Quand le « social » dans « média social » est seulement un appendice en attente d’exploser

Hier a été une journée des plus merdiques. Je vous passe tous les détails…

Comme à l’habitude, j’accompagnais mon café de quelques lectures, dont mes courriels. J’ai reçu une notice du service Qwitter, qui dresse une liste des gens qui ont arrêté de nous suivre sur Twitter. Étant donné que la réciprocité est importante pour moi, je me désabonne en retour, tout bonnement. Je le fais depuis assez longtemps avec parfois quelques petits pincements au coeur, sans plus.

Petit aparté, j’ai l’impression depuis quelque temps que parfois Twitter nous désabonne à des comptes sans qu’on le demande. J’ai l’impression de m’être désabonné à des gens en retour qui n’avaient pas arrêté de me suivre d’eux-mêmes. Ça serait fâcheux. Je me disais qu’il faudrait peut-être que je pose la question aux intéressés avant de cliquer…

Alors hier, étant donné qu’il y avait dans cette liste deux personnes que je connaissais bien, et depuis longtemps (en tout cas virtuellement), j’ai décidé d’en avoir le coeur net. Je leur ai envoyé un message en public puisqu’il est impossible de le faire en privé (en DM), comme on le sait :

@……… Voulu de ta part le désabonnement ou bug de Twitter? [JeDemandeMaintenantAvantDeMeDésabonner]

Un premier m’a répondu « Voulu » et je l’ai remercié avant de me désabonner. Le deuxième m’a expliqué son point (comme quoi c’est difficile de suivre beaucoup de monde — ce qui est très discutable, d’autant plus avec la possibilité de faire des listes) et a tenté ensuite de me faire la morale par rapport à ma politique de désabonnement. Il faut dire que j’avais plutôt mal réagi, allant jusqu’à dire que j’arrêtais de lire son blogue (promesse que je ne tiendrai pas). Mea culpa.

Jusqu’ici, tout va (à peu près) bien. C’est la réaction de certaines personnes qui m’a scié. À la base, le simple fait de considérer importante la réciprocité semble pour eux un blasphème, un tabou. Comme si c’était vraiment très stupide de ma part de voir négativement un geste aussi anodin et de réagir par la pareille. Comme si en faire état, c’était intimidant pour tous ceux qui me suivent, puisque ça ressemble à des menaces (j’en comprends alors que la peur de perdre des abonnés est très importante). Donc pour eux, c’est vraiment très agressant de lire un message sur Twitter à ce sujet… (même si ça s’adressait seulement à deux personnes impossibles à rejoindre autrement).

Pour dire vrai, je réagis de la sorte car je ne prends pas moins au sérieux le monde virtuel. Comme on peut lire le langage corporel, et entre les lignes lors des discussions de vive voix , etc. (pas toujours avec succès, j’en conviens), les interactions qui passent au travers des zéros et des uns sont aussi porteuses de sens. Briser un lien c’est le contraire de faire un lien. Désolé si je vous fais un magnifique truisme… Mais c’est pour illustrer bien platement que je crois encore qu’à la base de la communication il y a deux directions. Et il y a un beau mot pour dire ça en plus : bidirectionnel.

J’en viens à me dire avec tout ça que le terme « social » dans « média social » est seulement un appendice en attente d’exploser. Parce que si le « social » dans cette expression est vidé du rapport humain, par conséquent devenant seulement utilitaire, il ne reste que des médias (personnels) jouant le jeu de la concurrence comme les grands. À qui aura le plus de spectateurs, un peu moins anonymes qu’avec les autres médias (et ça aura été seulement ça la révolution 2.0?), à qui réussira à se bâtir le plus grand et le plus gros piédestal.

Pour l’instant, je ne mange pas de ce pain-là…

(Photo : arimoore)

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20 réponses à Quand le « social » dans « média social » est seulement un appendice en attente d’exploser

  1. modotcom dit :

    ce que j’admire chez toi Renart, c’est la constance de tes convictions; je crois effectivement que si la réciprocité est importante pour toi, tu dois l’appliquer et les gens devraient absolument respecter cela sans condition. En vertu de quoi une personne serait-elle vexée que tu te désabonnes de ses écrits alors qu’elle fait de même envers toi? Je suis plusieurs tweeteurs sans être suivie par autant; je ne m’y attends pas et cela me convient selon l’utilisation que je fai de cet outil qui est pour moi plus un fil de presse qu’une plateforme de dialogue. Finalement, j’aime énormément ton dernier paragraphe rappelant le rapport humain dans les médias sociaux. Heureusement que certains y pensent. S’il n’y en a pas, ce sont des pages web, de l’auto promotion. Merci d’être là, et pertinent.

