41 réponses à Démocratie technologique et conditionnelle?

  1. lutopium dit :

    L’expérience américaine (vote électronique) n’est pas concluante à ce sujet. Je crois que la réforme du mode de scrutin est encore plus importante pour renforcir la démocratie.

    Pour ce qui est de l’éducation politique, bien… on ne pourra jamais forcer les gens à s’y intéresser!

  2. Pour dire comme Lutopium, l’expérience du vote électronique est très loin d’être un succès et personnellement, « l’électronisation » de tout et de rien dans notre société commence à royalement me taper sur les nerfs. C’est beau l’avancement technologique mais elle a ses limites.

    Si je peux me permettre de digresser un peu… Ma vue a baissé considérablement depuis que j’ai travaillé de 9 à 5 devant un ordinateur. Juste ça! On voudrait nous faire lire le journal en ligne. Je suis bien d’accord en théorie mais en pratique, ça m’arrache les yeux. Je blogue moins à cause de ça aussi.

    Fin de la parenthèse.

    Si je ne me trompe pas, les prisonniers ont déjà accès à un bureau de vote en prison, il y a des moyens aussi pour les malades dans les hôpitaux. Quand un bureau n’est pas installé, il reste toujours la possibilité de voter par la poste.

    Là où ça devient politiquement incorrect, c’est quand ça touche les analphabètes. Quand je lis le reste de ton article, je doute fort que tu veuilles faciliter encore plus le droit de vote des analphabètes. Aidons-les à se « désanalphabétiser » avant toute chose!

    On se rejoint par contre sur l’idée du test qui pourrait être exigé avec quelques questions qui permettraient d’évaluer si la personne a un minimum de connaissances requises pour exercer son droit de vote. Dans le réel par contre, je ne sais pas comment on pourrait instaurer ça. Qui déciderait des questions? Sous quel format pourraient être les réponses? Un choix de réponses serait à exclure et une réponse ouverte pourrait causer des problèmes lors de la correction, surtout en lien avec la personne à l’autre bout qui corrige.

    Là-dessus on sera d’accord… Ce qui règlera le problème du droit de vote mal exercé (ou pas exercé du tout) reste encore l’éducation. Ben oui, toujours l’éducation qui est un sacré problème parce qu’on est loin, au Québec, de former des citoyens.

    Je discutais l’autre jour avec une fille qui se vantait d’avoir deux baccalauréats mais pas moyen de parler de politique avec elle car elle ne suit pas ça et n’y comprend rien de toute manière. Comment peut-on sortir de l’université sans avoir été incité à s’intéresser à ce qui se passe dans la société dans laquelle on évolue?

    Puis encore, c’est pas la majorité non plus qui se rend à l’université.

    Bref, je n’ai pas de solution alors à défaut d’en avoir une, je conteste la tienne. 😛

  3. Pour le questionnaire: je trouve que c’est une très mauvaise idée. Les questions seraient inévitablement orientées. De plus, ce serait une pratique tout simplement discriminatoire et élitiste. Les gens sans éducation ont le droit de défendre leurs intérêts et de « s’exprimer par le ballot », même mal: c’est le principe d’une démocratie, non?

    Je suis déjà antiélectoraliste, mais je le deviendrais encore plus si une telle mesure était mise en place.

    J’y vois d’ailleurs une contradiction avec le désir de vouloir protéger les analphabètes.

    Le principe d’intellocratie modérée – puisque c’est ce dont il est question ici – part d’une prémisse selon laquelle plusieurs personnes tout à fait saines ne sont pas en mesure de prendre des décisions sur leur propre sort par manque de connaissances. Elles sont donc infériorisées et minorisées. Je considère donc que ces personnes-là vivent sous une dictature complète, comme actuellement les moins de 18 ans. Les jeunes peuvent s’exprimer, ont accès à quelques libertés mais ils/elles n’ont aucun poids de représentation. Or, notre système ne fonctionne que là-dessus, la représentation. Et ça marche déjà assez mal.

