La défense du français comme catégorie de racisme

Le sujet de la défense du français est clairement un sujet glissant. Parce que dans la défense, il faut absolument prendre parti, avoir un parti-pris, et ainsi en quelque sorte délaisser. Mais est-ce que ce délaissement, cet abandon est pour autant un aveu de « détestation »?

C’est ce que semblent penser beaucoup de gens, dont l’attaché politique Pierre Morin, très présent sur Twitter, déclarant que le Parti Québécois (dont on connaît son implication pour la défense du français) « fait de la détestation des anglos un dogme ».

De l’accusation de détestation à l’accusation de racisme, il n’y a qu’un pas. Et il a presque franchit ce pas dans la mesure où il a fait un rapprochement pas même subtil entre le PQ et le Front national (parti à l’aura raciste, s’il faut le préciser). À mon avis, nous ne sommes pas loin de ce que j’ai appelé dernièrement la « godwinisation des débats », « l’aveuglement volontaire », « la lecture assistée par la mauvaise foi ». S’il faut que je le décrive aujourd’hui autrement, j’irais avec cette formule : la triste pratique de l’« extrémisation » des positions de l’adversaire.

Mais le plus bel exemple de ce glissement, c’est une discussion que j’ai eu sur Twitter à la suite du passage des deux natifs montréalais unilingues anglophones d’Epic Meal Time à TLMEP, que j’ai vertement critiqué dans mon billet « Epic Fail Time ». En réaction aux réactions très négatives des gens sur le fil #TLMEP face à ces unilingues anglos, une « Franco-Ontarienne contre l’indépendance du Québec! » a essayé de me convaincre que c’était du racisme :

ceux qui se pensent supérieurs aux anglais (dont une majorité de Québécois) sont racistes

Ce à quoi j’ai rétorqué, pour pointer le ridicule de la chose :

À ce compte-là, est raciste quiconque est en désaccord avec un autre.

La discussion a durée assez longtemps, mais, entre autres, pour tenter de gagner son point, elle m’a référé à une partie de la définition du racisme selon l’Office Québécois de la langue française (ce qui est assez ironique, puisque, en arrivant sur la page d’accueil du site, à la Une il y a un article s’intitulant « Faire du français « la langue prioritaire »). Finalement, après quelques recherches, je me suis rendu compte que la partie qu’elle me copiait-collait (visiblement de ses notes de cours) ne se retrouve plus dans la définition du grand dictionnaire terminologique de l’OQLF (?), mais seulement sur le site du Mouvement estrien pour le français, sur une page qui date de 2001 :

on qualifie de raciste toute personne qui ne croit pas à l’égalité en droit des êtres humains

Il serait intéressant de savoir pourquoi cela ne se retrouve plus dans le dictionnaire terminologique. Cela serait-il donc sujet à caution? À la place, on pointe une remise en question du concept même de « race humaine », ce qui dirige un peu, il faut l’avouer, les suppositions. (Màj : finalement, le passage en question se retrouve dans la section « Note(s) » à la suite de la définition du terme « hégémoniste ».) Quand même, il faut vraiment faire une extrême contorsion mentale pour réussir à faire un lien entre cette définition et la critique contre l’unilinguisme anglophone au Québec, ce qui n’est vraiment pas une critique générale contre les anglophones, et il faut vraiment que je le spécifie pour ceux qui n’auront pas encore compris. Si je voulais me faire un peu d’argent, je parierais que je vais encore me faire dire en commentaire que je suis anti-anglophone…

Je ne dis pas, s’il était question de faire la promotion du retrait du droit de vote des anglophones (ce qui serait bien sûr une absurdité), mais là, il est seulement question de donner son opinion, de ne pas être d’accord avec un état de fait. Est-ce que la notion de « l’égalité en droit des êtres humains » empêcherait toute possibilité de critique, même très négative, envers les Québécois anglophones qui ne parlent ni ne comprennent le français? Non. Parce que la notion de « l’égalité en droit des êtres humains » concerne seulement la discrimination, ce que la critique n’est pas, étant assujettie à la liberté d’expression. De toute façon, les francophones n’ont pas besoin d’ostraciser les unilingues anglophones, ils le font très bien par eux-mêmes dans un sens.

Et, bien sûr, je ne joue pas à l’autruche en niant qu’il existe des gens que l’on peut réellement traiter de « racistes» envers les anglophones. Je sais très bien qu’ils existent, et je ne me gênerai jamais pour les dénoncer. Mais il faut savoir de quoi on parle. Et de ne pas mélanger les cartes. Par exemple, qu’on soit d’accord ou non avec l’idée d’étendre les dispositions de la loi 101 aux cégeps, cette idée n’est pas du racisme dans le sens linguistique.

En fait, la sauvegarde du français ne prend pas du tout sa source du racisme, d’un rejet de l’autre. Mais c’est bien pratique d’essayer de le faire croire pour ceux qui sont contre l’idée d’être proactif dans ce sens. Ça me surprend toujours de le constater, parce que la défense du fait français est un projet positif. C’est ce qui devrait tous nous lier. C’est ce que nous devrions tous défendre jalousement pour espérer durer dans ce monde carré qui tend à nous avaler tout rond.

L’anglais comme langue mondiale commune est une bonne chose. Mais comme toute bonne chose, il y a de mauvais côtés. Est-ce que de les pointer est pour autant raciste?

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39 réponses à La défense du français comme catégorie de racisme

  1. the Ubbergeek dit :

    Le fait est, les cultures anglo-saxonnes on gardées en général un peu de L’héritage impérial britanique, et sa morgue, on dirait.

