Le complot des milliardaires contre la réalité du réchauffement climatique

Le journal « The Independent » publiait, le 24 janvier dernier, une nouvelle qui porte à réfléchir sur la place que prennent les grandes fortunes dans notre monde :

 

A secretive funding organisation in the United States that guarantees anonymity for its billionaire donors has emerged as a major operator in the climate « counter movement » to undermine the science of global warming, The Independent has learnt.

 

Donc, le journal a appris qu’une organisation secrète qui garantissait l’anonymat de ses donateurs milliardaires est apparue comme étant un joueur principal dans le mouvement pour contredire les conclusions scientifiques au sujet de la réalité du réchauffement climatique. Et, vous vous en douterez, selon leurs sources, il semblerait que l’organisation a des liens avec l’industrie des combustibles fossiles. On se croirait carrément dans un film.

Je crois que les scientifiques travaillent de bonne foi pour prouver que les activités humaines influent sur le climat, et que c’est une très bonne chose d’espérer que les manières de faire et les habitudes changeront grâce à ça, mais je doute fortement que ces milliardaires pensent à autre chose qu’à consolider leurs fortunes. Est-ce que c’est mal de leur part? Si on reconnait comme sérieux la majorité des résultats scientifiques, c’est pour le moins malhonnête, sinon, loin d’être éthique. Et le fait de l’anonymat joue beaucoup en leur défaveur… même pas besoin d’expliquer pourquoi!

Mais je reviens au travail « de bonne foi » des scientifiques. Peut-on en douter? Travailleraient-ils pour le lobby de la gauche écolo qui, à ce que je sache, n’a pas les moyens monétaires de ses ambitions? Se pourraient-ils qu’ils ne fassent que bien leur travail, mais que leurs résultats font peur à ceux qui n’ont pas intérêt à ce que la dynamique énergétique se transforme rapidement? Ce sont des questions affirmatives dont la forme ne sert qu’à narguer les sniffeurs de gaz, ces individus qui ont tellement à coeur l’économie basée en grande partie sur l’énergie fossile qu’ils en viennent à aimer profondément la pollution qu’elle provoque. Et culturellement, on ne peut nier que le pétrole a supplanté l’or comme symbole de la richesse et de la chance. Et encore plus, on m’a raconté très dernièrement que pendant le spectacle Harley Davidson les pitounes de service se plaçaient derrière les pots d’échappement des motos en faisant des mouvements de bras pour attirer la fumée vers elles afin de la respirer, avec un visage satisfait. C’est le comble de la glorification du moteur à explosion comme modèle de société.

Par contre, je devrais me taire, je n’ai pas de crédibilité : ma famille a deux voitures qui fonctionnent encore à l’essence…

(Photo : magnera)

 

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