Quand la chimie ne fait pas bon ménage…

 

Étant le père d’une petite fille de presque 3 ans, cette nouvelle m’a frappé de plein fouet :

Une exposition élevée au bisphénol A (BPA) durant la grossesse est associée à des troubles comportementaux et émotionnels chez les enfants de trois ans, et ce, particulièrement chez les fillettes, montre une étude américano-canadienne.

Et pour être franc, ce n’est pas tous les jours facile avec ma fille, sûrement comme la plupart. J’en ai parlé ici voilà pas si longtemps dans mon billet « Pas simple d’être le parent d’un BABI », et la lecture des conclusions de cette étude ne va pas sans me troubler.

C’est que le sujet des produits chimiques dans les produits de consommation courante et dans l’environnement me parle beaucoup. Et plus ça va, plus on démontre qu’ils ne sont pas sans danger.

Il me semble assez évident que de plus en plus les enfants sont difficiles. Ça semblait plus facile pour nos grands-parents même avec des familles nombreuses alors qu’aujourd’hui les familles nombreuses sont plutôt rares, étant donné que même seulement un enfant c’est tout un contrat. Je ne peux pas m’empêcher d’y voir un lien avec la nouvelle plus haut, qui vient mettre la cerise sur le gâteau du problème global (enfin, jusqu’à une nouvelle étude…).

Une chose est certaine, nous sommes encore loin du principe de précaution

 

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3 réponses à Quand la chimie ne fait pas bon ménage…

  1. Raman dit :

    Salut,

    De un, je pense que les grosses familles finissaient par s’auto-gérer : les plus vieux s’occupant des plus petits. Et puis aussi, les petites crises d’égo qui peuvent accaparer toutes les ressources des parents d’aujourd’hui étaient moins fréquentes à l’époque. C’est dur de d’accaparer toute l’attention quand tu as 10 frères et soeurs pour te remettre à ta place. Alors tu apprenais à prendre ton trou. Si on me demande, plus les familles sont petites, plus c’est difficile à ce niveau.

    Je suis par contre de plus en plus certains que les agents pétrochimiques causent beaucoup plus de tort qu’on ne le pense : des plastiques aux pesticides.
    Moi, ce qui me fait littéralement capoter ces temps-ci, ce sont les gens qui tombent comme des mouches autour de moi, victimes de cancers. Ma mère l’année passée, puis tout plein d’amis et de connaissances, souvent dans la jeune cinquantaine. J’en perds le sommeil. Et je ne doute pas que ces agents pétrochimiques soient aussi responsables de troubles neurologique.
    Quand on sait ce que font ces agents dans l’organisme, où ils interfèrent dans la construction moléculaire depuis la conception… Tout cela étant bien démontré.
    (Par contre, je n’ai rien vu en termes d’études sérieuses concernant d’autres formes de causes environnementales à date : par exemple le courant électrique, le wi-fi, les vaccins, les antibiotiques ou l’eau de robinet. En somme, je ne suis pas de ceux qui croient pas que toute la modernité est responsable…)

    Je commence à croire que pour moi et toute la génération nourrie aux biberons, ça part bien mal. Quand à mon petit de 2 mois, j’espère qu’il pourra vivre moins intoxiqué que nous. Et j’espère pouvoir le voir grandir un bout.

  2. Vincent dit :

    Pour avoir lu l’étude, elle n’est pas scientifiquement très convaincante.

    Cette étude a une très faible puissance (total 239 cas étudiés seulement sur les 468 initialement enrôlés et plusieurs données non complétées par les parents), peu de résultats significatifs (voir les tableaux des résultats et les indices de confiance 95%), et les échelles de mesure de comportement complétées (ou non) par les parents peuvent être questionnées.

    Au plus, elle suggère peut-être une association, chez les filles exposées durant la grossesse, mais demande des études plus étendues et de plus forte puissance pour conclure en une association définitive et surtout causale.

  3. gillac dit :

    J’ai déjà discuté de ces questions avec un ami que je considère comme un grand scientifique. Comme médecin et physicien, il lit énormément sur les études et recherches en cours et à ce moment-ci, il a la conviction qu’il est rare que des problèmes de santé, sauf ceux à la naissance, soient liés à un seul facteur. Pour lui, l’hérédité, les habitudes de vie, l’environnement physique, l’environnement émotionnel, l’exposition à des contaminants, etc. sont cumulativement des facteurs d’influence. Ayant eu un enfant affecté d’une maladie chronique, il m’a conseillé d’agir sur les facteurs que je pouvais contrôler dont l’environnement émotionnel et les habitudes de vie et de faire confiance aux ressources extraordinaires du corps humain et de la médecine.

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