Grève étudiante : honte à l’UdeM!

 

Une étudiante de l’Université de Montréal nous a fait parvenir un courriel qu’elle a reçu en date du lundi 20 février et qui a pour titre « L’UdeM maintient toutes ses activités ». Après avoir fait un rappel de la situation, on y indique :

Afin d’éviter toute ambiguïté, nous tenons à préciser que toutes les activités de l’Université de Montréal se poursuivent normalement. Les cours, les évaluations et toutes les activités pédagogiques se donnent comme à l’habitude et au moment prévu, que vos associations aient voté ou non en faveur de la levée des cours. Nous avons demandé à nos enseignants de se présenter en classe et de livrer leur prestation d’enseignement.

C’est très cocasse que le début du paragraphe parle d’ambiguïté. C’est plutôt l’UdeM qui place les étudiants dans une situation ambiguë en faisant ouvertement fi des votes de grève. Et on comprend bien que leur message s’adresse, et aux étudiants qui ne se sont pas donné la peine d’aller voter en Assemblée générale, et à ceux qui sont contre la grève. Et dans le but bien évident de mettre du plomb dans l’aile du mouvement.

Personnellement, je ne crois pas que l’Université de Montréal devrait se mêler de ça. C’est une bagarre entre le gouvernement et les étudiants. Que ce soit via le gouvernement ou via les étudiants, l’université reçoit de l’argent. Qu’elle provienne d’une poche ou d’une autre, elle a la même valeur. À moins que l’UdeM soit téléguidée par le gouvernement, elle n’a pas à faire de l’ingérence de la sorte. Son rôle c’est de gérer les contrecoups des décisions de grève. Et, ultimement, de faire preuve de respect vis-à-vis de ces décisions.

Honte à l’Université de Montréal!

 

(Photo : 73416633@N00)

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28 réponses à Grève étudiante : honte à l’UdeM!

  1. Tu connais mon opinion, mon cher Renart: j’endosse, complètement, la décision de l’Université de Montréal!!! C’est, d’ailleurs, ce que j’écrivais ici même hier ou avant-hier: les cours devraient se donner quand même normalement, ainsi que toutes les autres activités pédagogiques, puisque ce n’est pas une vraie grève, mais bien un boycott de quelques étudiants!!!

    Nos futurs Réjean Parent devront donc retourner finir leurs cours, la queue entre les jambes, ou bien vivre avec un échec scolaire!!! Ils font face à leur choix insensé qui nuit à leur avenir plus qu’autre chose et je suis content de ça!!!

    La récréation est finie!!!

    Pour une fois que l’Université de Montréal (dont le coprs professoral est, majoritairement, de gauche et syndicaliste) fait preuve de clarté, dans ses propos, il faut célébrer ça!!! J’offre le champagne, tout le monde!!! 😉

  2. Si j’étais comme l’UdeM, je ferais fi de ton opinion et je l’effacerais… 😉

  3. « un boycott de quelques étudiant »

    C’est quoi ça, de la novlangue de droite?

  4. gillac dit :

    Avant de trop s’apitoyer sur le sort de nos étudiants, faisons un tour rapide de la situation au Québec:
    aînés: manque de places en CHSLD et de services à domicile
    famille: manque de places en garderies subventionnées
    accès à un médecin de famille: 30-40% n’en ont pas
    urgence: débordements parfois catastrophiques
    enfants en difficulté: services plus que déficients
    endettement de l’état et des ménages: niveau critique
    etc.

  5. Myriam AJ dit :

    Justement, on a besoin d’une future génération éduquée pour régler tous les problèmes des vieux!

  6. Bizarre de voir qu’on s’acharne autant sur les étudiants alors que les manifestations contre la hausse des assurances pour les motos semblaient aux yeux de certains si sympathiques.

    Avoir à choisir entre mettre mon argent dans l’éducation des jeunes ou dans un plan d’assurance déficitaire pour motocyclistes, mon choix est facile.

