Travailler pour des pinottes sur le web

J’ai quelques crottes sur le coeur depuis un bon bout de temps et quelque chose vient de me tirer sur la manche pour que je les fasse sortir.

Un article paru sur « Trente — le blogue du journalisme » expose et critique une offre d’emploi parue sur le site Québec89 (associé au portail BRANCHEZ-VOUS!). 20 heures par mois pour un gros 10 $ de l’heure pour quelqu’un qui a :

* Une excellente maîtrise du français écrit
* Une expérience ou une formation universitaire en journalisme
* Une curiosité et un sens journalistique
* Un bon sens de l’organisation
* Autonomie, diplomatie et persévérance

Et c’est clair que ce travail demande plus que 20 heures par mois, alors on ne peut même plus parler de 10 $ l’heure…

J’ai moi-même travaillé pour BRANCHEZ-VOUS! dans la section Blogosphère. Et remplacé quelques fois des chroniqueurs, même très dernièrement Cécile Gladel. La principale raison pour laquelle j’ai laissé Blogosphère, c’est que finalement, avec toute la recherche et tout ce qui vient à côté de la rédaction, ça pouvait me payer environ 10-12 $ l’heure… Quand les astres étaient bien alignés, quelque chose comme environ 15 $ l’heure. Encore pire pour la section « L’événement sur le web », où là ça tombait souvent en deçà de 10 $ l’heure. (S’il faut que je le spécifie, je recevais le même montant par billet, quelle que soit la section.)

Il n’y avait dans le fond que les remplacements pour Pascal Henrard, Fabien Major et Christian Vanasse qui pouvaient me donner un salaire (presque) honnête. C’est que pour des textes d’opinion, il est plus facile de gérer son temps, contrairement à une chronique au sujet de ce qui se passe dans la blogosphère où on n’a pas le choix de faire beaucoup de veille (ça bouffe du temps) et une chronique sur ce qui se dit sur le web par rapport à l’actualité (des fois, ça pouvait me prendre une heure juste pour trouver un sujet avec assez de substance pour faire un billet).

Je pense à un autre exemple. On m’a déjà approché pour travailler comme « ghost writer » pour des blogues créés dans le cadre d’une campagne de promotion d’un site. On m’a fait faire un test que j’ai réussi. Je devais écrire un texte de 500 mots (si je me souviens bien) en une heure avec un nombre assez élevé de mots-clés à y répéter. Par chance, le sujet concernait la politique, mais j’ai quand même été sur le gros stress pour y arriver. Si ça avait été autre chose que je connais moins ou peu, je n’aurais pas réussi à terminer en dedans d’une heure, c’est certain. On m’offrait 15 $ par billet et je ne devais pas écrire sur la politique…

Visiblement, il y a des gens pour le faire, mais dans tous les cas, la charge de travail est sous-évaluée, et dans le dernier cas le niveau de stress. C’est rire du monde que de payer 15$ pour une heure quelqu’un capable de faire ce genre de travail très intellectuel. Pour ce qui est de BV! et de Québec89, je n’en pense pas moins, même si je sais qu’en l’écrivant je perds toute chance de me faire réengager par eux. Mais bon, si leur modèle d’affaires implique de payer très modestement (en tout cas à mon goût) leurs rédacteurs, ça ne m’intéresse pas.

Ça me fait penser à un texte récent de Nelson Dumais, chroniqueur pour Technaute, sur Cyberpresse. Dans « Le cul-de-sac du Web 2.0 », il démontre clairement tout ce qui vient maintenant avec la rédaction et la diffusion sur les plateformes web, sans que le salaire soit au rendez-vous :

Dans mon cas, la rémunération à la pièce (pratique courante dans le cas de journalistes à la pige) est beaucoup moins généreuse et encourageante que dans les années 80 et 90.

Même avec des machines-journalistes pour écrire des articles simples, il faudra toujours des humains compétents, avec pour la plupart des études ou en tout cas de l’expérience, pour faire preuve de créativité et d’analyse dans leurs textes. Ne mériteraient-ils pas de se faire traiter un minimum aux petits soins?

(Photo : tayto971)

Ajout :

Texte intéressant à ce sujet de Mario Asselin :

http://carnets.opossum.ca/mario/archives/2010/03/combien_vaut_le_travail_dun_journaliste.html

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70 réponses à Travailler pour des pinottes sur le web

  1. vieux bandit dit :

    Selon moi (et mes critères là-dessus…) une « excellente maîtrise du français écrit » ne sera trouvée à ce prix-là que pour quelques mois, le temps que la personne se rende compte que son temps vaut davantage. Sans même parler des critères suivants! Je ne nommerai personne, mais il est très fréquent que de grandes entreprises offrent un taux horaire ridicule pour la relecture ou la révision. Parce qu’il y en a tant, des gens au français impeccable… et qu’au fond ce n’est pas si important… Hum! (Ce qui m’inquiète c’est que bientôt personne ne fera plus la différence, mais bon…)

    Je me suis fait volontairement (très naïvement!) exploiter de la sorte à ma sortie de l’université. C’est correct: j’ai beaucoup appris depuis! Malheureusement, le respect… il faut l’exiger, pas l’espérer. Ou enfin, ce qui est malheureux, c’est ceux qui ne croient pas valoir mieux…

  2. En effet, la valeur d’une plume de qualité est sous-estimée au Québec et ailleurs de nos jours.

    La solution, entre temps, est de faire un travail sans lien direct avec l’écriture, et d’utiliser nos temps libres pour faire quelque chose qui nous plaît vraiment, même si c’est bénévolement.

    Personnellement, plutôt que de faire 10$ de l’heure, je préfère être bénévole et faire ce qui me plaît, sans aucune responsabilité ni rien à devoir à personne.

    Continue ton bon travail, Renart, c’est apprécié.

  3. Danny dit :

    15$ par billet pour du ghostwriting qui ne te procurera pas la moindre publicité ???
    Il faut avoir drôlement faim pour accepter un tel «salaire». Je n’aimais déjà pas Rue89 (question de format), maintenant je doute de leur crédibilité.

    À 10$ de l’heure, mieux vaut pelleter les trottoirs des voisins, au moins on prend l’air…

  4. Pardon? Est-ce que j’ai bien lu moi là? C’est rire du monde offrir des emplois de la sorte. Les attentes des employeurs et la charge de travail des employeurs valent bien plus que le maigre salaire offert. Rendu là, aussi bien dire que c’est du bénévolat!

  5. vieux bandit dit :

    En y pensant, étrangement, je tire plus de fierté/satisfaction du bénévolat (professionnel) que je fais que j’en tirerais d’obtenir ce poste et d’en remplir les fonctions. Eh ben! Bénévolat, 34 (bon, 1 ici, mais je lui donne 33 points généraux pour tout ce qu’il m’apporte), emploi au salaire de misère, 0.

  6. Safwan dit :

    Et dire que pendant ce temps, les simples cassiers de la SAQ sont payés plus de 20 $ l’heure. C’est d’une injustice sans nom! Faut-il répéter que le salaire minimum est de 9 $ l’heure? Des journalistes payés tout juste au-dessus du salaire minimum: non merci!

  7. Dans la mesure où ce travaille ne nécessite pas une formation poussée, c’est plutôt raisonnable. C’est fonction de l’offre et de la demande, je suppose.

    J’imagine que plus la boite qui offre l’emploi est grosse et cotée, meilleur sera le salaire.

    C’est comme être serveur chez St-Hubert versus au Toqué.

  8. Air fou dit :

    Brigadier, comme le fait dire à son personnage de droite Anne Archet dans son dernier billet, – rien que pour traverser la rue -, est 20 % plus payant. Et t’as pas besoin de parler, Tu pourrais même porter une burqah.

    (Pis tsé, mène, t’as même pas besoin de changer de pyjama sti, tu resses chez vous. Tsé. Maïgne moué chu capab d’écrire.)

    Zed ¦)

  9. Je suis le gros méchant responsable de l’annonce de Québec89, et des tarifs payés à Renart – pour ses collaborations toujours appréciées (même si, apparemment, elles ne l’ont pas été à leur juste valeur).

    On peut penser ce que l’on veut de la valeur d’un texte (surtout, des siens). Ce qui fixe sa valeur économique objective, en fin de compte, c’est le revenu que ce texte permet de générer.

