Confortable nonchalance

Oui, je sais que ce n’est pas très politiquement correct de parler du fait français (et de la  souveraineté) pendant cette élection fédérale, mais je vais le faire quand même. Et oui aussi, désolé, ça sera un long billet, j’en ai gros sur la patate.

J’écoutais hier à Télé-Québec la série « Cinéma québécois » et le thème de l’émission était « La politique ». Je regardais cette effervescence révolutionnaire des années 50 jusqu’au référendum de 80, ce désir de souligner en gras l’existence du fait culturel francophone québécois et ça m’a fait me rendre compte de mon insuffisance, de notre mollesse actuelle :

La vérité que vous ne voulez pas entendre, la voilà: le Québécois moyen rêve d’être un Nord-américain ordinaire. Il ne veut plus de cette identité marginale héritée de la révolution tranquille et il s’apprête à congédier l’élite nationaliste comme autrefois son clergé moyenâgeux. Et l’indifférence face aux coupures n’est qu’un aveu, un signe avant coureur (sic) de la rupture qui s’en vient…

(Cette citation provient d’un commentaire laissé ici par un dénommé Le Canadien errant à la suite de mon billet « La peur d’Anne Dorval ».)

Oui, d’un côté je me sens très concerné, et d’un autre je me sens mal de ressentir cette colère envers les gens irrespectueux, ceux qui s’en foutent, ceux qui auraient préféré (consciemment ou inconsciemment) naître seulement anglophone parce que ça semble globalement plus facile, ceux qui ne semblent pas avoir remarqué que les mots qui trainent partout dans leur environnement sont majoritairement tirés de la langue française… Vous me trouvez négatif? Moi je trouve que je suis réaliste. François Parenteau l’est encore plus, quand il parle du documentaire La génération 101 de Claude Godbout :

Le portrait est bien différent, cependant, chez les jeunes immigrants récents. Arrivés en plein marasme souverainiste, dans un centre-ville où le français reculait sans même se battre, ceux-ci carbureraient plus à l’identité nord-américaine, se sentiraient très peu concernés par les débats politiques québécois, et le français représenterait moins pour eux. Ce qui n’est pas sans entraîner des conséquences dans leurs choix scolaires puis culturels et politiques.

Moralité de l’histoire? Le pire ennemi du Québec francophone n’est pas la défaite. C’est le défaitisme.

Autre chose qui m’attriste? C’est ce genre de discours, trouvé chez Tym Machine, un fier Canadien-Français :

Laporte se plaignait que des candidats de Sorel chantaient en anglais. 

C’est à cause de ce genre de raisonnement paranoïaque que le Québec ne sera jamais une grande nation ouverte sur le monde et tolérante mais plutôt une nation d’insulaires frileux à l’idée de s’ouvrir vers de nouveaux horizons culturels. 

Que les Stéphane Laporte de ce monde se le tienne (sic) pour dit, la liberté individuelle prime sur la suprémacie (sic) du français en province.

Je ne suis vraiment pas un admirateur de Stéphane Laporte, et encore moins de Star Académie, mais cet homme a bien le droit de s’élever contre la suprématie culturelle mondiale anglophone si ça lui chante (oui, je sais, j’extrapole sûrement beaucoup…), c’est bien de sa liberté individuelle de l’exprimer dont il s’agit. La liberté n’est pas unidirectionnelle et ne mérite pas de se faire bâillonner. Tout le monde y a droit. Même un défenseur de la langue française. Mais je trouve que cette prise de position (celle de Laporte on s’entend) est en déficit. Quand quelque chose n’est plus ouvertement important à défendre, on sait bien ce qui se passe.

Et puis, pour l’ouverture sur le monde, j’ai bien hâte qu’on en revienne, il y a notre voisinage aussi, notre proximité qui compte. Encore un beau mot à inscrire en grosses lettres : ÉQUILIBRE.

