Où est Mahomet?

Jusqu’où peut se rendre la susceptibilité des musulmans si les médias s’auto-censurent à l’extrême en interprétant outre mesure le tabou de la représentation de leur prophète Mahomet?

Dans un billet du blogue Poste de veille, on souligne avec raison que la presse états-unienne a renoncé à sa liberté, alors que le dessin qui orne ce billet a été refusé par une vingtaine de journaux :

Elle accorde un statut privilégié à l’islam, mis hors du champ de l’ironie et de l’examen critique, pour ménager les délicats sentiments des musulmans. La simple mention du nom de Mahomet sur une image où Mahomet n’est pas représenté est désormais hors limite.

Parce qu’il y a un message de capitulation derrière tout ça, et ne nous surprenons pas si un jour la proscription représentative gonfle par magie pour englober d’autres manières de critiquer l’islamisme.

Jusqu’à ce que finalement la charia contrôle tout?

Voilà où nous auront menés les bons sentiments…

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À lire aussi : Pourquoi j’ai retiré ma caricature?

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6 réponses à Où est Mahomet?

  1. Newton dit :

    IL (celui dont on ne prononce pas le nom) est aux toilettes?? :D. Je crois pas que l’islamisme a besoin de la charia pour tout contrôler. Il le fait bien sans… uuhhmmpf!

  2. Feel O'Zof dit :

    Je ne sais pas s’il s’agit de capitulation de la part des médias occidentaux. C’est plutôt un désir de ne pas provoquer de conflit. Car dans cette bataille pour la liberté d’expression, à chaque fois qu’un média occidental sera game de représenter Mohammed, la riposte pourra être une ambassade incendiée. Parfois il est plus sage de se soumettre à plus fort que soi (ou à plus dangereux que soi) même lorsqu’il a tord. Mais en même temps, comme tu dis, jusqu’où va-t-on laisser les intégristes contrôler notre liberté d’expression?

  3. gillac dit :

    Il me reste quand même un sentiment que nos sociétés modernes en acceptant n’importe quoi au nom du pluralisme reculent actuellement au lieu de progresser vers une maturité colective capable de soutenir les valeurs développées au fil des années. Renier ses valeurs de liberté, de séparation entre l’église et l’état, de l’égalité homme-femme n’annonce rien de bon.

  4. lutopium dit :

    J’utilise cet espace simplement pour te dire que j’ai apprécié ton billet sur le Journal de Montréal et l’antisyndicalisme primaire de Ti-Karl Pédalo. Bravo.

    Non, je ne commente plus chez les 7.

  5. Newton,

    j’ai l’impression que tu as vu la dernière caricature que j’ai fait au sujet de celui-dont-on-ne-doit-prononcer-le-nom…

    Feel O’Zof,

    ton commentaire représente bien le dilemme dans lequel je suis empêtré.

    Gillac,

    oui, il s’agit bien en quelque sorte d’un reniement, malheureusement, puisque beaucoup ne le voient pas.

    Lutopium,

    « Non, je ne commente plus chez les 7. »

    tu n’es pas le seul et je ne comprends pas trop…

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