Pourquoi ne pas avoir consulté les citoyens pour l’exploitation du gaz de schiste?

Le gouvernement du Québec met en branle en ce moment une consultation publique au sujet de l’euthanasie et du suicide assisté. Mais pourquoi ne pas l’avoir fait au sujet de l’exploitation du gaz de schiste dans le sous-sol québécois?

À mon avis, c’est deux poids deux mesures. Si pour le gouvernement les citoyens sont assez intelligents pour se prononcer sur un sujet hautement éthique comme l’euthanasie et le suicide assisté, pourquoi ils ne le seraient pas assez sur un sujet concernant l’économie, et par ricochet l’environnement, le social, etc.?

De un et de l’autre, il est autant question de notre avenir, cela dit sans pour autant me prononcer sur ces questions. Je ne fais que constater l’ironie de cette démocratie élastique que nous sert ce gouvernement arrogant.

Parce qu’objectivement, il y en a des deux côtés des spécialistes pour se pencher sur ces questions, et le grain de sel du citoyen compte tout autant. Mais quelle est la réelle différence entre ces deux enjeux? L’argent. S’il y en avait autant à faire avec des gens en fin de vie, à l’agonie, etc., cette consultation publique n’aurait pas lieu.

Tenez-vous-le pour dit!

(Image : Les ami(e)s du Richelieu)

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6 réponses à Pourquoi ne pas avoir consulté les citoyens pour l’exploitation du gaz de schiste?

  1. gillac dit :

    Le texte comporte à la fois la question et la réponse la plus probable: les enjeux économiques et monétaires sont trop importants pour les soumettre au jugement de la « populace ». J’ai entendu l’autre jour une entrevue de Richard Desjardins sur la Loi des mines et l’incroyable pouvoir donné aux compagnies. C’est à donner des frissons dans le dos. La réponse la plus incroyable entendu sur l’urgence d’agir est celle voulant qu’il faut saisir l’opportunité quand elle passe comme si l’exploitation du gaz de schiste venait tout juste d’apparaître dans le paysage.

  2. gillac dit :

    Quand aux commissions sur la nomination des juges et l’euthanasie, elles sont à mon avis aussi utiles qu’un trou dans la tête. Je préfère mille fois faire affaire à un médecin qui utilise la sienne (sa tête) et son coeur qu’à une loi sur cette question éthique de la dignité de la mort.

  3. renartleveille dit :

    Gillac,

    je constate après coup un élément assez important, soit que cette question de l’euthanasie et du suicide assisté concerne moins la société que celle du gaz de schiste. Et pourtant, on consulte au sujet de l’euthanasie…

    Alors, je suis assez d’accord avec ce texte du Blogue du Québécois libre :

    http://www.leblogueduql.org/2010/09/pour-ou-contre-leuthanasie.html

  4. Feel O'Zof dit :

    Moi j’ai l’impression que les consultations publiques ont tendance à privilégier le statu quo. Donc, le gouvernement s’abstient d’en faire lorsqu’il veut avancer dans un domaine et s’assurent d’en faire lorsqu’il veut justifier son immobilisme. Et, comme vous l’avez tous dit, ce sont des considérations purement économiques qui feront que notre gouvernement choisira d’agir ou de stagner.

    — digression —
    Sur le sujet de l’euthanasie, je présente mon opinion sur le sujet sur mon blog:
    http://chezfeelozof.blogspot.com/2010/02/suicide-euthanasie.html

  5. Excellent billet!

    Mais attention, Claude Béchard est mort et il était en faveur de ça, donc ils ont raison de ne pas consulter! 😉

  6. renartleveille dit :

    Feel O’Zof,

    « Donc, le gouvernement s’abstient d’en faire lorsqu’il veut avancer dans un domaine et s’assurent d’en faire lorsqu’il veut justifier son immobilisme. »

    il n’y a rien pour contredire ça, visiblement…

    David Gendron,

    😉

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