    Or, avec l’explosion d’Internet, et notamment la multiplication des blogues personnels, bénévoles et sans espoir aucun de rémunération – comme celui-ci -, l’offre de textes a explosé. L’offre de rédacteurs aussi. Une foule de gens, qui n’auraient jamais espéré auparavant vivre de leur plume, ont pris plaisir à s’épanouir sur leur clavier (et c’est tant mieux; c’est une grande réussite d’Internet que d’avoir donné une vitrine à autant de talents cachés, et d’avoir encouragé les gens à s’exprimer). On est passé de quelques pigistes spécialisés à une armée de rédacteurs prêts à offrir leurs services.

    La demande des lecteurs a, certes, aussi augmenté mais beaucoup, beaucoup moins vite. Et c’est essentiellement une demande qui ne génère aucun revenu – parce que les lecteurs s’attendent à tout lire gratuitement et, autant que possible, sans publicité s’il vous plait.

    La demande génératrice de revenus, elle, a très peu augmenté. Elle provient essentiellement de médias plus ou moins traditionnels, dont la situation économique générale s’est détériorée, quand elle ne s’est pas effondrée. Les médias web s’en tirent mieux – heureusement pour BRANCHEZ-VOUS! – mais ont des proportions qui demeurent très modestes par rapport aux grands médias traditionnels.

    Résultat inéluctable: la valeur économique moyenne des textes a baissé, et j’ai la douleur de vous informer que la tendance est loin de s’arrêter. J’aimerais bien payer tous mes rédacteurs plus cher; leur donner plus de temps pour fouiller, réfléchir et peaufiner leurs textes; faire relire leur prose par des réviseurs professionnels; rendre justice aux articles en les agrémentant d’illustrations créées sur mesure et de photos splendides. Mais quand je me lève le matin, mes préoccupations sont beaucoup plus prosaïques: comment maintenir le trafic sur un site quand la concurrence (pas tellement d’autres sites média, mais des blogues, de Facebook, de YouTube, de Twitter) prolifère; comment maintenir des revenus publicitaires quand les entreprises préfèrent transférer leurs budgets des achats de publicité vers d’autres formes de marketing (dont Google, Facebook, Twitter, YouTube – toujours les mêmes); et comment continuer à bâtir un environnement sain, respectueux et motivant pour des producteurs de contenu – incluant une rémunération juste pour des individus talentueux qui donnent plus que leurs heures.

    L’équation est à plusieurs variables, et la solution, si elle existe bien, passe obligatoirement par une gestion extrêmement – et parfois brutalement – serrée.

    On ne peut pas empêcher un coeur d’aimer: d’un côté, un rédacteur va se donner sans compter sur son blogue perso et son fil Twitter, alors que, de l’autre côté, il aura tendance à regarder comme « alimentaire » – et, donc, devant être rémunérées « à leur juste valeur » – toutes ses collaborations avec des entités commerciales. C’est humain et normal. Mais ce n’est pas en critiquant et, ainsi, en affaiblissant les-dites entités commerciales qu’on améliorera la situation économique des rédacteurs.

    D’ailleurs, Renart, tu me paies combien pour ce commentaire?

  10. Darwin dit :

    «Brigadier, comme le fait dire à son personnage de droite Anne Archet dans son dernier billet, – rien que pour traverser la rue -, est 20 % plus payant.»

    Anne riait justement des gens qui disent des choses comme cela ! Elle explique même qu’elle avait arrêté d’écrire dans la peau de ce « gros facho raciste et réactionnaire» parce que des gens la félicitaient de ses propos qu’elle voulait ironiques ! Elle dit qu’elle a eu du plaisir à jouer ce rôle «Jusqu’à ce que je me rende compte qu’on me prenait au sérieux» !

    http://annearchet.wordpress.com/2010/03/19/j-etais-une-crackpot-de-droite/

    Donc, citer son personnage ici, c’est citer un « gros facho raciste et réactionnaire» ! À chacun ses références…

  11. lutopium dit :

    Renart, je me doutais bien qu’un jour tu « dénoncerais » l’approche de ces « portails d’information ». Même Quebecor n’est plus disposé à bien rénumérer ses journalistes, préférant fonder une agence de pigistes (QMI).

  12. gillac dit :

    Je prend conscience des effets pervers de l’ouverture à tous de l’expression média qui sert merveilleusement d’outil de défoulement mais qui risque de nous priver à moyen terme de journalistes et chroniqueurs de qualité. Quelle ère de transformation nous vivons et combien les gouvernements sont en retard sur la société! merci monsieur Renart.

  13. Danie F. dit :

    @ Patrick Piera

    Ouais, ouais, l’offre, la demande, etc. Toujours est-il qu’il y a forcément un problème sur la gratuité du Web, et c’est principalement ce que Renart relève. Je crois qu’il faut repenser cette façon de procéder, on ne peut demander à des gens de s’humilier de la sorte, d’une certaine façon. Parce qu’il faut bien respecter les gens qui nous entourent en général, et particulièrement nos propres employés.

    Lorsque j’ai terminé mes études universitaires, j’ai dû faire du bénévolat pour acquérir un minimum d’expérience. Ce fut très instructif et passionnant. Je n’ai en aucun tant senti qu’on abusait de moi, parce que c’était du donnant donnant; j’allais répondre à un de mes besoins. Or, si on avait fait semblant de m’engager, c’est-à-dire qu’on m’aurait donné quelques pinottes, ça aurait tout de suite pris une drôle de tournure. Tant qu’à donner quelques dollars pour un travail en faisant semblant d’être honnête, ne donnez rien. La notion « d’obligation » (la différence entre du travail rémunéré et du bénévolat) ne sera donc pas la même: au moins quand tu n’es pas payé, tu es libre; tu peux faire davantage les choses à ta manière, tu peux arrêter quand tu veux, etc.

    Comme on dit, il ne faut tout de même pas vouloir le beurre, et l’argent du beurre.

    Moi, je paierais pour mes lectures sur le Web. Un abonnement, de .50, 1, 2$ ?
    Si je m’abonne à un blogue (ou journal, ou chroniqueur, ou n’importe qui) que j’aime bien, qui me coûte mettons un gros 1$ par mois, et que nous sommes 1000$ abonnés, ce serait des sous de plus pour le blogueur,et ainsi un meilleur contenu puisque ledit blogueur aurait le temps de nourrir son site puisqu’il ne serait plus obligé de travailler des 10$/heure, question de payer son épicerie.

  14. renartleveille dit :

    Vieux Bandit,

    « ce qui est malheureux, c’est ceux qui ne croient pas valoir mieux… »

    en effet. Moi même j’ai oscillé entre cette impression et celle de donner plus que je recevais.

    Marie-Catherine,

    j’ai la chance d’avoir un travail qui me laisse beaucoup de temps libre. C’est dans ce contexte que je voyais d’un oeil assez positif ce demi-bénévolat (?). Pour quelqu’un qui travaille seulement à la pige, c’est une autre paire de manches!

    Merci pour les bons mots.

    Danny,

    « À 10$ de l’heure, mieux vaut pelleter les trottoirs des voisins, au moins on prend l’air… »

    😉

    j’ai sorti un exemple du genre à ma copine, justement.

    Safwan,

    « Et dire que pendant ce temps, les simples cassiers de la SAQ sont payés plus de 20 $ l’heure. »

    les uns diront qu’il ne faudrait pas s’y comparer puisque ce ne sont pas des emplois dans le privé. Mais il faut rappeler qu’aujourd’hui 20$ l’heure à temps plein (les caissiers de la SAQ sont sûrement beaucoup à temps partiel) ce n’est pas non plus un salaire de riche. Très classe moyenne dans la moyenne…

    Vincent Sremed,

    je vais m’abstenir de te répondre, question de ne pas tomber dans un débat trop personnalisé.

    Air fou,

    pas certain de bien saisir…

    Patrick Piera,

    c’est tout à votre honneur d’être venu donner votre point de vue ici.

    « On peut penser ce que l’on veut de la valeur d’un texte (surtout, des siens). Ce qui fixe sa valeur économique objective, en fin de compte, c’est le revenu que ce texte permet de générer. »

    À la base, pour en juger, il me faudrait des chiffres. Mais je n’y ai pas accès. Mais avec les dernières nouvelles comme quoi les gens vont plus sur internet que dans les médias traditionnels, je me dis qu’il y a sûrement des revenus à la clé. Et je serais bien naïf de demander à ce qu’on me montre ses cartes…

    Je comprends tout ce que vous expliquez, mais ça revient au même, l’offre salariale est maigre et implique plus d’implication que ce qui est annoncé. Pour en arriver à payer moins que le salaire minimum (en calculant le vrai temps que ça prend), je me demande si vous ne devriez pas plutôt vous associer avec d’autres médias et offrir des stages au lieu d’emplois. Une idée comme ça.

