Une rencontre avec Jean-Martin Aussant d’Option Nationale

Vendredi dernier, j’ai eu l’occasion d’aller suivre sur place l’événement web qui mettait en vedette Jean-Martin Aussant, le démissionnaire du Parti Québécois qui a fondé par la suite le parti Option Nationale. D’ailleurs, ce parti s’approche maintenant des 1300 membres.

Le sympathique député de Nicolet-Yamaska venait répondre en direct aux nombreuses questions des internautes via la plateforme Vokle. Il a été très généreux de son temps en donnant une demi-heure de plus que prévu et les organisateurs de l’événement ont reçu plus de questions qu’il n’en fallait. Ce fut donc un franc succès.

Pour ma part, j’ai nourri régulièrement le compte Twitter du Globe pendant l’événement en paraphrasant ses réponses, auxquelles j’ajoutais le mot-clic #Option. Avec l’aide de ce matériel, je vais donc ici faire un tour d’horizon de ses positions (donc en partie celles de son jeune parti).

Pourquoi? Premièrement, parce que je suis personnellement très ouvert à ce parti. Et aussi, parce que, contrairement à l’autre principal nouveau parti, la CAQ, Option Nationale n’a pas beaucoup de couverture médiatique. Nous pouvons bien l’aider avec nos humbles moyens.

S’il faut le spécifier, Option Nationale est un parti souverainiste. Il se démarque par son parti-pris pour la souveraineté d’abord, alors que le Parti Québécois centre son plan d’attaque sur l’idée d’une gouvernance souverainiste. Donc, le PQ veut gouverner et voir venir, ce que Jean-Martin Aussant trouve illogique. C’est pourquoi il a claqué la porte.

Personnellement, il considère être souverainiste premièrement parce qu’il vient d’une famille souverainiste. Mais il expliquait qu’il s’est bien assuré que sa conviction tenait la route en lisant beaucoup sur le sujet, et les sujets connexes. Ayant été porte-parole du PQ en matière d’économie et ayant un cheminement académique dans ce domaine, il est bien certain qu’il a beaucoup parlé d’économie.

D’après lui, c’est la peur économique des Québécois qui a fait perdre les deux référendums. Et, bien sûr, pour plusieurs raisons, il ne croit pas que les Québécois ont eu raison d’avoir peur. Au niveau de la richesse, il affirmait que la très grande majorité des Québécois est plus riche que la très grande majorité des États-Uniens. Il expliquait que ce qui fausse les chiffres (et les perceptions), c’est que les ultrariches sont plus riches là-bas. Pensez-y, et je parle en mon nom ici, est-ce que par exemple le fait que Guy Laliberté soit milliardaire nous rend plus ou moins riches personnellement? Non. Et c’est la même chose aux États-Unis : les pauvres ne sont pas moins pauvres parce que certains gagnent leurs salaires hebdomadaires en quelques minutes…

Il affirmait aussi que le Québec est plus riche que 90% des pays du monde, ce qui remet bien sûr en perspective les affirmations comme quoi le Québec est pauvre. Personnellement, je crois que le Québec pourrait s’améliorer, mais il ne faut pas tomber non plus dans la haine de soi. Encore, il affirmait que le Québec est, par habitant, des provinces qui reçoivent le moins de péréquation. Il y a de quoi surprendre. J’ai alors cherché des informations pour corroborer ses dires et je suis d’abord tombé sur un tableau publié sur Radio-Canada.ca qui infirme cet énoncé, enfin pour ce qui est de l’exercice 2004-2005. On y apprend que le Québec recevait 500$ par habitant (en sixième place) alors que la dernière province au palmarès, la Colombie-Britannique, recevait 197$ et la première, l’Île-du-Prince-Édouard, recevait 1776$ par habitant. Un autre tableau de 2007 (Figure 10) donne une augmentation à 700$, mais le ratio demeure sensiblement le même.

