors, dans un passage où il fait une énumération de ce que seraient les différences entre les nationalistes et les anti-nationalistes, il fait cette affirmation :

Les premiers [les nationalistes] disent que les «Québécois sont de souches canadiennes françaises

Bien franchement, les nationalistes qui affirment ça par rapport à ce que seraient et ce que devraient être les Québécois aujourd’hui sont des nationalistes ethniques. Ce que je ne suis pas, comme la plupart. Oui il y en a, mais l’exception n’est pas la règle…

Ce que je comprends là-dedans, c’est que l’anti-nationalisme a besoin d’avoir un ennemi franchement diabolique. On dirait bien que pour qu’ils puissent avoir une légitimité critique, le nationalisme québécois se doit d’être pour eux synonyme d’exclusion, d’une manière ou d’une autre, de ceux qui ne sont pas « de souche » canadienne-française.

En fait, s’il y a un lien constructif à faire entre l’ethnicité et le nationalisme consensuellement accepté, c’est celui d’être la référence historique, culturelle et linguistique. Ce qui n’empêche pas ce nationalisme d’être inclusif, bien au contraire. D’ailleurs, l’inclusivité ne se résume pas qu’à accepter les accommodements, même déraisonnables, de la religiosité. C’est aussi, et surtout, le fait de vouloir accueillir tous les citoyens du Québec dans cette idée de nation accueillante, et de discuter d’égal à égal, comme le présuppose l’idée d’égalité en droits.

Et tout ça, en dehors de la triste dynamique du supposé privilège de la majorité et du désiré privilège des minorités. Ce qui fait que tout le monde se braque, on le voit bien.

Mais visiblement, le seul fait de vouloir une nation qui se développe dans la nouvelle réalité de la diversité, tout en ayant en même temps le désir que cette nation pérennise son caractère traditionnellement francophone, est discriminatoire.

Pour l’anti-nationaliste, le seul nationalisme acceptable est celui que l’on transporte dans ses bagages…

Alors je me demande, quels seraient leurs arguments s’ils devaient critiquer le nationalisme réel, celui qui dans ses buts se fout bien de la couleur et de la religion des gens? Est-ce que même ils en auraient, des arguments?

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