    « Mais ce n’est pas en critiquant et, ainsi, en affaiblissant les-dites entités commerciales qu’on améliorera la situation économique des rédacteurs. »

    Je n’ai pas demandé un boycottage, et je ne parle pas de votre contenu, et surtout, je ne crois pas que je vais vous « affaiblir ». Si j’avais seulement ce pouvoir…

    Et puis, si quiconque mérite d’être critiqué parfois, pourquoi ça ne serait pas pareil pour les entités commerciales?

    Pour terminer, j’espère au moins que cela aura servi à ce que vous vous posiez quelques questions. On ne sait jamais, peut-être que ce débat provoquera une étincelle qui sera profitable.

    Lutopium,

    je n’avais pas de plan dans ce sens, mais avec un tel détonateur, difficile d’y résister…

    Gillac,

    « Quelle ère de transformation nous vivons »

    voilà bien le noeud!

  15. Le salaire horaire « officiel » pour ce genre d’emploi me semble suffisant, mais on sait fort bien que ce n’est qu’officiel…

  16. martine_h dit :

    Je suis très contente que tu abordes un sujet semblable. La plupart du temps, l’on entend dans nos médias des plaintes concernant les salaires de médecins ou autre fonctionnaires de l’état, mais jamais en ce qui concerne les petits salariés ou ceux et celles qui sont font floués à $10 de l’heure.

    Le coût de la vie ne fait qu’augmenter et les petits salariés qui font 35 heures semaines et plus arrivent à peine à rentrer dans leur budget. Ça on n’en parle jamais. J’ai fait plus de 20 d’années universitaires et je n’oserai pas dire ici combien je gagne. J’aurais trop honte.
    Je discutais justement hier du métier de journaliste pigiste avec une ex. journaliste. Je m’y intéresse pour quelque peu. Photographe aussi. Mais entendre de tel propos me décourage. Mais bon, je vais peut-être m’y mettre à temps partiel. Simplement pour essayer.

  17. Nicole dit :

    Merci Rénart pour ce billet, ça confirme ce que je croyais, et ça m’éclaire sur les choix de types de portails avec qui je pourrais collaborer. Un salaire horaire pour ce genre de travail c’est un peu illogique, ça me confirme également que bons nombres de compagnies se foutent pas mal de la gueule des gens.

    Je comprends que les contenus sur le Web sont nombreux, mais quand on est une entreprise qui veut se démarquer et qui souhaite offrir une qualité dans le contenu du portail, il faut être conséquent avec les choix que l’on fait et on ne prend pas d’innombrable collaborateurs pour les sous-payer. Vaut mieux en avoir peu mais bien les choisir et ainsi les payer à leur juste valeur et non pas à la valeur qu’ils peuvent rapporter!

    Je connais une couple de fonctionnaires que s’ils étaient payer à la valeur qu’ils rapportent en faisant ce qu’ils sont payé pour faire, même le salaire minimum serait un salaire trop généreux!!!

    Bref, c’est bien que tu aies partagé tes crottes que tu avais sur le coeur, ça évite à d’autres personnes d’éventuellement en avoir à ce sujet étant prévenues d’avance! ;o)

  18. nipournicontre dit :

    C’est bien parce que je sais que tu es de gauche et progressiste que je me contiens!

    10$/hre pour déblatérer sur le net, (x 40hres), c’est une crisse de belle paie par chez nous(chez les prolos).

  19. Air fou dit :

    Désolée, Renart, c’est que je venais de faire une petite visite chez Anne Archet, que tu as en lien quelque part.

    Elle a créé un personnage d’extrême droite auquel hélas, les gens se sont mis à croire, approuvant ses dires. Elle l’a détruit, puis ramené un instant pour le blogue, je crois. Le « type » se plaint du gaspillage de nos impôts qui paient les brigadiers 12 $ de l’heure « simplement pour traverser la rue ». Rejoint d’une certaine manière ce commentaire, « À 10$ de l’heure, mieux vaut pelleter les trottoirs des voisins, au moins on prend l’air… » (ou alors devenir brigadier!)

    Zed l’obtuse pataphysicienne même quand elle ne veut pas… ¦D

  20. Intéressant, Renart, que tu t’abstiennes de me répondre pour éviter de personnaliser le débat…

    Je ne vois pas en quoi le débat devrait et pourrait être personnalisé avec mon propos…

    En quoi est-ce que la notion d’offre et de demande mériterait la personnalisation du débat?

    Pourquoi est-ce que ce travail dont tu parles devrait faire exception à la loi de l’offre et de la demande ?

    C’est dommage, mais c’est comme ça que l’économie fonctionne en général… Fais-toi engager pour une grosse boite ou un journal plus commercialisé que BV et ton salaire augmentera, j’en suis pas mal sûr.

  21. @Danie F.

    «Moi, je paierais pour mes lectures sur le Web. Un abonnement, de .50, 1, 2$ ?»

    Pas moi. J’irais volontiers voir ailleurs.

    La beauté d’Internet, c’est que c’est encore l’un des seuls endroits au monde où il y a du gratuit et où l’on peut encore avoir une certaine liberté (que l’État essaie d’ailleurs de nous enlever de jour en jour).

  22. Nicole dit :

    @ Vincent

    La beauté d’Internet c’est que c’est un lieu où on a le choix! Si on veut payer pour avoir du contenu de qualité on peut le faire, si on préfère lire du gratuit sous prétexte qu’on paie déjà assez partout pour tout on peut le faire aussi.

    Moi j’aime mieux un contenu de qualité que toutes ses informations «savon» digne du Journal de Montréal (désolé pour ceux qui l’aiment, personnellement, j’aime mieux «lire» que «regarder» du papier journal, mais c’est un avis bien personnelle). Mais vois-tu même ce genre d’info se paie, il n’y a qu’à voir comment les divers magazines (7 jours, La semaine Echos vedettes, etc) se vendent, même les petits pains chauds ne font pas tant fureur!

    Et puis si on considère que le travail d’écrire un billet ne nécessite pas une formation poussée, il y a un gros problème dans votre perception de «formation poussée». Ce n’est pas parce qu’on écrit sur un blogue tout ce qui nous passe par la tête qu’on a la capacité d’écrire des billets de type informatif. Malheureusement, c’est peut-être ce que croient de nombreuses personnes et entreprises et alors souvent le contenu de ces portails laisse donc souvent à désirer.

    Mais ça me surprends que l’on puisse avoir une réflexion du genre que le salaire se calcule à la «formation poussée» que le travail exige. Vit-on sur la même planète??? C’est parce qu’il y a plusieurs emplois ou les gens sont sous-payés pour les connaissances qu’ils ont et vice versa.

    Au mieux on peut parler de compétences aujourd’hui quand on accompli un travail et parfois celles-ci ne sont pas acquises par la formation, mais par l’expérience. Il y a des emplois où la formation est nécessaire parce que la matière existe depuis des lustres et que bons nombres d’expériences ont été faites par le passé. Mais de nouveaux types d’emplois se génèrent, dans certains cas la formation est pratiquement inexistante.

    Est-ce que les infirmiers sont réellement payés par rapport à l’offre et la demande??? Mmmmh pas sûr! Pourtant entre un caissier à la SAQ et un infirmier il me semble que la formation est plus poussée dans un cas que dans l’autre. Et l’un est beaucoup plus sollicité et nécessaire que l’autre. C’est moi qui ne dois pas comprendre le système de «formation poussée» ici!

  23. Darwin dit :

    @ Vincent Sremed

    «Pourquoi est-ce que ce travail dont tu parles devrait faire exception à la loi de l’offre et de la demande ? »

    Aucun salaire au Québec n’est établi uniquement en fonction de l’offre et la demande. L’exception serait donc de laisser le salaire de ce travail être établi ainsi.

