Les partis politiques comme freins à la démocratie

Ce que la crise au Parti Québécois a bien fait ressortir, ce sont les problèmes qui viennent avec les partis politiques et la question de la ligne du parti. Encore plus avec un parti comme le PQ où ce qui cimente les membres est le parti-pris pour la souveraineté du Québec. Alors, il est bien normal qu’à tous les autres sujets ils ne fassent pas bloc (sans jeu de mots…).

Parce qu’un parti, quel qu’il soit, reste une difficile tentative d’équilibre entre des individus dissemblables, malgré les points de convergences. Et le fait de son système hiérarchique n’est pas sans ajouter au problème. L’opinion d’un chef de parti est toujours possiblement discutable et c’est à sa discrétion d’en discuter ouvertement, voilà dans quoi se plongent ces femmes et ces hommes chez qui l’opinion est aussi importante (cela va de soi).

Alors, amusons-nous à détruire les partis politiques pour qu’il ne reste que des députés indépendants. À la place des partis, il pourrait y avoir des coalitions, destinées surtout à afficher les couleurs des candidats lors des élections. Ensuite, les députés seraient évidemment libres de voter lors des travaux et de se regrouper à leur guise selon leurs affinités, selon les questions soulevées.

Et j’y pense, pourquoi ne pas aussi abolir le poste de chef du gouvernement? De toute façon, comme partout, il y aura des députés qui réussiront à se démarquer pour être des meneurs pendant de courtes ou de longues périodes, selon les sujets. Et les élections se tiendraient à date fixe, bien sûr. Sans oublier qu’il faudrait que les coûts qui touchent à tout le processus démocratique soient partagés par tous, donc du domaine public.

Pour ce qui est de la finalité du processus de votation des lois, c’est là où la démocratie directe entrerait en jeu. Le peuple ferait office de Sénat. Chaque loi à adopter aurait à passer par un référendum. Et bien sûr, le processus devrait reposer sur une utilisation judicieuse, rapide, peu coûteuse et sécuritaire de la technologie (et tout citoyen devrait pouvoir exercer son droit de vote; donc, le gouvernement devrait aider le plus possible les analphabètes du numérique). Le pourcentage de participation ne serait pas important dans le sens où la décision appartiendrait à ceux qui se sont donné la peine d’y participer (et donc de s’y intéresser assez pour vouloir y participer — il n’y a pas très loin aussi l’idée du permis de voter). Ce qui de toute façon devrait être la même chose pour ce qui est des élections…

Je n’entrerai pas dans les détails du fonctionnement d’un tel gouvernement, cela donnerait un bouquin et le temps me manque, mais je crois que les talents des députés élus pourraient être mis à contribution de la meilleure manière possible par un processus hautement démocratique. Il me semble qu’un gouvernement de la sorte travaillerait pour (et avec) le peuple. Il me semble aussi que l’opportunisme n’y ferait pas son nid, comme on le voit actuellement.

Si la politique est le royaume du possible et n’a pas toute évacué sa part de créativité, il devrait être concevable de faire évoluer le système qui supporte la pratique, et ce, en phase avec les perspectives actuelles. La crise au Parti Québécois n’est qu’un symptôme du cynisme qui est aussi une crise en soi. C’est la preuve qu’il faut que les choses changent radicalement.

Je ne veux lire personne me dire que c’est impossible, puisque l’impossible est le dernier retranchement du cynisme.

(Photo : mcgraths)

Ajout :

À la lecture de cet article, je ne crois pas que les membres du mouvement citoyen Génération d’idées auraient tendance à être contre les idées que je lance dans mon billet :

http://www.ledevoir.com/politique/quebec/325110/il-faut-refaire-le-pari-de-la-democratie?

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20 réponses à Les partis politiques comme freins à la démocratie

  1. the Ubbergeek dit :

    En enlevant les partis, ils peut se passer des choses, comme une désunion des députés, les radicaux seront plus libres, etc… Mobocracie?

    Je vois les humains, et la loi de Sturgeons me viens à l’esprit; 90% de tout ne vaut pas grand-chose, alors.. où il y a de l’homme, il y a de l’homerie.

