Le comble de la mauvaise foi

Dans son dernier billet, Mathieu Bock-Côté avoue sa très grande sympathie pour Israël et je le félicite de ne pas tomber dans les accusations d’antisémitisme pour défendre son point de vue alors qu’il s’agit bien sûr d’antisionisme. Justement, en écrivant « antisionisme », ne me souvenant plus si le mot prend un ou deux « n », je consulte mon logiciel Antidote où je vois :

Note

Confusion : ne pas confondre avec antisémitisme

Utiliser les mots justes. Voilà une manière bien civilisée d’exposer son opinion sans déformer le propos des gens qui pensent autrement. Si les débats se déroulaient toujours avec autant de respect, le bonheur inonderait la société!

J’ai eu un exemple dernièrement du contraire, même si ce n’est pas exactement d’utiliser un mauvais terme, mais ça reste de la déformation. Ça serait plutôt dans ce cas de pointer un élément qui n’a aucun lien avec le sujet pour dénigrer la personne qui parle de ce sujet, et donc le sujet en même temps.

Je relayais voilà pas si longtemps sur Twitter un excellent billet du blogue « Le professeur masqué ». Dans, « Le mythe des pauvres p’tits gars à l’école », il donne son point de vue sur l’idée maintes fois reprise par les uns et les autres que le décrochage des garçons est seulement la faute du système d’éducation.

J’ai eu un commentaire complètement gratuit d’un dénommé Yannick Gagné (@librepenseur) :

Écrit par un parasite syndiqué!

Je n’ai rien répondu sur le coup, ni même jusqu’à maintenant, tellement ça m’a semblé insignifiant (dans le sens québécois du terme). Franchement, qu’est-ce que vient faire le fait que ce blogueur est syndiqué là-dedans? Et en plus, il ne l’a pas vraiment choisi, tous les profs dans le réseau public sont syndiqués. Est-ce que ça lui coupe automatiquement le clapet pour autant quand vient le temps de donner son opinion sur le système d’éducation?

Ce « libre penseur » est une honte pour la droite dont il se réclame. Ce genre de comportement leur met des bâtons dans les roues et je devrais m’en réjouir puisqu’on me classe généralement de l’autre côté de la médaille (qui devrait être plutôt une sphère à mon avis…). Mais au-delà de ça, c’est quelque chose qui m’agace profondément. J’ai mal à mon humanité quand je vois autant de mauvaise foi.

Ça ne fait avancer rien.

(Image : foleymo)

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39 réponses à Le comble de la mauvaise foi

  1. Simon dit :

    Pas mal d’accord avec tout ceci. J’aime bien les réflexions sur la manière de s’exprimer, c’est la base.

  2. Yannick Gagné dit :

    À mauvaise foi, mauvaise foi et demie ?

    Si vous aviez posé la question : »Qu’est-ce que vous voulez dire? », au lieu de vous retirer dans vos appartements pendant 48 heures afin de pondre un texte basé exclusivement sur vos perception, vous auriez eu l’explication.

    Mais, vous n’en aviez que faire de mes explications. Peut-être étiez-vous heureux d’avoir enfin trouvé quelque chose – une anecdote – qui confirmait tous les préjugés que vous pouviez entretenir sur la droite? Je n’en sais rien. (humilité dont vous êtes montré incapable, du reste.)

    Ma conjointe – et mère de mes enfants – est enseignante dans le dans le secteur public depuis 14 ans (Ça fait plus de 20 ans qu’on est ensemble). Je crois m’y connaître suffisamment pour émettre des opinions articulées et étayées d’arguments. Je suis moi-même impliqué dans l’école fréquentée par mes enfants depuis plus de 4 ans.

    Je ne vous expliquerai pas le sens du propos pour lequel je disposais de moins de 140 caractères pour l’exprimer. De toute façon, preuve est faite que ça ne vous intéresse pas.

    J’ai frappé avec une affirmation choc et vous n’avez même pas eu un minimum de curiosité intellectuelle pour poser la question : « Pourquoi? » Quelle conclusion voulez-vous que j’en tire?

    48 heures de réflexion pour en arriver à ce texte démontre une profondeur…. abyssale. Malheureusement, elle s’apparente davantage au vide intersidéral qu’à la sagacité.

    Et vous osez parler de mauvaise foi? Permettez-moi de me bidonner.

    Cordialement,

  3. @Yannik Gagné: vous venez d’émettre un bel argument d’autorité.

  4. Simon,

    parfois il n’y a pas d’insultes gratuites ni de gros mots, mais c’est tout comme!

    Yannick Gagné,

    « au lieu de vous retirer dans vos appartements pendant 48 heures afin de pondre un texte basé exclusivement sur vos perception, vous auriez eu l’explication. »

    sans blague, il n’y avait rien de prémédité, et ce que j’expose ici, je le pensais exactement à la seconde où j’ai vu le commentaire (et je l’ai interprété dans le contexte de ce que j’ai lu de vous via Twitter). J’avais bien l’intention de seulement parler du billet de Mathieu Bock-Côté, mais cette anecdote m’est revenue, et j’ai décidé de changer la teneur de mon billet.

    Sinon, je serais bien curieux d’avoir des explications, parce que pour l’instant je n’arrive pas à faire le lien entre ce que le prof dit et le fait qu’il est syndiqué, même en forçant bien bien fort, et pourtant je suis majoritairement capable de comprendre la logique d’une pensée de droite. Ça me semble être juste une manie de casser du sucre sur le dos des syndicats pour le plaisir de le faire. C’est comme si le syndicalisme était une maladie qui change les perceptions et l’analyse sur le monde par le simple fait d’en être, même par obligation.

