Crise étudiante – Une loi spéciale pour se casser les dents…

Crédit photo : Carl Lapriz

Les carrés rouges sont sur les dents. Il y a dans l’air une loi spéciale pour forcer, en tout cas judiciairement, les étudiants à retourner en classe.

Une loi spéciale serait seulement une étape de plus dans l’entreprise de charme du gouvernement envers l’électorat impatient. Elle consisterait simplement à rendre illégale la démocratie. Une loi spéciale, ça serait un bar ouvert pour la violence, des deux côtés. Parce que les problèmes complexes ne peuvent se régler aussi facilement. Ne soyons pas dupes, Charest vise le pouvoir, et la paix sociale est sur son chemin.

Mais ça serait quand même assez ironique de voir le gouvernement faire adopter une loi spéciale pour contrer ce qu’il s’évertue à nommer un « boycott », alors qu’habituellement ce genre de loi se fait dans un contexte de grève des travailleurs…

Sinon, l’adoption d’une loi de la sorte presque aussitôt la démission de Line Beauchamp et la nomination de Michelle Courchesne comme remplaçante expliquerait peut-être bien des choses. Si la loi spéciale est dans le collimateur des libéraux depuis quelque temps et que Line Beauchamp n’était pas d’accord d’aller jusque-là, on a quelque chose comme une réponse…

Je vais terminer en paraphrasant les mots de Léo Bureau-Blouin qui disait pour Jean Charest qu’un bon père de famille ne fait pas venir la police à la maison pour régler les problèmes avec ses enfants.

 

Màj :

C’est une rumeur qui court très vite en ce moment sur Twitter : il semblerait que le gouvernement a déjà réservé des pleines pages dans les journaux pour demain. Donc, on en vient à la conclusion que c’est pour expliquer la loi spéciale…

Finalement, c’est plus qu’une rumeur, c’est une journaliste politique, Geneviève Lajoie, pour le Journal de Québec qui l’a annoncée.

 

Màj2 :

Au Téléjournal, on a dit qu’il y aura une loi spéciale et qu’elle sera appliquée en deux temps. D’abord la désobéissance civile, ensuite le calendrier scolaire.

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Quelques commentaires pré-annonce de ma part :

« Une loi spéciale, ça serait mettre de l’huile sur le feu où on a déjà mis une bonbonne de propane… »

« Une loi spéciale, ça va tellement bien dans le scénario qu’ont écrit les conseillers de Charest… »

« Avec sa loi spéciale, Charest veut donner l’impression qu’il veut éliminer le rapport de force des étudiants. »

« Une loi spéciale, ça serait carrément vomir sur la démocratie et annoncer qu’il n’y a pas meilleur fumet. »

« Une loi spéciale, c’est pour mettre tout le monde dans deux paniers : les casseurs et les castreurs de démocratie. »

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Ce que le gouvernement fera paraître demain dans les journaux :

http://p.twimg.com/AtDG6K6CAAIzOXe.jpg

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Une loi spéciale, c’est l’extrémisation du pouvoir de l’État.

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8 réponses à Crise étudiante – Une loi spéciale pour se casser les dents…

  1. Une telle loi serait une reconnaissance du droit de grève des étudiants, puisque les gouvernements promulguent toujours de telles lois quand ils ne veulent pas plier dans un tel conflit. Ce ne serait pas nouveau!

  2. rose dit :

    république bananiere,on fin de compte tout les régimes se valent des-que tu touche a leurs intérêt ils sortent le bâton.

  3. J’ai toujours de la misère quand un gouvernement achète de la pub pour placer un message politique dans le journal. Annoncer un nouveau service: je comprendrais. On se dit que qu’un point de presse, c’est trop risqué, et qu’on ferait mieux d’acheter une page pour y placer sa propre bullshit.

  4. Ils sont tout simplement en mode campagne électorale!

  5. Charles l dit :

    république corporatistes, en fin de compte tous les régimes se valent dès que tu touches aux intérêts d’une association d’étudiants de syndicats ou d’une corporation de professionnel ils sortent le drapeau rouge.
    Elles étaient où ces associations pour dénoncer le salaire des recteurs des universités, le déficit de l’UQAM amené par des investissements immobilier paharoniques? Mais quant çà touche les intérêts des associations étudiantes, alors là…on sort les barricades c’est quoi le régime qu’on préfère vraiment? la dictature du prolétariat? avec comme leader Robespierre-Nadeau-Dubois-Mao-tsé-veux-dire

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