Grève étudiante : calme et négos recherchés

 

Les étudiants sont l’eau qui bouille et le gouvernement tient le couvercle de la marmite bien fermé. Et après, Jean Charest et Line Beauchamp se surprennent que la tension monte, que ça déborde. Cependant, la question colle toujours autant : c’est bien beau les condamnations espérées, mais qu’est-ce qui prouve que ce sont bien des étudiants les coupables de ces débordements? D’ailleurs, qu’est-ce qui nous garantit que ce ne sont pas des actions téléguidées par ces deux-là pour rameuter une partie de l’opinion publique de leur côté? Parce qu’au possible, nul n’est exclu.

Ne trouvez-vous pas que le hasard fait trop bien les choses? Le gouvernement entrouvre la porte et aussitôt, on lui donne l’occasion de monter sur ses grands chevaux. Après deux mois de grève et de manifestations, tout d’un coup ça se met à pétarader. Mais bon, ce n’est qu’une théorie qui ne tient sur rien d’autre que la réputation malmenée du parti au pouvoir. Et si le pot aux roses qui se dessine de plus en plus nettement — grâce au travail admirable du journalisme d’enquête — n’était que la pointe de l’iceberg? Pourquoi ce qui paraît de prime abord farfelu ne pourrait-il pas être vraisemblable?

Quoi qu’il en soit, on a l’impression que le duo se prend pour le maître qui essaye de faire coucher le chien. Tenir autant à des condamnations, ça relève de la dynamique de l’ordre à un canin. On demande carrément l’obéissance aux étudiants pour daigner leur adresser la parole. Pourtant, on n’éduque pas un être humain comme un animal de compagnie. Je pense à « César, l’homme qui parle aux chiens ».

Il faut vraiment que notre ministre de l’éducation respire par le nez et cesse de se cacher. Il n’y a rien d’épeurant dans une table de négociation. Il n’y aura que les protagonistes autour pour possiblement bouger. Parce que là, sans blague, je me demande, c’est pour quand les mesures de guerre?

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4 réponses à Grève étudiante : calme et négos recherchés

  1. M. dit :

    Pour y avoir goûté solidement aujourd’hui, je dirais qu’on est plus proche des mesures de guerre que l’on ne le pense. Donner des tickets de 494$ dès que quelqu’un met le pied dans la rue, je me demande c’est quoi si ce n’est pas de la répression policière d’un mouvement politique.

  2. Kamarad dit :

    C’est de la répression policière. Le moyen qu’un gouvernement élu démocratiquement et qui se tient debout utilise pour protéger les droits de la majorité contre des voyous qui se pensent au-dessus des lois.

  3. Pierre dit :

    Je ne comprend pas pourquoi les manifestants veulent le droit de faire de la casse, blesser les gens, detruire les boutiques et les restaurants. Ils se disent victime de brutalité policières. Heureusement que les policiers sont bien protègés, sinon il y aurait des blessures sérieuses a ceux-ci, oups c’est vrai, les manifestants ont tous les droits au Québec… Détruire et blesser quiconque sur leur passage selon les chefs syndicaux…

    Heureusement que maintenant plus de 75% des gens supportent le gouvernement. Encore une autre semaine, et cela atteindra 80%.

  4. 75%???

    Un peu trop d’optimisme mon cher monsieur, le dernier sondage, qui en plus est très discutable, ne donne vraiment pas ce résultat : http:///blog/2012/04/sondage-sur-la-hausse-des-frais-de-scolarite-baisse-de-lappui-aux-etudiants-en-greve/

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