Je terminerai tout ça avec une anecdote personnelle. Je déménage prochainement et mon propriétaire m’envoie des gens pour visiter mon appartement. Pour mettre en contexte, il décore la façade du fleurdelisé à la St-Jean et de l’unifolié à la fête du Canada, et bien bien également. Par souci d’équité, il s’empresse de me spécifier si les gens qui vont venir sont anglophones ou francophobes, comme si je faisais du service à la clientèle…  Une première anglophone m’a appelé pour changer l’heure du rendez-vous, elle réussissait à se débrouiller un peu, un point pour l’effort. Elle avait un nom d’origine arabe. (Pourquoi l’indiquer? Ça aura son importance pour la suite de l’anecdote.) Elle ne s’est jamais présentée, va savoir pourquoi!

Tantôt, un autre anglophone est venu. Il avait un nom bien anglophone et semblait natif d’ici : ses frères habitent dans le coin, et il habite depuis 6 ans pas très loin. Il ne parlait pas français ni ne comprenait grand-chose à ce que je lui racontais quand je ne savais pas comment le dire en anglais. Il avait à remplir un formulaire en français et il a fallu que je lui traduise pratiquement tous les mots.  Même les plus faciles : « nom », « prénom » et « rue » (celui-là, c’est un foutu mot qu’il voit sur les poteaux de la ville depuis qu’il est né!).

Admettons que ce n’est pas le genre de situation qui me donne espoir, surtout quand je sais qu’il n’y a pas beaucoup de francophones pour s’en émouvoir. Il n’y a pas à dire, la liberté de ce monsieur de s’exprimer en société en anglais semble plus importante que la mienne de m’exprimer en français. Et c’est par connivence nationale (prenez-le dans le sens que vous voulez…).

C’est ça qui est ça.

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Une réponse à Confortable nonchalance

  1. guy dit :

    Le mouvement souverainiste est devenu une façade pour les syndicats. Sachant que l’indépendance c’est l’argent, somme toute, on ira pas chier loin avec les syndicats, faut ben se l’avouer, non?

  2. Guy,

    « Le mouvement souverainiste est devenu une façade pour les syndicats. »

    personnellement, je crois que les syndicats ne sont qu’un élément du problème et que de les mettre à l’avant-plan est une tactique pour faire peur aux antisyndicalistes, aux gens de droite. Je ne crois pas que d’éliminer les syndicats au Québec ferait en sorte de transformer comme par magie la totalité des Québécois en souverainistes convaincus… Et j’écris ça dans le contexte où le mouvement syndicaliste ne semble pas dans un pic.

    « Sachant que l’indépendance c’est l’argent »

    Je ne comprends pas cette prémisse. Le terme « indépendance » est utilisé dans quel sens?

  3. MY Arts dit :

    Ouin, pas facile mais c’est une réalité de Montréal…

    Une chose que nous pouvons faire, individuellement parlant, c’est faire de français, une spécificité de notre identité personnelle.

    En souhaitant ensuite que le gouvernement puisse baliser l’identité collective…en mettant en place la législation qui permet d’encadrer la tendance… c’est plus compliqué.

    Nous savons tous, laisser-aller ou le libre arbitre, ce n’est pas toujours une bonne approche. Le marche financier nous donne un bel exemple. L’Etat a à assurer un rôle. C’est aux citoyens ou aux contribuables de modeler l’État comme les autres acteurs sociaux le font.

    La période d’élection en est une occasion qui nous permet de choisir les représentants qui formeront le gouvernement et l’opposition. Allez! 😉 C’est une façon concrète de s’exprimer.

  4. Renart,

    Je suis l’un de ceux qui se foutent de la « culture québécoise » au sens où je ne cherche pas à la promouvoir (mais je l’ai déjà fait avec véhémence dans une prime jeunesse). Je n’aurais pas souhaité naître anglophone puisque la langue française est jouissive quand on la connaît bien. Ma culture est internationale, un mélange de ceci et de cela. Même si je suis né à Québec, j’ai volé ce qui m’intéressait des cultures des autres à travers le monde, j’ai renié et piétiné des aspects de la « culture québécoise ». Je crois en la liberté culturelle. Vouloir imposer sa culture aux autres est une forme de dictature.