  2. reblochon dit :

    Toi, tu devrais relire le blog de Pierre Jc Allard sur sa vision de la politique avec des députés indépendants http://fr.wordpress.com/tag/pierre-jc-allard/ (tu lui demanderas les liens sur sa réflexion à ce sujet, c’était super intéressant)

    ou Adam Richard http://www.vigile.net/Democratie-v2-0 (que j’ai juste survolé)

    Déjà cela irait mieux si on avait un vrai chef d’état ET un chef de gouvernement pour que les pouvoirs exécutifs et législatifs soient séparés. Vive la république !

  3. Goberge Pirate dit :

    Je suis d’accord avec Ubbergeek pour dire que l’abolition de toute ligne de parti favoriserait les radicaux au détriment des modérés. Les modérés, par définition, parlent toujours moins fort que les radicaux, alors que ces derniers ont plutôt tendance à abuser de la provocation (le bon vieil appel au peuple des Romains).

    D’après moi, ce n’est pas tant le fait qu’il y ait une ligne de parti qui empêche la démocratie de s’exprimer, mais bien le fait qu’on l’utilise pour toutes sortes de décisions futiles. Si on limitait l’imposition de la ligne de parti aux seuls votes majeurs, ce serait déjà mieux.

    Pour ce qui est de l’idée de soumettre toute nouvelle loi à un référendum, il faudrait que ce soit TRÈS bien encadré, parce que sinon, c’est une autre porte ouverte à la démagogie. La Suisse est le seul pays, à ma connaissance, qui fonctionne de cette manière… et ils ont récemment voté par référendum l’interdiction de la construction de minarets. C’est aussi l’un des derniers pays occidentaux à accorder le droit de vote aux femmes en 1971! Au Canada, avec notre système archaïque et paternaliste, nous l’avions déjà fait en 1917.

  4. L'ambidextre dit :

    Je vois deux problèmes à cette démonstration :

    1) Ce n’est pas parce que les partis n’existent plus que les groupes d’intérêts, eux, ont disparu. Quand une loi passe en référendum, surtout si le taux de participation n’est pas important, il y aura une forte mobilisation des groupes de pression les plus directement concernés par le projet de loi soumis au vote. Ce sont donc les groupes les mieux organisés (comprendre fortunés) qui pourront contrôler le jeu référendaire. Et comme il est nettement plus facile de s’organiser pour faire obstruction que pour proposer, bien peu de lois comportant une dimension polémique risquent d’être entérinées.

    2) Chaque année, des dizaines de lois sont écrites, examinées et votées. Votre proposition suggère une mobilisation presque constante des électeurs, qui en outre, devront être capables de décoder les subtilités juridiques des projets de lois. L’évolution de la démocratie représentative doit justement permettre aux citoyens de déléguer une partie de leurs droits et devoirs à leur représentant élu, tout en demeurant vigilant et en leur offrant une panoplie de moyens pour manifester leur désapprobation (élection, pétition, manifestation, etc.)

    Les partis politiques permettent de réunir des citoyens engagés autour de grandes orientations et servent souvent de remparts contre des mouvements d’humeur irrationnels de l’opinion. En ce sens, ils ont leur utilité, même s’ils sont loin d’être parfaits.

  5. À la lecture de cet article, je ne crois pas que les membres du mouvement citoyen Génération d’idées auraient tendance à être contre les idées que je lance dans mon billet :

    http://www.ledevoir.com/politique/quebec/325110/il-faut-refaire-le-pari-de-la-democratie?

    the Ubberggek,

    « Mobocracie »?

    (Aussi, voir plus bas.)

    reblochon,

    en écrivant ce billet, j’ai eu effectivement une pensée pour Pierre JC Allard. C’était certain pour moi qu’il avait déjà écrit là-dessus. Pour ma part, j’ai torché ce billet d’un coup, pour le plaisir, en me disant que les commentaires termineraient de m’aider à peaufiner ma pensée de toute façon.

    Je crois depuis longtemps en une démocratie technologiquement avancée. À partir du moment où il est possible pour le citoyen d’avoir prise sur le politique au jour le jour, les possibilités sont ouvertes.

    Goberge Pirate,

    « Je suis d’accord avec Ubbergeek pour dire que l’abolition de toute ligne de parti favoriserait les radicaux au détriment des modérés. »

    pour qu’il y ait un très gros problème, il faudrait que la majorité de la députation soit formée de radicaux, ce qui me semble peu probable. Quelques radicaux auraient un poids limité parmi une majorité de modérés. Encore plus si les quelques radicaux ne vont vraiment pas dans le même sens.