    être MINORITAIRE (par example)? GOD SAVE US!

  2. the Ubbergeek dit :

    Et Renart, il ne faus pas nier non plus les effets perverts possibles du rouleau compresseur de l’englais langue du monde… L’Assimilation possible de cultures, la mort de langues…

    Fusionne ces posts si tu veus.

  3. « il ne faus pas nier non plus les effets perverts possibles du rouleau compresseur de l’englais langue du monde… L’Assimilation possible de cultures, la mort de langues… »

    C’est en plein ça que je sous-entends par ma finale :

    « C’est ce que nous devrions tous défendre jalousement pour espérer durer dans ce monde carré qui tend à nous avaler tout rond.

    L’anglais comme langue mondiale commune est une bonne chose. Mais comme toute bonne chose, il y a de mauvais côtés. Est-ce que de les pointer est pour autant raciste? »

  4. La Franco-Ontarienne contre l'indépendance du Québec dit :

    Bon, premièrement, j’aimerais dire que la citation prise de moi n’est pas la meilleure. Ce que je voulais dire, c’est que dans tous ceux qui se croient supérieur aux anglais, on y retrouve beaucoup de québécois (ce qui a été clarifié plus tard, puisque je ne m’étais pas rendue compte du deuxième sens de ma phrase avant qu’on le signale).

    Deuxièmement, la définition y est encore : « Le raciste est tenant de l’inégalité des races, et par extension, on qualifie deraciste toute personne qui ne croit pas à l’égalité en droit des êtres humains » (1) et « Le concept même de « race humaine » est remis en question, notamment depuis les atrocités de la Seconde Guerre mondiale, par plusieurs théoriciens au profit de celui d’« être humain universel » (2) appartenant à une seule espèce. » De plus, voici la définition d’antidote : « Ensemble d’idées, d’attitudes et de pratiques inspirées par cette idéologie, qui opèrent une discrimination et une hiérarchisation entre des groupes humains. Être victime de racisme ». Également pour référence à la définition qui « ressort de mes notes de cours » il faudrait aller voir le livre : Facteurs d’influence des attitudes des jeunes blancs vis-à-vis des couples Noirs-Blancs : nombre de contacts, sentiments de menace, racismes ouvert et subtil. Revue de l’université de Moncton, 33 :1-2. 231-259. Jean-Claude Desruisseaux (2002).

    Troisièmement, je critiquais ceux qui disaient que les personnes à l’émission étaient stupides parce qu’ils étaient unilingue anglais. Ça aussi tu sembles ne pas l’avoir compris.

    (1) http://www.granddictionnaire.com/btml/fra/r_motclef/index800_1.asp –> raciste
    (2) http://www.granddictionnaire.com/btml/fra/r_motclef/index800_1.asp –> racisme

  5. La Franco-Ontarienne contre l’indépendance du Québec,

    tout d’abord merci d’être venue ici mettre ton grain de sel.

    « Ce que je voulais dire, c’est que dans tous ceux qui se croient supérieur aux anglais, on y retrouve beaucoup de québécois (ce qui a été clarifié plus tard, puisque je ne m’étais pas rendue compte du deuxième sens de ma phrase avant qu’on le signale). »

    je serais bien curieux de savoir qui sont ces autres, que les Québécois, « qui se croient supérieur aux anglais ». Des francophones des autres provinces? Et/ou des personnes du monde entier? Est-ce que cette observation se base sur des faits avérés ou des impressions? Je pose ces questions par curiosité même si je ne doute pas qu’ils existent.

    Pour ce qui est des définitions, je vois; le passage que tu cites est bien dans les notes de la définition du terme « hégémoniste », mais pas dans celle de « racisme », comme je l’indique dans mon billet. Je vais faire une mise à jour.

    « Troisièmement, je critiquais ceux qui disaient que les personnes à l’émission étaient stupides parce qu’ils étaient unilingue anglais. Ça aussi tu sembles ne pas l’avoir compris. »

    J’avais très bien compris, mais je ne suis pas d’accord pour autant quant à l’accusation de racisme, qui me semble trop extrême. Traiter les unilingues anglos de stupide est bien sûr assez discutable, mais ce n’est pas du racisme, comme le serait, par exemple, de traiter les noirs de stupide. C’est là où il faut faire la différence entre le lien hautement sociologique des unilingues anglos du Québec et celui plus profond, biologique, génétique, des noirs. Mettre sur le même pied d’égalité une accusation de stupidité envers un groupe ethnique (ils n’ont pas eu le choix de naître avec la peau foncée, les yeux bridés, etc.) et un groupe culturel (ils ne sont pas nés unilingues anglos, mais le sont devenus) me semble un raccourci trop facile. Et c’est pour ça que je me permets de penser que cela a à voir avec « la triste pratique de l’ »extrémisation » des positions de l’adversaire »…

    Cela dit, la comparaison entre le racisme visant l’ethnicité et celle visant tous les anglophones me semble tout à fait juste, puisqu’à la base on ne peut nier que les anglophones le sont parce qu’ils ont un ou deux parents anglophones. Cela n’a rien à voir avec la réaction de l’individu plus tard face à son environnement linguistique immédiat. Et c’est son refus d’en prendre compte que certains trouvent stupide. Personnellement, je trouve juste que c’est un manque de respect, comme je le décrivais dans mon billet « Epic Fail Time ».

    Tout ça pour dire que je trouve qu’il faut faire très attention avec l’accusation de racisme. Ce n’est pas à prendre à la légère. Parce que rendu-là, n’importe qui critiquant n’importe quel groupe, même seulement deux individus partageant quoi que ce soit, pour n’importe quelle raison, pourra se faire traiter de raciste.