    Toutes les lois qui encadrent le travail (normes, SST, environnement, etc.) influencent le niveau des salaires. Les exigences des professions et métiers réglementés jouent aussi un tel rôle. Par exemple, le contingentement des facultés de médecine et les exigences parfois abusives aux personnes qui ont étudié hors Québec ont pour résultat (pour objectif, disent certains) de limiter l’offre de médecins et d’augmenter le pouvoir de négociation des médecins en raison de cette pénurie préfabriquée et de faire en sorte de faire augmenter leur rémunération.

    Je ne dis pas que je suis contre ces normes, bien au contraire, mais simplement qu’elles font en sorte de faire pencher drôlement la balance de l’offre et de la demande.

    Ce que fait Renart, et s’il allait plus loin en favorisant un regroupement des auteurs de blogues, pourrait modifier l’équilibre de l’offre et de la demande dans ce secteur, faire augmenter leur pouvoir de négociation et au bout du compte, les tarifs proposés. C’est loin d’être gagné, les gens visés étant en général assez individualistes, mais, cela n’est pas nécessairement impossible. Il existe d’ailleurs un organisme regroupant les pigistes.

    Bref, l’offre et la demande joue un rôle dans l’établissement des salaires, mais bien d’autres facteurs entrent en jeu dans ce domaine. Et je crois qu’il est encore permis de se désoler du résultat du principe aveugle qu’est l’offre et la demande, et de tenter de le combattre.

  24. @Nicole:

    «Est-ce que les infirmiers sont réellement payés par rapport à l’offre et la demande?»

    Non pertinent car il s’agit ici du public où l’État bloque la loi de l’offre et de la demande. Ils sont sous-payés à cause de l’État. Ils le sont bien plus au privé.

    «Au mieux on peut parler de compétences aujourd’hui quand on accompli un travail et parfois celles-ci ne sont pas acquises par la formation, mais par l’expérience.»

    Comme par exemple le travail de serveuse au restaurant, oui, j’en sais quelque chose. Mais malgré tout, c’est la loi du marché qui détermine les salaires au privé. Tu te fais un nom très connu dans le milieu, les médias te veulent, ils vont t’offrir plus parce que tu es en demande. Mais il ne faut pas demander à un petit journal qui ne fait pas de profit et que presque personne ne lit de donner un salaire plus gros qu’il est capable d’en donner. Si tu juges que tu mérites plus, c’est à toi d’aller offrir tes services à une plus grosse boite qui reconnaîtra ta compétence et ton expérience.

  25. @Darwin :

    En médecine, c’est l’État qui contingente les entrées dans les facultés et c’est l’État qui détermine les salaires des médecins comme ceux des infirmières. Les fédérations de médecins n’ont rien à voir dans la pénurie! Tout comme la fédération des infirmières n’a rien à voir avec la pénurie d’infirmières. Donc votre théorie du complot (combien de fois entendue d’ailleurs…) est fausse. Le résultat actuel de pénurie n’a que les mauvaises décisions administratives de l’État comme responsable…

    «Les exigences parfois abusives» ??? Elles sont pourtant les mêmes exigences que pour ceux qui étudient au Québec. Théorie du complot encore une fois (et aussi souvent entendue, une vieille rengaine). Pourquoi devrait-il y avoir deux poids, deux mesures? Accommodement raisonnable envers les immigrants? Mais c’est un autre sujet sans lien avec ce dont parle Renart. Dans mon village, nous avons un vieux médecin polonais (qui ne parle pas français) et un médecin colombien qui a passé comme les médecins québécois toutes les exigences, stages et examens. Cet été, nous aurons un nouveau médecin roumain qui aura satisfait aussi toutes les exigences québécoises (il lui reste à passer ses examens de français). 3 médecins étrangers sur 10, ce n’est pas trop pire il me semble… Désolé, mais ceux qui ne passent pas les exigences n’ont simplement pas la compétence requise pour être médecin au Québec. En tout cas, moi, entre un médecin étranger qui a passé ses examens et l’autre qui ne les passe pas, je choisirais le premier…

    Votre exemple ne tient pas la route de toute manière parce que les salaires des médecins et des infirmières seraient plus élevés qu’actuellement s’ils suivaient la loi de l’offre et de la demande. Dans le cas des blogueurs, vous voudriez qu’on intervienne plutôt pour augmenter leurs salaires ? Moi je ne suis pas d’accord. Laissons l’État le plus loin possible du privé.

    Mais je n’ai rien contre une association de blogueurs comme vous le proposez, à condition que cela ne devienne pas une obligation d’en faire partie pour bloguer, comme l’Union des artistes par exemple…

    Nous vivons vraiment dans un monde où les gens tiennent à sacrifier leurs libertés et à la confier tout entière dans les mains despotiques de l’État… Tocqueville avait tellement raison !

  26. @Darwin:

    [
    Digression, long addendum:

    C’est drôle qu’un médecin du Québec qui désire aller pratiquer en Ontario ou aux USA doive satisfaire toutes leurs exigences, passer les examens et obtenir le permis de pratique, mais les immigrants au Québec, eux, devraient avoir un passe-droit!

    Nivellement par le bas, encore une fois. La spécialité de la province de Québec (qui n’a que l’envergure d’un pays de cancres).

    La solution n’est pas de recruter plus de médecins étrangers, mais d’augmenter les admissions en médecine (et de les former selon les standards de la médecine nord-américaine), ce que le gouvernement refuse de faire. Il faudrait pour cela plus de professeurs de médecine, de meilleurs locaux, de meilleurs laboratoires, plus de milieux de stages et de meilleures conditions de travail. Je vous assure que c’est très loin d’être gagné parce que cela représente des coûts que l’État et que la population ne veulent pas assumer (refus d’augmenter les frais de scolarité, les taxes, les impôts, etc.)

    S’il y avait juste assez de médecins pour exactement combler la pénurie, chaque médecin ferait autant d’actes (parce que les médecins sont déjà à 100% de leur capacité), donc son salaire demeurerait inchangé. Par contre, avec plus de médecins, il y aurait plus d’actes parmi la totalité des médecins du Québec (parce qu’actuellement beaucoup de patients cherchent des médecins, donc beaucoup d’actes non faits), donc cela augmenterait la masse salariale versée à tous les médecins du Québec. Les dépenses de l’État en salaires pour l’ensemble des médecins seraient plus grandes malgré que les salaires individuels demeurent inchangés ou plus faibles. C’est pour cette raison que l’État refuse d’augmenter les admissions en médecine. Il faut arrêter de voir des complots partout…

    Coût d’un acte à l’urgence pour un examen ordinaire (vous consultez parce que vous avez mal à l’épaule par exemple qui pourrait être une tendinite, une bursite, de l’arthrose, une métastase osseuse, un cancer de l’apex pulmonaire, etc.) : 13,85$ par patient (incluant entrevue, examen physique, explications, conseils, prescription, rédaction de la note au dossier).

    Pour un examen principal à l’urgence (vous consultez parce que vous avez une douleur thoracique par exemple qui pourrait être un infarctus, de l’angine, une embolie pulmonaire, une pneumonie, un cancer, une douleur musculaire, etc.) : 27,60$ par patient (incluant les mêmes choses, mais plus long et incluant l’examen du cou-coeur-poumons-abdomen-membres inférieurs).

    Combien de tip une serveuse se fait par bière dans un bar achalandé de Montréal? 1$ pour 30 secondes de travail? Tant mieux pour elle, les gens sont prêts à payer plus pour le plaisir que pour la santé. Je ne demande certainement pas à ce qu’elle soit payée moins chère.
    ]

    Bref, on ne peut pas comparer des emplois différents ensemble (un travail intellectuel de blogueur mérite plus qu’un travail de barmaid, etc). C’est principalement la loi de l’offre et de la demande qui régit les salaires et c’est correct ainsi parce que c’est l’effet de la liberté. Aller à l’encontre, c’est chercher l’égalité selon des critères trop discutables et renoncer aux peu de choses qui restent libres dans la société.

  27. Darwin dit :

    @ Vincent Sremed

    Votre réaction contient de nombreux procès d’intention à ce que j’ai écrit…

    «Elles sont pourtant les mêmes exigences que pour ceux qui étudient au Québec »

    J’ai bien écrit «Je ne dis pas que je suis contre ces normes, bien au contraire ». Cela dit, de nombreux candidats acceptés par le Collège des médecins ne peuvent exercer la profession en raison du manque de lieux de stages (voir par exemple http://publications.msss.gouv.qc.ca/acrobat/f/documentation/2009/09-910-01.pdf ).