    Et puis, il pourrait y avoir un mécanisme de destitution pour les radicaux, si bien sûr ils ne sont pas du tout représentatifs de leurs électeurs, s’ils donnent l’impression de s’être joués du système en se retrouvant députés.

    « Si on limitait l’imposition de la ligne de parti aux seuls votes majeurs, ce serait déjà mieux. »

    Est-ce que le vote pour la question de l’amphithéâtre à Québec te semble majeur? Pour ma part, oui…

    « Pour ce qui est de l’idée de soumettre toute nouvelle loi à un référendum, il faudrait que ce soit TRÈS bien encadré, parce que sinon, c’est une autre porte ouverte à la démagogie. »

    C’est bien ça l’idée, que ce soit très très bien encadré.

    « La Suisse est le seul pays, à ma connaissance, qui fonctionne de cette manière… et ils ont récemment voté par référendum l’interdiction de la construction de minarets. »

    C’est mal?

    « C’est aussi l’un des derniers pays occidentaux à accorder le droit de vote aux femmes en 1971! Au Canada, avec notre système archaïque et paternaliste, nous l’avions déjà fait en 1917. »

    Ça me semble poser le problème un peu trop simplement…

    L’ambidextre,

    1) Je vois le problème. Mais la seule manière de le contourner est la grande participation de la population. S’il y a stagnation parce que les gens ne s’impliquent pas assez, ils ne pourront pas mettre ça sur la faute des politiciens, comme c’est le cas aujourd’hui. Ça me semblerait un bon coup de fouet à donner à la société, et c’est ce qui me semble le plus intéressant avec l’idée de la démocratie 2.0.

    2) Je verrais bien sûr un très important travail de vulgarisation. Si le langage juridique a besoin d’être complexe pour la pratique, il n’a pas besoin de l’être pour la population.

    « Les partis politiques permettent de réunir des citoyens engagés autour de grandes orientations »

    Ce que je proposais, l’idée de coalition, pourrait faire de même.

    « et servent souvent de remparts contre des mouvements d’humeur irrationnels de l’opinion. »

    Est-ce qu’il y a des « mouvements d’humeur irrationnels de l’opinion » parce que justement les citoyens ne sont pas impliqués rationnellement dans la société?

    Je ne crois pas que le système actuel encourage les citoyens à avoir une réflexion sensée. Ne serait-il pas temps d’évoluer?

  6. L'ambidextre dit :

    Pour parvenir à votre idéal, je vois trois conditions essentielles qu’il faudra remplir :

    1) Procéder à un investissement massif en éducation civique auprès de la population et rémunérer les citoyens (peu importe le moyen) pour le temps passé à s’occuper de politique plutôt que leurs affaires personnelles;

    2) Contourner l’obstacle constitutionnel, puisque le droit d’association est garanti par la Charte des droits et protège ainsi les partis politiques;

    3) Touver un porteur de cette initiative qui saura convaincre les partis de se saborder et voter les lois nécessaires à la mise en place de cette nouvelle politique.

  7. L’ambidextre,

    1) Cela pourrait être couplé avec l’idée de revenu minimum garanti.

    2) L’idée de coalition ne revient pas au même au niveau du droit d’association?

    3) En effet. Ou que ce soit un nouveau parti qui le fasse. Un parti qui se ferait élire sur la promesse de tout changer.

  8. Plus besoin d’écrire un livre sur l’abolition des partis politiques, c’est fait :

    http://tinyurl.com/3zlghjw

  9. gillac dit :

    Permettez-moi de recourir à un exemple vécu. Même si 99% de la population l’ignore, il y a des élections grand public dans le réseau de la santé. À l’époque 4 places aux différents conseils d’administration étaient réservés à la population. J’ai été invité à faire partie d’une équipe de 4 avec pour règle de demander à nos familles et amis de voter aussi pour nos colistiers. Les 7 autres candidats se sont présentés seul et malgré la très grande valeur de certains, ils ont été balayés totalement par chacun d’entre nous. Même si on voulait abolir les partis, la nature humaine ferait qu’il y en aurait de toute façon.
    Quant à ce que vient de vivre le PQ, un ancien ministre me disait que durant ses 5 années en politique, il n’a jamais participé à une réunion où on pouvait se permettre de discuter du fonctionnement du caucus, tout étant centré uniquement sur les dossiers . Rien sur « l’hygiene au sein du parti ». La culture d’aujourd’hui va coller de moins en moins à ce type de fonctionnement autoritaire.

