[Bis] Ceci n’est pas une blague : nos jeunes sont bons à l’école!

J’aimerais revenir sur les résultats de nos jeunes à l’école, résultats que j’avais fait ressortir dernièrement selon les enquêtes PISA récentes, mais antérieures à 2009. Les résultats de 2009 sont en ligne et il apparaît que :

Selon l’étude, les élèves québécois occupent la première place au Canada en mathématiques, devant ceux de l’Alberta et de l’Ontario. En sciences, le Québec se situe dans la moyenne canadienne. Seul le rendement des Québécois en lecture a légèrement diminué, mais le résultat demeure supérieur à celui de la moyenne des pays participant à l’étude de l’OCDE.

J’en viens à ne pas trop comprendre les dénigreurs de notre système d’éducation.

On a beau être contre la réforme, mais il reste que les résultats sont là, il aurait fallu que ce soit un gros gros fiasco pour bien alimenter leur dénigrement…  Alors là, on s’accroche à quoi?

Mais le pire dans tout ça, c’est que je suis extrêmement d’accord qu’il faut pousser pour l’excellence! Mais, est-ce que la réforme serait la raison qui expliquerait pourquoi les résultats (même excellents) stagnent? Peut-être que oui, peut-être que non. Rendu-là, il n’y a que ses propres prémisses pour diriger la réponse d’un bord ou de l’autre.

Je laisse ça à d’autres.

(Photo : kevindooley)

Ce contenu a été publié dans éducation, opinions, avec comme mot(s)-clé(s) , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

25 réponses à [Bis] Ceci n’est pas une blague : nos jeunes sont bons à l’école!

  1. Le prof solitaire serait mieux placé que moi pour répondre là dessus, mais se pourrait-il que les barèmes d’évaluation du ministère de l’éducation aient baissés, d’où de meilleurs « résultats »?

    Sauf erreur de ma part, les étudiants Québécois sont évalués selon les critères du MEQ et non pas directement de critères Canadiens. Donc, si les critères du Québec sont plus bas que les autres provinces, il est normal que les étudiants aient de meilleures notes. Je vois mal comment on peut se comparer aux autres provinces si les critères ne sont pas les mêmes.

    Si les étudiants Québécois sont meilleurs que les autres, ça doit pas être beau ailleurs!

  2. PISA est une étude internationale :

    http://www.pisa.oecd.org/document/24/0,3343,en_32252351_32235731_38378840_1_1_1_1,00.html

    Je ne crois pas qu’il y aurait un test plus facile pour les élèves québécois…

    Comment comparer si ce n’est pas le même test?

  3. @bouchecl dit :

    @GrandFlancMou

    Les données commentées par Renart proviennent de la dernière étude PISA, menée à tous les trois ans par l’OCDE (qui regroupe une trentaine de pays industrialisés) pour mesurer les compétences des jeunes de 15 ans en mathématique en langue et en sciences. Le questionnaire est le même pour la cinquantaine de pays participants et il est administré dans la plupart des provinces canadiennes. On peut d’ailleurs consulter les résultats canadiens dans le document suivant:

    http://www.statcan.gc.ca/pub/81-590-x/81-590-x2010001-fra.pdf

  4. @bouchecl dit :

    Merci Renart pour les résultats internationaux. Les statistiques par province canadienne sont seulement dans le document de statcan, dont l’adresse figure dans mon commentaire précédent.

  5. @bouchecl

    Le pire, c’est que je n’ai pas ajouté à mon billet le lien vers les résultats de PISA, seulement l’article de Rue Frontenac qui en parle. Voilà, maintenant c’est fait :

    http://www.pisa.oecd.org/dataoecd/33/5/46624382.pdf

  6. Merci pour le lien,

    La PISA ne me dit rien du tout, ça doit être assez récent comme organisme. Dans mon temps (voilà 15-20 ans) on avait que les examens du ministère et ceux des profs.

    J’ai pas vraiment le temps de lire le document au complet, mais ils disent de quelles façons les examens sont passés? Sont-ils obligatoires? Toutes les écoles doivent le faire passer à leurs élèves et tous les élèves doivent le passer ou s’il s’agit d’examens optionnels?

    Ça peut faire une grosse différence (ex : si seulement les écoles avec une bonne quote le fait passer ou seulement les bons élèves le passent)

  7. Ahhh j’ai ma réponse :

    « Nous tenons à remercier les élèves, les parents, les
    enseignants et les directions d’école qui ont accepté de
    participer à l’étude du PISA 2009 de l’OCDE.  »

    Voilà qui peut expliquer ces résultats. On comprendrait probablement encore mieux si on avait la liste des écoles qui ont fait passer ces tests. Et peut-être encore plus si on savait qui décide quelles écoles vont le faire passer…

  8. Plus loin dans le même document :

    « Au Canada, quelque 23 000 élèves de 15 ans
    sélectionnés dans un millier d’écoles des dix provinces
    ont pris part au programme. »

    C’est pas beaucoup ça. On a comparé +- 2000 (sur +- 95 000 jeunes de 15 ans) bollés du Québec avec des bollés des autres provinces.

