Des frontières, des nations et des cultures…

La réalité objective, c’est qu’il y a des frontières, des nations et des cultures issues de la proximité géographique de tous ces gens qui se sont côtoyés historiquement. Sans oublier tous les déplacements de population qui ont ajouté de la diversité à cette réalité construite majoritairement autour du fait que les déplacements de population ont été jusqu’à voilà pas si longtemps ardus.

Sinon, on devrait avoir le droit de voir du positif et du négatif dans cette réalité, autant dans cette réalité en elle-même que dans le fait que toutes ces frontières, toutes ces cultures, tous ces peuples et toutes ces nations s’entrechoquent de plus en plus, et à grande vitesse, avec la globalisation, encouragée par les évolutions technologiques.

Un système idéologique moraliste qui nie la réalité

Là où il y a un problème actuellement, c’est que l’on tente moralement de mettre du côté du Bien ce qui tend à nier l’importance de cette réalité, de tous ces repères, de tout ce que cela implique, dans la vie de la plupart des gens. Voire de la déconstruire dans une démarche de réingénierie sociale, soit avec le mondialisme (qui tend vers l’abolition des frontières) et le multiculturalisme (la politique de gestion de l’immigration – celle qui remplace la politique d’intégration, à tendance assimilationniste, qui était la norme auparavant).

Ce qui fait en sorte de projeter du côté du Mal tout ce qui ne cadre pas avec cette nouvelle conception des nationalités/cultures interchangeables et mouvantes. Ainsi, toute l’importance des liens de proximité liés aux territoires en est réduite à signifier tout ce qu’il y a de plus vil en l’humain : la haine, la violence, le rejet et la peur maladive de l’Autre. Donc, tout ce qui peut ressembler à du nationalisme est considéré comme un crime contre l’humanité…

Pourtant, la réalité continue d’être la même. Malgré tous les idéalismes, il y a toujours des frontières, des nations et des cultures qui s’entrechoquent quand elles ne sont pas compatibles. Comment pourrait-il en être autrement? Il y a toujours des gens, oui oui, des êtres humains! qui ne se sentent pas à l’aise avec toute cette nouvelle mobilité et surtout, avec tout le laxisme gouvernemental qui l’accompagne. Quand ce n’est pas un déficit de moyens budgétaires concernant l’intégration (on pense aux moyens de plus en plus faméliques de la francisation au Québec), c’est le cafouillage actuel des immigrants haïtiens, autant logistique qu’idéologique.

Y’aurait-il une seule manière bonne d’appréhender tous ces changements? Y’aurait-il des changements qui, dans l’absolu, seraient impossibles à remettre en question de quelque manière que ce soit? Y’aurait-il des questions impossibles à poser?

La censure par la honte

Mais dans notre nouvelle place publique virtuelle, on préfère faire des concours de postures et nourrir la censure par la honte plutôt que de réfléchir et de discuter rationnellement à propos de ces sujets. Même dans la plupart des médias qui devraient rechercher l’objectivité, on préfère se faire le relais de cette censure induite par le moralisme vertueux de cette Nouvelle Gauche. Celle qui s’autoproclame inclusive et solidaire, pour mieux exclure quiconque n’achète pas sa vision de l’inclusion. Pour mieux se désolidariser de cette partie du peuple qui ne veut pas troquer l’humanisme pour un bonne-ententisme qui ferme les yeux sur ce que la religion et la culture ont de pire à offrir, pour le moins qu’elles soient assez exotiques. Autrement dit, il s’agit de la censure insidieuse de cette gauche qui s’active à inoculer un réflexe d’autocensure chez quiconque pense que toute critique est bonne à formuler, même quand il s’agit de l’immigration, particulièrement celle en lien avec des individus catégorisés comme étant des minorités.

C’est pourquoi je cogne constamment sur le même clou, contre ce moralisme, contre cette censure qui n’a pas intérêt à s’assumer ouvertement, même si je sonne dans les cervelles des moins aiguisés du lot comme un stupide haineux, raciste, xénophobe et surtout, islamophobe, pour le peu que l’on puisse donner du crédit à ce dernier terme… Mais je ne céderai pas d’un pouce devant tout ce chantage émotif et tous ces procès d’intention. Parce que j’ai la profonde conviction que de céder à cette pression serait de renier tous les combats pour la liberté de pensée et d’expression, anciens et à venir, devant tous les autoritarismes, qu’ils relèvent du divin ou du pouvoir financier. Sans oublier celui qui nous concerne particulièrement ici : l’autoritarisme moral, ce fascisme qui se déguise en guerrier de la justice sociale.

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