  6. the Ubbergeek dit :

    En passant, ce nick mademoiselle..

    C’est aux Québecois de TOUTES origines de décider de la souveraineté ou non. Pas à des ‘étrangers’.

    Et @Renart
    D’accord. Invoquer un ‘racisme’ – ou ‘fascisme’, comme David, pour moi, c’est du pur Godwin.

  7. The Ubbergeek,

    dans l’éventualité d’un référendum, si la dame habite au Québec depuis assez longtemps pour y exercer son droit de vote, je ne vois pas de problème. Et, si je ne m’abuse, je crois qu’elle habite déjà au Québec alors…

    Encore, dans l’éventualité d’un référendum gagnant, j’espère un exode des francophones du ROC vers le Québec. Ça serait très chouette.

  8. the Ubbergeek dit :

    @Renart

    En effet, je supposait cependant qu’elle habitait en Ontario encore, alors… Bien sur, si elle habite ici, oui, elle peut voter.

    Pour le second point… Je n’espère pas cà, pas parce que j’en veut pas des cousins, mais… parce que ca pourrat être que… enfin, si ils viendraient au Québec, ca pourrait parce qu’une certaine frange canadienne risque de… ne pas être content avec les francos.

    « FIFTH COLUMN! » ou ‘it’s time we get done with those frogs.. »

    J’exagère, mais.. j’exagère-tu tant que cà? Violence anti-francos? Au moins une hostilité et impatience croissante… (Et les pouvoirs fédéralistes utilisent sciemment les francos comme une sorte de.. garantie.)

    Enfin, ils seront les bienvenus, évidement. Et dans le cas d’un Canada emputé et revenchard, j’appuierais sans hésiter un organisme d’aide aux francos…

  9. Patate dit :

    Elle a tu le droit d’avoir une opinion sur la souveraineté pareil?

    ********
    « la triste pratique de l’« extrémisation » des positions de l’adversaire »

    Tu formules quelque chose qui, il me semble, est la plus grande plaie qui m’accable depuis un bout. Depuis que « tout le monde » a des opinions, on dirait.

    Il y a une belle opposition dans les commentaires: celle entre les gens qui traitent les unilingues anglos de stupides, et ceux (et celles, je ne voudrais pas faire de sexisme) qui « extrémise la position de l’adversaire) en référant « loussement » au racisme.

    À mon avis, et même dans toute sa bonne foi, la seconde est plus dangereuse que l’autre, puisqu’elle porte plus à conséquences.

    « la triste pratique de l’« extrémisation » des positions de l’adversaire », ça annihile toute possibilité de dialogue.

    ********
    Et pour ce qui est du sujet de Epic Meal Time et de ton opinion là-dessus, je n’ai bien sûr pas suivi toutes vos discussions mais il me surprendrait ben gros que tu aies sous-entendu (ou clairement dit) l’idée de priver qui que ce soit de ses droits.

    Ah, et parce que mon souci premier c’est ton enrichissement, « tu es anti-anglophone ».

    Ah, pis c’est Godwin, pas Goldwin. Moi aussi je me fourre souvent.

  10. reblochon dit :

    Bon une étrangère qui vient nous dire quoi penser chez nous ! Bienvenue madame.

    – non nous ne nous pensons pas supérieur aux anglais, on essaye juste de survivre dans un bassin de 300 milions d’anglophones.

    – oui je comprends que si le Québec devient indépendant, cela risque de sonner l’arrêt de mort de tous les canayens-français du canada. Dur de vivre dans un pays aussi dur avec ses minorités.

    – et non il n’est pas acceptable dans un pays, quel qu’il soit, de voir une minorité vivre sans respecter la langue commune et favoriser le communautarisme et de plus un culte fanatique à une nation étrangère qui nous occupe.

    Madame, le racisme on le vit à tous les jours ici.

  11. gillac dit :

    Permettez-moi un peu d’histoire: après avoir été abandonné par la France, la couronne britannique a fini par accepter la survivance d’une nation francophone. Ce sont les états américains qui après avoir gagné leur indépendance (ils ont échoué à faire de nous une nouvelle Louisianne), ont repoussé chez nous les purs et durs de l’autorité britannique, les loyalistes. La France qui a aidé les états américains à gagner leur guerre nous a alors abandonné une 2eme fois (sans compter l’abandon récent du président Sarkosy). Que nous soyons devenu un peu frileux pour assurer notre survivance comme peuple francophone s’explique fort bien mais nous avons fini même par oublier notre devise « Je me souviens ».
    Note; je suis toujours étonné lorsque je rencontre des européens de la connaissance de leur histoire et de la méconnaissance de la nôtre. Là-dessus nos minstres de l’éducation ont été « génocidaires ».