    Quant à la langue française, je suis de ceux qui croient qu’on ne doit pas accommoder les allophones. On ne doit pas forcer les autres à apprendre le français ou à parler en français, mais on doit les laisser avec leurs problèmes si ils ne parlent pas français. Comme partout ailleurs dans le monde. Ainsi, ils l’apprendront.

  5. guy dit :

    Je sais que tu n’es pas d’accord, Renart, mais dans les faits, à mon avis, plus j’ai de l’argent et plus j’ai une sorte de liberté, d’indépendance. C’est stupide l’idée d’attendre de l’État qu’il vous procure l’indépendance, encore plus l’État québécois qui est rien de moins qu’une gagne de syphonneux.

  6. lutopium dit :

    Nous sommes engourdis. Comme la toune de Pink Floyd le disait si bien: we are comfortably numb. Depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, les occidentaux sont devenus des maniaco-dépressifs de l’hyperconsommation et transportent maintenant dans leurs gènes le résultat du plus gros brainwash de l’histoire humaine: la télévision. Et les québécois n’échappent pas à ces phénomènes.

    On commence à peine à en découvrir les effets.

  7. mrobert55 dit :

    Pour la loi 101 on repasseras…dans le magnifique quartier que tu va résidé bientot cher Renart tu va te sentir a Westmount!! j’ai magasiné aujourd’hui des truc pour le premier aniversaire a mon fils et j’ai décidé d’aller encourager les gens du coin au lieu du Wall-Mart meme si je savait que je sauverait des sous, Bon bien le super commercant spécialiste (Party Expert) n’a aucune banderole avec  »Bonne Fete » et des 1 avec st (1st) rien rien dans la décoration pour fete en Francais!!!, l’autre Location en Fete avait seulement une banderole! je ne suis pas le seul a l’avoir remarqué car une autre madame qui me suivait a demandé la meme chose! Bien j’ai trouvé le reste au Wall-Mart en Francais!! vive les magasin du coin diriger par des gens d’ici francophone…et oui j’ai demandé si les propriétaire étais Québecois Francais des franchises du coin….le monde a l’envers.

  8. Sir Seb dit :

    Y’a juste une petite chose qui me chicotte dans l’anecdote de mRobert55: Avez vous au moins signifié votre mécontentement au propriétaire de Party kekchose? Il me semble que beaucoup de gens « chialent » mais peu se plaignent pour forcer un peu les gens à changer les choses. Pour l’anecdote de Renart, est-ce que tu as pris la peine de lui signifier qu’il s’aiderait peut-être un peu en apprenant au moins les rudiment de la langue française ? Laisser passer ces choses-là, c’est justement ce qui tue la francophonie.

    Moi aussi j’ai une anecdote. Je jasais avec le propriétaire de la boutique Débédé sur Saint-Denis samedi passé lorsqu’une femme entra. Elle demanda : « Do you have English-Swedish dictionary here ? », et Yvon de rétorquer en français : « Non, mais on a beaucoup de dictionnaires Français – Anglais ». Elle a compris tout de suite et a quittée en marmonnant quelque chose sur l’Angleterre, mais ça n’avait plus d’importance.

    Que dire de plus ?

  9. Zoreilles dit :

    J’ai bien aimé lire ton billet, Renart. La réalité que tu décris, dans ton anecdote, reflète bien la réalité montréalaise. Dans les régions, c’est moins frappant pour le moment mais nous devons rester vigilants pour ne pas perdre ou diluer notre héritage, notre langue et notre culture. Je ne parle pas ici de cette campagne électorale que nous vivons présentement mais de la vie au quotidien, de nos actions et de nos décisions, nos prises de position sur des questions et des enjeux qui nous appartiennent et nous concernent, comme citoyen(ne) responsable.

    Et tout cela, évidemment, ne nous empêche pas d’être ouverts sur le monde et les autres cultures.

    On accorde trop d’importance au pouvoir politique, je trouve, surtout ces temps-ci. À force de déresponsabiliser et d’infantiliser les citoyens, ils finiront par agir comme des enfants irresponsables.

