Journal d’un cauchemar électoral

Armé de mon café, voilà, sans blague, les trois premiers trucs que j’ai vus sur Facebook :

#elections2014

Stéphane E. Roy qui soulève le fait que La Presse donne son appui ouvertement au PLQ alors que son éditorialiste en chef André Pratte est très impliqué avec le clan fédéraliste (on le voit en compagnie de Philippe Couillard), mais que ça ne serait pas acceptable que Le Journal de Montréal donne son appui au PQ à cause de PKP…

L’humoriste Guillaume Wagner qui écrit :

Donc si je comprend bien, les québécois ont plus peur d’un référendum que de crises sociales comme le printemps érable?

Et, une amie qui partageait le statut d’un groupe qui s’appelle « Que la cantine Chez Ben supprime le porc et soit Strictement ḥalāl » :

Vous avez essayer d’être indépendant, le Canada vous a affaiblit, vous avez essayer de faire du Québec un état laïque, l’islam va vous affaiblir et vous punir! Vivement les libéraux qui détruise cette charte de la laïcité de merde, si les québécois veulent un états islamique un jour il l’auront, cela est la democracy si nous sommes plus nombreux que vous c’est normal d’obéir à nos lois

Et en extra, le fait que ce groupe a comme avatar la photo de quelqu’un qui pile sur le drapeau québécois.

On me dirait qu’en vérité c’est une blague que je ne serais même pas surpris…

Il faut vraiment être fait fort. Surtout quand en ce moment ton pire cauchemar électoral se dessine, soit l’élection majoritaire d’un gouvernement libéral. Alors, je comprends certains de s’abstenir de Facebook durant la campagne électorale ou de masquer les publications de ceux qui, comme moi, se sont impliqués dans la campagne.

Moi-même, j’ai essayé de limiter les dégâts en suivant le moins possible la campagne sur les grands médias. Justement, pour ne pas tomber sur des aberrations comme Patrice Roy qui jouait le jeu de Philippe Couillard en matraquant Pauline Marois de la même foutue question sur la tenue d’un référendum sur la souveraineté…

À quatre jours de la fin, c’est visiblement l’énergie du désespoir qui mène la barque. J’en viens à espérer très très fort un gouvernement libéral minoritaire, pour limiter les dégâts, même si ça risque de nous replonger en élections assez rapidement.

Ça coute cher des élections, mais c’est encore moins cher qu’un cancre économique majoritairement à la barre de l’État…

Ce contenu a été publié dans opinions, politique, Québec, société, avec comme mot(s)-clé(s) , , , , , , , , , , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.