    Ces résultats là ne valent absolument rien. Pour qu’on puisse faire des comparaisons, il faudrait que TOUS les élèves (ou presque) le passe, pas seulement 2%…

  9. Le Grand Flanc Mou,

    ta réponse se trouve plutôt dans le document que j’ai hyperlié plus haut :

    http://www.pisa.oecd.org/document/24/0,3343,en_32252351_32235731_38378840_1_1_1_1,00.html

    « Les étudiants sont sélectionnés à partir d’un échantillon aléatoire d’établissements scolaires (publics ou privés) ainsi que sur un critère d’âge (à partir de 15 ans et 3 mois à 16 ans et 2 mois au début de l’évaluation), et non en fonction de leur classe. »

  10. Darwin dit :

    Cela fait 9 ans que les résultats du premier PISA (2000) ont été diffusés, soit à la fin de 2001. Depuis ce temps, j’ai entendu toutes sortes d’explications pour nier ces résultats, mais aucune des personnes qui niaient la réalité n’avait pris la peine de consulter la méthodologie de l’enquête. Elle est impeccable !

    Là, cela fait 4 enquêtes où nos élèves se distinguent, tout particulièrement en mathématiques. Pour nier ces résultats, il faut vraiment le vouloir !

    En passant, il y avait 65 pays cette fois qui ont participé à l’enquête, au lieu de 34 comme dans la première édition. Cette augmentation montre l’intérêt que suscite cette enquête.

  11. @Renart :

    « Les étudiants sont sélectionnés à partir d’un échantillon aléatoire d’établissements scolaires (publics ou privés) ainsi que sur un critère d’âge (à partir de 15 ans et 3 mois à 16 ans et 2 mois au début de l’évaluation), et non en fonction de leur classe. »

    et

    « Nous tenons à remercier les élèves, les parents, les
    enseignants et les directions d’école qui ont accepté de
    participer à l’étude du PISA 2009 de l’OCDE. »

    Y a pas une contradiction là dedans ou un non-dit? Ça laisse pas sous-entendre que les institutions sont choisies alléatoirement mais pas les étudiants. S’ils remercient ceux qui ont accepté, ça veut dire qu’ils peuvent refuser.

    Bref, les critères de sélections de cette étude sont tout sauf clairs.

  12. Je n’ai pas l’habitude de douter de tes sources mais je trouve quand même paradoxale que dans la même période, on nous informe que le taux de décrochage n’a jamais été si élevé au Québec, puis on nous dis que les étudiants soient les meilleurs en maths etc.

    Quelque chose n’est pas clair dans tout ça.

  13. Tiens, une autre petite trouvaille…

    http://www.statcan.gc.ca/pub/81-590-x/2010001/tbl/tbla2-fra.htm

    Quelqu’un peut m’expliquer pourquoi le taux de réponse des écoles au Québec est de 69% et celui des autres provinces est de 95%-100%?

    En regardant le tableau c’est très frappant, le taux de réponse des écoles du Québec est de beaucoup inférieur au ROC.

    Est-ce que ça se pourrait que quelqu’un en haut d’la tour de Babel ait décidé quelles écoles recevaient des formulaires et/ou participaient à l’étude, question de sauver la face?

    Pourquoi le Québec a un si bas taux de réponse des écoles?

    Y a pas de hasard dans la vie.

  14. Décibelle dit :

    Nous pouvons faire dire ce que nous voulons aux « chiffres ».
    Hier, nous avions un haut taux de décrochage et aujourd’hui, selon une nouvelle méthode de calcul, il est beaucoup plus bas.

  15. Le Grand Flanc Mou,

    « Y a pas une contradiction là dedans ou un non-dit? Ça laisse pas sous-entendre que les institutions sont choisies alléatoirement mais pas les étudiants. S’ils remercient ceux qui ont accepté, ça veut dire qu’ils peuvent refuser. »

    en effet, ils peuvent refuser, pourquoi ne le pourrait-il pas? C’est donc une politesse normale.

    « Quelqu’un peut m’expliquer pourquoi le taux de réponse des écoles au Québec est de 69% et celui des autres provinces est de 95%-100%? »

    ce que je remarque, c’est que le nombre d’écoles choisi au Québec est supérieur à toutes les autres provinces. Ça doit bien l’expliquer en partie.

    Mais j’avoue que ça me fait douter.