    Je savais bien que cet exemple vous ferais réagir. Quoique vous en pensiez, il ne s’agit pas de ma part de pensées conspirationnistes (j’ai d’ailleurs écrit «disent certains»), mais bien d’un exemple où le principe de l’offre et la demande est loin d’être le seul facteur déterminant dans l’établissement d’un salaire. Il en est aussi vrai de toutes les professions régies par un ordre professionnel, de tous les métiers réglementés (dans la construction ou ailleurs) et de bien d’autres professions (enseignants, par exemple). Et je ne suis pas contre, bien au contraire ! Il est essentiel de ne pas laisser l’offre et la demande être le seul critère d’accès à une profession et le seul déterminant de la fixation des salaires.

    «Votre exemple ne tient pas la route de toute manière parce que les salaires des médecins et des infirmières seraient plus élevés qu’actuellement s’ils suivaient la loi de l’offre et de la demande »

    Il s’agit ici d’une affirmation, pas d’une démonstration. L’État favorise la demande, par la gratuité des soins (et je suis pour, bien sûr) et contingente l’offre (par la réglementation et les contingentements). Les associations de médecins (je ne parle pas du Collège, mais des fédérations) regroupent ces travailleurs autonomes pour leur donner un meilleur rapport de force, comme un regroupement de blogueur pourrait le faire dans le cas qui nous occupe. Quels seraient les salaires des médecins sans tous ces facteurs qui accroissent la demande et diminuent l’offre ? Plus ? Je pense le contraire, mais nous ne le saurons jamais…

    «Dans le cas des blogueurs, vous voudriez qu’on intervienne plutôt pour augmenter leurs salaires ? »

    Ai-je écrit un mot dans ce sens ?

    «Laissons l’État le plus loin possible du privé. »

    Désirez-vous vraiment que l’État laisse toute la place au privé, même en médecine ? Pas moi ! Mais, je n’ai jamais écrit un mot qui va dans le sens d’une intervention étatique dans le domaine des blogues.

    «Mais je n’ai rien contre une association de blogueurs comme vous le proposez, à condition que cela ne devienne pas une obligation d’en faire partie pour bloguer, comme l’Union des artistes par exemple… »

    D’accord. L’association des pigistes dont je parlais n’exerce aucun monopole dans son domaine. Elle ne tente que de favoriser des meilleurs tarifs pour ses membres et offre aussi certains services.

    «Nous vivons vraiment dans un monde où les gens tiennent à sacrifier leurs libertés et à la confier tout entière dans les mains despotiques de l’État… »

    Quel est le rapport ? C’est un tout autre débat, où nous serions bien sûr en désaccord !

    «augmenter les admissions en médecine (et de les former selon les standards de la médecine nord-américaine), ce que le gouvernement refuse de faire »

    Les admissions ont doublé depuis 10 ans. Ce n’est peut-être pas suffisant, mais il est inexact de dire que le gouvernement refuse d’agir de ce côté.

    «C’est principalement la loi de l’offre et de la demande qui régit les salaires »

    Le principe de l’offre et de la demande joue bien sûr un rôle, mais il est loin d’être le seul : réglementation, histoire, valeur, rigidité des salaires, salaire d’efficience, productivité, différentiels compensatoires, rapport de force, beauté (il y a des études là-dessus !) et chance…

    «Aller à l’encontre, c’est chercher l’égalité selon des critères trop discutables et renoncer aux peu de choses qui restent libres dans la société. »

    Qui parle de cela ? Vous croyez vraiment que l’offre et la demande permet la meilleure répartition des ressources et des richesses dans un utopique monde de la concurrence parfaite et du libre marché ? Vous êtes donc contre la réglementation qui limite l’accès à votre profession. Pas moi.

  28. renartleveille dit :

    David Gendron,

    donc, si je comprends bien, pour toi, dans certains cas, un emploi qui demande un diplôme universitaire peut bien valoir seulement 10$/h?

    À ce compte-là, vaut mieux vraiment ne pas y aller à l’université.

    Martine_h,

    tu fais bien de pointer le fait qu’il faut payer ses dépenses avec son salaire. S’il y a bien un équilibre à atteindre en société, c’est bien celui-là.

    Nicole,

    quand je parlais de salaire horaire, c’était bien d’après un calcul des heures versus un montant alloué pour un « contrat ». Le problème c’est quand on juge un peu trop humblement la charge de travail.

    nipournicontre,

    « C’est bien parce que je sais que tu es de gauche et progressiste que je me contiens! »

    le principal, c’est que tu te contiennes parce que tu respectes mon espace…

    « 10$/hre pour déblatérer sur le net, (x 40hres), c’est une crisse de belle paie par chez nous(chez les prolos). »

    Désigner « rédacteur web » par « déblatérer sur le net » me semble seulement un jugement de valeur qui n’a pas sa place dans le présent débat.

    Et puis, s’il était seulement question de 40 heures/semaines… ce n’est souvent même pas le cas! Être pigiste, à ce que je comprends, c’est surtout de ne pas savoir chaque semaine combien d’heures on va faire et le prolo n’a pas ce stress-là. Mais je ne veux pas tomber dans la comparaison. Je trouve juste dommage que notre système fasse en sorte que le travail soit parfois si peu payé.

    En passant, pourquoi changer de pseudonyme chaque 2 commentaires?

    Air fou,

    j’avais compris pour ce qui est de la référence à Anne Archet, mais je ne comprenais pas de quel côté tu te plaçais.

    Vincent,

    sachant quel travail tu fais, je n’ai pas aimé lire ta première phrase :

    « Dans la mesure où ce travaille (sic) ne nécessite pas une formation poussée, c’est plutôt raisonnable. »

    Je trouve ça extrêmement insultant. Et c’est parce que je sais que ça ne me tente pas de personnaliser le débat.

    Sinon, je suis pas mal d’accord avec ce que Darwin écrit.

    ***

    C’est dimanche, ma seule vraie journée de repos, alors je vais en profiter pour faire autre chose qu’écrire. À demain.

  29. @Darwin :

    Je savais bien que vous écriviez votre commentaire pour me faire réagir, et j’ai préféré justement le faire pour rétablir quelques faits (vos insinuations de contrôle de la part des fédérations de médecins de la contingence et des médecins étrangers).

    «Ai-je écrit un mot dans ce sens ?»

    Je vous posais justement la question, votre opinion à ce sujet. Devrait-on agir socialement pour augmenter le salaire des blogueurs?

    «Désirez-vous vraiment que l’État laisse toute la place au privé, même en médecine ? »

    Ai-je écrit un mot en ce sens? Je dis que l’État devrait se tenir loin du privé. Pas que tout devrait être privé et je n’ai pas parlé de la santé (sujet amené par vous-même) mais bien des blogues, des médias, des restaurants…

    «Vous croyez vraiment que l’offre et la demande permet la meilleure répartition des ressources et des richesses »

    ? Ai-je parlé de répartition de la richesse? Le sujet était le salaire insuffisant des blogueurs… Un blogueur québécois payé 10$ de l’heure est un riche absolu comparé au pauvre du Mali. La répartition des richesses n’a rien à voir dans le sujet amené par Renart… On parle ici de la rémunération pour un service rendu dans une entreprise privée médiatique. Je ne crois pas qu’on doive enlever le salaire d’un joueur de hockey ou d’un travailleur de la construction pour le redistribuer à un blogueur ou à un journaliste, non. Est-ce que l’emploi de blogueur est si essentiel à la société que celle-ci doive en assurer le salaire ? Je ne crois pas, non plus. L’État n’a pas à s’en mêler selon moi et la loi du marché (incluant les associations, le talent, la beauté, et tout le tralala comme nous le disions et dont nous sommes d’accord) doit principalement s’appliquer comme pour les autres domaines du privé. Si l’entreprise ne paie pas assez, il y a trois choix : demander une augmentation (qui serait une redistribution interne de la richesse si l’entreprise fait assez de profits sans en redonner une juste part aux employés), quitter pour une autre entreprise qui paie mieux (ce qui peut forcer une entreprise à mieux vous payer si vous êtes talentueux et que vous attirez des clients) ou se chercher un autre travail dans un autre domaine. C’est le cas de la majorité des gens qui sont au privé et qui n’ont pas de sécurité d’emploi, pas seulement les blogueurs.

