Gaz fumigène dans le métro : à qui la faute? Faut pas le demander à Paul Larocque en tout cas…

Après l’incident des fumigènes dans le métro de Montréal, on a sauté sur la culpabilité des étudiants comme des hyènes sur un cadavre. Pourtant, c’est bien évident qu’un incident du genre n’est vraiment pas pour aider la cause étudiante.

Dans le fond, ce qu’il faut se demander c’est : à qui profite le crime? Si les engins avaient été placés dans différents édifices gouvernementaux, peut-être que cela aurait eu du sens (ajout : de pointer les étudiants – pour ceux qui auraient un doute sur la portée de l’expression « avoir du sens » dans ce contexte…). Mais là, dans le métro, pour faire suer les gens qui n’ont pas le choix de l’emprunter ou qui le font par choix, donc des gens assurément conscientisés, dans ce dernier cas?

Je cite ici un tweet d’Anaïs Favron, assez représentatif :

Bloquer le métro c’est la pire idée au monde. C’est s’en prendre à ceux qui auraient pu être de leur bord. Mauvais choix d’erreur…

On s’entend que dans le contexte actuel, c’est d’une absurdité sans nom. Cela place encore le mouvement étudiant sur la défensive, comme avec l’histoire des briques sur la rame de métro en avril. Cela a donné des poussées de bouton à beaucoup de monde, on a arraché ses chemises et surtout, certains chroniqueurs s’en sont donné à coeur joie pour casser de l’étudiant d’une manière assez paternaliste merci. Et tout cela, il ne faut pas l’oublier, sans preuve, encore aujourd’hui. Alors, on peut bien jouer à essayer de pointer des coupables, mais c’est un jeu qui peut se jouer d’un bord comme de l’autre.

Alors, j’aimerais que tout le monde ait l’honnêteté de n’écarter aucune possibilité, même celle qui semble la plus près de la théorie du complot. Mais ça, c’est carrément une utopie.

Sur ce, je vous laisse avec un journaliste supposément objectif qui se fait casser à coups de mots de la plus brillante façon…

Ajout :

Tel que lu à l’instant sur Facebook (je n’ai pas demandé la permission, je ne mets pas de nom, ce n’est qu’une opinion que je fais mienne) :

« À tous ceux et celles qui criaient au scandale pour l’appellation  »Printemps Érable » (référence au  »Printemps Arabe ») en dénonçant son manque de respect pour les révolutions du monde arabo-musulmans, j’aimerais à présent vous entendre à propos des stations de métro en boucanées de ce matin.
De nombreux tribuns ont ouvertement qualifié cette conduite d’acte terroriste … Je me demande à quel point on peut être déconnecté du monde extérieur pour oser comparer la fermeture d’un service de transport aux atrocités liées à l’application de la violence pour atteindre un but politique.
Allez dire aux familles des victimes du 9/11, aux Palestinien-nes qui crèvent dans les raids aériens, à tous ceux qui ont péri dans les attentats de Bali ou aux martyrs des Goulags et d’Austwitz que de la fumée dans un métro c’est du terrorisme. Voilà ce qui est un réel manque de respect. »

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5 réponses à Gaz fumigène dans le métro : à qui la faute? Faut pas le demander à Paul Larocque en tout cas…

  1. JFC dit :

    Si les engins avaient été placés dans différents édifices gouvernementaux, peut-être que cela aurait eu du sens.

    Tu es vraiment certain de ce que tu viens d’écrire Renart Léveillé?? Un femme enceinte, un homme cardiaque ou un enfant asthmatique peuvent se trouver à tout moment dans des bureaux gouvernementaux.

    Est-ce que c’est ça que la gauche intellobourgeoise montréalaise défend?? Utiliser des bombes fumigènes dans des lieux publique gouvernementaux?? ça commence à ressemble un peut beaucoup à du terrorisme ça!!

  2. Dixie dit :

    Et quel est votre avis concernant la désobéissance civile. Cela ne mènerait-il pas à de dangereux égarements? Si on sombre dans l’anarchie, des actions policières seront plus musclées et il y aura plus de victimes. Les étudiants perdront davantage qu’ils y gagneront. Ils perdront surtout, l’appui de la population et la légitimité de leurs actions perdront tout pouvoir.

  3. Est-ce que tu suis JF? Relis le texte…

    Je parlais du fait de pointer les étudiants et du fait que les bombes se soient retrouvées dans le métro.

    Si cela s’était passé dans des bureaux gouvernementaux, cela aurait du sens (en tout cas un peu plus) de pointer les étudiants, faut pas aller chercher plus loin que ça…

  4. Ce qui est un manque de respect envers les victimes, c’est de traiter et de présenter Charest ou autres figures politiques Québécoises comme e.g. des Nazis ou de crier à la dictature.

    Ces actes sont du terrorisme parce qu’ils répondent à la définition: Poser des actes qui visent à créer un sentiment d’insécurité physique et psychologique. Il y aurait aussi pu y avoir des morts, des cardiaques, des troubles respiratoires sévère et des gens piétinés s’il y avait eu mouvement de foule. Un geste profondément criminel et répréhensible dont les premières victimes sont les quelques étudiants encore en boycott.

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