de la viande à sandwich

la somme le nous
de bien inutiles rats
d’expérimentations
des souris blanches
jusqu’à ce qu’elles pourrissent
noircissent
au recyclage
à l’humus

si ça t’amuse si ça m’amuse
on se démène en criant liberté
pendus sans mal aux colliers de cuir
lubrifiés d’une mayonnaise
qu’on ne pourrait même nommer

j’incarne en ce seul moment
la victime de la chasse
le déplumé à la peau vive
le légume assassiné
qui compose un opéra dans son dernier souffle

il y a une grande bouche ouverte
avide de tout le vent dans son sens

il en va ainsi des révolutions

choisir quel pain va nous abriter

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4 réponses à de la viande à sandwich

  1. gillac dit :

    L’empereur Néron récitait des poèmes et jouait de la lyre pendant que Rome brûlait. Cette fois-ci est-ce un poème de Kadaphi en attendant la dernière scène?

  2. gillac dit :

    Mes excuses, il fallait écrire Kadhafi et non Kadaphi….

  3. Gillac,

    je comprends qu’un poème puisse être vague pour plusieurs, mais il n’est aucunement question de Kadhafi ici…

  4. Bof, Gillac a juste essayé d’interpréter à sa façon…

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