Titre du scénario de la crise étudiante : Les raisons de la colère

 

Si tout va bien (c’est une formule, pas un souhait), la loi spéciale sera votée demain, on annonce le dépôt pour 20 h ce soir. Le journaliste Pierre Duschesne annonce une quinzaine d’heures de débats. Nul doute qu’elle sera adoptée, à moins d’un retournement, d’un coup de théâtre.

Je ne répéterai pas mes propos d’hier concernant cette loi spéciale, mais la loi Courschesne marquera d’une pierre noire ce jour où on a voulu tuer la démocratie. Certains me trouveront sans doute fataliste, mais je pense que c’est tout à fait justifié de croire que la démocratie, que le droit de grève, que le droit de manifester, que la désobéissance civile, donc la liberté des citoyens d’exercer de la pression par un rapport de force, ne devrait pas se voir contrecarrer tout bonnement par une loi faisant table rase de la crise, en tout cas, en tentant de le faire.

C’est une insulte à la majorité des actions pacifiques depuis le début de la grève, une insulte aux gens blessés par l’anti-émeute, une insulte au travail des associations étudiantes qui ont offert sur un plateau d’argent des scénarios de sortie de crise. Cette loi spéciale sera donc certainement la démonstration parfaite de l’entêtement gouvernemental. Et c’est encore plus vrai quand les coûts de cette crise semblent ressembler aux montants globaux de la hausse. Il n’est donc réellement pas question d’argent, mais bien de politique, voire d’électoralisme.

Et avec un sondage très récent qui montre que 6o% des Québécois seraient contre la hausse des frais de scolarité, le gouvernement a encore moins de légitimité dans sa démarche autoritariste. J’espère qu’on ne cessera de lui rappeler dans les prochains jours, et encore plus aux prochaines élections.

 

 

*Mon titre est inspiré d’un mot-clic que j’ai lancé sur Twitter.

 

(Photo : mrseb)

Ce contenu a été publié dans société, avec comme mot(s)-clé(s) , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *