La grève, la grève, c’est pas une raison pour se faire mal!

Franchement, je ne suis pas fâché que le mouvement de grève batte de l’aile parce que le mouvement de trêve a été plus fort… De toute façon, avant de savoir quel sera le prochain gouvernement à la tête du Québec, les grèves ne seront qu’un mal de tête. Et surtout, des raisons pour Charest de mousser sa campagne contre les méchants étudiants qui en empêchent d’autres d’étudier.

C’est bien beau le jusqu’au-boutisme idéaliste, mais en ce moment, la légitimité du mouvement de grève est assez discutable, puisque la hausse est en jachère, alors qu’un autre parti au pouvoir pourrait l’annuler, au mieux. Et si par malheur le taux de réactionnaires (et de peureux) est assez fort pour ramener le frisé au volant du Québec, rien ne pourra empêcher le mouvement de redémarrer sur les chapeaux de roues, si bien sûr les étudiants le veulent.

Une grève, ce n’est pas une finalité, c’est de l’utilité. Et en ce moment, c’est inutile. Toute l’énergie des étudiants fâchés contre Charest devrait se concentrer sur un seul but : empêcher sa réélection, donc, travailler à faire sortir le vote étudiant. Et ceux qui pleurent la mort du mouvement devraient songer à faire un sport extrême, si ce sont des poussées d’adrénaline qui leur manque.

Au-delà de ça, oui notre société est malade, mais on ne pourrait pas faire plus à court terme que de faire terminer ce règne libéral qui l’a gangréné.

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