La candidature caquiste à 69% composée de gens d’affaires

Dans un message Twitter d’un partisan de la CAQ, Patrick Thauvette, relayé par François Legault (donc, sûrement véridique), on apprend de quels domaines viennent les candidats de ce parti. Sept du domaine de la santé, treize du domaine de l’éducation, six du domaine des communications, treize du domaine du droit, soixante et un du domaine des affaires et treize du domaine des sciences. Ce qui est remarquable, c’est le nombre de candidats venant du milieu des affaires. Si on fait un calcul rapide, ça donne 69%…

J’ai beaucoup blagué avec l’acronyme de la CAQ, entre autres en le pointant comme étant la « Corporation des Affairistes du Québec », et le fait relaté plus haut vient pas mal me donner raison. Mais avant de continuer, il faut que je spécifie que je n’ai rien en soi contre les gens d’affaires et les entreprises, au contraire : j’en ai contre ceux qui se collent au pouvoir politique pour arriver à se propulser au-dessus des autres de cette manière… Et c’est tout à fait contre l’idée du libre marché, au niveau compétitif. D’ailleurs, je crois que le sens de la laïcité devrait être la séparation totale de l’État avec quelconque autre pouvoir, mis à part celui du citoyen (le plus désintéressé possible), celui qui bien sûr le légitime. Donc, l’État comme « syndicat » général du simple citoyen, ce que ne semble pas nous faire miroiter la CAQ avec son taux anormalement élevé de gens d’affaires.

Au-delà du doute raisonnable que le parti pourra prêter flanc à du copinage que l’on pourrait associer à de la collusion et de la corruption, ce taux de 69% est tout sauf représentatif de la société. Je ne dis pas qu’il faut qu’un parti représente par ses candidats parfaitement tous les domaines selon un calcul précis, mais force est d’admettre que ce taux de la CAQ est déséquilibré, sans parler du nombre de femmes versus d’hommes…

Si par malheur, enfin pour moi, la CAQ venait à prendre le pouvoir, j’ose espérer que cette brigade d’hommes d’affaires se concentrera seulement sur la création de richesse pour le Québec, et non majoritairement pour leurs poches.

À choisir, j’aime mieux mettre mon espoir ailleurs.

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