    Parce que si ça se trouve, peut-être que ce prof est contre les syndicats. Il n’y a rien dans son billet qui prouve qu’il soit pro ou anti, malgré le fait qu’il soit contre le discours comme quoi c’est la faute à l’école si les gars décrochent. C’est le désigner coupable par association, comme si c’était le syndicaliste en lui qui écrivait et qui trouvait une manière de laver, et le gouvernement, et son syndicat. Bon, je crois avoir trouvé! Ça doit être ça l’explication!

    Pourtant, j’ai parlé de ce billet à un de mes amis profs, et il n’était pas d’accord avec l’autre. Et mon ami n’est pas un farouche antisyndicaliste. Comme c’est bizarre!

    « Peut-être étiez-vous heureux d’avoir enfin trouvé quelque chose – une anecdote – qui confirmait tous les préjugés que vous pouviez entretenir sur la droite? Je n’en sais rien. (humilité dont vous êtes montré incapable, du reste.) »

    Dans ce cas, il faut relire le début du billet où je félicite Mathieu Bock-Côté, un homme pas mal de droite, si je ne m’abuse. Et j’ai un immense respect pour lui, même si je ne suis pas toujours d’accord avec ses propos. Est-ce que vous voulez une liste des gens de droite que j’admire? Un petit saut dans ma blogoliste, et le tour est joué! Et moi-même je me suis déjà fait classer dans une liste de personne à droite :

    https://www.renartleveille.com/gauche-droite-centre

    Je le répète, je serais très curieux d’avoir des explications étayées. Ça ne me tentait pas de discuter d’un sujet du genre sur Twitter, mais ici, c’est la place puisqu’il y en a!

    Mouton Marron,

    en effet!

  5. lutopium dit :

    Je pourrais dire que la grande majorité des parents de garçons décrocheurs sont des gens qui adhèrent aux idées de la droite… Responsabilité individuelle… allez, débrouilles-toi ! Concept du mérite… t’as pas de talent, tu iras travailler chez Wal Mart ! Libertés individuelles… fais donc ce que tu veux pis viens pas m’achâler, je créé de la richesse moi…

    Mais je ne le dirai pas. Ça serait de mauvaise foi 😉

  6. Le professeur masque dit :

    Pourrais-tu me donner le lien ou encore la série d’échange qui a mené à ce commentaire?

    Merci!

  7. Lutopium,

    dans la rayon de la mauvaise foi, tu t’es donné! Wow! 😉

    Le professeur masqué,

    tout est dans le billet! C’était un commentaire (que je pointe en hyperlien dans le billet) à la suite d’un tweet qui pointait ton billet (maintes fois repris par d’autres, en passant). Comme je l’explique, je n’y avais pas réagi sur Twitter.

  8. Martin Dufresne dit :

    Une des stratégies de la droite est l’attitude passive-agressive de lancer une attaque tout à fait gratuite pour ensuite jouer à l’incompris quand quelqu’un en relève l’incongruité. « Libre penseur » tient apparemment à conserver sa liberté des conséquences de ses propos… comme d’autres chroniqueurs réac dont le contrat prévoit apparemment que leur média laisse à leur appréciation toute publication des commentaires critiques de lectrices et lecteurs.

  9. Le professeur masque dit :

    Puis, finalement, je suis aller lire la prose de ce libre-penseur… Je préfère consacrer mes énergies à mes élèves. Quand un individu n’a que l’insulte comme argument, il n’y a pas grand-chose à lui répondre tellement c’est futile et faible. Si en plus, il n’a pas le courage de venir faire valoir son opinion sur mon blogue à la suite de mon billet, c’est encore plus navrant.

    Merci à toi, Renart, de m’avoir signalé le tout

  10. Martin Dufresne,

    tout d’abord, bienvenue ici!

    « comme d’autres chroniqueurs réac dont le contrat prévoit apparemment que leur média laisse à leur appréciation toute publication des commentaires critiques de lectrices et lecteurs. »

    Un ou plusieurs exemples? (Je demande parce que ça t’es peut-être arrivé de te voir muselé… J’ai commencé à bloguer justement parce qu’on avait modéré un commentaire pourtant très correct sur le blogue de Patrick Lagacé, si je me souviens bien. C’était peut-être Richard Martineau…)

    Le professeur masqué,

    y’a pas de quoi!

  11. Yannick Gagné dit :

    « Je n’ai rien répondu sur le coup, ni même jusqu’à maintenant, tellement ça m’a semblé insignifiant (dans le sens québécois du terme). » – Renart Léveillé

     » Ça ne me tentait pas de discuter d’un sujet du genre sur Twitter, mais ici, c’est la place puisqu’il y en a! » – Renart Léveillé

    BLA ! BLA ! BLA ! Laissez au moins 5 commentaires d’espaces avant de vous contredire LOOL

    Je comprends que vous ne vouliez pas passer pour un sot ou pour une personne sans curiosité intellectuelle, mais quand même.

    J’ai tout de même le goût de me prêter au jeu, en vous exposant mon point.

    Juste avant, je préciserai à Martin Dufresne, qu’étant donné qu’il fait office de troisième homme dans la bagarre et que j’ai peu de respect pour les couards, je ne condescendrai pas à lui répliquer.

    Premièrement, lorsque j’ai lu votre tweet, je me suis empressé d’aller lire le texte auquel il référait. Le titre frappait et j’avais hâte de lire une opinion que j’ai, en partie, depuis 1999. Je me suis dit : « Enfin quelqu’un qui semble avoir fait un diagnostic qui ressemble au mien ».

    En arrivant sur le site, je m’attarde au titre du blogue « Le prof masqué ». Ça part mal. Et ce pour deux raisons précises:

    – Premièrement, parce qu’après avoir fait quelques recherches sur le site, je m’aperçois que le blogue est anonyme. Quel courage ! D’autant plus que si la personne est vraiment un prof au public, hormis l’agression sexuelle et autres délits connexes, personne n’a le pouvoir de le licencier ou de lui imposer des sanctions disciplinaires. Il est donc possible que j’aie affaire à un eunuque en condom. (Craintes renforcées, car même sur votre blogue, la personne ne sort pas de son personnage et n’a pas encore le courage de se nommer). Il se peut aussi que ce soit une femme car celles-ci sont généralement plus méfiantes et prudentes. Je ne le sais pas.

