Grandeurs et misères de l'opinion

Pour certains, court-circuiter un débat est un jeu d’enfant. Comme le garçon qui tient son père pour la puissance incarnée en ballon d’hélium au bout d’une ficelle, il suffit de s’armer, de s’accrocher en bandoulière une supériorité objective et/ou subjective; quand la subjectivité se drape de l’objectivité et que le va-et-vient entre les deux est une tentative d’hypnotiser. Pourtant, ultimement, même l’humain le plus décoré de diplômes et grand gagnant du test de quotient intellectuel le plus complet ne pourrait avoir raison sur tout aux yeux de tous. Dire le contraire, c’est tenter de capturer l’opinion dans une boîte trop petite pour elle.

Parlons de la cible de la critique, vers où le doigt pointe — que ce soit en direction du pape ou de la coquerelle, de la santé de la Terre ou de la meilleure recette de pâté chinois —, serait-ce une matière que chacun peut bâillonner à sa guise avec le moyen fallacieux décrit plus haut? C’est à la base de la liberté d’expression et cette liberté ne saurait s’embourber dans un paternalisme ou un autre. Personne n’est intouchable, surtout quand il s’agit d’idées.

Certains penseront aussi que ce discours ouvre la porte à une certaine forme d’égalitarisme populiste en ce qui a trait aux opinions, mais il n’en est rien. Le simple citoyen fera des vagues autour de lui à la mesure de ses connexions avec le monde, idem pour la personne publique, c’est inéluctable. C’est simplement qu’il faut laisser la chance au débat, quel qu’il soit et où qu’il soit, d’influer sur le réel en s’abstenant de lui couper l’herbe sous le pied au nom de la pudeur. Il n’y a rien de plus fâcheux que de voir quelqu’un chapeauter la valse (ou la mitraille) des arguments avec ses grands airs…

Et pour conclure, je le répète pour être bien compris : quel que soit le résultat quantitatif ou qualitatif, aussi minime soit-il, il s’agit toujours d’influer sur le réel. C’est l’essence même de l’aventure humaine.

(Photo : dmswart)

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Une réponse à Grandeurs et misères de l'opinion

  1. Sir Seb dit :

    Votre article aurait aussi bien pu être une annexe à votre autre carnet sur le snobisme ou la jalousie dans la blogosphère publié récemment. Le mot fort de votre présente intervention est « INFLUER ». Voilà l’arme de ceux qui veulent s’imposer par leur pensée ou leur philosophie et dont on peut percevoir les limites lorsqu’arrivent les sarcasmes ou attaques gratuites. J’ai l’impression qu’il y a un message plus profond derrière votre mise au point; je sens même que vous pointez du doigt quelques blogueurs connus qui usent justement de ce ballon à l’Hélium (parfois à outrance). Est-ce que je me trompe? Ou peut-être est-ce une mise en garde?

    En conclusion, c’est une belle matière à réflexion que vous soulevez (dit-il avec le nez en l’air… 😉 )

  2. Excellent texte, Renart.

    Le court-circuit du débat est néanmoins inhérent au débat, puisque de ses étincelles – flamboyantes et agaçantes – jaillissent très souvent le témoignage que des connexions et circuits fondamentaux à la question du débat ou de ses commentaires sont désoudés ou tordus.

    Sans court-circuit, certains fils inversés ou gaines usées risquent de brûler la maison et le quartier au complet.

    Et quiconque a fait une thèse de doctorat ou même une maîtrise (ce qui n’est heureusement pas mon cas !) me comprendra sur l’impératif de solidifier et de scruter à la loupe toutes les possibilités avant d’émettre une hypothèse.

    L’opinion est une arme dangeureuse à ne pas prendre à la légère. Il faut en user avec parcimonie.

    PS : les grands airs facilitent l’auto-dérision. On rit mieux de soi-même d’en haut.

  3. C’est tellement bien écrit!

    *essuie une larme*

    😉

  4. Très bien!

    À méditer…

  5. Le diplôme n’est garant de rien, pas plus que le quotient intellectuel, basé lui-même basé sur des critères subjectifs. Chacun a droit à son opinion et, ultimement, dans le grand Tout de l’Univers, chacune de ces opinions a la même valeur.

    Voilà pour le prologue fleur bleue.

