La fin du monde ou la faim dans le monde?

La fin du monde ou la faim dans le monde?

Oui, c’est une très bonne question, au-delà du jeu de mots. On s’enflamme pour la fin du monde, ou plutôt les fins du monde (ce n’est vraiment pas la première fois…), mais la faim dans le monde, c’est du domaine de l’ordinaire, comme une pollution sonore que l’on n’entend plus vraiment, mis à part quand ça explose quelque part.

La faim dans le monde, ça nous ramène même, dans un sens, la tragédie de Newtown en pleine face. La faim est un désaxé qui tue des enfants. La spéculation sur les denrées alimentaires est un fou qui vide son chargeur sur de jeunes innocents. Et même, notre confort occidental est un enragé qui se venge sur des êtres humains au point de leur enlever, pour toujours, les étincelles dans les yeux.

Oui, je sonne moralisateur. Je m’autoflagelle, même. Peut-être que ça vaut mieux que de me taire, qui sait? Tant qu’à parler encore de fin du monde, aussi bien en profiter. Je me plais à croire que c’est de l’opportunisme bien placé. C’est un cadeau que je m’offre. Et si vous le voulez, il est à prendre.

Une solution? J’en suis loin. Qui en est proche? Mais une chose est sûre, c’est que la genèse d’une solution se trouverait dans le collectif. À moins qu’un individu de pouvoir (immense) se réveille, ce dont je doute. En fait, qui n’en doute pas? L’équilibre de notre monde tient sur le fait qu’il y a des quantités négligeables (d’êtres humains – et les animaux, on n’en parle même pas…). Si je le sais, c’est certain que les puissants sont au courant…

Et comme le demandait quelqu’un sur Facebook : « La fin du monde est finie. La faim dans le monde, maintenant? On en parle? Le Journal de Montréal demandera-t-il à des humoristes de se prononcer (en UNE)? »

Un montage de ma part sur le thème de la faim dans le monde, traficoté en 2007

 

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