  2. AlexDeTurris dit :

    « …et ça aura été seulement ça la révolution 2.0?), à qui réussira à se bâtir le plus grand et le plus gros piédestal. » Bien possible… Malheureusement.

  3. gillac dit :

    Cette chronique vient de me faire réaliser que le monde des médias sociaux (que je ne connais pas vraiment) a des protocoles différents de ma vie quotidienne. En effet, plusieurs personnes entrent et sortent de ma vie souvent sans que des gestes formels soient posés; on n’a donc pas à se dire que l’intérêt n’est plus là, ce qui est moins douloureux au moins pour celui qui est quitté. Il en va de même pour les personnes avec qui j’échangent des courriels et qui un bon jour quittent mon écran-radar en douceur.

  4. Vincent D. dit :

    Twitter, n’est-il qu’une grosse passe d’égo ?

    Je ne comprends pas pourquoi on devrait s’empêcher de « s’abonner » à un twitteux si ce dernier n’est pas abonné à soi. Je ne considère pas une relation de twitteux comme une relation d’amitié… Il me semble qu’on s’abonne seulement à l’autre si ce qu’il dit nous intéresse, non ? Je ne vois pas pourquoi l’intérêt devrait être réciproque. Qui a décidé de cette règle ? Idem pour les blogues. C’est comme si je lisais le blogue du sophiste Lisée et m’attendais à ce qu’il lise mon blogue en retour… Il en a rien à foutre de mon blogue. Idem pour les twits.

  5. Modotcom,

    je suis content de voir que tu considères la chose autrement que moi sans pour autant me juger.

    Ça fait du bien.

    Alex de Turris,

    bienvenue ici! Merci de commenter!

    Gillac,

    « En effet, plusieurs personnes entrent et sortent de ma vie souvent sans que des gestes formels soient posés; »

    bonne observation! Les relations sur les médias sociaux semblent un peu moins floues parfois, puisqu’il y a des officialisations, comme les abonnements sur Twitter, les « amitiés » sur Facebook et même, à une moindre mesure, les blogolistes sur les blogues. Il ne faut pas se surprendre que briser un lien de la sorte soit significatif pour certaines personnes, dont moi. Et je ne suis vraiment pas le seul.

    Vincent,

    tu fais la même erreur que les autres. Ce n’est parce que moi je trouve la réciprocité importante que je l’impose aux autres. Il n’y a pas de règle, mis à part envers moi-même. Je ne fais qu’être conséquent avec ma vision des choses.

    Si je me désabonne d’un compte parce que cette personne s’est désabonnée du mien et que ça la fâche, c’est son problème. Et au moins, cette personne est certaine que la raison de mon désabonnement n’est pas l’inintérêt de ce qu’elle publie sur Twitter. On peut voir ça positivement.

    Quand quelqu’un se désabonne à mon compte, je le prends, explicitement, comme : « je ne veux plus t’entendre! ». Ça m’enlève le goût d’ouvrir l’oreille de mon côté…

    Oui, je pourrais me désabonner au service Qwitter et en faire fi, mais ça me rattraperait, comme je l’ai déjà expérimenté. Je jasais avec quelqu’un sur Twitter et à un moment donné, je veux lui écrire en privé. Ça ne fonctionne pas parce que cette personne n’est pas abonnée à mon compte alors que je pensais que oui. C’était doublement fâchant.

    Désolé, mais je ne suis pas capable parfois de faire abstraction d’un signal qui me dit : « tu ne m’intéresses pas ». C’est dans ma nature.

  6. Esther dit :

    Pour ce qui est du point de vue de ton texte, tu connais déjà le miens mais je veux réagir à ta dernière phrase en commentaire: « Désolé, mais je ne suis pas capable parfois de faire abstraction d’un signal qui me dit : « tu ne m’intéresses pas ».  »

    Je pense qu’ici – ici: le réseau social – il est devenu plus facile de faire abstraction de ce qu’est une personne et de plutôt s’arrêter à ce que peut m’apporter une personne. C’est peut-être là même tout le fondement d’un réseau social. Il y a d’excellents stratèges web que je ne voudrais pas fréquenter dans la vraie vie parce qu’ils ont une personnalité que je n’aime pas mais dont les tweets me sont utiles, et également il y a des personnes avec qui j’ai eu vraiment du plaisir à discuter autour d’un verre mais que je ne peux pas suivre sur twitter parce que leurs tweets ne sont que pollution dans ma timeline (pollution au sens où ça ne m’est pas utile ni cohérent avec mon objectif d’utilisation de twitter).

