Lectures du non loin passé et en cours

Ce qui est bien avec les médias sociaux et citoyens, c’est que souvent ça nous rapproche de nos consommations, et ici je parlerai de consommations culturelles.

Pour ma petite histoire, jusqu’à ce que je tombe dans le bain blogosphérique, j’ai toujours beaucoup lu, quasiment juste des romans, beaucoup de Français, pas beaucoup de Québécois. Et je suis tombé dans les ouvrages philosophiques pour nourrir mon désir de réflexion, ne laissant pas beaucoup de place au reste.

Je suis revenu à la fiction grâce aux liens virtuels que j’ai tissés ici et là. Et ça tombe que ce sont beaucoup des liens de proximité géographique. Donc, les trois derniers livres que j’ai achetés sont des produits québécois : La canicule des pauvres de Jean-Simon Desrochers, Maudits! d’Edouard H. Bond et Valium de Christian Mistral (bien sûr, tous trois des blogueurs actifs). Et je compte bien me procurer les efforts littéraires des blogueurs Patrick Dion et Daniel Rondeau.

Je peux vous dire qu’aucun ne m’a déçu. Le monde que dépeint La canicule des pauvres est sans merci et très dur, mais c’est une bombe de réalité comme on en voit rarement. Le style d’écriture est coupé au couteau, ce qui sert très bien cette accumulation de tranches de vie. Ça respire, et surtout, ça sue à grosses gouttes.

Ensuite, j’ai avalé en un temps record Maudits! Si vous n’avez pas peur de vous tacher de sirop de maïs coloré rouge, c’est un divertissement fort efficace! Je parlerais d’humour noir, mais non, dans le cas de Monsieur Bond c’est vraiment d’humour rouge qu’il s’agit, même si ça se dit foutrement mal…  On suit une bande de finissants du secondaire et un fou furieux. Chaque nouveau chapitre commence par un bref historique d’un tueur en série. Vous voyez le topo.

Et là je suis plongé dans Valium, à me faire éblouir encore.

(Photo : Pierre Beteille)

Ce contenu a été publié dans blogosphère, De choses et d'autres..., littérature, avec comme mot(s)-clé(s) , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

6 réponses à Lectures du non loin passé et en cours

  1. Philippe dit :

    La canicule des pauvres est sur ma liste de lectures. J’ai hâte !
    Je soumets à ton attention le site de la recrue du mois pour lequel je lis et j’écris et qui fait découvrir des auteurs de la relève québécoise, si jamais tu recherches de nouvelles suggestions de lectures.

  2. Ed. dit :

    Humour rouge, j’aime ça. Heille, merci Renart ! Sans la blogosphère, les romans mourraient vite en crisse.

  3. Darwin dit :

    J’ai terminé «La canicule des pauvres» … hier soir ! Très spécial.

    La grande particularité de ce livre, et une autre personne qui l’a lu partage cette impression, est, qu’au début, on ne sait pas où ça s’en va, et surtout si ça va quelque part ! Je ne dis même pas si on le saura plus loin…

    Plein de personnages, plus particuliers les uns que les autres, c’est un voyage comme on n’en fait pas souvent.

    J’ai déjà réservé à la bibli les deux livres de Edouard H. Bond. Avec moins de 150 pages chacun, je n’aurai pas de difficulté à les terminer rapidement.

    Quant à Valium, son auteur est sur ma liste noire… Cela dit, j’espère que tu nous en dira quelques mots quand tu l’auras terminé.

  4. renartleveille dit :

    Philippe,

    bienvenue ici et merci pour la suggestion, c’est noté!

    Ed,

    si ça peut aider!

    Darwin,

    « au début, on ne sait pas où ça s’en va, et surtout si ça va quelque part ! »

    j’avais la même impression. Quand on se rend compte qu’il y a plus de vie que d’intrigue, on embarque.

    « c’est un voyage comme on n’en fait pas souvent. »

    C’est la principale qualité!

    Pour ce qui est de Valium (et de Vamp que j’ai lu précédemment), c’est incroyablement bien écrit, tu ne devrais pas bouder ton plaisir pour quelques raisons que ce soit.

  5. Darwin dit :

    «J’ai déjà réservé à la bibli les deux livres de Edouard H. Bond. »

    Bon, deux Bond en deux jours… Faut aimer ! Une chance qu’il y a un peu d’humour… et que cela se lit vite ! 140 pages, dont au moins 35 blanches, une chance que je ne les ai pas achetés ! Je pense que je vais passer mon tour pour le prochain !

    Merci quand même, moi qui ne regarde jamais de films d’horreurs, cela manquait à ma culture ! 😉

  6. renartleveille dit :

    Ah! pas de trouble!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *