Canada – La question du jour

Canada question du jour

Capture d’écran du site de La Presse

Fête du Canada, 1e juillet 2013. La Presse sonde son lectorat pour sentir le pouls de la fierté canadienne au Québec. Avec les trois choix de réponse à la question « Êtes-vous attaché au Canada? », « Beaucoup », « Un peu » et « Pas du tout », on peut dire que 62 % sont attachés au Canada ou que 64 % y sont peu ou pas du tout attachés…

Si on enlève la position médiane qui compte pour 25 %, le résultat de 39 % pour « Pas du tout » ressemble étrangement au plus ou moins 40 % pour la souveraineté que l’on peut voir depuis des décennies dans les sondages (pour le peu que l’on peut se fier aux sondages…).

Malgré que ce sondage web manque totalement de crédibilité, cela confirme pour moi que le mensonge fédéraliste qui consiste à répéter que la souveraineté est morte ne tient sur rien d’autre que de la mauvaise foi. Nous savons le lectorat de La Presse plus fédéraliste, donc la fierté canadienne aurait dû être plus forte. Et si ce pourcentage plus souverainiste représente le résultat d’une concertation web, il est clair que le projet n’est pas mort… (Et il faut dire que ce résultat n’est pas du tout absurde en regard d’une étude récente de l’Association d’études canadiennes : « L’identité du Québec en 2011 : les attachements, l’identité et la diversité ».)

Mais regardons l’Histoire avant de poursuivre. On a beau répéter que les deux référendums ont été perdants, il reste que deux autres évènements ont été représentatifs du problème canadien, qui perdure. On peut dire que ces deux référendums ont été des victoires pour le fédéralisme, mais on peut aussi dire que l’échec de l’Accord du lac Meech et que la défaite du référendum pancanadien pour l’Accord de Charlottetown sont des échecs du fédéralisme. On a tendance à l’oublier… Et, au bout du compte, le résultat, c’est que le Québec est toujours dans les limbes constitutionnels. (Et Couillard le Magnifique voudrait nous en faire sortir d’un coup de baguette magique, oubliant qu’il n’aura jamais le pouvoir du nombre sans le consulter au préalable par un référendum…)

Donc, un sondage qui répète ce que l’on sait, comme quoi le Québec est divisé sur son statut constitutionnel, encore et encore, malgré l’enlisement du statuquo qui aurait dû endormir la grande majorité. Et que l’attachement au pays (le Canada) est plutôt tiède. Y’a de quoi virer fou.

En conclusion, le peuple québécois est sur la corde raide et il faudra bien qu’il entre dans le giron canadien avec honneur ou qu’il termine pour de bon ce long processus de séparation. Le problème, c’est qu’un ou l’autre n’est pas gagné; et oui, nous pourrions continuer longtemps comme ça, mais ce n’est pas parce qu’on ignore un problème qu’il n’existe plus.

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