La forme et le fond

La forme et le fondBillet intéressant aujourd’hui chez Chronique d’un gars. Il discute de son désir d’améliorer la forme de ses billets. Dans ses justifications pour expliquer pourquoi il écrit brouillon et qu’il omet les accents, il parle de l’importance du fond, de paresse et d’anticonformisme, entre autres. Je trouve le thème important, alors je tenais à le partager ici.

Ce que je lui ai répondu à l’instant :

Pendant que tu en parles…

Ce que je peux te dire, c’est que le plus important, c’est la lisibilité. Il y a un travail de déchiffrement à faire quand il y a des fautes (de toutes sortes) et des accents qui manquent. C’est donc pour atteindre le fond que je me donne la peine de faire cet effort. Mais si tu le fais pour moi, je serai encore plus content de te lire.

Alors, pour l’histoire de ne pas se conformer, tu pourrais aussi écrire des trucs comme « Ti okjensidafiv poku nijaci joneheb mucadhass ob gefogec » pour aller au bout de l’idée.

Pour ma part, je ne crois pas que je suis plus conformiste parce que j’essaye d’écrire le mieux possible.

La forme magnifie le fond.

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Une réponse à La forme et le fond

  1. En plus, on n’est pas sur Twitter ou dans un message-texte.

    Il me semble que de savoir écrire en français est anti-conformiste au Culbec…

    « La forme magnifie le fond. »

    Oui mais attention, je pense que c’est une bonne chose de ne pas faire de fautes mais un billet avec un puissant contenu et une langue populaire mais sans fautes est plus intéressant qu’un billet sans saveur avec une langue post-doctorale style journaleux-radio-cadnas.

  2. ce quié intérêcent avèq la lengue cé con peu geouai avaik mé vo mieu fer sa dent dé peau-aimes, ci-non sa ainèrv.

  3. Perséphone dit :

    Vincent: Anti erre ment Dah! quart.

  4. Perséphone dit :

    « La forme magnifie le fond ». J’y crois.

  5. Simon Dor dit :

    Écrire mal par anti-conformisme? Mauvaise excuse, et meilleur exemple de comment l’anti-conformisme est galvaudé.

  6. un gars dit :

    @Simon Dior
    Je serais le mauvais exemple?
    Je ne crois pas.
    La forme magnifie le fond. C’est très inspirant.
    Je dirais que ça dépend…les vérités sont relatives.
    L’anti-conformisme? Pas toujours.
    Tu vois moi mon métier c’est d’accepter le difforme pour avoir accès au fond et aider la personne à façonner une forme qui est plus cohérente avec ses intentions. Si au départ je m’attardais à la forme, il resterait difforme.
    Le fond peut aussi se magnifier et ainsi avoir un effet sur la forme. C’est mon cas présentement.

  7. David,

    « Il me semble que de savoir écrire en français est anti-conformiste au Culbec… »

    en effet, avec le peu de monde capable…

    (Dit-il, avec une phrase assez mal foutue!)

    Vincent,

    le voyou du bayou m’a déjà écrit que je l’énervais parce que je jouais trop à son goût avec la langue dans mes billets… (Et je paraphrase librement, bien sûr.)

    Perséphone,

    mais, s’il faut que je le spécifie, j’écrivais ça le plus largement possible, parce que ça pourrait être interprété de différentes manières. Pas dans le sens de « magnificence » en tout cas, par exemple. Je ne voudrais pas que les gens qui vont dans le plus simple se sentent amoindris par cette formule.

  8. Zoreilles dit :

    Pour moi aussi, ta conclusion est très inspirante.

    Sur les blogues et dans la presse écrite, on trouve du meilleur et du pire. Maîtriser une langue suffisamment pour qu’elle devienne un outil de communication efficace, ça permet plus de liberté. À partir de là, tout est possible si l’on a le respect du lectorat et ce que j’appelle… la science du doute!

  9. Simon Dor dit :

    @ un gars

    Je ne veux pas vous attaquer, je ne lis pas votre blogue et ne sais pas comment vous écrivez.

    Mais dire que mal écrire « volontairement », c’est anticonformiste, c’est dire que l’anticonformisme ne veut plus dire grand-chose.

    Il y a des moyens de mal écrire qui sont très bien écrits, et c’est tant mieux.

  10. un gars dit :

    @Simon Dior…
    Je n’ai jamais dit que j’écris mal volontairement.
    Je tentais d’identifier les raisons pour lesquelles j’écris brouillon.
    Mais l’idée de devoir respecter certaines règles pour etre un anticonformisme conforme me semble absurde.
    Un peu comme ces manifestations qui doivent obtenir un permis avant de pouvoir s’étaler dans la rue.
    L’anticonformisme pour moi ne se conforme pas, il s’exprime simplement selon des lois qui ne sont pas celles qui sont dominantes.

    Je crois qu’on mélange les choses. Bien exprimer des idées dans un langage correct, dans un lieu convenu ce n’est pas de l’anticonformisme, c’est plutot de la divergence d’opinions et du toujours plus de la meme chose.

    J’ai toujours cru qu’on a la fibre marginale facile. On s’illusionne en se croyant en marge lorsque dans les faits on se conforme en veillant à ne pas dépasser dans la marge.

    Divergence et anticonformisme n’ont pas le meme sens.