    Toute discussion nécessite que ses interlocuteurs soient d’accord sur un certain nombre de concepts et de faits concrets. Si une discussion sur les animaux domestiques peut se tenir facilement c’est que tous s’entendent pour appeler un chat, un chat.

    C’est quand on discute de choses plus abstraites et complexes comme, disons, le meilleur système économique et politique, que ça peut se gâter. Ça nécessite des références de toutes sortes: des statistiques, des exemples étrangers à notre propre condition, de la géographie humaine, de la philosophie, de la théorie économique, de la théorie politique et, le tout sur une ligne du temps qui fait que pour un même lieux, les constats vrais pour une époque ne le sont plus pour une autre. Bref, ça prend un esprit critique mais, aussi, surtout, une solide culture générale.

    Sur les blogues que je fréquente, l’esprit critique ne manque pas. Je dirais même que les jeunes d’aujourd’hui sont très critiques en général et que ceux qui se donnent la peine de bloguer le sont encore plus, profitant amplement de ce que Internet peut leur fournir des références pour appuyer n’importe quelle de leur affirmation. Chaque blogueur peut en effet trouver une citation prouvant son point et le plus souvent, Wikipedia ou le premier résultat d’une recherche Google suffit. Wikipedia est probablement le plus grand blogueur qui soit!

    Le problème avec cette chasse à l’argument d’autorité est qu’elle est trop chirurgicale: on surfe sur les textes, par-dessus les passages qui nous gênent, en lisant à peine ceux qui nous donnent raison. Si cette démarche n’est pas accompagnée d’une bonne culture générale, on perd les contextes et on peut se faire bourrer assez facilement, merci. Malheureusement, cette culture générale semble faire défaut à plusieurs.

    Je suis d’accord pour que parler de Lune ne soit pas réservé qu’aux astronautes qui en ont foulé le sol. Parce que, justement, je crois qu’il y a une réalité objective au delà de la multitude des subjectivités individuelles. On ne peut tout remettre en question à chaque discussion, à moins d’avoir beaucoup de temps devant soi! Ça prend donc aussi, pour maintenir le dialogue, la bonne foi.

    Mais à un moment donné, on peut légitimement se dire que c’en est assez, que son interlocuteur ne comprendra jamais ni du cul, ni de la tête ce qu’on veut lui dire s’il n’admet pas tel ou tel truc. Si, en plus, notre interlocuteur, non content de persister à nier ce qui nous semble évident, le fait en vous qualifiant de produit d’un vaste complot systémique visant spécifiquement à prouver le contraire de qu’il avance, alors, oui, à ce moment là, on peut être tenté d’affirmer que ce qu’on sait, on le sait. En assumant sa subjectivité, en étant même fier de celle-ci, en prenant ce grand air là. Un autre blogue est à un clic de souris et la vie est si courte!

  6. Les arguments d’autorité sont souvent utilisés par la propagande étatiste pour discréditer l’anarchisme.

  7. Sir Seb,

    pour ce qui est d’« influer », je tiens à le réitérer dans le sens de « changement ». La possibilité d’influer sur le réel est ce pour quoi le débat existe.

    Grand Maître des Anonymes,

    c’est une belle manière de le voir, en travestissant un peu le sens des mots que j’ai utilisé…

    Noisette,

    😉

    Martin,

    « Un autre blogue est à un clic de souris et la vie est si courte! »

    Bon commentaire et bonne conclusion à laquelle je devrais plus m’accrocher, parfois. Mais je le fais pas mal plus qu’au début. L’acharnement est une des maladies de la blogosphère politique.

    Anarcho,

    tu trouves toujours le moyen de faire bifurquer n’importe quel sujet sur la dichotomie étatisme-anarchisme, trop drôle!

    😉

  8. (rire machiavélique) 😉

  9. @Renart :

    Ah ! Les mots, ennemis de l’esprit !

  10. Sébastien dit :

    La vérité change souvent de point de vue. Nos propres vérités subissent tellement d’influence qu’il me semble impossible d’atteindre une certaine forme d’objectivité.

    Pour ce qui est de la liberté d’expression, certains discours n’ont tout simplement pas leur place dans la sphère publique, et surtout, dans mon salon. Dans ces cas, continuer de débattre, serait lui donner de l’importance, veut mieux le détourner avant de s’emballer dans les attaques sans but.

    Bonjour chez vous.

  11. Reblochon dit :

    Je n’ai pas compris ton texte renart ! Y avait pas de gros mots dedans. Tu peux me le traduire dis ?