  12. M. dit :

    C’est quoi cette idée de traiter tout le monde raciste? Raciste par ci, raciste par là, à croire qu’on est à un pas de joindre le KKK! Je vais me citer moi-même (!), au risque de me faire descendre en flammes par les gourous de l’intégrité intellectuelle. http://silequebec.wordpress.com/2011/01/22/racisme-101/

    « Le racisme ne fait pas seulement référence au comportement d’individus d’une certaine race ou couleur de peau [j’ajoute ici « langue »] qui brime d’une manière ou d’une autre une autre race. On ne peut parler de racisme que lorsqu’il existe un système, notamment économique, législatif et politique, mis en place qui contribue à l’infériorisation d’une race [d’un groupe d’individu distinct disons] pour le bénéfice d’une autre. Cette race bénéficiaire, ce sont toujours les blancs occidentaux. Il est certes possible d’être ostracisé, en tant que blanc, dans une autre culture. Cependant, on ne peut ici parler de racisme, puisqu’il n’y a pas de système supportant cet ostracisme afin de le généraliser. Bref, l’élément d’organisation, de planification, le caractère prévisible de la séparation des races [ou des langues] et de l’exploitation de l’une par l’autre sont essentiels afin que l’on puisse dire qu’il y a « racisme » dans une société donnée. »

    Si l’on tient compte de ces critères, il est évident que les anglos québécois, aujourd’hui, ne sont pas victimes de racisme au Québec. Je dirais plutôt, qu’historiquement, ce sont les francophones qui étaient victimes de racisme, à une époque pas si lointaine où la majorité des professions libérales étaient réservées à l’élite anglophone et que l’économie québécoise était sous l’emprise d’intérêts quasi exclusivement anglophones.

    En terminant, la « notion d’égalité envers les êtres humains » est concept fondamentalement erroné, notamment parce qu’il est impossible non seulement d’y arriver, mais même de s’y rapprocher dans le système économique et politique actuel. De plus, la notion d’égalité entre les espèces est un autre élément auquel il faudrait commencer à penser. Il existe différentes formes d’oppression et de discrimination, mais elles ont des sources communes. Tant que l’on choisira de promouvoir l’émancipation des uns au profit des autres, il ne saurait y avoir de véritable libération. /fin du passage pseudo révolutionnaire illuminée.

  13. Dans les années 1980, mon ex, en vacances en Colombie-Britannique, s’est fait vandaliser sa voiture (vitres cassées) parce qu’il avait une plaque du Québec (seule explication possible). Je ne sais pas s’il y avait eu des graffiti auss.i

    Si le Québec se sépare, ça pourrait arriver encore. Contre les Franco-Canadiens? Peut-être. Mais je parle à assez d’anglophones du ROC pour savoir que les mentalités ont changé et qu’il y a quand même un certain nombre de gens qui comprennent bien la problématique et qui sont capables d’en parler intelligemment. Et ils ont tendance à s’indigner quand les orangistes (extrémistes anglophones canadian… il y en a aussi en Irlande du Nord à propos) déconnent.

    Mon conjoint est anglophone (bilingue LOL) et il me dit souvent comment Galganov le faisait scier.

    Le problème est

    1. il y a des bigots des deux bords (je ne peux pas parler de racisme, car les «Anglais» (soit dit en passant, quel terme mal choisi! La plupart des personnes visées ne viennent pas du Royaume-Uni, et cela a son importance) ne sont pas une «race» (un autre terme impropre)

    2. Historiquement, ce sont plutôt les «Anglais» qui se sentaient supérieurs aux Canadiens-français (exemple connu: Walter Gordon président du CN)

    3. Je ne sais pas si les «ceintures fléchées» (c’est comme ça que P. Lagacé appelle les nationalistes extrémistes francophones québécois) se sentent supérieurs aux «Anglais». Je les fuis, car ils font sauter mon couvercle. Ils les haïssent, ça c’est sûr, et les voient comem des ennemis.

  14. Les francophones ne sont pas plus une «race». Tout au plus, ils sont un «groupe identifiable». C’est le terme utilisé à l’article 318 du Code criminel, qui traite de propagande haineuse, et ça me paraît le bon terme.

  15. gillac dit :

    Si les québécois francophones connaissaient leur histoire, ils applaudiraient la reine d’Angleterre et hueraient le président de la France….

  16. reblochon dit :

    Ça c’est ta version de l’histoire Gillac, la mienne me dit pas que la France a abandonné le Québec par deux fois. Par contre elle parle bien de déportation, de tentative de génocide culturel de la part des anglos… et pas qu’ici d’ailleurs.

    Mais bon, l’histoire a été écrite par les vainqueurs et ceux-ci avaient tout intérêt que les Canadiens (de l’époque aujourd’hui majoritairement Québécois) haïssent les Français. Vu les propos de Gillac, ils y sont bien arrivés. Bravo messieurs les anglais.

    En passant, ce sont les bourgeois de Québec qui ont trahit le Québec en tout premier lieu !

  17. La Franco-Ontarienne contre l'indépendance du Québec dit :

    Je trouve ça très drôle de me faire dire de me mêler de mes affaires par une personne qui veut possiblement la séparation du Québec pour préserver « la langue » et qui ne sait même pas l’écrire correctement.

    Je vis au Québec depuis bientôt 2 ans. J’entendais des critiques contre les Anglais tous les jours (plus maintenant, parce qu’ils savent qu’ils vont se faire taper sur les doigts). J’entends aussi des Anglais critiquer des Québécois (et là encore, ils se font taper sur les doigts).

    Et bon, vous pouvez être en désaccord des définitions, mais c’est la mienne et je vais la garder. Quitte à me faire critiquer comme vous le faites en ce moment.

    (et désolée de ne pas répondre à tous vos commentaires, disons que j’ai d’autres chats à fouetter)

  18. gillac dit :

    @Reblochon
    Je vous invite à consulter de vrais historiens neutres et même à tendance souverainiste. Je ne dis pas que les britanniques ont toujours été corrects mais il est un fait indéniable que la France a abandonné le Québec. Quant aux américains ,ce sont eux qui nous lancés les loyalistes dans les pattes avec la complicité de la France. Je m’intéresse aux faits et non à démontrer mes sentiments par l’histoire. En fait il existe d’excellents historiens au Québec pas aussi dupes que vous le laissez entendre. Prenez le temps de vous informer un peu.