    -Deuxièmement, au-delà du côté masqué de l’auteur, il y a le risque énorme de conflit d’intérêt, pour un prof d’écrire sur ce sujet.

    Au Québec, le conflit d’intérêt a toujours été banalisé. C’est le propre des petits peuples (en noooombre… Merci à Pauline). En effet, dans ces peuples, il y a une réalité et une mentalité du « Tout le monde connaît tout le monde ». Donc c’est normal que le frère de l’un qui connait la fille de l’autre qui…. D’ailleurs, le mouvement Desjardins s’est construit et développé grâce à la banalisation du conflit d’intérêt, et ce, jusqu’au milieu des années 90.

    Je me dis donc que ce texte représente tout un défi pour l’auteur car le conflit d’intérêt est flagrant – au moins une chose que le PM n’a pas tenté de cacher, du reste – et que le « Pleutre Masqué » doit amener des éléments de valeurs et des angles différents afin de nous convaincre que son texte n’est pas qu’une riposte stérile d’un prof syndiqué frustré – désirant préserver à tout prix le système auquel il croit plus que tout au monde et n’accepter que les changements qui pourraient améliorer SES conditions de travail – envers les gens qui critiquent l’institution dans laquelle il travaille.

    Malheureusement, RIEN. Aucun argument qui aurait pu nous permettre de mettre le conflit d’intérêt grossier, de côté, un instant, afin d’apprécier la recherche; d’être frappé par l’idée subversive qui aurait fait que nous n’aurions pu faire autrement que réfléchir intensément à la question. RIEN

    En fait, en exprimant ma petite opinion – en nooombre de caractères LOOL – soi-disant « gratuite » sur tweeter, je ne faisais qu’émettre l’idée que ce texte aurait pu être écrit par n’importe quel prof syndiqué et parasite de notre beau système gaucho et que rien ne me permettait – à la lumière du texte que j’avais lu et du blogue que j’avais consulté – de penser le contraire.

    Maintenant, j’ajoute un pavé dans la marre déjà asséchée du so-called Prof Masqué.

    Dans n’importe quelle entreprise qui se respecte et qui respecte un tant soit peu sa clientèle, un EMPLOYÉ, un gestionnaire ou même le CEO qui aurait envoyé chier tous les clients insatisfaits des produits ou services de l’entreprise aurait été crissé dehors à grand coup de pieds dans le cul.

    Imaginez un seul instant si un employé de chez Maple Leaf, durant la crise de la listériose, avait fait une sortie à la « Prof Masqué »… Le Prof, lui-même, aurait probablement dénoncé ce représentant d’une sale entreprise capitaliste.

    Évidemment, on ne fait pas ça avec un prof masqué qui se cache derrière sa sécurité d’emploi. Beuuu non. Au Québec, Un PROF (L’employé du gouvernement et, par conséquent, NOTRE employé) ne peut pas être importuné pour ça.

    Et que dire de Jean Charest, le CEO du gouvernement qui agit exactement de la même façon que le Pitoyable éMasculé.

    Monsieur Léveillé, je conclurai en citant Marcel Proust « Chacun appelant idées claires, celles qui sont au même degré de confusion que les siennes propres »

    À bon entendeur, salut.

  12. Future Prof dit :

    Yannick Gagné : Le pseudonyme d’un professeur, ce n’est pas seulement pour protéger son emplois. C’est pour protoger ses élèves, l’ambiance à l’école et ses collègues.

    Qu’on soit d’accord ou non avec nos collègues, il est de bon goût de nous exprimer de façon neutre envers ceux-ci, et qu’on ne les identifie pas en cas de dérapage, ils n’ont pas demandé d’être reconnu à travers le web. On peut souhaiter s’exprimer sans avoir le droit à l’orage dans la salle des profs le lundi matin, ou que le collègue ait le droit à l’orage….

    Ensuite, on choisit d’être anonyme pour protéger nos élèves, car même si on ne les nomme pas, les gens pourraient être en mesure de les identifier, et ils sont toujours mineurs, et nous n’avons pas l’autorisation des parents pour en parler. Alors que nous avons le droit de parler de ce qui se passe dans notre classe. Être anonyme permet d’épargner la chèvre et le choux.

    Pour terminer, ce n’est pas parce qu’on ne peut pas se faire renvoyer à cause d’un blogue que les directions d’école ne peuvent pas chercher à trouver une excuse pour le faire, ni même faire vivre l’enfer à un enseignant dissident.

    Être anonyme est un choix responsable dans un blogue sur l’éducation, et non pas un choix de couard.

    Ceci dit, si vous avez lu un peu plus le blogue du pof masqué, vous saurez qu’il ne s’agit pas seulement celui d’un individu geignard. Il propose des solutions, se critique, critique son employeur et, oui, parfois, écorche les parents. Tous les parents ne sont pas à mettre dans le même panier, mais le cas de certains parents méritait le coup de gueule.

    Je persiste et signe, avec tout le courage, Future Prof.

  13. Yannick,

    Hé hé! merci de donner raison à mon titre à ce point, et le début de votre commentaire est une pièce d’anthologie…

    « Monsieur Léveillé, je conclurai en citant Marcel Proust « Chacun appelant idées claires, celles qui sont au même degré de confusion que les siennes propres » »

    Parlant d’idées claires, ce commentaire est très loin d’en être, en plus de pêcher par longueur, j’abandonne. Je n’ai pas de temps pour décortiquer, je vais me garder ça en banque pour quand j’aurai un poulet cuit à faire.