    JF L’Internaute et Décibelle,

    je ne crois pas qu’il faille faire un lien entre les résultats au test PISA et le décrochage. C’est deux problèmes bien différents même si on peut y voir en partie le résultat de la réforme. Je faisais le même constat dans mon billet précédent sur cette question :

    https://www.renartleveille.com/ceci-nest-pas-une-blague-nos-jeunes-sont-bons-a-lecole

    L’enquête ne tient pas compte de ceux qui ne peuvent pas répondre au test, les décrocheurs étant bien sûr dans cette catégorie. Le haut taux de décrochage n’annule pas les bons résultats. Les élèves qui ont décroché ne feraient pas nécessairement baisser la moyenne. C’est une question d’intérêt pour l’école.

  16. Darwin dit :

    @ Décibelle et JF L’internaute

    «Nous pouvons faire dire ce que nous voulons aux « chiffres ».»

    Faux. Ceux qui le font sont soit incompétents (ils ne comprennent pas les chiffres), soit tricheurs. Des chiffres, ça ne dit que ce que ça dit.

    «Hier, nous avions un haut taux de décrochage et aujourd’hui, selon une nouvelle méthode de calcul, il est beaucoup plus bas.»

    Où avez-vous vu des données avec un taux de décrochage plus bas ? C’est vrai qu’il y a plein de définition du décrochage et donc bien des taux différents, mais le PISA n’a rien à voir là-dedans.

    «je trouve quand même paradoxale que dans la même période, on nous informe que le taux de décrochage n’a jamais été si élevé au Québec, puis on nous dis que les étudiants soient les meilleurs en maths etc.»

    Je ne vois aucune contradiction entre ces deux faits, au contraire. Si nos élèves sont en général meilleurs, ce n’est pas parce qu’ils sont des génies, mais parce que ils ont probablement vu plus de matière que dans les autres pays et provinces. Ayant vu plus de matière, ils réussissent mieux à ces examens. S’ils ont vu plus de matière, c’est que l’école québécoise est plus exigeante qu’ailleurs. Si elle est plus exigeante, il est normal que moins d’élèves ici obtiennent leur diplôme, d’où un taux de «décrochage» (en fait, de non diplomation) plus élevé.

    Bref, quand on se regarde on se désole, quand on se compare on se console.

    Au Grand Flanc Mou

    « Quelqu’un peut m’expliquer pourquoi le taux de réponse des écoles au Québec est de 69% et celui des autres provinces est de 95%-100%? »

    J’avais remarqué cet écart, qui n’était pas de même ampleur dans les versions antérieures. Mais, comme l’échantillon de départ est probabiliste, cela ne change à peu près rien en termes statistiques. Même s’il y avait une concentration de non réponse dans certains milieux, cela aurait peu d’importance, car Statcan pondère de toutes façons les réponses. C’est la méthode normale dans toute enquête menée par Statcan.

    Regardez les trois études antérieures, qui donnent toutes d’excellents résultats pour les élèves québécois. Tout cela serait biaisé, selon vous ? Vous préférez croire les animateurs de tribunes téléphoniques plutôt que les données de Statistique Canada, parce que leur opinion correspond davantage à la vôtre ?

  17. @Darwin

    « Même s’il y avait une concentration de non réponse dans certains milieux, cela aurait peu d’importance, car Statcan pondère de toutes façons les réponses. »

    Si ce sont toutes les moins bonnes écoles qui n’ont pas répondues au sondage et que tous les décrocheurs québécois (% très élevé) ne répondent pas non plus, je vois mal comment tout ça aurait peu d’importance.

    30% des écoles n’ont pas répondues au sondage et nous avons un taux de décrochage de 30% également. Ça veut donc dire que l’échantillonnage ne représente que 40%. Vous croyez que c’est représentatif? Vous avez le droit .

    « Vous préférez croire les animateurs de tribunes téléphoniques plutôt que les données de Statistique Canada, parce que leur opinion correspond davantage à la vôtre ? »

    Non, je préfère croire ce que j’observe.

  18. Darwin dit :

    Au Grand Flanc Mou

    «30% des écoles n’ont pas répondues au sondage et nous avons un taux de décrochage de 30% également.»

    30 % de décrochage à 15 ans ? Où avez-vous pris ça ? Le taux de fréquentation scolaire à 15 ans est autour de 95 % au Québec selon les données du recensement de 2006 (profitons-en, car nous n’aurons plus de telles données au prochain recensement…). De toutes façons, si vous aviez regardé attentivement la méthodologie, vous sauriez que, dans tous les pays et provinces qui participent au PISA, les jeunes qui ont l’équivalent de 2 ans de retard et plus sont exclus de l’échantillonage.