    On parle toujours de la mauvaise qualité des services de l’État ou de la dette. Il ne faudrait quand même pas mettre la faute sur les jeunes. Si les jeunes doivent en mettre plus, quel sera l’effort des générations précédentes?

  7. Richard3 dit :

    Une telle réaction de l’UdeM place l’étudiant devant les options qui s’offrent à lui, tout simplement! Les étudiants, et les institutions scolaires, envers ceux-ci, ne sont pas assujettis à la Loi sur les normes du travail, et ce faisant, les CÉGEPs et universités n’ont pas à cesser leurs activités parce que des membres d’associations étudiantes décident de boycotter leur propre avenir.

    L’étudiant doit donc peser le pour et le contre de son choix; option 1) retarder la fin de sa session, ou de ses études, dans l’éventualité où la session serait annulée, afin de tenter de contrer une augmentation de 1625$, répartie sur 5 ans, et qui correspond, en soi, à moins d’un mois de travail à temps plein, au salaire minimum, ou, option 2) passer outre aux associations étudiantes, et travailler fort à construire son avenir.

    Les institutions scolaires pourraient faire pire; chacune d’elles doit avoir des politiques concernant les absences non-motivées (du genre après un certain nombre de telles absences, le cours est déclaré en échec). Elles pourraient décider qu’un étudiant qui ne rapporte pas lui-même ses absences, que ce soit en raison de la grève ou non, soit reconnu en absence non-motivée (ou pire encore, considérer chaque jour de grève comme une telle absence), et ainsi se mettra en risque de compromettre sa session pour la seule raison d’absences non-motivées! Les étudiants grévistes diraient que c’est un sale coup, mais rien n’empêche les institutions de le faire, sinon un certain respect du mouvement de grève des étudiants.

    Bref, l’étudiant doit décider s’il suit un mouvement de masse, ou s’il préfère prendre son propre avenir en mains. Les conséquences sont différentes, selon son choix, et l’institution n’a pas à modifier ses services, dans l’éventualité où l’étudiant décide de poursuivre ses études, au lieu des mouvements de masse.

  8. L’augmentation des frais de scolarité profite directement aux Universités.

    Si les étudiants reculent et reprennent leur cours, les frais seront rehaussés, ce qui profite directement aux Universités.

    Si les Universités maintiennent la session et que les étudiants continuent la grève, les étudiants rateront leur session déjà payée et ils devront se réinscrire et payer de nouveau pour une session d’été pour se rattraper. Ce qui profite directement aux Universités.

    Le seul cas où les Universités essuient un manque à gagner potentiel est celui où les frais ne sont pas augmentés et la session n’est pas à reprendre. Bref, le cas où les étudiants gagnent.

    Quand quelqu’un ou un organisme prend position, il est toujours intéressant de se demander où se situe son intérêt. Ce n’est pas toujours sublime et admirable, mais toujours instructif.

  9. @ Renart.

    As-tu lu mon commentaire sous l’autre billet traitant de la «grève» estudiantine??? J’y explique pourquoi ce n’est pas une vraie grève, mais bien un boycott des cours et je démasque les associations étudiantes!!!

  10. PierreL dit :

    Je serais probablement contre cette grève étudiante si l’argent de l’éducation était bien géré … mais ce n’est pas le cas…
    Tout le monde s’en prend aux étudiants mais personne ne regarde les dépenses HONTEUSES qui se font dans tout les départements de l’université.
    Quand on estime que de remplacer 1 toilette et refaire un comptoir va coûter plus de $150,000 Il y a des coup de pied au cul qui se perdent en quelque part…

  11. Myriam AJ dit :

    J’aimerais préciser que jusqu’à présent dans l’histoire du Québec, aucune session n’a été annulée. Il ne s’agit que d’un épouvantail que le gouvernement/la direction nous sort à chaque fois.

  12. Myriam AJ dit :

    Mais est-ce qu’on doit refiler la facture de la mauvaise gestion à des étudiants qui font déjà leur part?