  10. Hybride dit :

    Nous nous étions echangé quelques mots il y a un moment. J’ai remonté mon blog qui était aux oubliettes, et j’ai pas mal d’articles en attente de publication, il faut que je m’y remette serieusement. Je vous lis attentivement, j’ai 20 ans et j’ai à apprendre de vous. J’attends votre visite, a bientot résistant, Hybride

    http://www.lafindeleurmonde.blogspot.com

  11. My Arts,

    je trouve qu’il y a une dichotomie intense entre les citoyens (l’individu) et l’État (et tout ce qui peut regrouper des gens, incluant bien sûr les syndicats). Et dans le cas qui nous concerne, c’est bien plus les individus que je vise, dans le sens où toute décision collective doit venir de la base.

    GMA,

    pour ce qui est de la culture, je pense un peu comme toi, mais je m’inquiète quand même de la voir disparaître presque totalement parce que justement on sait bien que l’argent est une donnée importante dans le calcul. À la base nous payons des impôts et donc la question est de savoir si nous voulons collectivement donner un coup de pouce à nos artistes, pareil à nos scientifiques, pareil à nos philosophes, etc.

    « Vouloir imposer sa culture aux autres est une forme de dictature. »

    Alors, je me pose la question à savoir si la culture états-unienne ne correspond pas un peu à une forme de dictature… Et le pire c’est que je l’aime quand même! (Pas tout, faut s’entendre…)

    Je suis d’accord avec ton dernier paragraphe, mais parfois — comme dans le cas de mon anecdote — c’est plus difficile de ne pas être accommodant…

    Guy,

    moi, tout ce que je veux, c’est qu’on amalgame la question de la souveraineté (où il n’est pas que question d’argent) et le débat pour ou contre l’État. C’est un piège à cul-de-sac.

    Lutopium,

    quels effets en effet!

    mrobert55,

    ton exemple est juste la preuve du manque de jugement de certains commerçants, ça ne peut pas toujours être des génies… Party Expert, ça sonne déjà franchise de cossins cheap qui viennent de Chine…

    Sir Seb,

    je ne répondrai pas pour mrobert55, mais moi je me sentais pas mal pris en sandwich entre mon opinion et le fait d’accueillir un visiteur pour que mon gentil propriétaire (qui ne nous fait pas de problème parce qu’on s’en va avant la fin du bail) puisse avoir un locataire quand nous serons partis.

    Zoreilles,

    parler pour parler, je crois qu’au niveau de la langue, il faut que les gens des régions soient réceptifs et concernés par le problème montréalais. (Et oui, je sais, il y en aura plein pour penser que ce n’est pas un problème…)

    Hybride,

    je vous ai ajouté à mon agrégateur, alors sûrement à une prochaine fois ici ou chez vous! 😉

  12. Zoreilles dit :

    Mets-en, Renart, qu’on est réceptif. On est plus que réceptif, même, on est ultra concernés, dans les régions. Montréal, c’est chez nous, au Québec, on y va souvent, on sent très bien la force du courant, on sort, on mange, on transige, on se promène, on fait des affaires à Montréal quand on vient des régions! Comment peut-on dissocier ça? Ce serait de penser vraiment très « petit ».

  13. Zoreilles,

    oups! j’espère que tu n’as pas mal pris mon commentaire…

    Je pensais à ceux justement qui ne voient pas de problème parce qu’ils n’y sont pas confrontés personnellement.

  14. Perséphone dit :

    Savez-vous ce qui se passe en ce moment dans ma région? Tous les dépanneurs sont rachetés par des asiatiques qui ne parlent pas ou presque pas français. Je ne suis vraiment pas xénophobe, moins que la majorité des gens que je connais. Par contre, quand je constate que dans les petits villages de ma région j’ai de la difficulté à me faire servir en français, ça me choque. Dans le sens de « je sais pas quoi faire ». C’est pas ma faute à moi, ni aux habitants du village. Écoute, c’est vraiment hallucinant, j’suis une nouvelle de 10 ans dans cette région hyper-francophone caucasienne que j’habite actuellement(mon bled d’origine est près de la frontière américaine et mon père était prof d’anglais, donc j’ai aucuns problèmes de communication à ce niveau)j’étais même surprise au début de me rendre compte de l’incapacité à parler anglais de mes concitoyens. Imaginez un petit village de 4000 habitants dont l’unique dépanneur est maintenant propriété d’un asiatique (je tiens à spécifier que je n’ai rien contre cette ethnie encore) qui baragouine le francais. Et pour presque tous les villages environnants c’est comme ça maintenant. Épeurant je vous dit!