Je n’ai pas réussi à trouver de tableaux comparatifs (par habitant) plus récents, mais André Pratte, qui est loin d’être souverainiste, écrivait ceci en 2009 dans le très fédéraliste journal La Presse :

il est trompeur d’affirmer que le Québec «reçoit le plus d’argent – près de 50% des paiements de péréquation». Si le Québec reçoit la plus grande part de ce programme fédéral (qui, soit dit en passant, est enchâssé dans la Constitution), c’est tout simplement parce qu’il est la plus peuplée des autres provinces bénéficiaires. La formule de péréquation s’applique partout au pays de la même façon. Et en réalité, le Québec reçoit moins de péréquation par habitant que la plupart des autres provinces.

Pour ce qui est de la situation actuelle, sur le site du Ministère des Finances du Canada on annonce que pour l’exercice 2012-2013 « Six provinces recevront 15,4 milliards de dollars en paiements de péréquation » et le Québec est dans le nombre. On ne donne pas le chiffre par habitant, mais bien seulement le total pour chaque province, ce qui donne un chiffre incroyablement haut pour le Québec. J’ai donc fait le calcul pour voir si les propos de Jean-Martin Aussant et d’André Pratte tiennent toujours la route aujourd’hui (ça fait drôle d’écrire ça…).

Selon les dernières données démographiques (2011), j’arrive à ces résultats (par habitant) :

Île-du-Prince-Édouard : 2310$
Nouveau-Brunswick : 1979$
Nouvelle-Écosse : 1341$
Manitoba : 1336$
Québec : 926$
Ontario : 244$

Donc, comme vous pouvez le constater, l’énoncé est vrai. La paranoïa en lien avec la péréquation ne tient pas la route. Le Québec n’est pas des provinces les plus pauvres, même s’il n’est pas dans le peloton de tête des plus riches, ceux qui ne reçoivent pas de péréquation.

Au sujet de la langue et de l’immigration, le chef d’Option Nationale a partagé quelques réflexions. Alors que le gouvernement Charest s’apprête à généraliser l’anglais intensif dès la sixième année, il pense que l’apprentissage de l’anglais devrait de faire seulement à partir du début du secondaire. D’ailleurs, il questionnait aussi le fait de toujours considérer l’anglais comme langue seconde, alors que, par exemple, l’espagnol est une autre langue utile à apprendre, étant donné qu’il y a beaucoup de locuteurs en Amérique.

Il pense aussi que les immigrants à recevoir au Québec devraient posséder une connaissance minimale du français, à l’exception des réfugiés politiques. Et, toujours concernant l’immigration, la phrase suivante m’a beaucoup inspiré, et je la cite textuellement :

 

Au jour 1 du Québec souverain, tous les Québécois seront de souches.

 

Pour le reste, il pense qu’un système proportionnel serait mieux pour le Québec et il préférerait un Québec républicain, mais que ce serait au final le choix des Québécois. Il croit en la gratuité scolaire, que le crucifix à l’Assemblée nationale devrait être placé ailleurs (opinion éminemment personnelle qui n’a pas encore été discutée officiellement) et que les réactions québécoises aux décisions du gouvernement Harper illustrent très bien la dichotomie entre le Québec et le Canada.

Et si je peux commenter sommairement ma rencontre avec l’homme, j’ai trouvé devant moi quelqu’un qui ne se met pas à distance des gens, contrairement à d’autres… Plus humain que politicien. Très bon point à cette époque où le cynisme est roi.

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22 réponses à Une rencontre avec Jean-Martin Aussant d’Option Nationale

  1. C’est une surprise d’apprendre qu’il est plus humain que politicien. Son image ne véhicule pas cette information.

  2. fernet g dit :