    Alors oui à la conversation, au bidirectionalisme, à la réciprocité même, mais pas dans dans l’absolut, il y aura toujours pour moi des nuances et des exceptions et je me sentirai une obligation d’expliquer un « unfollow » uniquement à quelqu’un avec qui j’ai une relation d’amitié réelle et non uniquement virtuelle. Mais ça, c’est moi. 😉

  7. Sonia Sanfaçon dit :

    Au fond, je crois que les gens sont présents sur les réseaux sociaux pour des raisons différentes, toutes respectables, qui font que la question de la réciprocité est plus ou moins importante selon la raison de leur utilisation de ces réseaux. Donc, les différents points de vue au sujet de cette réciprocité sont tout autant respectables.

    Je suis tout à fait en accord avec l’opinion d’Esther, mais je comprends très bien ton point et ta réaction d’hier, Renart. D’autant plus que si j’ai bien suivi, tout ceci a commencé avec une simple question de ta part afin de vérifier si ces désabonnements étaient le résultat de bogue de Twitter ou plutôt un choix voulu, et tu t’en souciais car ça provenait de gens avec qui tu échanges de différentes façons depuis un bon bout. Cette question était, selon moi, tout à fait légitime, respectable et correcte.

    Je suis contente d’avoir lu ton billet, je comprends mieux ta réaction. Merci!

  8. Esther,

    je comprends très bien ton point de vue. La seule chose qui m’importe, c’est qu’on n’essaye pas de juger le mien et d’essayer de me convaincre qu’il est fautif.

    En tout cas, une chose est certaine, je ne me laisserais plus aller à poser une question de la sorte à quiconque, au risque d’en faire suer quelques-uns sans que je le veuille parce qu’ils penseront que je me suis désabonné alors que ce ne sera pas le cas.

    En tout cas, ce que j’espère, c’est que plusieurs considéreront un peu plus humainement les liens qui se tissent sur Twitter.

    Et je ne dis surtout pas que mon point de vue ne changera jamais. Mais je vais toujours essayer de garder en tête ce que j’ai écrit dans ce billet.

    Sonia Sansfaçon,

    bienvenue ici, avant toute chose!

    Oui, tu as très bien suivi!

  9. En passant, bien avant que je publie ce billet, une de mes abonnées m’a annoncé qu’elle allait se désabonner parce que j’ai cette opinion, qui n’est pas la sienne.

    S’il fallait que je me désabonne de toutes les personnes qui émettent des opinions contraires aux miennes, mon réseau serait bien plus petit…

  10. swanpr dit :

    Je ne viens pas mettre de l’huile sur le feu, mais je crois qu’une ou deux précisions sont nécessaires. En premier lieu, si j’ai pris la peine de te le dire avant de me désabonner, c’est pour justement t’éviter le questionnement. Je crois avoir été honnête avec toi, et transparente. De plus, tu passes sous silence l’essence même de mes DM et je trouve que tu réduis le tout à un caprice de ma part pour tourner mon désabonnement à ton propre avantage et ce avec mauvaise foi.

    Je prends la chance de les transcrire ici, tous les 3, mais pas le tien. libre à toi de publier:

    « et bien tu vois, je t’aime bien Pascal, mais en tant qu’être humain. là je crois que je vais prendre un break côté Twitter. »

    « t’as rien « fait », je ne partage simplement pas ta vision, et t’en parles et t’en parles et t’en parles et j’ai pas envie de ne plus t’aimer »

    « donc, un break pour moi, c’est tout. c’est pas un adieu. mais j’aime autant te le dire directement 🙂 »

    Tu parles du côté humain des liens tissés. Je n’aurais pu être plus claire. Peut-être devrais-tu les relire?

    Ça m’écoeure de tourner mon commentaire en éditorial personnel. Mais au risque de me répèter, je t’apprécie au niveau HUMAIN. Et j’ai de bons souvenirs de nos échanges passés, qui quoique marqués par les différences d’opinions ont toujours été respecteux et intéressants. Mais comme dans la vie, les liens sur les réseaux sociaux se font et se défont. Les fils commencent à être lousses pas mal de mon bord Renard.

