Christine St-Pierre dans le rouge

Depuis quelque temps, on dirait que Christine St-Pierre a trop de Smarties dans la bouche et qu’elle n’arrête pas d’en laisser tomber, pour le plus grand plaisir des commentateurs comme moi qui aiment bien tout ce qui est médiatiquement sucré…

Au palmarès de ses déclarations les plus remarquables — même si ses déboires des derniers jours avec Fred Pellerin et les artistes qui arborent le carré rouge font d’elle une championne du monde de la mauvaise foi —, je conserve tout de même en première place sa sortie comme quoi l’image du Québec serait à refaire internationalement à cause de la crise actuelle, bien sûr par la très grande faute du mouvement étudiant. C’est ça Christine, on n’a juste pas encore remarqué que toi et tes petits amis aviez des ailes d’anges!

C’est sûr qu’internationalement, c’est très gagnant un gouvernement qui fait des démonstrations de force envers sa population! Pour cela, il faut croire que la planète au complet bande sur les matraques, les armes qui tirent des balles de plastiques et les gaz de toutes sortes. Pour cela, il faut croire que notre monde est à droite et conservateur jusqu’au bout des ongles (et que l’autre côté de la médaille ne mérite aucune considération). Pour cela, il faut surtout faire croire en faisant paraître la réalité comme telle, par la répétition, le plus possible. C’est ce que Christine St-Pierre fait le mieux, et depuis longtemps. Sa cassette, elle l’a tellement bien intégrée qu’elle ne la sent plus.

Un petit retour en arrière s’impose. Avant d’être en politique, cette femme était journaliste. Oui oui. Et c’est visiblement son sens de l’objectivité gangréné qui l’a conduit à ce changement de carrière. En 2006, elle « a été relevée de ses fonctions de courriériste parlementaire à Ottawa; ses patrons de Radio-Canada n’ont pas apprécié qu’elle donne publiquement son opinion quant au rôle du Canada en Afghanistan. » Encore trop de Smarties… Et elle a fait le saut en politique québécoise l’année d’après auprès d’un conservateur déguisé en libéral du nom de John James Charest.

Et j’ai gardé les rouges pour la fin. Dans le rayon de l’inconscience, j’ai rarement vu plus affinée que sa sortie en lien avec la journée sans maquillage. Pour celle-là, qui sort trop souvent avec un rouge à lèvre rouge pompier qui fait même paraître une jeune femme un peu douteuse, le diktat du maquillage pour les femmes est vraiment plus à suivre qu’à remettre en question :

Moi, si je vois une femme qui n’est pas maquillée, ça me dérange. Des fois, je vais même me passer la réflexion: vraiment, elle pourrait se mettre un peu de rouge à lèvres. C’est comme s’il manquait quelque chose. Je sais que c’est terrible ce que je dis là, parce que je suis ministre de la Condition féminine

En effet Christine. Et tu pourrais dire la même chose en lien avec le fait que tu es ministre de la Culture.

Parce que tu devrais respecter quasi religieusement la liberté d’expression des artistes et des contribuables qui te permettent de t’acheter ton rouge à lèvre, sans doute hors de prix, si tu le magasines avec la logique libérale. Et respecter la liberté d’expression, c’est surtout ne pas la pervertir pour espérer gagner des points électoralement.

(Photo : littlebluepenguin)

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4 réponses à Christine St-Pierre dans le rouge

  1. Merci Renart pour ce beau billet. C’est fou mais tu écris souvent ce que je pense.

  2. Merci de m’arracher un si grand sourire Suzanne! 😀

  3. Serge dit :

    « Un petit retour en arrière s’impose. Avant d’être en politique, cette femme était journaliste. Oui oui. Et c’est visiblement son sens de l’objectivité gangréné qui l’a conduit à ce changement de carrière… »

    Pardonnez-moi cette question curieuse…

    Selon le dernier billet du chroniquer commercial, Éric Duhaime, en date du 8 juillet, à propos de la plainte de 40 pages que l’ADQ avait déposé au bureau de l’ombudsman de la Radiocan en 2008, diriez-vous que le plus récent agent double des pékékistes du PQ, Pierre Duchesne, est aussi accablé de la même maladie ?

    L’objectivité gangrénée !…

    Que dites-vous de cette citation…

    « Plus récemment, le 19 mai dernier, Duchesne manifestait publiquement en appui aux carrés rouges. Lorsque je l’ai interpellé là-dessus sur Twitter, il m’a répondu que je tentais de «détruire» sa réputation et qu’un journaliste «peut participer à une manif». Je voulais pourtant juste exposer, une fois de plus, son parti-pris péquisto-gauchiste. »
    Éric Duhaime
    L’AFFAIRE PIERRE DUCHESNE
    Le 8 juillet 2012

    Combien d’autres taupes séparatisses, pékékistes du PQ, avez-vous à la Radiocan et caché aux lecteurs du Globe ?… Hein !…

    SP

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