    @Renart :

    «Je trouve ça extrêmement insultant. »

    Désolé de te vexer, mais je pense que tu le prends personnel.

    Si j’avais eu un autre emploi, disons serveur dans un petit restaurant au salaire minimum, comme ma copine, est-ce que tu aurais trouvé mon opinion «extrêmement insultante»? Tu réagis non pas à mon idée, à mon opinion, en argumentant, mais à ce que je fais comme boulot, en laissant gonfler en toi l’émotion. Il est pourtant donné à tout le monde d’avoir mon emploi, dans notre société égalitaire. Je ne suis pas plus chanceux ou mieux né qu’un autre. C’est fini depuis bien longtemps le temps du pushing pour être admis à l’université dans mon domaine… Étant égal aux autres par nature, j’ai autant droit à mon opinion sans qu’on m’attaque personnellement selon ce que je suis ou fais dans la vie comme il m’arrive chaque jour d’entendre.

    PS : Il est étrange que tu aies mis un « sic » à ma faute que j’avais tout de suite corrigée d’ailleurs… Tu ne corriges pas ainsi ceux qui pensent comme toi dans tes réponses plus haut. J’y vois presque une attaque personnelle…

  30. Safwan dit :

    «il faut rappeler qu’aujourd’hui 20$ l’heure à temps plein (les caissiers de la SAQ sont sûrement beaucoup à temps partiel) ce n’est pas non plus un salaire de riche. Très classe moyenne dans la moyenne…» Je veux bien, mais le travail intellectuel que demande le journalisme n’a rien à voir avec le simple fait de «scanner» le prix de bouteilles d’alcool. Temps partiel ou temps plein, le débat n’est pas là. Le débat porte sur le taux horaire, point à la ligne. Tu affirmes qu’on ne peut comparer public (SAQ) et privé (la situation de journalistes). Or, le privé paie souvent plus cher ses employés dans beaucoup de domaines (informatique, pub, entre autres). Bien que je tienne compte de toutes ces subtilités, il n’en demeure pas moins que nous avons sur le fond la même opinion: 10 $ l’heure pour du journalisme, avec expérience et excellente maîtrise de la langue, c’est lus qu’indécent.

  31. Darwin dit :

    @ Vincent Sremed

    «Devrait-on agir socialement pour augmenter le salaire des blogueurs?»

    «Est-ce que l’emploi de blogueur est si essentiel à la société que celle-ci doive en assurer le salaire ?»

    Non, je ne crois pas que la société doive agir à ce sujet, ce qui ne m’empêche pas de déplorer la situation. Tout ce que j’ai suggéré à ce sujet est de changer le rapport de forces par une forme d’association de blogueurs. Le reste de mes commentaires visaient plus à démontrer qu’il est inexact de n’associer la fixation des salaires qu’au principe de l’offre et de la demande.

    Je déplore aussi qu’on se serve d’exemples malheureux pour amplifier le fait que la rémunération offerte aux blogueurs est insuffisante (brigadier ou caissiers de la SAQ) ou pour au contraire montrer qu’elle est suffisante (pauvres du Mali).

  32. @Darwin :

    On s’entend sur l’histoire des associations.

    «Je déplore aussi qu’on se serve d’exemples malheureux pour amplifier le fait que la rémunération offerte aux blogueurs est insuffisante (brigadier ou caissiers de la SAQ) ou pour au contraire montrer qu’elle est suffisante (pauvres du Mali).»

    Et je déplore que vous déformiez mes propos….

  33. Darwin dit :

    @ Vincent Sremed

    «Et je déplore que vous déformiez mes propos….»

    C’est involontaire. Comment interpréter autrement vos phrases : «Le sujet était le salaire insuffisant des blogueurs…Un blogueur québécois payé 10$ de l’heure est un riche absolu comparé au pauvre du Mali.» ?

    J’imagine maintenant que cela voulait dire que l’inégalité des revenus n’a rien a voir avec le sujet, mais je n’en suis toujours pas certain…

  34. renartleveille dit :

    Vincent,

    tu as raison, je le prends un peu trop personnel…

    Mais c’est pour ça que je ne voulais pas te répondre. En regardant ça a posteriori, je me dis que j’aurais dû ne rien te répondre tout court. Parce qu’en sachant que tu es dans les plus hauts salariés au Québec, il est trop facile pour moi de voir, sûrement à tort, mais je ne sais pas, du snobisme dans ta prise de position.

    Je ne sais pas si tu te rends compte, mais quand tu écris que ce travail « ne nécessite pas une formation poussée » et que « c’est plutôt raisonnable », tu dis qu’une formation universitaire et/ou de l’expérience et un certain talent ne valent pas beaucoup plus que le salaire minimum dans certains cas. Tout cela en rappelant que les emplois au salaire minimum ne demandent pas d’études, du moins pas plus qu’un secondaire 5 ou même pas. Et on ne peut pas mettre dans le même panier l’emploi de serveuse, puisqu’il y a du pourboire (je sais pas mal de quoi il en retourne puisque je travaille dans les bars depuis 20 ans — je sais qu’un bar et un resto ce n’est pas la même chose, mais quand même, ça ne semble jamais avoisiner le salaire minimum au bout du compte).

    « Il est pourtant donné à tout le monde d’avoir mon emploi, dans notre société égalitaire. Je ne suis pas plus chanceux ou mieux né qu’un autre. »

    Faux. À la base, il faut bien avoir été sélectionné, ce qui implique la sélection! Et il faut bien avoir quelques qualités et talents pour y arriver! Personnellement, je n’avais pas ces aptitudes, mais j’en ai d’autres, et par malheur elles sont moins bien considérées…

    « j’ai autant droit à mon opinion sans qu’on m’attaque personnellement »

    C’est étrange que tu considères que je t’attaque personnellement parce que je t’ai écrit :

    «Je trouve ça extrêmement insultant. »

    Pour ce qui est du « sic », je ne me souvenais plus que tu avais corrigé ta faute, et oui, j’ai plus tendance à pointer les fautes quand je me sens piqué. J’en suis vraiment désolé.

    Safwan,

    en effet, nous avons la même opinion. 😉

  35. @Renart :

    Non, je parlais spécifiquement de la job chez BV en ayant en tête que ce n’est pas une si grosse boite que ça capable d’offrir des salaires compétitifs. Pour moi, il me semblait alors raisonnable le 10-15$ de l’heure. Mais peut-être me trompe-je au sujet des profits de BV. Par contre, si par exemple la Presse payait ses journalistes à ce tarif en faisant beaucoup plus de profits, ce serait de l’arnaque à coup sûr!

    Le problème, comme pour beaucoup d’emplois, c’est qu’il y a beaucoup trop de gens qualifiés et pas assez d’emplois. Donc, cela influence les salaires à la baisse et l’employeur a le luxe de demander plus de compétences. Mon ex avait un post-doctorat en sciences humaines et je sais très bien ce que c’est que d’avoir de hautes études et de ne pas avoir un juste salaire… Être assistant de cours avec un doctorat en poche lui donnait environ 15-18$ de l’heure au maximum.

    Mon emploi du mot raisonnable ne voulait pas dire que je suis en faveur de petits salaires, mais que ce salaire était « raisonnable » puisqu’il correspond à la réalité déplorable du marché. Mauvais usage du terme peut-être. Si au contraire BV offrait 25$ de l’heure, soit le taux horaire d’une infirmière, ou 75$ de l’heure, soit le taux horaire d’un médecin de famille et d’un psychologue, j’aurais trouvé cela plus déraisonnable.

    Il faut en fait comprendre que peu d’emplois intellectuels sont payants au Québec, puisque cette province et les gens qui l’habitent valorisent le travail technique ou financier et piétinent toute forme d’élite ou d’aristocratie intellectuelle. De nos jours, pour faire de l’argent, mieux vaut étudier dans un DEP ou une technique au cégep. L’université peut conduire à la banqueroute.

    «À la base, il faut bien avoir été sélectionné, ce qui implique la sélection!»