    Future prof,

    bienvenue ici!

    Je suis d’accord, la situation des profs qui bloguent anonymement, enfin ceux que je connais et qui sont sérieux, est limpide. Il faut vraiment avoir le cerveau gangréné par son idéologie préférée pour ne pas le voir…

  14. Yannick Gagné dit :

    Future prof,

    J’entends très bien votre argumentaire et je n’y suis pas insensible.

    Comme vous l’avez sûrement constaté, j’ai fait le postulat dès le départ que l’anonymat de PM ne pouvait être expliqué par la peur d’être renvoyé.

    Je ne lui demandais surtout pas d’identifier sa C.S., son école, son niveau et tous le reste.

    Vous savez comme moi qu’il n’y a pas qu’un seul chien qui s’appelle Fido et combien y a-t-il de profs dans le public tous niveaux confondus? Alors, l’argument de protection des enfants m’apparait peu pertinent.

    Pour ce qui est du risque de subir du Harcèlement psychologique au travail de la part de la direction, c’est hautement improbable, car de cela aussi, votre syndicat vous protège avec vigueur (et avec raison).

    De plus, les directeurs d’Écoles demeurent rarement plus de 3 ans à la même école. Ils ne peuvent asseoir aucun réel pouvoir dans ces conditions et vous vous en rendrez compte si le système ne change pas.

    Merci pour votre point de vue !

    Renart Léveillé

    Vous venez vous-même de mettre le dernier clou dans le cercueil de votre cédibilité.

    Me renvoyer la citation de Proust et ensuite avouer candidement que vous êtes incapable de lire une phrase de plus de 10 mots, c’est le comble du ridicule.

    N’importe qui, mais pas Proust LOOL

  15. Yannick,

    il y a une différence entre une phrase claire de 10 mots et une phrase floue de 10 mots. Non?

    Mais bon, ça doit être impossible que vous soyez flou, tout comme Jean-Luc Proulx, que vous connaissez sûrement! Même style, même propension à s’étendre inutilement, même pensée labyrinthique, mais heureusement, de votre côté un peu plus de décorum dans le ton (et c’est pour ça que vous n’êtes pas encore dans ma liste noire, contrairement à lui).

    Et en passant, les LOOL, ça ne vous va pas très bien. Dans la langue française, il y a manière d’exprimer le rire efficacement, encore plus quand il s’agit d’écrire un commentaire sur un blogue, où il n’y a pas de contraintes d’espace (je ne sais pas pourquoi j’écris ça, vous le savez visiblement déjà!). Et puis il y a un O de trop…

  16. Le professeur masque dit :

    M. Gagné,

    De Libre Penseur, vous n’avez, semble-t-il ni l’un ni l’autre.

    Libre? Pour avoir lu quelques-uns de vos billets, vous semblez prisonnier d’une idéologie sans aucun recul. Libre? Mais comment pouvez-vous l’être quand vous semblez guidé, tel un pitbull lobotomisé, par la seule envie de mordre tout ce qui n’est pas vous?

    Penseur? Là, on nage en pleine fiction! Quand on pense, on cesse parfois de s’écouter pour réfléchir. Et on évite de mettre une belle petite photo ancienne sur son blogue pour se donner une légitimité qui ressemble à de la fraude. Vous vivez intellectuellement au-dessus de vos moyens, dirait Lanny Laferrière.

    Puisqu’on parle de couard, de lâche et de peureux, qui est cet imbécile qui prête ses intentions aux autres à défaut d’avoir de véritables idées fondées sur des arguments valables? Non, mais le connard, tu as fini de parler dans mon dos et de m’insulter par blogue interposé? Tu ne connais rien de moi, tu as lu le titre de mon blogue et ça te suffit pour porter un jugement sur ma personne, sur ma façon de vivre ma profession et sur ma façon de décider d’utiliser l’anonymat?

    Si tu veux qu’on ait un échange intelligent, commence donc par fermer ta grande gueule, t’informer et penser. Ensuite, peut-être, tu seras crédible.

    Fin de la partie «Insultes pour parler le langage du pleutre qui n’a que l’invective à la bouche comme la bave pour un chien édenté».

    L’anonymat

    Comme je l’expliquais sur un billet récent que tu n’as sûrement pas lu, mon anonymat relatif se justifie par le seul souhait d’éviter qu’on associe parfois des situations que je vis à des élèves ou des collègues que je côtoie. Et même là, je prends encore soin, même auprès des gens qui me connaissent, de ne pas mentionner de noms ou d’indices qui pourraient indisposer élèves et collègues.

    La peur d’être renvoyé, je n’en ai rien à foutre. Pas parce que je suis syndiqué, mais bien parce que je suis compétent et que je fais mon travail avec professionnalisme. Si, un jour, un patron a envie de me foutre dehors, qu’il le fasse!

    Le conflit d’intérêt

    Encore une fois, il faut ne pas m’avoir lu pour formuler un tel argument. Je demeure très critique de ma profession et des conditions dans lesquelles elle s’exerce. Tiens, à preuve, ce récent billet sur le professionnalisme des enseignants que vous n’avez sûrement pas lu: http://leprofesseurmasque.blogspot.com/2010/11/les-enseignants-des-professionnels.html

    Alors, j’aimerais savoir où, dans le texte que j’ai écrit, s’il est vrai que vous l’avez lu, vous avez trouvé de quoi affirmer que je suis un «prof syndiqué frustré – désirant préserver à tout prix le système auquel il croit plus que tout au monde et n’accepter que les changements qui pourraient améliorer SES conditions de travail – envers les gens qui critiquent l’institution dans laquelle il travaille.» Des citations, des extraits, de la substance autre que du vert gluant et de la vomissure, que diable! Vous voyez: pour échanger avec vous, je vous lis, je vous cite et je vous interroge sur vos propos écrits. Pas sur du vent et de la poussière d’étoile.