  10. Les partis politiques seront toujours un mal qui sera nécessaire, en ce qui me concerne!!! Les abolir reviendrait à bafouer le droit d’association, ce que personne ne souhaite, réellement!!!

    Ma réforme de la démocratie québécoise est plus participative que de continuer dans la démocratie pseudo-représentative dont il va bien falloir se débarrasser, un jour, puisque c’est un incommensurable échec!!!

    Pour ma part, ma réforme démocratique comprendrait, en gros:

    1) Élection à date fixe, aux quatre ans, pour tous les maires et pour le premier ministre qui seront élus directement, au scrutin uninominal majoritaire à deux tours (ne me parlez pas de proportionnelle!!!) ;

    2) Élection à date fixe, aux deux ans, des conseillers municipaux et des députés de l’Assemblée nationale (donc, instauration des élections de mi-mandat, comme c’est le cas, aux États-Unis) qui seront élus directement, au scrutin uninominal majoritaire à deux tours (donc, par exemple, on pourrait avoir une Assemblée nationale péquiste et un premier ministre libéral) ;

    3) Abolition de la ligne de parti, sauf pour les votes sur le budget et pour les votes de confiance ;

    4) Instaurer un mandat impératif et limiter tous les maires et le premier ministre à deux mandats de 4 ans (donc, 8 ans), car les élections précipitées ne pourront plus avoir lieu ;

    5) Les conseillers municipaux et les députés n’auront pas de limite de mandats ;

    6) Instaurer des référendums d’initiative populaire ;

    7) Instaurer le recall, pour permettre, à la population, de révoquer le mandat de ses élus (conseillers municipaux, députés, maires, ministres et premier ministre), en tous temps, le tout par l’intermédiaire de pétitions populaires et qui sont suivies de référendums populaires ;

    8) Donner, à la population, le pouvoir de récuser, en tous temps, des lois (ou des règlements ou des ententes ou des projets) qui ont été votées, mais dont elle conteste la légitimité, le tout par l’intermédiaire de pétitions populaires et qui sont suivies de référendums populaires!!!

    Une démocratie qui serait beaucoup plus participative serait la bienvenue, afin que le peuple québécois puisse reprendre le contrôle de ses institutions politiques, car, malheureusement, celles-ci ne lui appartiennent plus!!! La démocratie pseudo-représentative a fait son temps!!!

  11. Redge dit :

    @ Jean-Luc Proulx:

    J’aime bien ce que tu proposes. À mon avis la démocratie participative est réellement la prochaine étape. On est rendu là.

    J’ajouterai aussi qu’il est temps que la population ait accès aux donnés et aux chiffres de l’état, genre les dépenses des ministres, leur salaire, les revenues de l’état, etc. Tout ça dans un format compréhensible par le citoyen moyen, bien entendu, et non un paquet de spreadsheet Exel que seul un comptable peut comprendre…

  12. L'ambidextre dit :

    Je ne veux pas être rabat-joie, mais je vais partager avec vous les conclusions auxquelles de nombreux travaux portant sur la participation citoyenne au processus démocratique sont arrivées : dans l’échelle des intérêts et des nécessités, la politique se classe habituellement dernière ou tout près. Pourquoi ? La principale raison invoquée est généralement liée au faible retour sur investissement. Beaucoup de temps consacré, peu de résultats tangibles. Alors les gens passent leur tour et se consacrent à ce qui leur apporte une satisfaction immédiate et proportionnelle à l’investissement : le travail, la famille, les loisirs.

    Partons d’un exemple concret, un travailleur, diplômé universitaire et père de famille. Le profil parfait du citoyen moyen capable de comprendre la chose politique et de s’impliquer. Ses obligations professionnelles l’occupent du lundi au vendredi pendant le jour, ses obligations personnelles le soir et les fins de semaine. Il lui restera quelques heures à consacrer à ses loisirs ou à la politique. La première option lui donne du plaisir. La seconde ajoute à son stress quotidien. Même s’il décide de consacrer quelques heures par semaine à la politique, il ne pourra pas couvrir tous les dossiers et il devra choisir : bénévolat, comités, distribution de tracts, etc. Et ça, c’est dans notre système actuel. Même nous, blogueurs politiquement motivés, n’avons pas plus de quelques heures par semaine à consacrer à des discussions politiques et à nous tenir informés.