  12. Exivrogne dit :

    Cher Renart, c’est fou ce qu’on réfléchie à force de faire le tour de la question, on aura même besoin de l’aide de pas mal de monde pour en faire un tour encore plus utile. Encore serait-il heureux de savoir en quoi la fin de l’exercice aurait elle-même un but productif (savoir si un journalogueur ou un blogueur corporatif fait pousser l’herbe différemment sous mes pieds quand je marche!).

    Mais décidons d’accorder de l’importance au débat. C’est louable si on fait l’exercice avec ouverture (ici l’ouverture suppose de cesser de faire les grands émotifs ou se mettre à voir des baillons et de la pédance là où il n’y en a pas)… La qualité des mots que tu utilises pour exprimer tes idées peut être interprétée comme de la prétention par certains alors que pour moi elle est un désir de clarté et de précision, acceptes au moins de prêter le même droit à tes semblables…

    Alors, tu as récemment relancé le débat chez Branchez-Vous, un blogue que tu tenais en remplacement d’un autre mais blogue que tu tenais tout de même. Blogue qui appartient à une corporation. Pourquoi alors serais-tu, lorsque chez Branchez-Vous, autrement que Lagacé ou Hébert? Je ne vois à aucun endroit le Renart commenter avec en lien sur son nick sa page où le débat a été RELANCÉ. Lorsque tu écris, après le nom de Michel Dumais, les mots Journaliste ou Blogueur, lui-même blogueur chez Branchez-Vous, il n’y a alors plus de différence à voir entre ton intervention ou la sienne chez la corpo qui vous demande de produire du contenu. Alors ta façon de bloguer lorsque chez la corporation Branchez-Vous est semblable à celle de Lagacé ou Hébert, surtout le dernier qui en plus a l’habitude de répondre à ses commentaires.

    Que Lagacé blogue pour que Cyberpresse monte en notoriété ou que tel autre blogue chez Branchez-Vous pour le compte de sa notoriété de blogueur est louable et permis à ce que je sache. L’argent et la notoriété justifient-ils que l’on étiquette alors celui qui s’adonne à sa quête? Si oui quel serait alors le but?

  13. « pour ce qui est d’« influer », je tiens à le réitérer dans le sens de « changement ». La possibilité d’influer sur le réel est ce pour quoi le débat existe. » — Renart

    Les idées, les absolus, les consensus, les mentalités, les mythes, les mœurs, les croyances, les erreurs, les méprises, les convictions, l’ignorance aussi sont des phénomènes bien réels, trop tangibles et malléables, qui baignent dans l’eau primordiale de l’opinion.

    Le débat existe aussi pour leur changement qui passe d’abord par leur conscientisation et leur mise en évidence. L’important est ensuite la direction du changement (cela dépasse de très loin les dichotomies droite-gauche, fédéraliste-souverainiste, blogueur-non blogueur, oui-non), car le changement en lui-même n’a aucune valeur.

    Ne soyons pas pudiques en effet : n’ayons pas peur de mettre notre âme à nu. Réfléchissons aussi aux mécanismes qui sous-tendent et engendrent nos opinions. Cela est inhérent au débat, mais trop laborieux pour certains.

  14. Exivrogne,

    « Encore serait-il heureux de savoir en quoi la fin de l’exercice aurait elle-même un but productif »

    Arriver à des idées comme celles-là :

    « Donc, mon reproche va du côté des patrons de ces corporations, qui ont fait le pas dans la blogosphère tout en ne respectant pas son essence. Un vrai blogueur s’occupe d’écrire, de modérer, de répondre aux commentaires, donc d’animer son blogue, selon le trafic (souvent minime) que celui-ci génère. Alors pourquoi le patron d’un blogue corporatif, si celui-ci génère un trafic monstre, n’engage pas une équipe importante pour modérer — efficacement et logiquement — et s’occuper de la technique, laissant ainsi le blogueur discuter avec son lectorat (ce qui serait dans sa liste de tâche obligée — et payée : dans 100 commentaires, il doit bien y avoir assez de jus pour qu’un blogueur, même s’il est aussi un grand journaliste reconnu, se mouille dans le débat qu’il provoque…)? »

    Et pour ce qui est de Branchez-vous!, c’est toujours un problème de moyens… Comme je vous ai répondu chez vous, j’ai au moins participé à la conversation, j’ai interagi, ce qui est intrinsèque à la définition du blogue.