    Très honnêtement, je vous lis et je perçois chez vous un conflit cognitif très profond. Vous confondez allègrement idée, opinion et préjugé. Alors, allez au delà de votre diarrhée écrite et essayez donc d’échanger véritablement.

    Envoyer chier les clients insatisfaits

    Premièrement, j’aimerais savoir où, dans ce texte, j’ai envoyé «chier» des clients insatisfaits. Ça me turlupine.

    Deuxièmement, votre approche idéologique réduit à une bête entreprise ce qui est une mission de l’état et un devoir de chaque citoyen: celui de former une population éduquée. La conclusion de mon texte à cet égard est sans équivoque:

    «Il serait grand temps que certains parents réalisent – ou qu’on leur fasse réaliser – que l’éducation n’est pas un service mais un privilège ainsi qu’une obligation sociale et légale. Il serait grand temps qu’on les responsabilise. Mais ça aussi, il ne faut pas le dire… C’est un autre tabou.»

    C’est là souvent le défaut de ceux qui n’ont qu’un seul regard sur la vie et les choses: ils réduisent le monde à la vision qu’ils portent sur eux.

    Sur ce, sachez que je vous trouve gentil comme tout et mignon.

  17. Yannick Gagné dit :

    Prof Masqué

    Je vous aurais arraché une jambe à froid que vous n’auriez pas été plus braillard !

    Comment aurais-je pu vous parler dans le dos alors que je n’ai évoqué votre existence qu’après que vous ne soyez intervenu sur ce fil???? Et on recommande aux autres de réfléchir ? LOOL

    Ah non, laissez-moi deviner: vous voulez peut-être justifier la lenteur, toute syndicale, de votre réaction.

    C’est une chance que le ridicule ne tue pas, car il est certain que vous auriez été foudroyé sur place !

    Futur prof a très bien compris mon texte contrairement à vous… Du sang neuf SVP

    Maintenant, cessez de japper comme un vulgaire roquet et avalez votre pillule.

    Comment un poltron masqué peut il former de futurs citoyens courageux???

    Finalement, restez donc masqué, vous éviterez de vous couvrir d’opprobre.

  18. Le professeur masque dit :

    Cher Perdant, euh monsieur Gagné,

    À ce que je sache, vous auriez eu l’obligeance de commenter mon texte sur Twitter bien avant ma venue sur ce blogue:

    «Je relayais voilà pas si longtemps sur Twitter un excellent billet du blogue « Le professeur masqué ». Dans, « Le mythe des pauvres p’tits gars à l’école », il donne son point de vue sur l’idée maintes fois reprise par les uns et les autres que le décrochage des garçons est seulement la faute du système d’éducation.

    J’ai eu un commentaire complètement gratuit d’un dénommé Yannick Gagné (@librepenseur) :

    Écrit par un parasite syndiqué!»

    Ce n’est qu’à la suite de votre intervention sur Twitter et reprise ici que je suis venu commenter sur ce blogue. Autrement, je ne vois pas pourquoi je me serais intéressé à un pur inconnu, aussi imbécile soit-il.

    Je remarque qu’en plus de nier la vérité, vous ne répondez à aucun de mes questionnements légitimes sur votre argumentation. Vous continuez à écrire des insultes et à prêter des intentions à Future prof. Technique classique de l’imbécile qui fuit en avant parce qu’il ne sait que faire d’autres.

    Votre manque de rigueur ou d’honnêteté intellectuelle fait de vous un être charmant, succulent comme les madeleines de Proust

    Sachez que prends peu de choses pour acquises dans la vie, mais vous venez d’en ajoutez une à ma liste: vous êtes un sapré imbécile. Il suffit de connaitre vos maitres à penser pour comprendre votre déficience cognitive si désespérante. Quant à vous, continuez d’avoir raison dans votre délire. Il vous va si bien.

    Sur ce, veuillez vous abstenir de penser que vous m’emmerder. Je rigole tellement en vous écrivant. Et du con, on ne dit pas LOOL mais LOL. Ça aussi, â vous échappe. Définitivement pathétique, le monsieur.

  19. Yannick et le prof masqué,

    vous outrepassez un peu la limite de ce que je laisse passer comme ton insultant et tout et tout, mais je laisse faire, ça me semble être entre adultes consentants…

    Prof masqué,

    pour ce qui est du LOOL, c’est que nous ne sommes pas au courant; Yannick me l’a dit en DM sur Twitter, c’est quelque chose comme un degré plus haut que LOL, comme si c’était super important de toute façon… Et il pensait me faire une fleur en me le disant en privé!

  20. Yannick Gagné dit :

    So-called Prof

    Je ne désire pas vous humilier davantage mais: http://bit.ly/bG9DKX LOOL

    J’arrête ici, car j’ai la désagréable impression de profaner un cadavre.

    Et de grâce, demeurez masqué ;-))

  21. Le professeur masque dit :

    Cher gagnant,

    À part l’insulte, êtes-vous capable de répondre aux interrogations que j’ai formulées et défendre les affirmations que vous avez avancées?

    Renart, je vais tenter de restreindre la vigueur de mes propos. Puisse l’«autre» être capable d’échanger, ce qu’il n’a pas démontré jusqu’à présent.

  22. Future Prof dit :

    Yannick Gagné : En fait, pour ce qui est de l’anonymat, je dirais que c’est beaucoupn plus facile de trouver quelqu’un qu’on ne le croit. Combien de prof ayant le même prénom dans une région donnée ? Avec les textes, il est facile de tout remettre en contexte…
    Je crois que nous ne vivons pas la même réalité scolaire, je connais très peu de direction qui change fréquement… Le harcèlement psychologique est difficile à prouver (même si je reconnais que c’est une infime minorité de direction qui serait tentée), et surtout, même si prouvé, dévastateur.