    Renart, tu dis que tu ne veux pas que les gens soient discriminés sur la base de l’appartenance à un genre ou à une classe sociale: mais baser le droit de vote sur un questionnaire divise la société en de nouvelles classes.

  4. Lutopium,

    « L’expérience américaine (vote électronique) n’est pas concluante à ce sujet. »

    venant de toi, ça me surprend! Le monde est grand et il existe des succès, va voir par toi-même :

    http://www.google.com/search?q=vote+%C3%A9lectronique+succ%C3%A8s&ie=utf-8&oe=utf-8&lr=lang_fr#q=vote+%C3%A9lectronique+succ%C3%A8s&hl=fr&lr=lang_fr&tbs=lr:lang_1fr&prmd=iv&ei=ZTGaTLrHOoLGlQem7I0P&start=20&sa=N&fp=78dbd331dab75a4b

    Et la page Wikipédia sur le sujet montre bien que c’est en marche :

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Vote_%C3%A9lectronique

    « Je crois que la réforme du mode de scrutin est encore plus importante pour renforcir la démocratie. »

    Pourquoi un empêcherait l’autre?

    « Pour ce qui est de l’éducation politique, bien… on ne pourra jamais forcer les gens à s’y intéresser! »

    Je crois qu’un droit de vote conditionnel serait un très bon incitatif!

    Noisette Sociale,

    « Là où ça devient politiquement incorrect, c’est quand ça touche les analphabètes. Quand je lis le reste de ton article, je doute fort que tu veuilles faciliter encore plus le droit de vote des analphabètes. Aidons-les à se « désanalphabétiser » avant toute chose! »

    je pense que tu as sauté un bout de mon billet :

    « Et bien sûr une version sonore pour les analphabètes »

    Et en ce moment, à moins que je ne me trompe, les analphabètes ne peuvent pas voter, puisqu’ils ne peuvent pas lire le bulletin de vote.

    « Qui déciderait des questions? Sous quel format pourraient être les réponses? Un choix de réponses serait à exclure et une réponse ouverte pourrait causer des problèmes lors de la correction, surtout en lien avec la personne à l’autre bout qui corrige. »

    J’aurais bien aimé que tu développes pourquoi tu penses qu’un « choix de réponses serait à exclure »… Parce que de mon côté je pense que ça serait la seule manière de faire, pour la même raison que toi : « une réponse ouverte pourrait causer des problèmes lors de la correction, surtout en lien avec la personne à l’autre bout qui corrige. » Et c’est un ou l’autre!

    J’aurais peut-être dû développer un peu plus mon idée, j’avoue. Je pense que le questionnaire devrait être seulement basé sur des faits. Et je reviens à mon exemple de la commission Bastarache. Donc, imaginons une question du genre : quel est le nom de la commission en lien avec la nomination des juges? Et, comme choix de réponses : Charest, Bastarache, Bellemare.

    N’importe qui est un peu au courant ne va pas se faire prendre… Et oui, certaines personnes pourraient passer le test par chance, mais ça serait le prix à payer pour ne pas avoir à allouer des ressources dans la correction.

    Mouton Marron,

    « Pour le questionnaire: je trouve que c’est une très mauvaise idée. Les questions seraient inévitablement orientées. »

    comme je l’expliquais plus haut à Noisette :

    « Je pense que le questionnaire devrait être seulement basé sur des faits. Et je reviens à mon exemple de la commission Bastarache. Donc, imaginons une question du genre : quel est le nom de la commission en lien avec la nomination des juges? Et, comme choix de réponses : Charest, Bastarache, Bellemare. »

    Comment moins orienter une question que ça, je me le demande!

    « De plus, ce serait une pratique tout simplement discriminatoire et élitiste. »

    On ne fait pas d’omelettes sans casser des oeufs, mais de mon côté je trouve ta réaction un peu moraliste.

    « Les gens sans éducation ont le droit de défendre leurs intérêts et de « s’exprimer par le ballot », même mal: c’est le principe d’une démocratie, non? »

    Quelqu’un sans éducation peut très bien avoir un intérêt pour ce qui se passe autour de lui socialement et politiquement. Dans le cas des médias d’information, pour ce qui est des analphabètes par exemple, il n’y a surtout pas que les médias écrits.

    Je me demande surtout comment quelqu’un qui n’a aucun intérêt pour l’actualité politique et sociale peut arriver à mettre ses idées en place dans le but de défendre ses intérêts alors qu’il s’apprête à voter. Il faut un minimum de connaissances et d’intérêt pour y arriver et c’est ce minimum que je voudrais voir prouvé avec l’idée que j’avance.

    « mais baser le droit de vote sur un questionnaire divise la société en de nouvelles classes. »

    Désolé, mais je vois ça autrement. Ça prend un permis pour conduire. Ça devrait prendre une connaissance de base pour exercer son droit de vote. Je le répète, je pense à un questionnaire ultra facile, sans attrapes, etc.

  5. Je me rends compte à la relecture que la formulation du paragraphe suivant peut être interprété de différentes façons :

    « Là où ça devient politiquement incorrect, c’est quand ça touche les analphabètes. Quand je lis le reste de ton article, je doute fort que tu veuilles faciliter encore plus le droit de vote des analphabètes. Aidons-les à se « désanalphabétiser » avant toute chose! »

    Ce que je voulais dire, c’est que si tu remets en question le droit de vote des gens qui ne s’informent pas, pourquoi voudrais-tu faciliter le vote des analphabètes ? Dans la mesure où je ne vois pas comment quelqu’un qui n’a pas encore appris à lire et écrire pourrait être une personne ultra-politisée. C’est peut-être un préjugé gros comme le bras mais quand même. Ceci étant dit, je veux qu’on aide les analphabètes à se sortir de leur situation mais les sortir de leur situation bien avant de leur faciliter le droit de vote!!!

    En ce qui concerne le choix de réponses, je l’exclurais principalement en raison du facteur chance et de « guesser » sur les mots qu’on a déjà vu ou entendu dans les journaux sans nécessairement savoir de quoi il en retourne. À mon avis, un droit de vote ne devrait pas être gagné au jeu de la roulette russe.

    Ceci étant dit, tout ça fait partie bien sûr d’un fantasme que j’entretiens depuis longtemps et qui ne verra probablement jamais le jour.

    Pour faire un clin d’oeil à Mouton Marron, c’est vrai que le principe est élitiste mais je n’ai jamais caché ce côté de moi-même, ce qui ne m’empêche pas de me battre au quotidien contre les problèmes qui touchent les classes de la société les plus défavorisées, dont je suis issue par ailleurs avec tous les problèmes qui viennent généralement avec.

    Si on ne peut plus rêver… 🙂

  6. Noisette,

    « Dans la mesure où je ne vois pas comment quelqu’un qui n’a pas encore appris à lire et écrire pourrait être une personne ultra-politisée. »

    Je pensais que c’était clair que l’idée n’était pas de réserver le droit de vote aux gens ultrapolitisés. Relis ce passage :

    « Imaginons un bulletin de vote en ligne qui comprendrait un court questionnaire (genre cinq questions, très facile pour quiconque suit un minimum l’actualité, à choix de réponses) concernant les grands enjeux du dernier mandat gouvernemental. Et il pourrait même y être ajouté la possibilité de le reprendre une autre fois sur-le-champ (avec des questions différentes) pour être certain d’évacuer le risque d’erreurs, d’un côté comme de l’autre. Et bien sûr une version sonore pour les analphabètes (sans oublier un service d’aide pour les handicapés). »

    Dans le fond, je ne crois pas que quelqu’un qui par choix décide de totalement se désintéresser des « affaires de la Cité » devrait avoir le droit de vote. Idem pour ce qui est des gens qui n’ont pas les capacités intellectuelles pour avoir une opinion politique, puisque cela signifie, à proprement parler, à un vote double pour quelqu’un d’autre ou à une question de hasard.