    Respectueusement en désaccord concernant la richesse du Québec, il est temps qu’on se réveille.
    L’économiste le plus factuel au Québec est Martin Coiteux
    Qu’on le veuille ou non le Québec recoît en péréquation 8 milliards$ par année, peu importe la façon dont les Lisée et Aussant présentent les chiffres. Voilà les chiffres 2011-2012 et le lien. http://www.budget.finances.gouv.qc.ca/Budget/2011-2012/fr/documents/TransfertsFederaux.pdf
    Provinces qui reçoivent en 2011-2012 Péréquation en dollars par habitant par habitant:
    ON=181$ QC=984$ NE=1254$ MA=1388$ NB=1990$ IPE=2358$
    Provinces qui paient Alberta,BC,Sasket Terre neuve. Plus de 4500$ par habitant pour les citoyens de l’Alberta

  3. fernet g dit :

    J’ai envie d’en remettre. Aussant affirme que le Québec est plus riches que 90% des pays du monde mais:
    En calquant la méthode de calcul de l’OCDE, le ministère des finances du QC estime que la dette publique des Québécois correspond à 94% du Produit intérieur brut du Québec (PIB)Le Québec est devancé de quelques points de pourcentage par deux pays en difficulté, soit la Grèce (102,6%) et l’Islande (96,3%). Il est plus endetté que la France (75,7%), le Portugal (75,2%), les États-Unis (70%), la Suède (47,1%) ou le Canada pris dans son ensemble (69,7%).
    http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/quebec/201002/26/01-4255828-dette-le-quebec-au-5e-rang-dans-le-monde-industrialise.php

  4. Marilène dit :

    Ah mon Cher Renart,

    Il n’a pas le choix d’être proche du monde : il est tout seul. Et le travail qu’il fait, il pouvait très bien le faire au sein du PQ.

    La gouvernance souverainiste est comme un adolescent qui part en appartement : il prépare tout avant de partir, fait son budget, ramasse sa vaisselle, monte son trousseau. Après ça il part. Il ne part pas en appartement en se disant après : il faudrait bien que je m’achète un poêle!?!? C’est la même chose pour le Québec : commençons par nous mobiliser, nous munir des instances nécessaires pour administrer un pays et après ça, la république du Québec viendra de facto.

    Malgré la rencontre superbe que tu as pu faire, il reste, pour moi, un adversaire politique tant qu’il s’entêtera à nous faire ramer dans tous les sens. Nous perdons une énergie et un temps fou. C’est son choix.

    http:///blog/2012/01/souverainete-et-inconscient-collectif/

  5. Le Québec reçevera 7,5 milliard en péréquation pour 2011-2012. De ce montant, 2.5 sont payé par nos propre impôts que nous envoyons à ottawa. le 5 milliards qui reste est notre « dividende » pour accepter passivement que le gouvernement canadien investisse notre argent dans le pétrole de l’Alberta plutôt qu’au Québec. L’élimination des dizaines de dédoublements d’organismes et de ministère dégagerait des milliards en marge de manoeuvre fiscale. Concernant l’endettement du Québec, la situation doit être prise au sérieux. Toutefois, il faut souligner que la dette du Québec est constituée en majeure partie d’investissements productifs et rentables! C’est ce qu’on appelle, de la bonne dette. La preuve que la situation est supportable est la confiance des investisseurs étrangers: les taux d’emprunt sont très avantageux pour le Québec. C’est le signe que les financiers mondiaux savent que nous sommes en mesure de remplir nos obligations. La souveraineté fait partie de la solution puisqu’elle permettra de soutenir le plein développement de nos intérêts économiques.

  6. gillac dit :

    L’individu m’a aussi paru fort sympathique et articulé mais je ne peux m’empêcher de le voir partir à la guerre avec un tire-pois. Dans un univers ausi médiatisée, je doute qu’il ait les atouts pour tirer son épingle du jeu et je suis tenté de croire que le seul fait de conserver son comté sera une surprenante victoire. Ses efforts risquent d’être confidentiels, malheureusement…

  7. John Sheppard dit :

    Concernant le système de péréquation, c’est loin d’être utile comme information, peut importe les chiffres!!
    La péréquation est pas vraiment en lien avec la richesse d’une province.

    Si par exemple l’Alberta qui peut payé 4500$ par habitant, c’est en gros parce que tes impôts ont contribué au budget de cette province.