  13. Louis Sirois dit :

    @Renart Vous exprimez l’idée que l’UdeM n’a pas à faire de l’ingérence dans le litige entre les étudiants et le gouvernement.

    Mais ne croyez vous pas que si la position de l’UdeM était justement de se montrer « solidaire » des grèves étudiantes, qu’elle ferait encore plus d’ingérence en prenant radicalement partie, envers un mouvement illégal, peut être légitime, mais illégal de boycott ?

  14. Richard3 dit :

    Un tweet de Renart, ce samedi, m’amène à faire une précision, ici.

    J’ai utilisé le mot « boycotter » dans le sens où un étudiant prend des décisions qui compromettront peut-être ses propres études. Or, mon Petit Robert de poche 2010 définit le boycott comme une « cessation volontaire de tout échange avec un individu, un pays, etc. ». D’autre part, il définit la grève comme étant une « cessation volontaire et collective du travail décidée par des travailleurs, en vue d’obtenir des avantages ». Dans le cas en l’espèce, laquelle de ces définitions s’applique?

    Il est reconnu d’emblée que les divers mouvements de solidarité étudiante calquent leur action sur celui de la lutte ouvrière, et s’attendent que leurs gestes amènent les mêmes conséquences. C’est pourquoi on parle de « syndicats étudiants », et de « grève étudiante », entre autres. Par contre, et ceci dit sauf erreur, aucune loi ne confère aux associations étudiantes les mêmes privilèges que ceux accordés aux syndicats, et ce particulièrement en ce qui concerne les normes sur les briseurs de grève. Si un syndicat en grève peut se plaindre du fait que l’employeur utilise des « scabs », pour continuer sa production, comment peut-on qualifier les étudiants qui décident de passer outre leur association, et poursuivent leurs études? Ils ne poursuivent pas l’objectif de production d’un quelconque employeur, mais seulement celui de compléter leurs études dans les délais prévus. Ainsi, il s’agit là d’une différence fondamentale entre le monde ouvrier et le monde étudiant.

    Face à cette différence, je crois que l’on peut parler de boycott autant que de grève, dans l’actuel conflit entre le mouvement étudiant et le gouvernement. Par contre, les institutions d’enseignement, prises au milieu de ce conflit, n’ont pas à prendre position pour l’une ou l’autre des parties en présence, et ont le mandat de fournir l’enseignement aux étudiants désireux de le suivre. C’est pourquoi l’UdeM a le devoir de dispenser la formation, et ce même pendant le conflit, question de laisser le libre choix à l’étudiant qui désire continuer ses études, plutôt que de se coller au mouvement de masse.

  15. Réponse à Jean-Luc Proulx, Richard3 et les autres en lien avec le débat sur la définition de « grève » versus « boycottage » :

    « Mouvement étudiant : grève ou boycottage, comme une odeur de novlangue »

    http:///blog/2012/02/mouvement-e%CC%81tudiant-gre%CC%80ve-ou-boycottage-comme-une-odeur-de-novlangue/

  16. Myriam AJ dit :

    L’université en continuant d’offrir les cours, se retrouve quand même à appuyer le gouvernement. On ne peut pas ici parler de neutralité.

  17. Richard3 dit :

    Et l’étudiant qui veut passer outre les mouvements de masse a quelle option, si l’université (ou le CÉGEP) annule tous les cours? Il demande un remboursement de sa session? Il s’en va étudier en Ontario, ou ailleurs?

    La loi empêche les travailleurs d’agir comme « scabs » pour le compte de leur employeur, pendant un conflit de travail. Par contre, un travailleur est libre de se trouver un emploi chez un autre employeur, pendant le conflit, s’il ressent le besoin d’augmenter ses revenus. L’étudiant n’a malheureusement pas cette option, s’il veut terminer ses études à l’intérieur des délais qu’il s’est fixé.