    « En ce qui concerne le choix de réponses, je l’exclurais principalement en raison du facteur chance et de « guesser » sur les mots qu’on a déjà vu ou entendu dans les journaux sans nécessairement savoir de quoi il en retourne. »

    Alors, je pense que les gens qui pourraient « guesser » et arriver à réussir le test par cela devraient avoir le droit de vote, puisqu’ils ont au moins ouvert l’oreille à ce qui se dit autour d’eux et posé un regard sur les journaux et/ou un bulletin de nouvelles radio/télé. Il faudrait bien dresser une ligne, et je crois qu’elle pourrait se trouver là.

  7. Pierre-Yves dit :

    Je ne puis honnêtement qu’applaudir ton analyse du droit de vote, considérant que mon opinion sur la question est à quelques subtilités quasiment la même que la tienne.

    Je n’ai qu’une chose à critiquer; l’appellation « 2.0 ». Est-ce qu’on peut une bonne fois pour toute revenir de ce satané numéro? 🙂 Étant développeur Web, il me suscite un agacement sans borne. C’est quoi 2.0 en fait? Un phénomène social? un album de Marie-Mai? Une nouvelle version de l’Internet….?

    Je puis dire que moi et mes collègues avons fait le tour de la question, et on en est venu à la conclusion que dans le fond, 2.0, c’est de la poudre aux yeux. C’est un numéro qui a été utilisé par un pionnier qui a réussir à prédire l’avènement des médias sociaux une fois, pour désigner un concept « next gen », et qui continue à être utilisé de façon vague et subjective…!

    Bref, à bas 2.0!

  8. Darwin dit :

    J’ai déjà jonglé souvent à cette question, étant entre autres frustré que des gens votent pour un candidat parce qu’il paraît bien, parce qu’elle sert des mains avec un grand sourire dans un foyer de personnes âgées ou «parce que j’ai le goût de lui donner une chance» (ce lui était Mario Dumont…), sans même connaître un seul des éléments de son programme…

    Mais, bon, mon attachement de la démocratie l’a toujours emporté…

  9. Pierre-Yves,

    bienvenue sur mon blogue, premièrement!

    Pour ce qui est de l’appellation « 2.0 », je ne la considère que comme un synonyme des termes en lien avec l’interactivité, la discussion, etc., avec quand même un aspect temporel (c’est dans l’ère du temps que de donner un sens plus large à ce qui dénomme habituellement une version de programme).

    L’appellation me semble plus utilitaire qu’évangélisatrice, si je comprends bien ta critique.

    Darwin,

    « Mais, bon, mon attachement de la démocratie l’a toujours emporté… »

    je ne crois pas que la démocratie soit un concept aussi ouvert, sinon, arrête-t-on le droit de vote aux animaux ou aux plantes?

    Je blague, mais il y a un fond de vérité dans tout ça. Je pense que si c’est bien d’un droit de vote dont il s’agit, cela devrait s’accompagner d’un minime devoir de citoyen. Et comme je disais plus haut à Mouton Marron :

    « Ça prend un permis pour conduire. Ça devrait prendre une connaissance de base pour exercer son droit de vote. Je le répète, je pense à un questionnaire ultra facile, sans attrapes, etc. »

  10. gillac dit :

    Il ne faut pas perdre de vue que la démocratie est le moins pire des systèmes politiques (disait Churchill). Si j’avais une remise en question à faire sur notre système hérité des britanniques, ce serait de limiter le pouvoir abusif du PM et l’obligation de choisir parmi la brochette des 60 ou 70 élus les ministres qui vont gérer les milliards de l’état alors que plusieurs ne pourraient gérer un dépanneur au coin de la rue.