  19. the Ubbergeek dit :

    @Gilliac

    Les yankees n’ont peut-être même pas forcé les Loyalistes à partir; les Loyalistes ont vu la guerre perdue, et comme avec une guerre vient des sentiments extrêmes… Ils ont préférer fuir.

    La France nous a pas tant que cà abandoné, que fais un choix rationel de realpolitik. Fais chier, mais l’Angletterre, entre les 13 Colonies et l’Inde disons, elle aurait choisis l’Inde, par example.

  20. Fouettez, Madame, fouettez. En restera-t-il quelque chose?

    Critiquer quelqu’un parce qu’il ou elle fait des fautes est une porte de sortie facile.

    Personnellement, je ne suis pas contre l’indépendance du Québec si elle est vraiment nécessaire, mais je ne suis pas convaincue, justement, qu’elle l’est en 2011. Ça peut changer! Si Harper décide de ne plus suivre la Loi sur les langues officielles, par exemple.

    Surtout, je n’ai ni haine ni mépris envers les indépendantistes, sauf du mépris pour les fanatiques et les violents qui sont une infime minorité.

    Moi j’écris sans faute. Et Firefox a un bon dictionnaire orthographique, pour les fautes d’inattention =).

    J’ai travaillé à Ottawa et visité souvent le Nord de l’Ontario, où les Franco-Ontariens, trop souvent, lisent le «papier» (the paper). Je fais constamment affaire avec des Franco-Ontariens et des Acadiens dans mon travail (ainsi qu’avec des anglophones).

    On pourrait dire que le français mal écrit d’un intervenant est une preuve que notre langue est en danger! Mais c’est davantage la mauvaise qualité de l’enseignement des langues et les principes pédagogiques stupides que les bonzes de Québec tiennent mordicus à appliquer qui en sont responsables (et, chez certaines personnes n’incluant pas l’intervenant ici, la paresse et le désintérêt de certains Québécois).

    Vous avez bien entendu droit à votre opinion. Mais nous avons droit aux nôtres respectives aussi.

    Saviez-vous qu’il y avait naguère un monument des Patriotes à Sault Ste. Marie (c’est comme ça que ça s’écrit) et que les «orangistes» l’ont fait démolir à l’époque où il était de bon ton chez certains Ontariens de piétiner le fleurdelysé, et que le maire du « Soo » a fait adopter un règlement pour que les réunions du conseil municipal soient en anglais SEULEMENT? C’est tellement pratique de penser que les Patriotes étaient seulement des francophones. mais le pouvoir britannique était inique en 1837, et pas seulement pour le Bas-Canada. Wolfred Nelson était anglophone et d’origine irlandaise!

  21. reblochon dit :

    Excuse, La Franco-Ontarienne contre l’indépendance du Québec, mais tu ne te comportes pas en Québécoise mais en Canadienne. Tu appartiens à une nation étrangère à la mienne. Tu as beau vivre chez nous depuis deux ans, ça ne fait pas de toi une Québécoise à mes yeux. Il faut bien plus de trois ans pour devenir canadien ! Oui je sais, tu as le droit de vote et je trouve d’ailleurs cela dégueulasse que n’importe quel canadien qui vient chez nous l’ait après seulement 6 mois. Mais on est entrain de voir pour changer cela. Y a pas un pays au monde qui donne ce droit comme cela à des étrangers sur son territoire.

    Ensuite te rabattre sur quelques fautes de français pour démonter une argumentation c’est petit et cela démontre que n’as pas grand chose d’autre à amener. Du vide, comme ce que les fédéralistes ont l’habitude d’amener, Du négatif, des discours de peurs. Jamais vous ne faites l’exercice de nous démontrer pourquoi on devrait avoir envie de rester avec le canada, rien de constructif. Pourquoi notre peuple en vaudrait moins qu’un autre, donne-moi un argument qui fait qu’on mérite moins que les autres et qu’on ne devrait pas avoir le droit d’être un pays comme les autres. Dis-moi ce que le canada a à nous proposer autrement que nous traiter comme une province comme les autres, comme les 9 autres provinces canadiennes ? Et là … en général suit un grand silence.

    On connait l’histoire des franco-ontariens et comment ils ont docilement plié le dos devant les anglais. Désolé pour ce qui reste de ta communauté, mais nous ne sommes pas garant de votre survie dans le plusse beau pays du monde. Par contre, si tu changes ton discours de colonisé venant nous dire qu’on devrait rester de bon petit canayens-français, si tu acceptes de venir avec nous bâtir ce pays francophone en amérique du nord, pas contre les anglais, pour nous, tu es la bienvenue parce que nous sommes ouverts et inclusifs.

    Et je ne veux rien séparer du tout, je veux l’indépendance pour mon peuple. La séparation c’est le point de vue des fédéralistes. Merci d’être passé la canadienne !

    @Gillac : ben justement je pensais comme toi jusqu’à que je tombe sur un historien québécois qui amenait un point de vue ne venant pas des vainqueurs. Pour commencer Louis XV a été désinformé de ce qui se passait ici, entre autre par un comte français amis des anglais.

    Ensuite ce sont bien les bourgeois de Québec qui ont rendu les armes tandis que le peuple était près à continuer la guerre et que d’ailleurs, après les plaines on a ramassé comme il faut les anglais… comme quoi, l’histoire n’est peut-être pas aussi simple que celle qu’on veut bien qu’on retienne. Dire que la France a abandonné le Québec par deux fois, en se mettant dans le contexte historique et du coté des perdants, … c’est moins évident.