    Et toi, ils ne t’ont pas sélectionné chez BV? Ce n’est pas à cause d’un don de la nature, mais à cause de mes efforts et de mes choix de vie qu’ils m’ont sélectionné. Tout le monde a eu la possibilité de faire les mêmes choix que moi avec tous les sacrifices que cela a coûté à ma jeunesse. Quand j’ai décidé en secondaire 3 que j’allais devenir ce que je suis devenu, en connaissant les conditions qui m’attendaient, j’ai tout fait pour y arriver, et je peux te dire que jamais je ne le referais aujourd’hui. Même chose quand j’ai passé mes entrevues, quand j’ai fait tous mes stages, tous mes examens, mes gardes de 24h, etc. J’ai l’impression qu’il me manque 15 ans de ma vie. Je peux te dire que j’envie aujourd’hui tous mes amis qui gagnent beaucoup moins que moi mais qui ont vécu 100 fois plus que moi jusqu’à l’âge de 30 ans. C’est seulement aujourd’hui que je commence à goûter au fruit de mes efforts, mais le temps est disparu. Passons à un autre sujet…

  36. « David Gendron,

    donc, si je comprends bien, pour toi, dans certains cas, un emploi qui demande un diplôme universitaire peut bien valoir seulement 10$/h?

    À ce compte-là, vaut mieux vraiment ne pas y aller à l’université. »

    Exactement! Généralement (sauf dans une minorité de cas), pour faire du cash, il ne faut surtout pas aller à l’université. Bienvenue dans la nouvelle économie!

  37. Et à l’heure actuelle, je prendrais bien le 10$ de l’heure…

  38. Darwin dit :

    @ Vincent Sremed

    « De nos jours, pour faire de l’argent, mieux vaut étudier dans un DEP ou une technique au cégep. L’université peut conduire à la banqueroute.»

    À http://www40.statcan.ca/l02/cst01/labor50b-fra.htm , on peut voir que les gains annuels moyens varient énormément selon le plus haut niveau de scolarité atteint :

    27 403 $ pour les gens ayant moins d’un baccalauréat;
    49 030 $ pour les gens ayant un baccalauréat;
    64 958 $ pour les gens ayant un certificat, diplôme ou grade universitaire supérieur au baccalauréat

  39. « Il faut en fait comprendre que peu d’emplois intellectuels sont payants au Québec, puisque cette province et les gens qui l’habitent valorisent le travail technique ou financier et piétinent toute forme d’élite ou d’aristocratie intellectuelle. De nos jours, pour faire de l’argent, mieux vaut étudier dans un DEP ou une technique au cégep. L’université peut conduire à la banqueroute. »

    Attention, ceci est un phénomène international, pas simplement Québécois. C’est la nature même de la nouvelle économie et le surplus de diplômés (là, j’admets que c’est plus le cas au Culbec) qui créent cette situation.

  40. D’ailleurs, je méprise les élites financières et intellectuelles!

  41. « 27 403 $ pour les gens ayant moins d’un baccalauréat;
    49 030 $ pour les gens ayant un baccalauréat;
    64 958 $ pour les gens ayant un certificat, diplôme ou grade universitaire supérieur au baccalauréat »

    Darwin, Vincent parlait des nouveaux diplômés. De plus, j’aimerais connaître les salaires médians…

  42. renartleveille dit :

    Vincent,

    merci de la mise au point, c’est noté!

    David Gendron,

    « Et à l’heure actuelle, je prendrais bien le 10$ de l’heure… »

    c’est sûrement parce que ta situation te permet de trouver ça alléchant. Pour ma part, ça serait régresser…

  43. Zoreilles dit :

    Je te suis très reconnaissante, Renart, d’avoir abordé ce sujet d’un si grand intérêt et tellement d’actualité qu’il a suscité de fort nombreux commentaires passionnés et la plupart du temps passionnants!

    Écrire a déjà été mon gagne-pain. J’étais une écrivain public (ce métier ne se féminise pas). C’était avant l’avènement du web 2.0. À ce moment-là, pour boucler mes fins de mois, j’ai écrit pour moins que le salaire minimum. C’était ça ou rien. Je comprends pour l’avoir vécu qu’on puisse accepter un salaire plus bas que ce que valent notre temps, notre talent, notre travail, nos efforts et notre créativité. Tous les métiers « artistiques » font face aux mêmes déchirements et ça me brise le coeur qu’il en soit ainsi. J’en étais arrivée à la conclusion que les mots, ça se donne mieux que ça se vend quand on ne s’est pas fait un « nom ».

    Mais ce je trouve dommage… et beaucoup plus dommageable… c’est qu’à force d’être mal payée et de vouloir travailler quand même à presque n’importe quel prix, j’avais fini par ne plus du tout avoir confiance en moi, professionnellement j’entends… C’est là que j’ai fermé boutique.

    Aujourd’hui, j’aime mieux participer bénévolement quand on me propose quelque chose qui m’emballe à tel point que je ne puisse refuser, même si on n’a pas les moyens de me payer. Pour gagner ma vie, je suis consultante en communication, c’est bien triste à dire, mais mon tarif horaire est quatre fois celui qu’il était à l’époque et je ne manque pas de travail. La différence vient peut-être du fait que j’ai changé de métier mais aussi et surtout parce que je ne ferai plus jamais de compromis sur le respect qu’on a ou qu’on n’a pas du travail de rédaction.

    Le web 2.0 a changé toutes nos façons de communiquer, de sensibiliser, de consulter, de s’informer, de lire et d’écrire. Pour le mieux, je n’en doute pas une seconde. Mais il faut rester vigilant, sinon on finit par croire qu’on ne vaut pas plus que ce qu’on nous paie. Il se trouvera toujours des gens pour accepter ce qu’on leur offre. Parce qu’ils ont faim et soif. De vivre de leurs mots surtout.

  44. webcure dit :

    $10/h c<est pas si pire quand on vois la job qu<y font

    une exemple de ce matin au hasard

    Sony expulse Linux de sa console de jeux PlayStation 3
    http://techno.branchez-vous.com/actualite/2010/03/console_playstation_3_sony_linux_expulse.html
    par Aude Boivin Filion

    Sony profite de la fin de la trêve hivernale pour expulser Linux de sa Playstation 3
    http://www.silicon.fr/fr/news/2010/03/29/sony_profite_de_la_fin_de_la_treve_hivernale_pour_expulser_linux_de_sa_playstation_3
    par Christophe Lagane

    BV:
    "Bien que la mise à jour 3.21 soit attendue jeudi prochain, ce n'est pas un poisson d'avril."

    silicon.fr:
    "La version 3.21 du firmware est attendue pour le 1er avril. Et ce n'est visiblement pas un poisson."

    BV:
    "L'entreprise nippone affirme que cette dernière est optionnelle, mais les utilisateurs qui refuseront de la télécharger devront se passer d'un certain nombre de fonctionnalités requérant cette mise à jour, telles que l'accès en ligne pour jouer ou le clavardage. Aussi, le lecteur Blu-Ray et la lecture des vidéos enregistrées sur un serveur Internet se feront désactiver."

    silicon.fr:
    "Certes, la mise à niveau reste optionnelle. Mais Sony prévient que sans celle-ci, l'utilisateur perdra un certain nombre de fonctionnalités. A commencer par l'accès au réseau pour jouer en ligne ou dialoguer. Le lecteur Blu-ray sera également désactivé ainsi que la lecture de vidéos stockées sur un serveur Internet."

    BV:
    "Évidemment, si l'utilisateur n'accepte pas la mise à jour 3.21 de la PS3, il ne pourra pas mettre la main sur les nouvelles fonctionnalités qui seront publiées après le 1er avril. Le plus important à savoir est certainement ceci: si un système d'exploitation alternatif est installé sur la PS3 et que l'usager désire effectuer la mise à jour, il devra sauvegarder ses données au préalable faute de quoi elles seront effacées."

    silicon.fr:
    "Et bien sûr, toutes les nouvelles fonctionnalités resteront invisibles sans la version 3.21 de l'OS. Quant aux utilisateurs qui avaient installé un OS alternatif et qui effectueront la mise à jour, ils devront entreprendre une sauvegarde de leurs données sans quoi elles seront perdues."

    BV:
    "La fermeture graduelle de la PS3 aux systèmes d'exploitation (OS) alternatifs s'expliquerait par la volonté de Sony à renforcer la sécurité de la console. «La désactivation de la fonction 'Autre OS' nous permettra de continuer à offrir la vaste gamme de contenus de jeu et de divertissements de Sony Computer Entertainment et ses partenaires sur un système plus sûr», explique Sony."

    silicon.fr:
    "Sony justifie cette initiative en expliquant vouloir renforcer la sécurité de l'utilisation de la PS3. « La désactivation de la fonction 'Autre OS' nous permettra de continuer à offrir le vaste gamme de contenus de jeu et de divertissements de SCE [Sony Computer Entertainment] et ses partenaires sur un système plus sûr », avance l'entreprise nippone."