  11. J’avais trop de choses à dire sur le sujet, alors j’ai répondu aux arguments directement sur mon blog.

    En résumé:
    – les faits, même véridiques, sont sélectionnés donc biaisés;
    – la démocratie « conditionnelle », ce n’est pas de la démocratie, car elle vise à placer pratiquement un groupe sous une domination dictatoriale;
    – l’élitisme est misanthrope.

    http://moutonmarron.blogspot.com/2010/09/une-affaire-de-representation.html

  12. lutopium dit :

    @Renart,

    « Le monde est grand et il existe des succès, va voir par toi-même »

    Je faisais référence à l’expérience américaine seulement. Avec, en mémoire, les élections présidentielles de 2004. Un désastre.

    En suivant les pistes suggérées par ta recherche Google, je suis tombé là-dessus: http://www.notablesoftware.com/evote.html

    Pas jojo. Mais bon, je ne suis pas un expert et on sait que les références sur Internet ne sont pas toujours fiables. Disons que je suis sceptique pour le moment et que je préfère la bonne vieille méthode.

  13. Pierre-Yves dit :

    @Renart

    Merci pour ton explication. J’avais bien compris le contexte dans lequel tu l’utilisais; Excuse-moi si j’ai tendance à justement y attribuer une fonction évangélisatrice (merci pour ce terme qui décrit parfaitement comment je me sens) à chaque fois que je l’entends… 🙂

    Dans un autre ordre d’idée, je suis surpris qu’on parle du droit de vote sans jeter un regard sur les récents évènement en regard des femmes voilées… Loin de moi l’idée d’amener le débat sur une autre pente, mais comme c’est un peu une extension de ce que tu dis, je crois que le droit de vote doit inévitablement être exercé en suivant certaines règles… Ne serait-ce justement que pour s’assurer qu’il est exercé de façon légitime, en connaissance des responsabilités que ça implique dans notre système politique, et de façon à clairement pouvoir être unique (le pouvoir de chaque vote de rester égal).

    Me voilà à parler politique… C’est n’importe quoi! 🙂 Tu as dû réveiller quelque chose d’enfoui depuis longtemps! C’est dommage: Je suis jeune, mais je constate que la majorité des gens de ma génération en ont absolument rien à battre (Excuse moi la vulgarité) de la politique… Les boomers en ont tellement fait un grande mascarade (Sans être méchant pour vous les gars).

  14. Vous êtes bien trop sévères avec le droit de vote. Vous considérez le ballot comme sacré. Normalement, ça devrait vous conduire à en protéger l’accès comme votre vie. Mais malheureusement, ça vous conduit plutôt à une chasse aux impies, qui ont le malheur de souiller de leurs pattes impures des bulletins de vote.

  15. Mouton Marron,

    si tu filtrais un peu tes commentaires, genre de ne pas laisser des épaisses venir te flatter dans le sens du poil pour mieux me descendre, je t’aurais répondu chez toi. Et en plus, je ne veux pas titiller une hystérique… Tu trouveras peut-être que c’est gratuit ce que j’écris, mais relis les commentaires, tu en as la preuve! Passons.

    Mais il faut que je te dise d’abord que je prends tes arguments avec un grain de sel depuis que tu m’as écrit ici : « Je suis déjà antiélectoraliste ».

    J’arrive à penser à ce genre d’idée parce que justement je voudrais que la votation ait plus de sens qu’elle en a en ce moment, ce qui est bien le contraire de l’antiélectoralisme. Et j’aimerais bien qu’on ne donne aucune signification à l’abstention, celle que tu prônes. Même si l’idée à de quoi séduire, je ne crois pas qu’on arrivera un jour à convaincre la totalité de ne pas voter, alors devant cette impossibilité, je me range de l’autre côté.

    Quelqu’un ne veut pas voter, c’est son problème, ceux qui iront voter auront seulement plus de poids que lui dans le résultat final. On le vit en ce moment, Charest est majoritaire. Qu’il y ait une philosophie bien détaillée derrière l’abstention n’influe aucunement sur le résultat au jour le jour.