  22. Trudeau et consorts ont bien réussi leur coup, soit disloquer la solidarité entre francophones, en faisant des cadeaux «folkloriques» aux francophones hors Québec. Pour les retourner contre nous.

    Allez lire Le marché des Illusions (Selling Illusions) de Neil Bissoondath http://fr.wikipedia.org/wiki/Neil_Bissoondath, un anglophone fédéraliste dont les ancêtres indiens (de l’Inde) ont vécu aux Caraïbes. Il est maintenant professeur de création littéraire à l’Université Laval (Québec) depuis 1999.

    Il y explique très bien pourquoi le multiculturalisme à la Trudeau est un échec. venant de lui, un pur produit du Commonwealth, c’est percutant.

  23. Et son oncle V. S. Naipaul est prix Nobel de littérature.

  24. Et son oncle V. S. Naipaul est prix Nobel de littérature http://fr.wikipedia.org/wiki/V.S._Naipaul

  25. La Franco-Ontarienne contre l'indépendance du Québec dit :

    Je suis Franco-Ontarienne avait d’être canadienne et avant d’être « Québécoise » même si je vie au Québec depuis 2 ans.

    Dans tout ce débat, on ne m’a jamais demandé pourquoi j’étais contre la séparation. En voilà les raisons. Premièrement, tout ce qui vient de provinciale fonctionne mal au Québec : système de santé, système d’éducation, système de nomination des juges, que pour en nommer quelques-uns. Deuxièmement, c’est grâce au Québec que tous les politiciens doivent être bilingues en ce moment. Troisièmement, ça séparerait le Canada en deux, ce qui est ridicule. Les francophones à l’extérieur du Québec ne sont pas contre le Québec, ils sont habituellement contre la séparation.

    Également, vous critiquez beaucoup les enseignants et enseignantes. Vous saviez qu’il y a des tests de français à réussir pour avoir son bac? Il y en a deux : la rédaction et le code linguistique. La rédaction consiste à écrire un texte. S’il y a plus de 7.5 erreurs, vous échouez (en plus, il faut satisfaire aux exigences de la structure et autres). Cette partie est corrigée de façon très subjective. Une fille avait échoué à 68 % (la note de passage est de 70 %), elle l’a fait recorriger et elle a terminé avec 82 % (trouvez l’erreur). Le code linguistique consiste à répondre à des choix multiples. Nous n’avons droit à aucun outil. Une partie du test est de deviner la définition de certains mots et une autre partie, de deviner la signification de certaine définition. Les mots ne sont pas dans des phrases donc il est impossible de faire de l’inférence. Je le répète, nous n’avons droit à aucun outil. Comme enseignant, ça ne sert à rien de connaitre tous les mots du dictionnaire : si nous ne connaissons pas un mot, nous allons voir dans le dictionnaire.

    Bref, arrêter de blâmer les enseignants de la pauvre qualité de français lorsque chez vous, vous ne faites aucun effort.

  26. La Franco-Ontarienne contre l’indépendance du Québec,

    tu es vraiment dure à suivre. Dans un temps, tu envoies promener le débat, et là tu reviens…

    Pour ce qui est de ta définition, si tu savais lire un peu plus objectivement, tu aurais compris que ce n’est pas ta définition le problème, mais bien ton interprétation. Mais tu as tout à fait le droit de t’y accrocher comme à une bouée de sauvetage, puisque c’est tout à fait de ça qu’il s’agit. Tu es perdue au milieu de l’océan de ton raisonnement. J’ai bien essayé de t’aider, mais tu prends ton océan glacé pour un spa…

    Pour ce qui est de pointer le français de The Ubbergeek, c’est tellement futile de ta part que je ne me donnerai même pas la peine de dire ce que je pense…

    Pour ce qui est de tes raisons d’être contre la souveraineté du Québec, c’est vraiment n’importe quoi! Tout ne fonctionne pas mal au Québec, et se baser seulement sur ce qui va mal est un raccourci intellectuel en soi. D’autant plus qu’un des buts de la souveraineté est justement d’améliorer les choses, s’il faut le préciser.

    « Deuxièmement, c’est grâce au Québec que tous les politiciens doivent être bilingues en ce moment. »

    Tu veux parler des politiciens québécois et peut-être un peu au Nouveau-Brunswick, encore moins ailleurs, j’espère? Le Québec comme une sorte d’assurance du bilinguisme canadien, c’est plutôt absurde.

    « Troisièmement, ça séparerait le Canada en deux, ce qui est ridicule. »

    Un pays est une vue de l’esprit. Et la géographie n’est pas une fin en soi.

  27. La Franco-Ontarienne contre l'indépendance du Québec dit :

    « Pour ce qui est de pointer le français de The Ubbergeek, c’est tellement futile de ta part que je ne me donnerai même pas la peine de dire ce que je pense…»

    Futile? C’est quoi le titre de cet article? La défense du français catégorie de racisme. Désolée, mais c’est ton commentaire qui est futile. Vous voulez défendre le français, mais vous n’êtes pas foutue de l’apprendre. Apprenez à bien écrire en français avant de chialer contre des unilingues anglophones.

    Pour mes raisons, ce n’est pas n’importe quoi. L’éducation, la santé et la justice sont des sujets importants et c’est la base d’une société.

    Tous les politiciens au fédéral doivent être bilingues. Ah et comment se fait-il que ce soit une ville ontarienne qui est devenue la première ville officiellement bilingue? On peut être francophone et anglophone en même temps.