  8. Curieux…

    Quel(s) politicien(s) véhicule cette information selon vous?

  9. Gabriel dit :

    À titre d’information;
    -René Lévesque a perdu 3 fois consécutive dans son propre comté au début.

  10. fernet g dit :

    À Michel Ouellet et John Sheppard
    Ou vous n’avez pas lu le rapport, ou vous n’y comprenez rien ou vous ne voulez pas accepter les chiffres car ils vont à l’encontre de vos convictions….
    « Les convictions sont des ennemis de la vérité plus dangereux que les mensonges. »- Nietzsche http://www.budget.finances.gouv.qc.ca/Budget/2011-2012/fr/documents/TransfertsFederaux.pdf

  11. Augustin dit :

    Je suis plutôt en désaccord avec votre affirmation, surtout en ce qui concerne votre analogie du départ en appartement. J’aurais plutôt tendance à dire qu’en ce moment, on est un jeune adulte qui a l’impression de ne pas avoir de poêle parce que son papa-Canada lui a dit « Moi je sais comment m’en servir, d’un poêle, utilise le nôtre en attendant et je vais entretenir le tien en échange d’un pourcentage sur ton salaire ». En effet, on en a plein, de ressources, qu’ils suffise de penser aux forêts, à l’hydro-électricité, à la pêche ou aux terres cultivables. Il y a bien des pays qui ont moins que nous.

    Devenir un pays, ce n’est pas affirmer « Voilà, nous somme parfait et avons réglé tous nos problèmes », c’est ce donner le moyen de régler ces problèmes. Si nous attendons de ne plus en avoir, nous ne ferons jamais l’indépendance. Je serais bien curieux qu’on me cite 5 pays qui ont attendu d’avoir réglé tous leurs problèmes avant de devenir souverains!…

    Moi, personnellement, le PQ, je n’y crois plus. On a vu ce qu’ils ont fait dans les années 90 sous Bouchard, j’écoute leur discours depuis plusieurs années… Je trouve qu’il s’agit désormais d’un parti électoraliste, à la solde du patronnat, avec un vague arrière goût de souveraineté. Qu’il suffise de voir le cas de l’amphithéâtre de Québec… Très peu pour moi. Ferait-il la souveraineté un jour? Peut-être, mais leur projet de société ne m’intéresse pas du tout, j’aimerais autant voter pour QS s’il n’y avait ON.

  12. Augustin dit :

    Sachant qu’être au Canada nous coûte environ 50 milliards$ chaque année, je ne vois même pas comment l’argument de la péréquation est crédible pour commencer, qu’on en reçoive 8 ou 15 milliard$ en retour, qu’on soit de ceux qui en reçoivent le plus ou non, ou quoi que ce soit…

  13. Non seulement je l’avais déja lu attentivement, mais j’en ai lu d’autres. J’accepte volontier les « chiffres » de ce document. Je ne suis pas d’accord du tout avec votre interprétation des constats qui en découle.En page A20 dans l’encadré,
    il est dit mot pour mot que le Québec est la province qui reçoit le moins de péréquation par habitant. En page A13, on dit essentiellement que le pétrole (ressources naturelles) fait toute la différence dans le calcul.

    Ce ne sont pas des convictions, ce sont des opinions fondées sur une recherche des plus objectives. Bien à vous.

  14. Correction de mon dernier message : En page A20 dans l’encadré,il est dit mot pour mot que le Québec est la province qui reçoit le moins de péréquation par habitant (après l’Ontario).

  15. Nicolas Beaulieu dit :

    Monsieur Fernet,

    votre affirmation, qui est celle de la CAQ, est vrai en soit. Mais pas son analyse.

    C’est bien vrai que le Québec a une lourde dette publique. Mais, le plus précis pour juger de l’état financier d’un pays est sa cote de crédit. Celle-ci englobe plusieurs facteurs pour quantifier la capacité de remboursement.

    Il s’adonne que le Québec a une très bonne cote, et ce, même si on doit investir des dizaines de milliards de dollars par année dans, par exemple, la transformation de l’armée de défensive à offensive.

    C’est comme de dire qu’un homme gagnant 100 000$ par année est en mauvaise situation financière avec sa maison à 500 000$ qu’un ado gagnant annuellement 5 000$ avec un prêt auto de 20 000$.

    Le Québec, tout comme l’homme de 100 000$, a des trésors nationales. Quoi qui arrive, on aura toujours Hydro-Québec avec ses énormes actifs (qui sont égales à la dette si je ne me trompe pas). Richesse que la Grèce n’a pas.

    De plus, si on rajoute le potentiel pétrolier du golfe du St-Laurent et les milliards de tonnes de minerai du nord, on a de quoi se rempli un bas de laine pour des générations futures… à condition de nationaliser nos ressources (dans le top 5 des points du partie).

  16. 8 milliards est l’équivalent de ce que le Québec va payer à lui seul pour les F-35 et la baisse de taxation de Harper envers les plus riches.

    Ensuite, si on rajoute le coût des navires de guerre, le tribu annuel le plus élevé au monde pour se pays les monarques, la guerre couteuse qu’à été l’Afghanistan, le coût additionnel du dédoublement de la démocratie…

    Ça commence à nous coûter TRÈS cher

  17. Bonjour Marilène,

    mon opinion est que le Québec a passé maintenant plus d’un demi-siècle à se préparer. Avant la révolution tranquille, il est vrai que le Québec n’avait que peu de richesses et d’instances. Or, le temps a passé et le travail a été fait. Hydro-Québec nous offre une assurance économique, l’état s’est modernisé, notre mentalité a évolué.

    Alors, je ne vous poserai qu’une seule question : En quoi est-ce que le Québec de 95, qui a passé à un cheveux d’être un pays, n’est plus apte à devenir souverain?

    La logique qui dicte que le parti le plus fort est nécessairement celui qui mérite mon vote est un mauvais réflexe. Il faut plutôt se dire : Quel est le parti qui est en mesure de mieux servir notre nation? Et, au moment qu’on le sait, il faut faire en sorte qu’il aille les moyens d’arriver à ses fins.

    Le PQ ne me parle plus, au quotidien, d’indépendance depuis que j’ai 4 ans (1995). Et, un parti qui n’a plus, comme priorité, sa vocation, est un parti qui n’a plus de raison d’être.

    Merci aux Lévesque, Parizeau et autres pour nous avoir conduit et d’avoir ouvert la porte de notre destin. Maintenant qu’il est venu le temps d’y pénétrer, ce n’est pas un parti qui me dira encore de patienter qui obtiendra mon vote.

    Vive Option Nationale et vive notre Québec libre, et ce, dès MAINTENANT!!!

  18. L’analyse de Michel me parait 1000x plus logique et complet que le votre.

    «…vous n’avez pas lu le rapport, ou vous n’y comprenez rien ou vous ne voulez pas accepter les chiffres.»

    Démagogie, me voilà. À l’avenir, veuillez répondre aux arguments de la parti adverse au lieu de l’accuser d’enfantillage.

  19. Vous savez, il y a quelques années, j’aurais penser la même chose.

    Mais maintenant, internet est au service de la Vérité. Et lorsque la majorité des regroupements non-partisans souverainiste prend position pour vous. Et quand un simple étudiant arrive à atteindre plusieurs milliers de personnes en moins d’un mois avec une vidéo d’un discourt d’Aussant, alors il me vient d’espérer.

    Certes il peut paraitre encore comme un prophète dans le désert. Mais, ses 1 300 membres en règle, son équipe intègre, son programme parfait et les transfuges du PQ qui arriveront qu’au déclenchement des élections (par respect de la démocratie), me font frémir d’impatience.

    Et si, au soir de la prochaine élection, le pointage est moins élevé que prévu, ça me donnera encore plus le goût de me battre pour la cause.

  20. La question est plutôt d’expliquer en quoi son image est politicien.

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