    La démocratie participative exigerait un investissement colossal de temps pour que le citoyen parvienne à devenir un acteur politique à part entière, à s’informer adéquatement et à prendre des décisions éclairées. Il s’agit d’un effort que bien peu d’entre nous serions prêts à accomplir, alors que nous ne le faisons pas dans une démocratie représentative. Nous sommes déjà accaparés par mille autres tâches essentielles (gagner un salaire, s’occuper des enfants, etc.).

    Dans les faits, l’application de la démocratie participative, loin de favoriser l’engagement citoyen, reviendrait à donner un énorme pouvoir à des groupes structurés de militants dédiés, parfois même rémunérés, capables de se mobiliser rapidement et efficacement. Pour contrer ce phénomène, il faudrait développer une série de mesures et de règlements qui viendraient alourdir encore le processus démocratique, décourageant davantage les citoyens.

    Je crois depuis longtemps que le meilleur moyen d’améliorer notre système politique passe d’abord par un resserrement drastique des normes éthiques et par l’imputabilité des élus et des hauts fonctionnaires quant à leur décisions, avec des conséquences pouvant aller jusqu’à la révocation administrée par une autorité neutre et indépendante.

  13. reblochon dit :

    Moi je vote Ambidextre. (je n’ai jamais cru à la démocratie participative, un bon vieux truc de soixante-huitard !)

  14. On oublie souvent que les partis politiques ne sont que les reflets de la composition de la société et que plus souvent qu’autrement, ils représentent des intérêts de classe sociale. D »où la division gauche-droite. La gauche cherchant à reformer la société de façon modéré ou radicale et la droite visant à maintenir le statu quo ou à revenir vers des valeurs plus anciennes.

    De plus, les partis politiques se sont formés naturellement et sont présents partout où règne un régime représentatif. Par ailleurs, ils servent à simplifier le débat politique en donnant aux électeurs le choix entre différentes propositions politiques globales au-lieu de noyer leurs voix dans un capharnaüm assourdissant de multiples députés sans allégeance claire.

    Ceci dit, je suis moi aussi favorable à plus de démocratie directe comprenant des jurys citoyens, des budgets participatifs, des sondages délibératifs ou des référendums qui rapprocheraient le citoyen des prises de décision. À mon avis, un système mixte combinant représentativité et démocratie directe serait idéal.

    http://pourquedemainsoit.wordpress.com/2009/11/08/pour-une-democratie-plus-participative/

  15. @ambidextre

    « Ses obligations professionnelles l’occupent du lundi au vendredi pendant le jour, ses obligations personnelles le soir et les fins de semaine. Il lui restera quelques heures à consacrer à ses loisirs ou à la politique. La première option lui donne du plaisir. La seconde ajoute à son stress quotidien. »

    Mais ne saisis-tu pas? Le système nous occupe afin que nous laissions à d’autres, souvent les élites, le soin de décider à notre place et pas toujours dans notre intérêt. C’est de la diversion cherchant à nous éluder des enjeux politiques et sociaux. Si le citoyen avait plus de temps, donc travailler moins avec le même revenu, il pourrait plus d’investir dans la construction de la société. Mais ça, les maîtres du monde ne le veulent pas…

  16. reblochon dit :

    On a donné plus de temps aux Français … 5 heures de plus par semaine en moyenne, ils s’en servent pour s’amuser.

    Dans une société de consommation, le temps libre ne sert pas qu’à faire de la politique. Les politiciens n’ont pas oublié qu’en plus de nous occuper avec le travail, il fallait nous donner des jeux.pour nous abrutir après le travail. Ils sont pas cons les maîtres du monde.

  17. Je vote pour Jimmy!!!

  18. Luc Ménard dit :

    Quand on dit qu’il faut:
    1- moderniser le discours;
    2-adapter l’argumentaire de la souveraineté à la nouvelle réalité sociétale et des années 2010&+
    3-Conjuguer avec l’internet-internationalisation des communications…
    Ton idée Renart est assez flyé mais faisable et souhaitable…mais je me dois…de ramener le tout à mon WeBillet ici…entre le rêvé et l’utopie…http://lumenlumen.blogspot.com/2011/05/m-bock-cote-et-la-purete-souverainiste.html intitulé : M-Bock Coté et la pureté souverainiste Prise 2 – Une souveraineté utopique à gauche???

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