    Mais pour faire une mise au point, quand on se contente de regarder et de ne rien provoquer, il ne se passe rien. J’ai pour exemple une lettre ouverte que j’ai écrite à Patrick Lagacé, voilà environ un an, et qui avait pour but de faire transparaître l’impossibilité de laisser des hyperliens dans les commentaires de son blogue. Qu’est-ce que ça a donné, vous pensez?

  15. Oups, erreur de copier-coller du lien… Celui-ci est bon.

    Comme je vous ai répondu chez vous, j’ai au moins participé à la conversation, j’ai interagi, ce qui est intrinsèque à la définition du blogue.

    Faux. Voir mon précédent commentaire, plus explicite.

  16. Martin,

    « La possibilité de commenter fournit déjà l’interaction dont tu parles, pas besoin pour le blogueur d’animer personnellement les discussions pour que son blogue en soit “un vrai”. »

    C’est vrai que c’est une interaction, à la base, mais elle demeure unilatérale. Si dans la rue je pose une question à quelqu’un et qu’il ne me répond pas je vais être fâché, rien de moins. Mais je sais bien que mon exemple est assez extrémiste…

    Je vais donc revenir à l’exemple que je donnais ailleurs et qui concerne le fait que maintenant les sites journalistiques laissent souvent à la suite des articles la possibilité de laisser des commentaires. Quelle est alors la différence entre ça et un blogue, mis à part la plateforme et le style d’écriture plus personnel? Moi je pense que c’est l’implication de l’auteur du texte après sa publication. Et si l’auteur n’est pas en mesure de donner suite, il y a un déficit conceptuel.

    Interaction (selon Antidote) : Action réciproque de deux choses, de deux personnes.

    Voilà où je veux en venir avec tout ça, à la réciprocité, enfin, le plus possible, puisque c’est une dynamique porteuse de sens et de créativité. Qui est contre ça?

  17. @Renart

    Unilatérale? Les commentaires se font pas des tiers sur le texte de l’auteur. Il y a donc déjà deux directions à la communication.

    Mais ce n’est pas le point. Selon ce que tu dis, à suivre ta logique, si quelqu’un s’équipait d’un blogue WordPress, écrivait chaque jour son billet, mais ne recevait pas de commentaires, son blogue n’en serait pas un.

    On fait dire bien des choses au concept de Web 2.0, et je ne répéterai pas tout ce que j’ai pu lire et écrire là-dessus. Mais on dirait que tu te méprend à son sujet. Tu ne serais pas le premier! Quoiqu’il en soit, je crois qu’il ne faut pas induire les gens en erreur là-dessus: un blogue n’est pas défini par la façon dont son auteur gère les commentaires de ses lecteurs. Je vais oser un autre argument d’autorité, puisque la mienne ne suffit pas à te convaincre. 😉

    Voici la définition de blogue par l’Office québécois de la langue française:

    Site Web personnel tenu par un ou plusieurs blogueurs qui s’expriment librement et selon une certaine périodicité, sous la forme de billets ou d’articles, informatifs ou intimistes, datés, à la manière d’un journal de bord, signés et classés par ordre antéchronologique, parfois enrichis d’hyperliens, d’images ou de sons, et pouvant faire l’objet de commentaires laissés par les lecteurs.

    Avant qu’on me fasse la remarque: je constate que même la définition de l’OQLF n’est pas parfaite car elle inclut « blogueur » dans sa définition et qu’elle définit ailleurs « blogueur » comme un « Internaute qui publie un blogue et le met à jour régulièrement. » C’est pas mal circulaire leur affaire! Mais hormis ce petit défaut, la définition est juste. Périodicité, ordre antéchronologique… Et je te fais remarquer le « parfois » et le « pouvant » à propos des autres aspects.

    Par ailleurs, je t’accorde que Lagacé et Martineau sont des journalistes qui bloguent plus que des « blogueurs » au sens où tu l’entends, mais leurs blogues en sont des vrais. C’est tout ce que je voulais préciser, surtout que je sais que tu as un bon lectorat et qu’au moins un journaliste-corporatiste-qui-blogue s’intéresse au phénomème.

