Crime contre l’humanité : la prison dorée de l’ex-pape Joseph Ratzinger

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Alors que récemment Normand Baillargeon suggérait que le maintenant ex-pape, Benoît XVI, Joseph Ratzinger, soit traduit en justice, un article de Paris Match a fait sensation sur les médias sociaux. L’article pointe que « deux associations ont déposé une plainte contre le pape Benoît XVI et trois de ses collaborateurs pour « crimes contre l’humanité », les tenant responsables des abus sexuels perpétrés par certains prêtres et de la dissimulations (sic) de ces actes. » On s’est beaucoup posé la question à savoir pourquoi ce silence radio de ce côté-ci de l’atlantique.

La réponse, c’est que cette nouvelle date de septembre 2012 et que le réflexe de regarder la date de publication d’un article ne semble pas exister quand un article vibre autant en phase avec l’actualité. Et je ne suis pas en reste, d’ailleurs, : je me suis fait prendre jusqu’à ce que je fasse des recherches pour ce billet. Et à la suite de ces recherches, il apparait que La Presse a publié un article à propos de cette nouvelle le même jour, le 13 septembre 2012 :

Une association de victimes de prêtres pédophiles catholiques a mené mardi un coup médiatique contre le Vatican, en déposant un dossier «pour crimes contre l’humanité» devant la Cour pénale internationale (CPI), une démarche essentiellement symbolique. SNAP, association fondée aux États-Unis, a présenté une «requête de compétence juridictionnelle» auprès de la CPI. Selon les experts, cette démarche de l’association, qui ne correspond pas au dépôt d’une plainte, mais à une «communication», n’a aucune chance d’aboutir.

Mais en regard des derniers développements, ces accusations parlent beaucoup, puisque le « pape a décidé de continuer à vivre au Vatican après sa démission. Entre autres avantages, cela lui assurera l’immunité judiciaire, en particulier en cas de poursuites dans le cadre des enquêtes judiciaires menées sur les abus sexuels dans l’Eglise. » Donc, si on comprend bien, Joseph Ratzinger a peur et prend très au sérieux ce risque, qui lui pend au-dessus de la tête telle une épée de Damoclès depuis 2010, comme le rapportait Radio-Canada à l’époque :

Le scientifique britannique Richard Dawkins et l’auteur américano-britannique Christopher Hitchens veulent que le Saint-Père soit arrêté pour « crimes contre l’humanité », en raison des récentes allégations selon lesquelles le pape aurait couvert les agissements de prêtres pédophiles.

S’il n’avait rien à se reprocher, nul doute que cet homme choisirait la liberté aujourd’hui. Il a choisi une prison dorée, c’est tout. Et dans ce cas-ci, l’expression « prison dorée » doit être prise au pied de la lettre…

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