    BV:
    "Linux est le premier à subir le contrecoup de cette initiative. Ce système permet de transformer la console de Sony en petit ordinateur, même si les usagers n'ont pas accès à toutes les ressources de l'OS open source."

    silicon.fr:
    "Au final, c'est Linux qui va pâtir de la nouvelle mesure. L'OS libre permettait ainsi de transformer une PS3 en véritable ordinateur même si l'ensemble des ressources du système n'étaient pas accessible."

    BV donne sony en lien mais la vrai source c<est silicon.fr… non????

  45. @Darwin :

    Les chiffres que tu donnes sont erronés puisque « en bas d’un baccalauréat » cela inclus tous ceux qui n’ont ni DEP, ni DEC, donc tous ceux qui ont lâché l’école en secondaire 3, etc.

    Il faudrait comparer des diplômés avec des diplômés.

  46. Darwin dit :

    @ Vincent Sremed

    «Les chiffres que tu donnes sont erronés»

    Écrivez à Statistique Canada pour vous en plaindre, j’ai indiqué la source.

    Je n’ai pas trouvé aujourd’hui les données spécifiques pour les niveaux intermédiaires, c’est vrai, j’espérais les trouver sur ce site, mais ce ne fut pas le cas. Mais je croyais que les différences très fortes suffiraient à montrer, à tout le moins, qu’il est inaxact de prétendre qu’il est vaut mieux étudier dans un DEP ou une technique au cégep qu’à l’université. Si vous avez des données plus précises pour confirmer vos affirmations, j’aimerais bien les voir.

    Vous pouvez chercher sur le site de la Relance pour les salaires hebdomadaires moyens pour les récents diplômés de la formation professionnelle et technique, et de la formation universitaire au http://www.meq.gouv.qc.ca/relance/relance.htm . J’ai choisi 2007, car c’est l’année la plus fréquente où les données sont disponibles pour tous ces niveaux.

    DEP : 587 $
    ASP : 605 $
    DEC : 611 $
    Bacc : 803 $
    Maîtrise : 1078 $

    Comme il s’agit de salaires d’entrée sur le marché du travail, il faut aussi tenir compte que les possibilités de promotion sont beaucoup supérieures pour les diplômés universitaires que pour les diplômés de la formation professionnelle et, dans une moindre mesure, technique.

  47. wannabeornotwannabe dit :

    Là est la question!

    Il y a deux ans, je me cherchais un emploi. Je suis tombé sur une offre de la cie TUPPERWARE. Pour un travail à 10$/hre sur la ligne de production, ils recherchaient un DEC… Et je suis sûr qu’ils ont trouvé la perle rare.

    À ce prix là, entre travailler sur la ligne de production Tupperware ou être un obscur rédacteur web, le choix est pas trop dur…

    Bonne continuation dans ton espace!

  48. renartleveille dit :

    wannabeornotwannabe,

    bon, c’était tous les deux commentaires, là c’est à chaque commentaire que tu changes de pseudonyme… Personnalité multiple?

    Comme j’écrivais précédemment autrement, un travail à temps plein « sur le payroll » c’est très différent du travail à la pige. Comparons des pommes avec des pommes.

    P.S. Juste comme ça, je vais peut-être me tanner de jouer à cache-cache…

  49. renartleveille dit :

    Zoreilles,

    désolé pour le délai…

    Juste pour te dire que pour moi ton commentaire ramène bien, au-delà de la logique mercantile de l’offre et de la demande, le caractère humain du marché du travail. Ce que semble oublier certains entrepreneurs…

  50. Sara dit :

    Personnellement, je ne suis pas à l’argent.

    Bien sûr, il en faut pour payer ses comptes mais je trouve qu’il est fichtrement plus important d’être heureux au boulot plutôt que de faire un job que pour le chèque qui vient avec.

    L’idéal étant d’aimer son travail pis que celui-ci soit bien rémunéré mais il se trouve que pour la majorité d’entre nous, cette situation n’est qu’une ‘inaccessible étoile’.

    10$ l’heure pour écrire, c’est bien peu, j’en conviens mais c’est crissement mieux que 15$ l’heure à se faire chier à jouer la bobonne de bureau…

  51. Darwin :

    Est-ce que les DEC de votre statistique sont seulement les DEC techniques (chiffre qui nous intéresse) ou incluent aussi les DEC généraux qui n’ont aucune valeur ?

    Vos chiffres n’indiquent pas le taux de placement dans son domaine par type de diplôme, ce qui est la statistique vraiment intéressante à connaître.

  52. tchendoh dit :

    Mais le problème Renart, c’est pas un peu que des gens comme toi (ou ton ancien toi) accepte des jobs sous-payés comme ça?

    Parce que tant qu’il va y avoir des gens prêts à travailler pour des salaires ridicules, c’est tous les auteurs talentueux/expérimentés/formés qui vont en souffrir.

  53. renartleveille dit :

    Tchendoh,

    « Mais le problème Renart, c’est pas un peu que des gens comme toi (ou ton ancien toi) accepte des jobs sous-payés comme ça? »

    t’inquiètes, c’est un questionnement que j’ai eu, mais beaucoup a posteriori, puisqu’au départ ça semble raisonnable comme salaire, avant d’avoir expérimenté. Et puis quand on te fait miroiter que tu vas te faire connaître, et que tu as déjà un travail ailleurs qui te permet de payer tes trucs, ça devient simplement un extra (et tu le crois sans conséquence). Et qui peut bien se targuer d’être un champion de la vertu à tout moment?

  54. renartleveille dit :

    Sara,

    je ne sais pas trop quoi répondre à ton commentaire, puisque la comparaison de la « bobonne de bureau » m’apparaît comme l’exemple de la nécessité. Parce qu’accepter de se faire payer parfois moins que 10$/h relève aussi de la nécessité (ou du luxe — pour quelqu’un qui n’a pas vraiment besoin de cet argent), même si ça semble plus agréable pour certains.

  55. tchendoh dit :

    Non, crois-moi, je sais ce que sait de devoir se mettre un peu de lube et de se pencher pour payer le loyer.

  56. renartleveille dit :

    Tant qu’il n’y a pas de la garnotte en plus dans le lubrifiant…

  57. Darwin dit :

    @ Vincent Sremed

    «Est-ce que les DEC de votre statistique sont seulement les DEC techniques (chiffre qui nous intéresse) ou incluent aussi les DEC généraux qui n’ont aucune valeur ?»

    Il est inexact de dire que les DEC généraux n’ont aucune valeur. Ils représentent parfois le niveau scolaire exigé pour certains emplois. Mais les données que j’ai indiquées ne portaient que sur les DEC techniques, puisque c’est de cela dont on parlait.

    Quant aux taux de placement, ils sont indiqués sur le site dont j’ai fourni le lien. Pour les DEC techniques, il faut tenir compte qu’environ le quart (26,5 % en 2007) des diplômés poursuivent leurs études, en général à l’université. Ces DEC servent en effet fréquemment de passerelle pour accéder à l’université. En plus, les universités accordent souvent des crédits pour les cours réussis dans ces DEC (programmes DEC-BACC).Au cas-où vous me posiez cette question plus tard, le taux de chômage moyen de ces diplômés ne fut que de 3,7 % en 2007.

  58. El' blogueux dit :

    Merci d’avoir le courage et les convictions de le dire. C’est terriblement frustrant de voir des listes de «qualifications requises» qui ne finissent plus pour des jobs qui sont payées à un taux horaire qui ne fait même pas le tour du cadran!

    De plus, sur Internet, en plus de la rigueur intellectuel, les rédacteurs sont appelés à avoir aussi des connaissances techniques parfois poussées. Et ça, ce n’est que rarement considéré.

    On devrait se partir un syndicat ou regroupement des rédacteurs web!

  59. renartleveille dit :

    Merci pour ce commentaire.

    « On devrait se partir un syndicat ou regroupement des rédacteurs web! »

    C’est une bonne idée en soi, mais je me demande si ça ne serait pas mieux de les intégrer tout simplement à l’AJIQ, si ce n’est pas déjà le cas.

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