    Pour ce qui est des questions d’un questionnaire, je comprends ta réserve, mais je pense qu’il y aurait sûrement moyen de faire quelque chose d’éthiquement irréprochable, et c’est vraiment ce que je voudrais.

    Les médias font chaque année des bilans de l’actualité, je ne vois pas pourquoi ça ne pourrait pas être simplement la base de cet exercice, en visant le plus possible ce qui a marqué le plus les gens.

    Je le répète encore, mon but ne serait pas de viser l’élitisme (même que je ne comprends pas pourquoi tu vises haut à ce point), mais bien d’exclure ceux qui ne sont franchement pas capables de l’exercer ce droit de vote. Tu auras beau argumenter de toutes les manières, il y en a.

    Alors, je vais terminer ça là, tu ne me feras pas changer d’avis, et moi de même, c’est évident.

    C’est pas bien grave, on jase. Mais il ne faut pas non plus que ça s’éternise.

    Et en passant, j’ai eu un beau compliment tantôt, j’ai vu qu’un compte Twitter se nommant Innovation Sociale m’a retwitté :

    http://twitter.com/innovsocial/statuses/25198643340

    😛

    Lutopium,

    pour l’instant, ce n’est peut-être pas très au point, mais j’espère grandement que ça va venir. Je suis enthousiaste!

    Pierre-Yves,

    je suis bien content de t’avoir influencé à parler politique, et tu sembles à l’aise en plus.

    Et je suis pas mal d’accord avec toi, le droit de vote actuellement, c’est du n’importe quoi, je ne serais même pas surpris de savoir que des malades de L’Alzheimer ont déjà voté…

    « Les boomers en ont tellement fait un grande mascarade (Sans être méchant pour vous les gars). »

    pour ma part, je ne suis pas des boomers… je suis des X! 😉

  16. @Renart: au cours des deux dernières années, un tel déferlement de trollage ne s’est jamais produit sur mon blogue. Voilà pourquoi je ne filtre jamais les commentaires et que je ne compte pas le faire prochainement. Je ne vais pas commencer à me lancer dans la censure au moindre écart.

    Si j’ai répondu à ton billet en en publiant un sur mon blogue, c’était uniquement parce que mon commentaire aurait été trop long si je l’avais laissé ici, pas par espoir que tu viennes intervenir chez moi. Aussi, je comprends tout à fait que la formule de mon blogue te plaise moins.

    Je tiens à dire que je ne prône que très rarement l’abstention. Mais je la défends par contre ouvertement. Ce n’est pas la même chose. Je n’ai pas de problèmes avec le fait que les gens aillent voter. Moi-même, ça m’est déjà arrivé. Sauf que je ne sais pas pourquoi on en arrive à ce sujet, puisqu’il est plutôt question de limiter ou non l’accès au droit de vote.

  17. Darwin dit :

    @ Renart

    « Ça prend un permis pour conduire. Ça devrait prendre une connaissance de base pour exercer son droit de vote. Je le répète, je pense à un questionnaire ultra facile, sans attrapes, etc. »

    Le fait de conduire une automobile (ou de porter une arme…) n’est pas un droit fondamental en démocratie. Avoir le droit de voter, oui.

  18. Faudrait alors songer à quelque chose de plus évolué que la démocratie… 😉

  19. Darwin dit :

    L’aristocratie ? 😉

  20. Ben non, ça serait alors revenir en arrière… 😉

  21. « Quelqu’un ne veut pas voter, c’est son problème, ceux qui iront voter auront seulement plus de poids que lui dans le résultat final. On le vit en ce moment, Charest est majoritaire. Qu’il y ait une philosophie bien détaillée derrière l’abstention n’influe aucunement sur le résultat au jour le jour. »

    Je suis d’accord avec ça, mais pas avec le reste.

    « Pour ce qui est des questions d’un questionnaire, je comprends ta réserve, mais je pense qu’il y aurait sûrement moyen de faire quelque chose d’éthiquement irréprochable, et c’est vraiment ce que je voudrais. »

    Ça s’appelle une déclaration de Foi. Un peu comme croire au Père Noël. J’argumenterais bien contre, mais par définition il n’existe pas d’arguments dans le domaine de la foi. Je ne peu que dire que je pense l’inverse.