    Les poursuites de parents aussi, sont dévastatrices, même si l’employé est inocenté. Mais trève de scénario du pire… Je crois que nos deux points de vus sur la question seront toujours différents.

    Je ne sais pas si j’ai bien compris votre texte, car j’ai plutôt été offusquée de la façon dont vous parliez du professeur masqué et des enseignants en général, même si je me doute qu’il s’agissait d’une généralisation…

    Mais ce sera ma dernière intervention sur le sujet, puisque les commentaires semblent être devenus un règlement de compte entre vous et le professeur masqué, et je ne veux surtout pas me mêler plus de cette chicane de cours d’école, simplement que votre opinion sur l’anonymat me touchait personellement, puisque moi aussi, je suis anonyme 😉

  23. Yannick Gagné dit :

    Futur prof,

    Désolé mais je n’ai pas parlé des « profs en général ».

    J’ai le plus profond des respect pour les profs passionnés, courageux et intègres. Et j’en connais personnellement.

    Allez lire mon premier post sur ce fil et vous comprendrez que je connais beaucoup de profs et qu’il y en a parmi mes amis.

    Je ne suis pas deux-faces ou masqué et la discussion qu’on a sur ce fil, nous l’avons eu et l’avons encore avec nos amis profs. Vous seriez peut-être surpris de d’entendre vos futurs collègues.

    Concernant l’anonymat, comme je l’ai dit dans mon second commentaire, je le comprends davantage pour une femme – de nature généralement plus craintive et circonspecte – que pour un homme invoquant le faux-fuyant de la protection des enfants.

    D’ailleurs, quand vous parlez de poursuites de parent ou de pressions des pairs ou de la direction, je décèle davantage une peur que vous entrenez pour vous plutôt que pour vos élèves.

    Parlant de votre peur apparamment irrépressible d’être poursuivi par des parents, vous ne devriez pas craindre si vous n’avez pas l’intention de brutaliser (au sens le plus inclusif du terme) les enfants dont vous avez la responsabilité.

    A ce compte là, les médecins, notaires, avocats, agents d’assurances, courtiers en placements, etc. sont davantage à risque de poursuites et n’ont même pas à violenter des enfants pour ça.

    Quoiqu’il en soit je suis décu que vous soyez gèné d’avoir compris mon propos. J’espère que ce n’est pas cette gène de la réussite que vous enseignerez aux enfants.

    Solidarité syndicale ne doit pas s’opposer à la fierté de performer. 😉

    Tant de masques me font me sentir tel un vieux ministre libéral négociant avec des Mohawks pour la levée de barricades… C’est franchement insupportable.

    Je pose la question de nouveau. Comment faites-vous pour contribuer à faire de nos enfants des citoyens courageux et responsables, si vous-même n’arrivez pas à reconnaitre les manifestations les plus élémentaires de couardise?

    Renart Léveillé

    Cette dernière question fait plus de 10 mots. Ne vous fatiguez pas. Elle ne s’adresse pas à vous! LOOL

    Bien à vous,

  24. Chose Bine dit :

    Au total, il me semble que cette série «d’échanges» donne largement raison à Renart. Interpellez une personne sur sa mauvaise foi et, inévitablement, si vous avez raison, sa réponse sera de mauvaise foi (La Palice sort de ce corps)! Ce que la réaction de monsieur Gagné illustre avec un effort d’éloquence pour le moins ostentatoire. À ce propos d’ailleurs, je rappelle une règle d’or pour ne pas perdre toute crédibilité lorsqu’on prétend briller par ses réparties cinglantes: éviter de glousser soi-même à ces propres traits d’esprit (voir là-dessus «Ridicule» de Patrice Leconte)…

    Par ailleurs, je note que monsieur Gagné se pose lui-même en intrépide bagarreur, pourfendeur de couards, etc. Pour user de cette métaphore qui lui semble si chère, je dois dire qu’il me fait un peu penser à un jeune freluquet qui aurait un peu trop forcé sur les amphètes et qui se jetterait sur une bande de solides gaillards, faisant des moulinets tout en glapissant : tu veux-tu te batte?, tu veux-tu te batte?, hein?, tu veux-tu batte? Hein, t’as peur, hein, t’as peur! Évidemment, l’assommer carrément serait faire preuve de bien peu de sensibilité. Mais chercher à le maîtriser sans trop l’abîmer comporte tout de même quelque risque: un agité porte des coups imprévisibles, parce qu’incontrôlés, et, parfois, la chance aidant, ça peut quand même faire mal… Le mieux est donc de le laisser battre l’air. En général, ils s’épuisent au bout d’un petit moment ou même finissent par se sonner eux-mêmes par inadvertance.

    Quant à l’anonymat, à l’évidence, il ne suffit pas de se nommer pour dire qui l’on est. À ce propos, l’hypothèse la plus vraisemblable voudrait que «Yannick Gagné» désigne en fait un gauchiste qui cherche assez maladroitement à discréditer les idées de droite en prétendant les incarner de façon aussi manifestement caricaturale.

    Ceci dit avec la pleutrerie la plus anonyme…

    CB

  25. Chose bine,

    « À ce propos, l’hypothèse la plus vraisemblable voudrait que «Yannick Gagné» désigne en fait un gauchiste qui cherche assez maladroitement à discréditer les idées de droite en prétendant les incarner de façon aussi manifestement caricaturale. »

    ce genre d’hypothèse me vient parfois quand je rencontre un phénomène de foire, mais là, non. Il me vient l’envie de spéculer, mais ça va s’arrêter là…

  26. Yannick Gagné dit :

    Coudonc, n’y a t-il que des émasculés masqués pour défendre l’intellectuel des pauvres… d’esprit?

    Si oui, je devrai ajouter une épithète à son titre déjà ronflant

  27. Darwin dit :

    «n’y a t-il que des émasculés masqués pour défendre l’intellectuel des pauvres»

    On m’appelle ? 😉

  28. Le professeur masque dit :

    M. Gagné,

    Encore une fois, vous ne répondez pas aux questions que j’ai soulevées. Pour poser des questions aux autres par contre, là, chapeau! Pour lancer des accusations sans fondement aussi.

    Je vais donc numéroter les questions auxquelles vous n’avez pas répondu depuis le début de cet échange (?) pour vous donner une petite chance… et vous demander d’y répondre.

    1- En quoi suis-je un syndiqué paresseux?

    2- J’aimerais savoir où, dans le texte que j’ai écrit, s’il est vrai que vous l’avez lu, vous avez trouvé de quoi affirmer que je suis un «prof syndiqué frustré – désirant préserver à tout prix le système auquel il croit plus que tout au monde et n’accepter que les changements qui pourraient améliorer SES conditions de travail – envers les gens qui critiquent l’institution dans laquelle il travaille.»

    3- J’aimerais savoir où, dans ce texte, j’ai envoyé «chier» des clients insatisfaits.

    Je vous souligne en passant votre vision sexiste des choses: «Concernant l’anonymat, comme je l’ai dit dans mon second commentaire, je le comprends davantage pour une femme – de nature généralement plus craintive et circonspecte – que pour un homme invoquant le faux-fuyant de la protection des enfants.»

    Mais bon. On reste sur le débat. Mes trois questions. Juste ça. Pas plus que ça. Seulement que ça.

    Merci.

  29. Simon dit :

    « émasculés masqués »

    Quoi?!
    Quand les gens essaient d’attaquer la « masculinité » des gens dans un débat d’idées, je trouve ça tellement puéril.

  30. Yannick Gagné dit :

    1- Je n’ai jamais dit que vous étiez un syndiqué paresseux

    2- La réponse est dans le texte :

    «En fait, en exprimant ma petite opinion – en nooombre de caractères LOOL – soi-disant « gratuite » sur tweeter, je ne faisais qu’émettre l’idée que ce texte aurait pu être écrit par n’importe quel prof syndiqué et parasite de notre beau système gaucho et que rien ne me permettait – à la lumière du texte que j’avais lu et du blogue que j’avais consulté – de penser le contraire.»

    Comme je le disais clairement, je ne pense pas ça de vous personnellement. Je ne vous connais pas et souvenez-vous, vous êtes masqué.Par conséquent, je ne vois pas comment j’aurais pu y aller avec autre chose que des supputations.

    J’ai dit que ce texte aurait été écrit par un ….. qu’on n’en verrait pas la différence et que rien sur votre blogue ne permettait de penser le contraire. C’est tout! Il n’y a pas tout un plat à faire avec ça.

    3- En exprimant votre mépris de l’idée que l’école n’était pas adaptée aux garçons et qu’il fallait plutôt regarder du côté des parents, vous l’avez fait très clairement.

  31. Le professeur masque dit :

    Monsieur Gagné,

    Sur votre réponse à la question 1:
    j »imagine que M. Renart a fantasmé en écrivant le billet intitulé «Le comble de la mauvaise foi» et en indiquant avoir reçu comme commentaire «Écrit par un parasite syndiqué» en réaction à mon texte.

    Nouvelle question, question 4: Si cette remarque «Écrit par un parasite syndiqué» ne me visait pas, qui visait-elle alors?

    Sur votre réponse à la question 2:
    – «rien ne me permettait – à la lumière du texte que j’avais lu et du blogue que j’avais consulté – de penser le contraire. (…) je ne vois pas comment j’aurais pu y aller avec autre chose que des supputations.»

    Dans votre mode de raisonnement, je comprends donc qu’on est coupable jusqu’à preuve du contraire. Ainsi, après vous avoir lu, si j’applique votre logique je peux affirmer que vous êtes un végétarien, un cinéphile, un amateur de macramé puisque rien dans ce que j’ai lu de vous ne me permet d’affirmer le contraire.

    Nouvelle question 5: Êtes un végétarien, un cinéphile, un amateur de macramé? En effet, rien dans votre etxte ne me permet d’affirmer le contraire.

    Par ailleurs, je tiens à vous rappeler les sens du mot «supputation» selon Le Petit Robert:
    1- calculs chronologiques sur le calendrier.
    2- Appréciation, estimation généralement appliquée à l’avenir.

    Vous n’y êtes donc pas aller avec des supputations, mais bien des hypothèses. Et quand je vous demande sur quels fondements concrets (textuels) celle-ci repose, vous ne pouvez m’en indiquer aucune.

    Donc, encore une fois, je reviens avec ma question 2 à laquelle vous ne répondez pas : J’aimerais savoir où, dans le texte que j’ai écrit, s’il est vrai que vous l’avez lu, vous avez trouvé de quoi affirmer que je suis un «prof syndiqué frustré – désirant préserver à tout prix le système auquel il croit plus que tout au monde et n’accepter que les changements qui pourraient améliorer SES conditions de travail – envers les gens qui critiquent l’institution dans laquelle il travaille.»

    Sur votre réponse à la question 3:

    J’ai indiqué que l’idée que l’école n’est pas adaptée aux garçons: «Ce n’est pas l’école qui n’est pas faite pour les gars, mais bien certains gars qui ne veulent rien savoir de l’école. Point à la ligne.» Notez l’utilisation du déterminant «certains».

    Par la suite, j’ai ajouté le passage suivant:

    «Oui, cognitivement, certains garçons éprouvent des retards en lecture pour des raisons neurologiques. Oui, certains garçons souffrent davantage de difficultés scolaires parce que des désordres neurologiques les affectent davantage que les filles. Oui, il manque de ressources dans nos écoles pour ces élèves, garçons comme filles qui éprouvent de réelles difficultés scolaires. Mais peut-on ajouter quelques éléments politically incorrect à ce débat?»