    Mon interprétation de ma définition est qu’il faut traiter les gens comme des égaux et ne pas se sentir supérieur à un groupe de personne. Tu dis toi-même « je ne joue pas à l’autruche en niant qu’il existe des gens que l’on peut réellement traiter de « racistes» envers les anglophones. Je sais très bien qu’ils existent, et je ne me gênerai jamais pour les dénoncer. » Je n’ai jamais dit que critiquer les anglophones était mal. Comme dit précédemment (mais évidemment, tu ne m’as pas comprise), je suis contre les personnes se sentant supérieures à un autre groupe de personnes. Tu peux critiquer les gens anglophones, vas-y, mais ne viens pas dire qu’ils sont stupides puisqu’ils sont anglophones.

  28. La Franco-Ontarienne contre l’indépendance du Québec,

    pour ce qui est de donner des leçons, on repassera. T’es même pas capable de transcrire mon titre comme du monde : « La défense du français catégorie de racisme. » Tant qu’à être dans la connerie, tiens, tu ne devrais pas avoir ton mot à dire dans un débat sur le français étant donné que tu as oublié « comme »…

    Dans ta petite logique, il n’y aura que les gens parfaits en français pour pouvoir discuter de la défense du français, donc personne ici, même toi, puisque comme tout le monde bon en français, nous faisons parfois des erreurs. L’erreur est humaine. Le fait que The Ubbergeek fasse des fautes n’est qu’un problème pour toi et tu ne fais que t’en servir par manque d’arguments.

    Pour le reste, je ne fais que constater que tu ne sais pas vraiment lire, puisqu’il faudrait que je te répète encore les mêmes choses. J’ai d’autres chats à fouetter.

    Du vent!

  29. the Ubbergeek dit :

    J’avoue, j’ai jamais été bon dans les cours de Français, j’ai travillé bein dur pour une moyenne genre 70%+. Ironiquement, je ‘pwnais’ en Englais, cherchez à comprendre…

    Et je suis poche en écriture sur clavier; j’ai doublé ma vitesse de frappe, mais je fais des erreurs navrantes, je consent.

    Mais comme disait Jésus me semble, ‘ne pointe pas la paille dans l’oeuil du voisin, quand tu a une poutre dans le tient’, ou quelque chose de similaire. Enfin.

  30. La Franco-Ontarienne contre l'indépendance du Québec dit :

    Merci de démontrer que tu manques d’arguments valables. Tu ne prends que quelques un de mes arguments sans compter les autres. La seule chose que tu sais faire, c’est d’essayer de descendre une personne qui n’a pas le même point de vue que toi en public. Pathétique.

    Est-ce que j’ai dit que les gens qui ne sont pas bon en français n’avait pas le droit de débattre? Non. Mais ne vous plaignez pas que le monde n’est pas bon en français lorsque vous-même vous n’êtes pas capable de l’écrire. Vraiment, lorsque tu essaies de lire entre les lignes, assure-toi qu’il y ait quelque chose à y lire.

  31. the Ubbergeek dit :

    Franco, nous sommes aussi des péones, des prolétariens et tout. Faudrait-il nous taire?

    Qui est bouchée icitte?

  32. La Franco-Ontarienne contre l'indépendance du Québec dit :

    Est-ce que j’ai dit ça? Non.

    Arrêtez de déformer mes propos.

    Si vous étiez vraiment capable de lire entre les lignes, vous auriez compris que je crois que le Québec a sa place au Canada comme province francophone. Si je me foutais des Québécois et de votre façon de penser, je voudrais la séparation du Québec… Il y a deux types de Québécois que je critique : ceux qui sont racistes envers les Anglais et ceux qui veulent la séparation du Québec.

    Mais bon, ça sert à quoi maintenant de débattre? Vous allez encore déformer mes propos!

  33. the Ubbergeek dit :

    Les francophones n’ont pas de VRAI place au Canada. La vérité est que nous sommes en globalité un hochet pour justifier un nationalisme canadien, un élément pour paraitre distinct (AH! Société DISTINCTE!) des USA. Le Canada est bâti pas mal sur ‘Nous-sommes-pas-les USA’ trudeauiste, et une vraie suprémacie – l’anglais.

    (En passant, Trudeau voulais aussi assimiler les inuits, indiens et métis – abolir les réserves et tout, SANS AUCUNES COMPENSATIONS OU AIDE. Les… ‘moderniser’.)

    Et la montée de la droite canuck le monte – il y a une intolérance croissante envers les minorités.. comme les francos et indiens. (Je suis bilingue assez pour le voir dans les textes et trucs du ROC.)

    Il est clair que vous vous ilusioner un peu. Et il est clair entre vos lignes, ‘séparatisses’ = racistes. Et cependant, les souverainistes de gauches progressistes et anti-racistes, vous en faites quoi?

  34. La Franco-Ontarienne contre l'indépendance du Québec dit :

    Je viens du côté anglais, je suis à une meilleure position pour vous dire que OUI, les francophones ont une place au Canada, les Québécois n’en veulent pas de cette place et ils passent leur temps à se battent pour se séparer. Le français a une place au Canada, mais les Québécois détestent tellement les Anglais que plusieurs Anglais n’en veulent pas.

    Avec les immigrants, je doute qu’il y ait une intolérance croissante envers les minorités. Je crois qu’on est beaucoup plus ouverts aux minorités qu’on l’était dans le passé.

    Et non, comme dit, vous lisez mal entre les lignes. Mon copain est séparatiste et je ne serais pas avec lui s’il était raciste. Comme dit à PLUSIEURS reprises, je suis contre ceux qui se disent supérieurs à d’autres groupes de personnes, dont les francophones qui se disent supérieurs aux anglophones.