    Pour finir, merci Esther, j’aime beaucoup ton commentaire, qui est très juste et lucide.

  11. Martin Groleau dit :

    Ah les réseaux sociaux. Encore bien difficiles de les définir, car je ne crois pas l’évolution de ces technologies de communication et l’évolution des phénomènes sociaux qu’elles engendrent n’ont pas encore atteint leur pleine maturité.

    Depuis quelque temps, je m’amuse à tenter de définir quelques types de profils de gens navigants de fils de fils.

    Selon moi, il y a les « tourtereaux » qui de minute en minute s’échangent en public des rhétoriques amoureuses qui dans la vraie vie se dirait plutôt dans un climat intimiste. Je n’ai jamais lu de telles discussions écrites par un groupe polygame, mais je présume que cela ne tardera pas.

    Il y a les « égarés » qui indiquent à tous leurs moindres déplacements, afin je présume, qu’ils trouveront quelqu’un pour les remettent sur le bon chemin en cas d’égarement.

    Comme Renart mentionne, il y a les « recordmans » qui tentent de jour en jour de battre leurs records personnels sur la quantité de leurs contacts. Pour eux, la qualité de leurs relations n’a aucune importance. Sur Facebook, ils ont tous accepté « mon amitié ».

    Il y a les « droitistes », les « gauchistes » et les « populistes ». Les deux premiers types tentent d’exprimer leurs idées politiques tandis que les derniers tentent par toutes sortes de moyens plus ou moins honnêtes d’imposer leurs idées comme s’ils avaient reçu une mission divine de coloniser les autres en croyant qu’ils sont les seuls à avoir des réponses.

    Il y a les « grands inquiets » qui demandent de temps à autre l’avis de leur public pour savoir s’ils doivent manger un bon spaghetti ou un macaroni gratiné. Malgré l’avis de plusieurs, ils s’aventureront plutôt à manger des hot-dogs.

    Il y a les « fidèles aux théories conspirationnistes ». Ils croient que la fin du monde est pour survenir chaque mois comme si cette fin se jouerait sur autant d’épisodes qu’il y en a eu dans la série « Virginie ».

    Il existe des milliers d’autres types de personnalité. Cependant, il semble que la grande majorité des gens utilise les réseaux sociaux pour diffuser à tout vent leur personne comme une marguerite le fait si bien avec ses pappus. Ce qui heureusement n’est pas le cas pour tous. Il est bien agréable de lire des arguments intéressants de d’autres personnes comme sur ce blogue.

    Comme mentionnait Gillac, les relations personnelles non virtuelles évoluent dans le temps et il est souvent difficile de savoir lorsqu’elles ont réellement commencées ou se sont terminées. Sur le Web 2.0, les « mises en relations » ou les brisures sont souvent plus spontanées et claires.

    Ne devrions-nous pas mettre plus d’énergie à relancer une vieille relation avec un ami d’enfance qu’à tenter de valoriser nos multiples relations virtuelles? Peut-être que la société en est rendue ailleurs. Si c’est le cas, finalement le terme « réseaux sociaux » a peut-être une plus grande signification qu’on pense.

  12. swanpr,

    je ne comprends pas ton discours sur l’« humain ».

    Nos rapports et liens ne vont pas plus loin que le monde virtuel. Quand tu dis, « en tant qu’être humain », c’est simplement une perception basée sur ce que tu as lu de moi, ici et sur Twitter. L’être humain que je suis s’y exprime, alors ce que tu n’aimes pas n’est pas moins humain, au contraire.

    Et en plus, ce qui t’agresse tant, ce que j’explique dans mon billet, c’est doublement humain, si on peut dire que l’humain est un être sensible, contrairement à un robot, par exemple.

    Si j’ai parlé ouvertement de tout ça sur Twitter (après les deux messages aux deux personnes qui s’étaient désabonnées), c’était pour m’extérioriser, pour avoir peut-être quelques appuis, une « écoute », ce que j’ai eu, même par des gens qui ne partagent pas ma vision (et toi en passant tu ne m’as démontré que le fait que ça t’excédait, que je t’énervais — tellement que tu as décidé de me « flusher » au final). Quand même, quand quelque chose nous touche, n’est-ce pas bien d’en parler? Et j’ose croire que l’amitié, même virtuelle, est faite de générosité et d’ouverture.