    « Je le répète encore, mon but ne serait pas de viser l’élitisme (même que je ne comprends pas pourquoi tu vises haut à ce point), mais bien d’exclure ceux qui ne sont franchement pas capables de l’exercer ce droit de vote. Tu auras beau argumenter de toutes les manières, il y en a. »

    Bof. Le seul test pertinent pour ça est celui-ci: s’ils vont voter, ils ont les compétences pour. S’ils n’ont pas les compétences pour, ils ne se rendront pas au bureau de vote. Pas besoin d’autre test.
    Si quelqu’un prend la peine d’aller faire une croix sur un bulletin de vote et qu’on lui interdit l’accès aux urnes sous prétexte qu’il n’est pas compétent, il finira un jour par voter à coup de fusil.

    « Et en plus, je ne veux pas titiller une hystérique… Tu trouveras peut-être que c’est gratuit ce que j’écris, mais relis les commentaires, tu en as la preuve! Passons.  »

    Passons? grotesque. Si tu voulais passer, tu n’aurais rien dit. Tu ne peux pas t’empêcher de vomir sur koval quand elle te passe sous les yeux. Beurk.

  22. Bon, on prend la défense des trolls maintenant! On aura tout vu!

  23. Et en passant, « passons », c’est pour indiquer qu’on change de sujet. Mais bon, je sais que tu le sais…

  24. Et encore, je ne vais pas vomir chez les autres, mais je vomis sur mon blogue comme ça me plaît!

  25. Darwin dit :

    @ Renart

    «Ben non, ça serait alors revenir en arrière…»

    Que tu refuses l’étiquette ou non, le fait de conditionnner le droit de vote à quelque processus de connaissance que ce soit est une forme d’aristocratie («forme de gouvernement dans laquelle le pouvoir souverain est exercé par les meilleurs, les plus méritants, les plus aptes«), d’élitisme ou de méritocratie.

    Le premier modèle de démocratie (Athènes) n’accordait le droit de vote qu’aux hommes libres, excluant ainsi les femmes et les esclaves, parce qu’on les jugeait inaptes à la chose publique. Je ne compare quand même pas ta proposition à ce modèle, mais oui, elle constitue pour moi un grand pas en arrière.

  26. « Et encore, je ne vais pas vomir chez les autres, mais je vomis sur mon blogue comme ça me plaît! »

    Libre à toi. Mais ça ne t’honore pas. Et je ne vais pas me gêner pour te le dire.

  27. Darwin,

    je ne crois pas que s’ajuster à la réalité est revenir en arrière. Par exemple, l’évolution technologique est une succession de mise à niveau, de versions. Pourquoi ça ne pourrait pas être pareil pour l’évolution de la politique?

    Et si on considère la chose strictement comme une évolution, la démocratie avec droit de vote universel serait-elle le point culminant, absolu?

    Parler pour parler, avec l’idée du questionnaire, pourquoi ne pas ouvrir le droit de vote aux enfants et adolescents? Il y en a pour être très allumé!

    Déréglé temporel,

    bien franchement, que ça m’honore ou non me passe six pieds par-dessus la tête. La rage est un sentiment bien humain même s’il est considéré comme un défaut. Et je n’ai jamais prétendu à la perfection…

    Sinon, je trouve bien drôle qu’un commentaire adressé à Mouton Marron fasse toute une histoire. Je n’ai pas relu les commentaires à la suite de son billet-réponse et ça ne m’intéresse vraiment pas. Mais, à ce que je vois, ça doit ressembler au mur des Lamentations…

    Je n’ai aucune pitié pour les trolls, leur seule place est dans les poubelles virtuelles!