  35. the Ubbergeek dit :

    Vous vous illusionez pas mal. Les Anglais par example, il y a un racisme anglo.,.. Crisse, je connais un jeune homme ‘ontarian quite’, et si vous l’entendiez sur les indiens ou noirs ou arabes… Merde, il est mon ami, mais c’est un vrai ‘asshole’ des fois…

    ON NE DÉTESTE PAS LES ANGLAIS PAR DÉFAUTS. NEVER, EVER. Je suis pas comme cà, au moins. Juste les ‘rightwing facho assholes’ et compagnie.

    je répète; on ne se voit pas SUPÉRIEURS. DIFFÉRENTS, mais PAS supérieurs. Pas la même chose.
    Et puis, cette vieille excuse… ‘Je ne suis pas X, regardez, j’ai un ami-amant Y, alors, je suis pas X! » c,est de la bullshit. Désolé. Vous êtes pleine de préjugées envers les québecois qui ‘refusent le Canada, plusse-beau-pays-du-monde,.

  36. La Franco-Ontarienne contre l'indépendance du Québec dit :

    Quels sont mes préjugés au juste? Citez moi et ne lisez pas entre les lignes et ne supposez pas puisque, depuis le début, ça s’avère toujours faux.

  37. the Ubbergeek dit :

    @Franco

    Je lit vos réponses, et je vois des idées sous-lignées.

  38. reblochon dit :

    Ce que notre amie étrangère de l’Ontario oublie de dire c’est que :

    – le canada n’est pas vraiment un pays… mais une fédération. A l’origine, tout le monde pouvait la quitter. Par contre elle a bien raison l’ontarienne, si le Québec devient indépendant, on coupe SON pays de pacotille en deux ! En réalité, quand on (les fédérastes) nous dit que les indépendantistes pellettent des nuages et que la survie d’un Québec indépendant est impossible, dans la réalité c’est surtout pour la survie du reste du canada que je m’inquiète. Le Canada risque bien de n’être plus que l’ontario !

    – elle oublie aussi de nous dire que dans la plupart des cas de corruption, copinage, collusion, ce que j’appelle les C.C.C., qu’elle nous a donné en exemple, ce sont les fédéralistes qui se trouvent en arrière de cela et plus particulièrement le PLQ ! Et oui après les PPP, Charest nous a créé les CCC !

    Dans un Québec indépendant, il y a de forte chance qu’on arrête de se comporter en colonie bananière (parce que nous ne sommes même pas une république). D’ailleurs, dans le ROC, des scandales il y en a aussi. Mais ça, elle oublie de nous le dire.

    La première ville bilingue ? Parlerait-elle d’Ottawa, capitale du pays bilingue le canada et dont les INSTITUTIONS sont bilingues, mais pas les habitants, les commerçants, etc. J’espère bien que les institutions d’un pays bilingue le sont ! Et d’ailleurs à ce sujet, même au Québec on peine parfois de se faire servir en français dans les organismes fédéraux ! Une réalité.

    Ce qui est ridicule et je le prédisais plus haut, c’est qu’on entend pas notre belle ontarienne pour répondre positivement au Québécois. Des questions forts simples comme :

    – qu’est-ce que le Canada a à nous proposer pour améliorer les droits de la nation québécoise dans un canada uni ? Un Lac Meech 2 où les autres provinces vont déchirer une fois de plus leur chemise face aux revendications du peuple québécois ?

    – Pourquoi notre peuple devenu depuis longtemps mature socialement et économiquement aurait moins le droit que le peuple de la nation canadienne de devenir un pays comme les autres ? Que fait-il que l’indépendance c’est bon pour tout le monde sauf la nation québécoise ?

    Si cette étrangère ne vivant pas de ses dogmes et sous sa couche d’intolérance et de fanatisme, elle verrait que les Québécois ne détestent pas le canada et sont près à faire une confédération de pays avec lui, c’est ce que voulais dire la longue question de 1995 ! Nous sommes près à aller de l’avant main dans la main en frère et si cela n’a pas encore été fait c’est bien par le refus du ROC de partager, de reconnaître nos droits de nation distincte et souveraine. Ces gens préfèrent le statu quo et les chicanes stériles des deux solitudes plutôt que de trouver un compromis apaisant et positif pour tous. C’est cela le Canada et c’est qu’essaye de nous vendre cette franco-ontarienne qui sait pertinemment que si le Québec devient indépendant, les gentils canadiens vont lui faire payer la note en écrasant tout ce qui reste de francophone dans le ROC ; c’est aussi cela le plusse meilleur pays du monde !

    Nous ne serons jamais des canadiens, pas par haine, juste parce que nous sommes des Québécois ! Et nous ne valons pas moins que les autres nations, nous n’avons pas à endurer plus longtemps le statut de sous-nation du canada … Canada qui nous empêchent de nous ouvrir sur le monde, invisible que nous sommes, qui nous empêchent de jouir de nos victoires, qui nous empêchent d’être des Québécois si nous quittons notre territoire… parce qu’alors nous devenons des Canadiens comme les autres !

    Les étrangers qui ne s’intègrent pas chez nous et qui combattent notre peuple, on leur souhaite un bon retour chez eux, … on n’en a pas besoin.

  39. the Ubbergeek dit :

    Oh, le Canada va survivre sans le Québec, au moins en théorie; l’économie en Amérique du Nord se tourne de plus en plus vers la cote ouest, et pour être brutal, c’est pas le Québec qui draine le cash, c’est plutôt les Maritimes – qui dans un Québec indépendant, pourrait finir…. par joindre les USA.

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