    « Les fils commencent à être lousses pas mal de mon bord Renard. »

    Moi aussi. Si tu n’es pas capable d’accepter le fait que je sois humain, donc que je puisse faire des erreurs à ton sens, m’emporter trop à ton goût, écrire des trucs que tu aimes moins une journée, etc., et que tu n’es pas capable de juste passer par-dessus (de simplement « scroller »), continue de ne pas me suivre, c’est tout. Tu peux même arrêter de lire mon blogue si ce n’est pas déjà fait. C’est ça la beauté de la chose, personne ne t’oblige à rien.

    Mais, s’il te plaît, n’essaye pas de me faire croire que tu m’apprécies « au niveau HUMAIN », j’ai la fâcheuse impression que tu me flattes simplement dans le sens du poil. Ça va quand on ne s’en rend pas trop compte, sinon c’est à la limite d’être insultant. Tu m’apprécies ou tu ne m’apprécies pas. Et en ce moment, tu ne m’apprécies pas, voilà! Pas besoin d’enrober tout ça d’un discours envoûtant…

    Sur ce, je m’éternise. Bonne continuation.

    Martin Groleau,

    « Cependant, il semble que la grande majorité des gens utilise les réseaux sociaux pour diffuser à tout vent leur personne comme une marguerite le fait si bien avec ses pappus. Ce qui heureusement n’est pas le cas pour tous. »

    personnellement, je n’ai rien contre ça, c’est même à la base de l’intérêt qu’on les médias sociaux, si on accepte dans la définition de « leur personne » toute sa créativité, pas juste le partage de ses statuts triviaux, genre.

  13. Bertrand dit :

    Je vous lis, Renard, sans être abonné à aucune de vos prolongations «virtuelles», parce que vous m’êtes intéressant. Il ne me viendrait pas à l’idée de cesser de vous lire sur une seule discordance de pensée. Un jour, bien sûr, je cesserai, ou je serai moins systématique dans mes visites. Quand vous m’apporterez moins que le temps que j’investis à vous lire. Mais justement, la culture des médias sociaux m’intrigue mais je n’ai pas de réseau «virtuel». Aussi, je vous lis entre autres parce que vous en traîtez. Entre autres.

    Rien ne m’a plus rassuré, l’autre jour dans l’autobus, quand j’ai entendu un jeune qui avouait à ses amis, sans remord, qu’il désactivait ses «amis virtuels» qui refusaient de lui parler dans la «réalité». Ça donnait : «Ah! lui, il ne me parle pas quand je le vois, je l’ai flushé de mes contacts Facebook. J’haïs ça le monde de même.»

    On passe tous à autre chose quand ça nous ennuie, c’est humain. Mais souvent, ça nous prend un prétexte pour ne pas faire de peine. Avant, on disait manquer de temps. Aujourd’hui, il faut trouver une argumentation qui ressemble à une justification. Pas sûr que ce soit seulement un tabou. Virtuel mais rationnel aussi! L’humain n’aime pas le rejet.

  14. Bertrand,

    bienvenue pour une première fois dans ma section commentaire!

    L’exemple du jeune que vous donnez me semble assez représentatif. Il me semble que la personne qui se fait « flusher » pour cette raison n’aurait pas à rouspéter. Ça me semble aussi vrai pour ce qui est d’un événement virtuel.

    « L’humain n’aime pas le rejet. »

    Pour certains, je dois sembler un champion dans cette catégorie, et ceux qui s’en sacrent comme l’an quarante du rejet sont bien chanceux…

  15. gillac dit :

    J’ai aimé la qualité des interventions sur le sujet.

  16. Martin Groleau dit :

    Renart,

    Ta réflexion sur mon commentaire sur les pissenlits qui dispersent leurs pappus m’a fait comprendre que mon exemple n’était pas parfait. Contrairement à certains, le pissenlit sème à tout vent quelque de très important pour lui… car après lorsqu’on le regarde, il semble bien dépourvu.

  17. Je fais la même méthode que toi , sauf que je ne préviens plus quand j’unfollow et simplement pour cette raison , une autre raison c’est qu’un simple unfollow ma valu 6 mois d’harcèlement , nous nageons en plein dans l’humain et les résultats ne sont pas toujours amusant …

  18. Eve-Catherine,

    quand j’arrête de suivre quelqu’un, la bisbille est déjà prise… Pas besoin alors d’avertir, c’est le dernier clou sur le cercueil!

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