    Le reste, à savoir si les blogues de Lagacé et Martineau seraient mieux autrement ou si permettre des commentaires sur des articles de quotidiens transforment ceux-ci en blogues, c’est intéressant, mais je vous laisse en débattre. Je me questionne quand même: où as-tu vu des quotidiens qui dans leur version en ligne permettent de commenter leurs articles? Le Devoir le fait, mais as-tu d’autres exemples? Si ça se répand, c’est vrai que ça risque de changer la donne dans la blogosphère!

  18. Martin,

    quand j’écris unilatéral, je me base sur le fait que, comme dans une publication d’article sur un site, le billet est une proposition et non une interaction, puisqu’il n’y a pas encore de réciprocité. Mais je te suis très bien dans la logique de la définition de l’Office, où la simple possibilité fait le blogue, et le blogueur. Si on devait réduire sa pensée critique sur l’homme au fait qu’il a deux bras, deux jambes, deux yeux, un nez et une bouche, on n’avancerait pas fort fort… 😉

    Pourtant, avec mon expérience au jour le jour, je me range du côté de Mario Asselin qui, en plus de donner une importance à l’interaction du blogueur sur son propre blogue, croit à l’importance de la participation du blogueur dans la communauté. Nous savons tous que de le faire est un plus à tous les niveaux pour le citoyen et que cela s’insère plus dans la « culture » blogue que dans une définition technique, mais le fait que la grande majorité des blogueurs corporatifs se mouillent peu dans leur propre section commentaire et quasi aucunement dans la blogosphère est emblématique du fossé entre ces derniers et les blogueurs citoyens. Alors, si on s’appuie seulement sur le fait qu’utiliser une plateforme blogue fait le blogueur, c’est certain que je perds mon temps!

    Oui, je suis d’accord, nous avons le choix d’y porter attention ou pas. Et, visiblement, cela choque certaines personnes, mais je soupçonne que les blogueurs corporatifs ne font pas parti du lot… La blogosphère citoyenne ne représente pour eux que du grenouillage majoritairement risible, si tu vois où je veux en venir… Alors, dans cette optique, ce débat fait office de mégaphone pour se faire entendre!

    « où as-tu vu des quotidiens qui dans leur version en ligne permettent de commenter leurs articles? »

    Cyberpresse le fait de plus en plus. Je n’ai pas remarqué du côté de Canoë…

  19. Tu sais quoi, Renart? Des journalistes peuvent bien snobber les blogueurs et leur ridiculement bas lectorat, je soupçonne que plusieurs d’entre eux viennent y piquer des idées d’articles ou de chroniques. C’est indémontrable, bien sûr.

    Tu ne perds pas ton temps. Je comprend tes critiques. Mais nous sommes au début d’une appropriation d’un nouveau média par le grand public et c’est maintenant que le vocabulaire doit être précis. Tu t’occupes de l’esprit, moi je m’occupe de la lettre, mais c’est le même combat au fond.

    Cyberpresse? Vraiment? J’y vois beaucoup de blogues, mais pas de mécanisme comme au Devoir, pour les articles eux-mêmes.

  20. exivrogne dit :

    @ Renart: Je commente pas chez Pat parce que ses commentaires sont trop souvent une foire d’empoigne, un haut lieu pour les trolls et pour certains cependant, des bijoux de raisonnement éclairé. Celà dit, je n’ai pas envie de recevoir ses lecteurs par le biais d’un clic sur mon username et je ne peux que te féliciter si d’être la source et la raison de la décision de Cyberpresse de lier aux blogues des commentateurs.

    Si il y avait pour moi espoir d’une seule possibilité que tu teintes ta thèse sur le terme, sa définition ou son ensemble, je paierais un resto pour la gribouiller et la retourner sur papier. Mais je dois t’avouer ne pas avoir cet espoir.

    Je te remercie cependant du débat, il m’a éclairé à tout le moins sur certains rouages… au plaisir!!!

  21. Exivrogne,

    je serais bien curieux de savoir qu’est-ce que signifierait pour vous de teinter ma « thèse sur le terme, sa définition ou son ensemble »?

  22. Exivrogne dit :

    Rejasons de tout ceci devant une 0% 😉 Visiblement nous sommees devant l’échec ou autrement tout autour du débat mais certainement pas au coeur de celui-ci…

  23. Exivrogne,

    j’aimerais qu’il n’y ait plus de mots de votre part ici sur cette question, pour la raison que je vous ai fait part chez vous, ça sera mieux… merci d’avoir au moins ce respect.

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