    Et d’où prenez-vous que ce serait seulement les «les moins bonnes écoles» qui n’ont pas participé ? Avez-vous des notions de base en pondération ? Et les résultats des 4 études seraient biaisés ? Et les autres provinces et pays auraient accepté ces biais sans mot dire ?

    «Non, je préfère croire ce que j’observe.»

    Et, bien sûr vos observations sont moins biaisées que celle de 4 études menées par Statistique Canada ! Bon, continuez à penser que vos observations sont meilleures que celles faites de façon scientifique. Il est inutile de poursuivre cet échange avec quelqu’un qui pense ainsi.

  19. Je vais essayer de lire ces informations données via les différents liens publiés ici. Mais mon sentiment de contradiction, ou disons de « deux réalités » persiste. Je me réjouis des résultats, en particulier s’ils ne sont pas biaisés. Par contre je ne suis pas rassurer par les résultats généraux. Si nos meilleurs sont LES meilleurs, la proportion des moins bons demeure alarmante.

  20. Darwin dit :

    @ JF L’Internaute

    «Si nos meilleurs sont LES meilleurs, la proportion des moins bons demeure alarmante.»

    Je pourrais ergoter sur l’utilisation du terme «alarmante», mais il est vrai qu’on ne doit pas se servir de ces résultats pour s’en satisfaire et se péter les bretelles. Je le répète, quand on se regarde on se désole, quand on se compare on se console.

    En fait, comme on peut lire à la page 18 du rapport (http://www.statcan.gc.ca/pub/81-590-x/81-590-x2010001-fra.pdf ) :

    «Le Canada est largement reconnu comme étant l’un des rares pays participant au PISA où le rendement est élevé et réparti de façon équitable».

    Non, non seulement nos meilleurs sont meilleurs, mais nos poches sont moins poches. Et les écarts au Québec sont encore moins élevés que ceux du Canada. Le tableau B.1.7 aux pages 52 et 53 le montre en détail.

    Le rapport du PISA 2000 montrait un graphique intéressant à ce sujet (page 21 de http://www.pisa.gc.ca/fra/pdf/81-590-xpf.pdf ). On y justaposait les résultats des jeunes du Canada, des États-Unis et de la Finlande. On peut remarquer à la droite que le nombre de jeunes des trois pays qui ont eu des résultats au dessus de 700 est le même (les trois courbes se confondent). Par contre, si on regarde la partie de gauche du tableau, on voit que le nombre de jeunes du Canada ayant de très mauvais résultats (moins de 300) est beaucoup moins élevé qu’aux États-Unis et qu’il l’est encore moins en Finlande. Cela signifie que, loin de niveler par le bas, notre système emmène au contraire plus de jeunes vers le haut, et celui de la Finlande encore plus. Je parle de système, mais on pourrait parler plutôt de société (importance accordée à l’éducation par tous, société, parents et État).

  21. « Et, bien sûr vos observations sont moins biaisées que celle de 4 études menées par Statistique Canada ! Bon, continuez à penser que vos observations sont meilleures que celles faites de façon scientifique. Il est inutile de poursuivre cet échange avec quelqu’un qui pense ainsi. »

    Oui, je vais continuer de penser que mes observations sont meilleures que les statistiques, qui changent, et changent, et changent, selon qui commande les études ou qui interprète les résultats.

    http://lejournaldequebec.canoe.ca/actualites/quebec/archives/2010/11/20101124-224815.html

    Vive le petit modèle Québécois : Une réussite sur toute la ligne!

    Tout va bien si bien au Québec, de quoi on se plaint? Tout va bien madame la marquise, tout va bien. Ils disent que ça va bien, ça doit bien aller!

  22. Le professeur masque dit :

    Renart, sur ce sujet, tu trouveras à boire et à manger chez moi dans les billets suivants qui font le tour de la question.

    http://leprofesseurmasque.blogspot.com/2010/12/soyons-fiers-de-notre-systeme.html
    http://leprofesseurmasque.blogspot.com/2010/12/test-pisa-les-resultats-du-quebec-avec.html
    http://leprofesseurmasque.blogspot.com/2010/12/se-refuser-lamelioration.html

    Je tiens simplement à souligner que les jeunes québécois réussissaient mieux ces tests, pour ce qu’ils veulent dire, avant la réforme. Il faut savoir également que les tests PISA mesurent les compétences et non les connaissances des élèves. Et comme la réforme – dont la base était justement les compétences – n’a pas entrainé de changement à la hausse et n’a pas diminué le décrochage scolaire, on est droit de s’interroger sur les milliards de dollars (oui, des milliards) qui ont été dépensé avec cette saveur pédagogique du mois.

    Bonne lecture chez moi. C’est rare que je fais de l’autopromotion de la sorte.

  23. Le professeur masqué,

    pas de problème pour les hyperliens, c’est très bien vu, étant donné que c’est tout à fait dans le sujet.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *