Twitter, viralement déficient comparé à Facebook?

Twitter Facebook viral

Twitter me semble de moins en moins capable d’attirer les interactions des utilisateurs. C’est une impression personnelle liée à mon utilisation de l’outil, mais j’ai pu en faire le test avec une même publication sur Twitter et Facebook.

À la base, il faut que je spécifie que mon réseau Facebook compte 1315 « amis » et 179 abonnés. Pour ce qui est de Twitter, j’ai 6850 abonnés. Donc, logiquement, je devrais, avec la même publication, attirer plus d’interactions sur Twitter.

La réalité, c’est que cette fameuse publication, qui était une blague, un jeu de mots (ce qui peut parfois être très populaire), a reçu une attention diamétralement opposée à la logique exposée plus haut. Sur Facebook, elle a récolté (pour l’instant) 46 « J’aime » (ce qui est loin d’être habituel pour moi) et un partage. Il y a eu une dizaine de commentaires. Pour ce qui est de la publication sur Twitter, elle a récolté un maigre total de 3 « retweets » (RT), 2 mises en favori et 4 interactions (« reply »).

Un tweet, c’est une bouteille à la mer, mais dans une mer devenue marais...

Donc, je me demande si Twitter, d’outil très réactif qu’il était, ne devient pas sclérosé à la mesure de l’évolution de sa popularité. Ou simplement si, pour tout média social, qu’il est préférable de maintenir un réseau plus modeste pour encourager la dynamique d’échange.

L’image qui me vient en tête est celle de la bulle (comme illustration d’un réseau personnel). Peut-être que plus une bulle est petite, donc plus ses rebords sont proches du centre, plus l’utilisateur est proche des autres. C’est simple : si quelqu’un a seulement une personne dans son réseau, il a 100 % de son attention disponible; à deux, c’est 50 %, et ainsi de suite. C’est dire qu’au niveau dynamique (au niveau des interactions, pas seulement des publications), plus quelqu’un a de personnes dans son réseau, plus il est transparent pour l’ensemble. L’attention globale est diluée.

Mais il y a aussi la différence entre Twitter et Facebook qui doit jouer. Sur Facebook, il y a plus de manières de garder un statut visible dans le temps. Il y a bien sûr le partage (comme le « retweet » sur Twitter), mais en plus les « J’aime » et les commentaires à sa suite remettent le statut dans les fils temporels des « amis ». Pour Twitter, le problème, c’est que seul le RT est capable de le faire (directement – un tweet est disponible sur le profil de l’utilisateur, on peut le retrouver en consultant une discussion, mais c’est un moyen indirect, ça demande un « effort »).

Personnellement, en utilisant les deux outils simultanément, je me suis rendu compte que toutes les actions ne s’équivalent pas. « Aimer » un statut Facebook est plus facile que de retweeter, puisqu’« aimer » est moins intrusif : ça ne se retrouve pas sur sa propre page comme un RT se retrouve sur son profil Twitter, comme un statut partagé se retrouve sur sa page. Alors, sur Facebook, il y a beaucoup plus de degrés possibles d’implication, donc de possibilités d’interactions, contrairement à Twitter, qui se limite au RT et au « reply ».

En somme, Twitter semble plus un outil de consultation. Il demande plus d’implication pour devenir viral, ses possibilités étant réduites comparé à Facebook. C’est dommage, mais ça démontre pour moi le caractère majoritairement passif des utilisateurs des médias sociaux. Facebook donne un peu plus « tout cru dans le bec », alors ça fonctionne mieux.

Et, parallèlement, quelqu’un qui s’implique beaucoup sur les médias sociaux donne l’impression de ne pas avoir de vie…

Nous sommes visiblement encore au début de cette aventure.

(Crédit photo : Jeremy Atkinson)

Ce contenu a été publié dans A la Une, fil de presse, Médias Sociaux, Twitter, avec comme mot(s)-clé(s) , , , , , , , , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.