CAQ – Le drôle d’optimisme électoral de François Legault

 

François Legault fait une prédiction : « la Coalition avenir Québec (CAQ) formera le prochain gouvernement majoritaire. »

C’est le pain du politicien de projeter l’optimisme et c’est en soi une bonne chose. Mais l’électeur n’est pas dupe, malgré l’explication comme quoi la CAQ n’a pas profité de la conjoncture de la crise étudiante, ce parti n’était déjà plus « la saveur du mois » bien avant le déclenchement de la grève. On se souvient que les sondages donnaient une formation politique menée par François Legault gagnante bien avant sa création. C’est quand le petit est né que l’électorat lui a trouvé des défauts…

Justement, il ne semble pas que sa position pas mal calquée sur celle du PLQ au sujet des étudiants va lui décoller de la peau avant le moment du scrutin. Pour le reste, il peut espérer tabler sur un transfert d’une partie du vote libéral en réaction aux scandales qu’il n’est pas besoin de rappeler. Mais, pour l’électorat dur du PLQ (qui voterait pour un singe si le parti en présentait un), François Legault a toujours trop l’aura souverainiste pour être une alternative sérieuse. Alors, question probabilité, quand « le chef de la CAQ croit possible d’obtenir 35 % des suffrages aux prochaines élections », c’est vraiment seulement de l’optimisme. Que je trouve drôle, comme je l’écris dans mon titre.

À moins d’un retournement majeur, par exemple des nominations de candidats (très) vedettes et des bévues incroyables du PQ, je prédis que la CAQ récoltera au mieux 25% des voix. Ce qui serait quand même un très bon score pour un nouveau parti (même s’il a mangé l’ADQ).

La conjoncture n’est pas favorable comme elle l’a été pour l’ADQ en 2007, et ça, François Legault le sait très bien.

 

(Photo : Jimmy Hamelin)

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2 réponses à CAQ – Le drôle d’optimisme électoral de François Legault

  1. Serge dit :

    « À moins d’un retournement majeur, par exemple des nominations de candidats (très) vedettes et des bévues incroyables du PQ, je prédis que la CAQ récoltera au mieux 25% des voix. »

    Impossible.

    Depuis qu’on a conseillé à Legault de ne pas former un parti politique, l’année dernière, avant qu’il y ait des élections d’appelé, il a…

    1- Perdu la moitié de son financement, en dévoilant aux médias et à ses adversaires les noms et les employeurs de ses supporteurs. Erreur fatale.

    2- Perdu sa marge de manoeuvre fiscale, en fusionnant l’ADQ au lieu de s’associer seulement comme lui avait conseillé Deltell. S’accaparant ainsi la dette de 613,000 $ laissée en héritage par la girouette Mario Dumont. Au lieu de manoeuvrer pour s’en dissocier.

    Ainsi handicapé, il ne pourra que mener une campagne électorale pauvre, à l’image des communautaires du QS. C’est à dire, rester inconnu et incompris par 75% des électeurs.

    En tenant compte de la horde de libéraux qui ont abandonnés la CAQ lorsque Legault a laissé l’agent double du PQ, Rebello, faire sa profession de foie souverainiste devant les micros et les caméras, les paris sont…

    Au mieux 15% des voix et pas de reconnaissance de parti.

    En rappel… Dans une année électorale le QLP dépense 8 millions, les pékékistes du PQ 5 millions. Legault n’a même pas 350 milles, à sa disposition.

    SP

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