    J’ai par la suite enchainé en écrivant:

    «Un manque d’éducation de la part de certains parents

    Certains garçons sont carrément mal éduqués par leurs parents et sont des p’tits criss, point à la ligne.»

    Je crois avoir fait preuve de nuance en tenant compte de facteurs neurologiques dans les apprentissages (tant pour les garçons que les filles) et n mentionnant qu’il existait aussi CERTAINS mauvais parents.

    J’ai écrit, en faisant très attention au choix de mes mots, qu’il fallait aussi regarder du côté de CERTAINS parents, pas DES parents, de TOUS les parents.

    Avez-vous remarqué cette prudence et pouvez-vos encore affirmer que j’ai envoyé «chier des clients insatisfaits»? Un extrait, du concret? Et ne trouvez-vous pas que l’expression «envoyer chier» est un peu forte eu égard au texte que j’ai écrit?

    Par ailleurs, je suis déçu que vous ne partagiez pas mon avis que les parents et la société ont un rôle à jouer dans l’éducation de leur enfant. Tout revient-il à l’école?

    En résumé:
    – Question 3: réponse partielle.
    – Question 4 : qui était visé par le commentaire «Écrit par un parasite syndiqué»? On ne le sait pas.
    – Question 5: Êtes un végétarien, un cinéphile, un amateur de macramé?
    – Question 6: Pouvez-vos encore affirmer que j’ai envoyé «chier des clients insatisfaits»?
    – Question 7: Ne trouvez-vous pas que l’expression «envoyer chier» est un peu forte eu égard au texte que j’ai écrit?

  32. Chose Bine dit :

    Monsieur Gagné, en ce qui concerne ma poltronnerie masquée, je blaguais, bien sûr. Il se trouve que je me nomme véritablement Chose Bine.

    CB

  33. Chose Bine dit :

    Renart,

    Non seulement cette hypothèse me semblait la plus vraisemblable mais, à vrai dire, c’était aussi la moins affligeante… Vous me confirmez que nous sommes confrontés à un authentique cas désespéré.

  34. Yannick Gagné dit :

    Prof Masqué,

    Vous êtes bien susceptible et prenez les choses très personnellement pour quelqu’un d’anonyme.

    Je vais utiliser un autre moyen pédagogique car il semble que le français ne soit pas votre force. Même les phrases courtes semblent fous faire peiner.

    Admettons que votre opinion aie été écrite par un parent.

    Ça aurait pu être moi, car si vous avez bien lu – ce dont je doute fort maintenant -, je partage en partie votre opinion.

    À cette condition, j’aurais eu une réaction fort différente à votre billet.

    Un parent qui ose s’auto-critiquer ainsi que ses pairs m’aurait intéressé.

    Toutefois, un employé qui envoie chier les clients de son service ou des services de son entreprise en disant : « Le problème c’est vous, ce n’est pas nous », ne m’inspire aucun respect.

    Je sais qu’en tant que Québécois, vous ne comprenez pas le problème que peut poser un CONFLIT D’INTÉRÊT. Toutefois, c’est principalement ce qui vous discrédite. Et votre texte, peu recherché, n’a pu atténuer l’effet dudit conflit d’intérêt.

    Je suis désolé que ce soit tombé sur vous. Je vois bien que même masqué, vous êtes très perméable à la critique. Vous ne semblez pas, non plus, bien équipé pour y faire face.

    Vous savez quoi? Je pense sincèrement que vous seriez beaucoup plus rigoureux et intéressant si vous n’étiez pas masqué. Le fait d’apposer votre nom sur un blogue ou sous un commentaire vous y forcerait automatiquement.

    Essayez-le pour voir. Pour l’instant, l’anonymat vous « autorise » à dire n’importe quoi. Quelle est la conséquence de l’erreur si on n’est jamais imputable ou si on ne peut en subir les conséquences?

    L’erreur avec conséquences n’est pas que négative, elle est un vecteur d’amélioration et de croissance. C’est l’erreur sans conséquences qui est une tare.

    Étant donné que vos questions n’ont pour but que de vous déculpabiliser et/ou encore une fois, « pitcher » le singe à quelqu’un d’autre que vous, je m’abstiendrai désormais d’y répondre.

    Soyez un homme et assumez votre bêtise.

  35. Chose Bine dit :

    J’aime bien ce mot d’ordre qui constitue une savoureuse définition de la virilité dont se réclame assez bruyamment monsieur Gagné : « Soyez un homme et assumez votre bêtise »…

  36. On commence à voir le fond du baril de ma patience…

  37. Le professeur masqué dit :

    M. Renart,

    Je comprends votre réaction. Je tiens également à vous remercier de m’avoir averti des propos de M. Gagné à mon égard et de m’avoir laissé cet espace pour tenter d’«échanger» avec ce dernier.

    Kundera écrivait un jour que, si on se surprenait à tenter de raisonner quelqu’un qui se prenait pour un poisson, on ne valait pas nécessairement mieux que lui. J’arrêterai donc et laisserai le poisson dans son bocal.

    Merci encore.

  38. Le professeur masqué dit :

    M. Renart,

    Je comprends votre réaction. Je tiens également à vous remercier de m’avoir averti des propos de M. Gagné à mon égard et de m’avoir laissé cet espace pour tenter d’«échanger» avec ce dernier.

    Kundera écrivait un jour que, si on se surprenait à tenter de raisonner quelqu’un qui se prenait pour un poisson, on ne valait pas nécessairement mieux que lui. J’arrêterai donc et laisserai le poisson dans son bocal.

    «Mauvaise foi», disiez-vous?

    Merci encore.

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