  11. Le blogue étant un médium libre et généralement entretenu par une seule personne dont les aptitudes linguistiques lui sont propres, il va de soi que l’on trouve de tout sur la blogosphère, le but premier de l’écrivain en herbe étant de véhiculer une idée, un message, et ce selon sa vision et ses compétences. De ce fait, on a droit à des textes grossiers, un langage ordurier, une syntaxe déficiente, un orthographe douteux et j’en passe. Le Web entretient cette tendance générale à diminuer la qualité de la langue écrite et plusieurs personnes tendent à croire que l’important demeure d’être « compris », utilisant les abréviations et autres diminutifs au quotidien. Des réformes voient même le jour afin d’appauvrir la langue française pour donner une illusion de talent à une population généralement trop lâche ou mésadaptée pour apprendre adéquatement le français à l’école. Quoi que l’on fasse ou que l’on dise on risque d’essuyer un « Si t’es pas content va voir ailleurs. » et, dans un sens, c’est tout-à-fait légitime. Contentons-nous donc de filtrer notre écriture comme nos lectures de notre mieux en espérant que quelqu’un, quelque part, comprendra les fondements d’une écriture correcte et réalisera que la richesse de la communication écrite réside justement dans l’étendue du langage d’expression.

  12. Simon Dor dit :

    @un gars

    « Mais l’idée de devoir respecter certaines règles pour etre un anticonformisme conforme me semble absurde. »

    Je ne crois pas non plus qu’il faille respecter des règles pour se conformer à un anticonformisme. J’observe cependant que bien des gens aiment se dire anticonformistes, que ça devient une « valeur ajoutée » que de pouvoir le dire, en plus de la raison éventuelle elle-même d’être anticonformiste.

    Mais, en effet, on peut être anticonformistes de la manière dont on le veut, c’est évident, sinon le concept même n’aurait pas de sens. Mais dire qu’on est anticonformiste est fort connoté, je crois que vous pouvez en convenir; surtout quand on n’explique pas la raison de cet anticonformisme au-delà du terme lui-même. Si, par exemple, je dis que je vais écrire dorénavant à l’envers pour être anticonformiste, le seul et unique sens que je donne à « anticonformiste », c’est de ne pas me conformer, et non ne pas me conformer pour une raison. Par exemple, si je dis que, dorénavant, je mange uniquement local, je suis anticonformiste, mais pour une raison (dans ce cas-ci, une conviction). Là me semble être la pertinence de l’anticonformisme. Être anticonformiste juste pour être anticonformiste n’est à mon sens pas très pertinent.

    Le but de mon commentaire était de me questionner sur les raisons de l’anticonformisme de quelqu’un qui ne corrige pas ses fautes de français. Y a-t-il une raison au-delà de ne pas être comme les autres? Est-ce que ne pas être comme les autres est une raison suffisante pour ne pas se conformer?

  13. un gars dit :

    @Simon Dor…
    Votre réponse invite à plusieurs réflexions.
    L’échange écrit est indélicat, la conversation est mieux je crois pour le débat.
    Alors je prends de votre réponse une seule piste, il y en avait beaucoup d’autres possibles et pertinentes.
    Je prends l’intention et sa légitimité. J’ai cherché la définition de marginalité et elle est souvent associée à l’exclusion. Alors je vois mal un anticonformisme dont les motifs seraient perçues comme étant légitimes, ca me semblerait suspect. Si c’était le cas, je crois que cela reviendrait plutôt à de la divergence. Et pour moi la divergence reste conforme.

  14. Zoreilles,

    « un outil de communication efficace »

    bang! 😉

    DarK Rémi oF DooM,

    bien d’accord! Mais il y a toujours des exceptions, comme dans tout.

  15. Simon Dor dit :

    @un gars

    Je suis tout à fait d’accord que l’écrit est indélicat, et je précise que, si j’ai manqué de tact, je m’en excuse, je tente simplement d’être clair par rapport à ce que je veux dire, ce qui est bien souvent plus difficile qu’il n’y paraît à prime abord.

    Je précise que je ne parle pas de légitimité ici mais bien de pertinence. Je ne crois pas qu’il faille justifier ses actions devant qui que ce soit – donc, je ne crois pas qu’il y ait une légitimité nécessaire aux blogues, c’est un médium, faisons ce qu’on veut avec -, mais chacun est libre de trouver pertinent ou non les actions des autres. Et je me demande en quoi lire quelqu’un qui fait des fautes est pertinent du point de vue d’une réflexion sur la conformité [ce qui me semblait, à la base, l’intérêt de défendre son statut d’anticonformiste].

    Si votre intention est d’être anticonformiste, je suis honnêtement très curieux de savoir pourquoi vous cherchez à l’être, voire même ce que vous entendez par là. Est-ce un exercice de style? Une manière de déstabiliser les gens pour qu’ils prennent conscience de l’arbitraire des habitudes sur lesquelles leur quotidien repose?

    Peut-être aussi qu’il n’y a pas de raison, et si c’est le cas, tant mieux aussi.

  16. un gars dit :

    @Simon Dor..
    Vous n’avez pas manqué de tact.
    Je termine en disant que ce n’est pas un exercice de style. Le non-conforme est parfois un état sans intention.

  17. @renart: Évidemment, je fais fi des exceptions sans quoi il serait bien difficile d’établir une tendance générale. Ce n’est, en quelque sorte, qu’un résumé du phénomène.

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