    En continuant d’offrir les cours, l’université, ou le CÉGEP, appuie l’étudiant, dans son choix; s’il ne veut pas sortir en grève, et préfère continuer sa formation, celle-ci est disponible. C’est tout. Si l’institution prend des représailles contre les grévistes, alors, c’est une autre histoire!

  18. Simon dit :

    Des « absences non-motivées » à l’université? On est pas au secondaire, quand même.

  19. Simon H. dit :

    Je suis étudiant au premier cycle à l’UdeM et j’ai reçu ce courriel comme tous les autres étudiants. Ceci étant dit, la politique de l’université est restée la même depuis le début de la grève : les professeurs doivent se présenter en classe comme à l’habitude: c’est aux étudiants de bloquer les cours par le piquettage. Après, si le professeur manque de civisme au point de briser une ligne de piquettage et tient a donner son cours devant des sièges vides, laissons le perdre son temps comme il l’entend.

  20. J’en ai rien a foutre de cette grève! J’ai commencer les cours cette session et j’étais bien heureuse de que mes cours et examens ne serrais pas perturbé. Des étudiants qui empeche d’autre étudiants de suivre leur cours? Me mettre des battons dans les roues?! Me rendre la vie pire, non mias faut etre retardé!

  21. Alain dit :

    Je comprend pas comment des cerveau universitaire ne sachent pas comment faire une greve et se faire valoir c’est pas a 100 ou 200 personnes que vous allez avancer si vous voulez que ca bouge lever votre cul le matin et a 5000 ou 10000 personnes ca va faire plus d’effets parlez aussi des vraix chose le gouvernement écrase les gens sous les taxes alors qu’ils peuvent aller chercher beaucoup plus d’argent ailleur notre eau potable est exploité avec un simple permis qui coute a peine 2000 dollars !!!! pkoi pas aller chercher de l’argent la?? les bouteille d’eau qu’ils produise detruit notre environement et nous coute de l,argent et eux font des milliards avec notre eau cela n’est qu’une exemple faite marcher vos cerveau et trouver les endroits ou l’argent pourrais etre prélevé dénocer c’est fait réel que le gouvernement allege afin de ne pas perdre des appuits politiques la solution est la faite valoir ses choses afin de réveiller les vieux qui dorme au gaz au quebec et qui continu a se faire écraser sans bougé ici la population fait simplement se plaidre sans bouger leurs cul c’est pour ca nous sommes écraser par le reste du canada

  22. alain dit :

    c’est des gens comme toi qui fait que le quebec n’avance pas les individualistes un jour une choses te tiendras a coeur et j’espere que les gens te dirons j’en ai rien a foutre

  23. SylvainL dit :

    Lorsque vous affirmez qu’il y a de la mauvaise gestion, pourriez-vous être plus précises et proposer des solutions concrètes? C’est très facile de porter de tels jugements et de faire porter le blâme à toutes les universités du Québec. Prenons par exemple, le cas des Recteurs de l’Université Concordia. S’agit-il de mauvaise gestion ou plutôt d’une poigné de personne qui n’ont aucun sens morale et qu’on pourrait à la limite qualifier de voleur. Je me questionne alors, s’agit-il de mauvaise gestion Universitaire ou simplement de protéger les avoirs d’une bande de voleur.

  24. SylvainL dit :

    C’est vrai qu’on est beaucoup trop taxé et qu’on arrête pas de payer. Je suis pour qu’on réduise la charge fiscale des contribuables, ceci incluant les frais inhérent à l’éducation. L’état doit assurer un niveau de scolarité convenable pour l’ensemble de la population (primaire, secondaire et collégial). Devrait-elle assumer les études universitaires? NON. L’université c’est un investissement et si les jeunes n’arrivent pas à comprendre ce principe, alors ils ne méritent pas d’être au niveau universitaire. Si ces augmentations avaient eu lieu bien avant, il y aurait peut être moins d’incompétents dans notre fonction publique.

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