    Si ça amuse certains de les nourrir…

  28. Darwin dit :

    @ Renart

    «pourquoi ne pas ouvrir le droit de vote aux enfants et adolescents»

    L’âge de la majorité est bien sûr arbitraire jusqu’à un certain point, mais il est bien accepté par la société. Certains mouvements voudraient qu’on l’abaisse à 16 ans. Cela vaut la peine de regarder cela et, si la société l’accepte, et bien, pourquoi pas ?

    «la démocratie avec droit de vote universel serait-elle le point culminant, absolu?»

    Non, mais il est pour moi un minimum. Les institutions prévoient d’autres modes d’intervention de la démocratie, comme lors d’audiences publiques et même de manifestations. Les reculs du gouvernement actuel sur Rabaska, Orford, les prêts et bourses (entre autres) montrent que cet exercice de la démocratie n’est pas futile. J’appuie l’ajout d’encore plus de processus de consultation. Ainsi, sentant qu’elle exerce plus d’impact sur les décisions, la population serait incitée à s’intéresser davantage à la politique.

    Et c’est là l’origine du problème : la population ne s’intéresse pas assez à la chose publique. Face à ce constat, ta proposition s’attaque-t-elle à l’origine du problème, bref aux causes profondes ? Je ne le crois pas. Je la vois plus agir du côté des effets (désintéressement).

    L’ajout de mécanismes d’intervention citoyenne, comme je l’ai mentionné précédemment, donnerait des incitatifs à s’informer davantage. De même, l’établissement d’un mode de scrutin proportionnel et un système de financement des partis politiques associé uniquement au nombre de votes reçus (plus de dons privés, sinon ceux des cartes de membres gardées à un niveau peu élevé) ferait en sorte que chaque vote compterait. Bon, je ne prétends pas que cela changerait tout du jour au lendemain, mais cela s’attaquerait aux causes plutôt qu’aux effets.

  29. Darwin,

    « Face à ce constat, ta proposition s’attaque-t-elle à l’origine du problème, bref aux causes profondes ? Je ne le crois pas. Je la vois plus agir du côté des effets (désintéressement). »

    ça je ne suis pas certain. Ça pourrait tout autant donner le contraire. Le droit de vote n’étant pas acquis à ne rien faire, ça donnerait peut-être le goût à certains de s’informer un minimum!

    « L’ajout de mécanismes d’intervention citoyenne, comme je l’ai mentionné précédemment, donnerait des incitatifs à s’informer davantage. »

    Pourquoi est-ce que ce que tu avances donnerait des résultats et pas mon idée? La plupart des gens n’ont pas le goût de se déplacer pour des audiences publiques, des manifestations, etc., assez faible comme incitatif…

    Et je le répète, à la base, cette idée est conditionnelle à un système où le rapport entre les élus et les citoyens passe par le cyberespace.

  30. Tout ça parce qu’une idéologue fémi-favoritiste est fâché contre moi…

  31. Bakouchaïev dit :

    Ce débat est stérile et peu intéressant. Peu importe qui a le droit de voter, la démocratie représentative est une farce. Ce n’est pas comme ça que ça fonctionnait à Athènes (même si ce n’est pas un modèle, entre autre à cause de la position des esclaves et des femmes) en passant. Alors restreignez le droit de vote, obligez moi à voter (je violerais cette loi sans hésiter), ça ne change rien.

    Le seul projet valable, c’est l’autogestion généralisée de la société, ce qui implique la démocratie directe et participative.

    Non merci pour ce qui est du fascisme avec un visage amical.

  32. Finalement, je suis pas mal d’accord avec toi, Bakouchaïev. La démocratie parlementaire et/ou étatique ne peut bien fonctionner dans aucune circonstance. Toujours, des gens prendront des décisions qui concernent d’autres gens qu’ils ne connaissent pas. Mais tant qu’à aménager son calvaire…

  33. Pour ma part, je considère le débat ici clos.

    Merci pour vos avis, c’était bien sûr ça le but de l’exercice!

  34. Donc, Howard Galganov lui-même ne doit pas voter! 😉

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