Pas simple d’être le parent d’un BABI

 

Comme parents, Douce et moi, nous ne nous attendions pas à avoir une petite fille difficile, puisque nous étions tous les deux, selon les dires de nos parents, des enfants très faciles. Charlie, bien qu’elle soit une enfant extraordinaire pour beaucoup de raisons, nous en a fait voir de toutes les couleurs… et encore aujourd’hui!

Devant une enfant difficile, il est bien clair que les parents ne cessent de se remettre en question, quand ce n’est pas les autres parents qui en rajoutent une couche : ça va tellement bien avec leurs propres enfants, ils ne comprennent pas! Ou encore : c’est normal, c’est difficile pour tous les parents! La belle affaire…

Rétrospectivement, nous aurions aimé savoir ce que nous avons su hier, comme quoi notre petite est vraisemblablement un BABI : un bébé aux besoins intenses. Après avoir lu le descriptif, nous comprenons beaucoup de choses maintenant.

Le BABI est hypersensible, intense, exigeant, imprévisible, toujours actif et épuisant, entre autres. Charlie ne correspond pas à tous les critères, mais les concordances sont assez représentatives pour que nous puissions la considérer comme telle :

Un bébé peut ne pas présenter toutes les caractéristiques, mais seulement quelques unes, sur une même période. Si c’est le cas, alors il fait peut-être partie de ces bébés qui ont encore plus besoin de patience, de tendresse et d’attention que les autres.

Et ce n’est pas pour nous décourager, au contraire. Elle est comme elle est et nous devons l’accepter. Et ça nous enlève un poids sur les épaules, et notre sentiment de culpabilité d’avoir l’impression d’être de mauvais parents…

À partir d’aujourd’hui, il n’est pas question de s’en laver les mains, mais bien de se relever les manches.

En espérant que ce billet aidera d’autres parents.

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14 réponses à Pas simple d’être le parent d’un BABI

  1. Nicolas dit :

    Ma première fille (6 ans cette année) aussi était un bébé aux besoins intenses. On a vécu l’enfer tout au long de sa première année. Peu de sommeil, des périodes d’éveil interminables, des pleurs en abondance, des comportement extrêmes dès qu’elle nous perdait de vue… ça s’est tassé dès qu’elle a été en mesure de mieux communiquer, autrement que par les pleurs.

    Il faut tout de même mentionner que ces bébés donnent des enfants merveilleux, allumés et très attachés à leurs parents. Ma fille est extrêmement affectueuse et très créative. Il faut toutefois surveiller ses trop plein d’émotions, qui la font passer du rire aux larmes en quelques secondes.

    Ma deuxième fille (5 mois) n’a pas cette caractéristique, mais elle pourra profiter de tout l’amour que sa grande sœur aura à lui donner.

  2. Nicolas,

    « Il faut tout de même mentionner que ces bébés donnent des enfants merveilleux, allumés et très attachés à leurs parents. Ma fille est extrêmement affectueuse et très créative. Il faut toutefois surveiller ses trop plein d’émotions, qui la font passer du rire aux larmes en quelques secondes. »

    c’est un bon portrait de ma fille, ça! 😉

  3. gillac dit :

    Votre écrit m’a beaucoup touché même si je vis une situation fort différente mais qui se rejoint par certains aspects. D’ailleurs j’aurais envie de modifier le titre par « Pas simple d’être parent ». À l’âge de 10 ans, la vie de mon fils a basculé suite à un diagnostic de maladie chronique. Depuis 25 ans, il nous apporté toutes sortes d’inquiétude, peu de bonnes nouvelles et a nécessité de notre part des investissement de toutes sortes. Puis un jour j’ai commencé à me plaindre à un ami de notre « mauvais sort » et qu’il était surement plus plaisant d’être parent d’un Alexandre Bilodeau. C’est alors que celui-ci m’a répondu ceci: avez-vous déjà pensé que vous étes les parents dont cet enfant a besoin…

  4. rainette dit :

    j’ai compris adulte que mon frère était comme ça. On a 2 ans de différence. J’étais très jalouse quand il était bébé de tous les soins que mes parents lui accordaient….oui je m’en souviens très bien. Mon père m’a dit plus tard qu’ils n’avaient pas le choix de s’en occuper, il pleurait toujours et était inconsolable.

    C’est bon à savoir si jamais vous avez un 2e enfant pareil, pour ne pas que la petite se sente négligée. Ça prendrait 3 ou 4 parents pour chaque enfant idéalement.

  5. gillac dit :

    @rainette
    En fait, l’idée que ça prend un village pour élever un enfant n’est peut-être pas bête du tout…

  6. Gillac,

    « D’ailleurs j’aurais envie de modifier le titre par « Pas simple d’être parent ». »

    bien sûr que c’est difficile pour beaucoup de parents. Mais l’idée ici est de pointer une raison qui n’est vraiment pas évidente, contrairement à une maladie physique diagnostiquée par un médecin. Un BABI n’est pas malade, il est juste intrinsèquement comme ça. Tout cela dit sans vouloir avoir l’air de me plaindre : un BABI n’est rien comparé à un enfant malade…

    Rainette,

    « Ça prendrait 3 ou 4 parents pour chaque enfant idéalement. »

    en effet! Mais malheureusement, les communes ne sont plus à la mode… 😉

  7. rainette dit :

    il y a ou avait les kiboutz , mais ici ce n’a jamais été la mode.

    Un BABI pour moi c’est l’équivalent d’un petit prématuré, ça demande plus de soins.

    Si tout le monde s’investissait, ce serait bien. Par exemple, t’es à l’épicerie et l’enfant de quelqu’un fait le bacon….au lieu de te pousser, essayer d’aider, des fois la voix d’un étranger ou une étrangère ça place le petit. Moi je leur fait des clins d’oeil des deux yeux (je sais pas si vous savez de quoi je parle….) et ça marche. Le petit essaie de faire pareil, il est concentré là-dessus.

  8. Danielle Lanteigne dit :

    Être la mère d’un bébé difficile qui a un bébé facile , la culpabilité se poursuit.
    Danielle

  9. Sourimimi dit :

    Un enfant est une boite à surprise,on ne sait jamais ce qui en sortira.
    Il y a 27 ans nous avons eu notre 3ieme enfant,un beau garçon en parfaite santé
    du moins au premier examen,et voila que le développement ne se faisait pas comme les autres après bien des questions et des inquiétudes le diagnostique est
    sorti « autisme »nous avons dû aussi relever nos manches et regarder l’avenir.
    Nos enfants ont fait beaucoup de sacrifice pour leur frère mais aujourd’hui c’est notre fièreté et il nous donne beaucoup de joie,il est en appartement est très autonome,comme je souffre de fibromyalgie sévère il vient m’aider à faire mon ménage et nous rend toutes sorte de petits service.
    Beaucoup de sacrifices mais en retours beaucoup d’amour.

  10. the Ubbergeek dit :

    Un peu de choses comme la simplicité volontaire pourrait faire des enfants moins égoistes, plus humble, etc..

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