  15. Perséphone,

    si tout le monde leur parle en français, ils vont apprendre, c’est l’instinct de survie.

  16. Zoreilles dit :

    Ne crains rien, Renart, je n’avais pas mal pris ton commentaire du tout, mais je sentais le besoin de préciser ma pensée, et de rétablir les faits, juste au cas, parce qu’il passe pas mal de monde chez vous, et que je constate souvent et partout ce fossé stérile qui se creuse entre Montréal et les régions. Nous sommes collectivement, au Québec, notre pire ennemi, quand on pense et qu’on agit ainsi.

    Je n’arrive pas à comprendre comment et pourquoi certains peuvent dissocier ces réalités. Bien sûr, la vie quotidienne n’est pas la même, si l’on habite une grande ville, une moyenne, une petite, la campagne, la région métropolitaine, une région éloignée, etc. Mais ne pas avoir conscience, ne pas reconnaître toutes les réalités ou en ignorer, en mépriser quelques-unes qui se vivent dans ce beau et cet immense Québec, c’est voir petit, je trouve.

  17. Zoreilles,

    super!

    Voir petit semble l’apanage des gens qui vont voter conservateur aux prochaines élections. J’aimerais bien que quelqu’un me prouve le contraire…

  18. Le Canadien errant dit :

    Je visite le Carnet Résistant de Renart Léveillé régulièrement. Parfois, je laisse un commentaire que je regrette presque toujours aussitôt après l’avoir envoyé. Pour mon dernier commentaire, j’avais vraiment l’impression d’être allé trop loin et je suis venu aujourd’hui un peu pour m’excuser…

    J’ai grandi à Montréal dans un quartier d’immigrants. J’ai souvent été confronté à la méfiance et à l’indifférence des immigrants face au nationalisme québécois. Nous étions les seuls péquistes de la rue et mon père, un souverainiste convaincu, discutait souvent politique avec nos voisins. Mon père était droit, honnête et généreux. Tout le monde le respectait et il n’avait que des amis, mais il n’a jamais gagné personne à ses idées.

    Vers la fin de sa vie, l’instabilité et l’incapacité des Québécois à faire des choix cohérents ont fini par avoir raison de son optimisme. Cependant, mon père n’en a jamais voulu à nos voisins de parler anglais ou de voter du « mauvais côté », car il savait que c’était d’abord à la majorité francophone d’assumer ses choix et d’aller de l’avant.

    Je ne suis pas défaitiste: tout simplement déçu. Déçu par le Québécois moyen qui n’est finalement ni souverainiste ni fédéraliste, mais tout simplement opportuniste.

    PS Évidemment, je sais bien que le « Québécois moyen » c’est pas tout le monde.

  19. mrobert55 dit :

    Sir SEB,
    Inquiete pas j’ai demandé pourquoi, il m’on répondu que (franchise) venait des USA..mais moi de rétorqué oui mais ca vient de la chine! donc pas plus compliquer de commandé des truc en francais! les chinoix qui travaille la-bas il reconnaisse pas plus le francais que l’anglais! J’ai fait asser d’achat en chine dans ma vie pour savoir de quoi je parle:). Je comprend meme pas l’idée de cette franchise, tant qu’a passé par les américain, passe directement par la chine! au pires des cas…entre payée une cenne l’unité ou 4 sous!! ca mangeras pas tes profits!
    Je leur est dit que je reviendrais au Fetes (ai-je encore le droit de dire Noel au Quebec!) voir si il ce sont amélioré:)

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