Dérives : l’envers de la médaille de 19-2

 

Je viens de regarder la bande-annonce du documentaire « Dérives », une production du collectif 99%Média, qui sera disponible sur le web le 13 février prochain. Bien hâte de le voir.

Mais la réflexion qui me vient après coup, c’est que beaucoup considèreront ce documentaire comme une oeuvre de fiction. Même si les images parlent d’elles-mêmes, on trouvera toujours le moyen d’excuser ces dérives au nom de l’idéal de l’Ordre.

Quelqu’un y dit : « l’image des policiers […] est probablement scrapée pour les 50 prochaines années. On n’aura plus la même vision de la police après ce qu’on a vécu […] » Il m’est venu tout de suite en tête l’émission « 19-2 », puisque tout récemment, quelqu’un disait que cette émission est une campagne de relation publique pour la police. Que ce soit vrai ou non, nul doute que l’effet « 19-2 » contrebalancera les dérives du Printemps érable. Donc, j’espère que ce documentaire sera un succès grand public, c’est l’autre côté de la médaille.

Oui, un policier est un humain comme le démontre « 19-2 ». Mais tout ce qui a été capté et montré durant le printemps 2012 ne parle pas tellement de l’humain. Ça nous parle de pouvoir, ça nous parle d’être l’outil du pouvoir, et que l’humain peut y devenir une bête instrumentalisée.

Quand l’humain est une bête et qu’il est ainsi dé-civilisé, c’est le chemin de la Justice que doit lui faire prendre la société. Pourquoi la police a des passe-droits, pourquoi cette immunité? C’est un peu comme les joueurs de hockey qui trouvent l’immunité de l’amphithéâtre pour se taper dessus? On a beau avoir des caméras braquées sur l’action, des spectateurs tout autour, c’est un monde en dehors du monde?

Parfois, l’homme est un policier pour l’homme. Et l’habit fait visiblement le moine.

 

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