49 homophobes

49 homophobes

Réponses aux critiques de ce montage :

Voyez ça comme vous voulez, mais la seule différence entre ce montage et ce qu’on voit en cliquant sur le « en colère » sur la publication, c’est que je dis que ce sont des homophobes, ce que de toute façon la majorité des gens penseront, à part ceux qui sont capables d’écrire :

« Je ne suis pas homophobe, ce que les gens font dans leur vie privé ça les regarde, mais voir deux gars se frencher, même si c’est «l’amour», ça me fait un peu grincer des dent et ça fait grrr. »

Et l’important, c’est que c’est PUBLIC. Si ces gens ont cliqué en ne sachant pas que c’est public, c’est leur problème. Si des gens ont cliqué là-dessus à leur place, c’est leur problème. S’il y a une photo de bébé qui se retrouve là-dedans, c’est le problème du parent. Etc. J’ai juste poussé la logique du fait que tout ça c’est public, donc… (Je savais pertinemment que certains trouveraient que j’irais trop loin, je vis très bien avec.)

Sinon, c’est aussi une manière de bien montrer qu’avec cette nouveauté Facebook, il est encore plus facile d’être ouvertement homophobe, même pas besoin d’écrire quoi que ce soit. C’est drôle, mais si j’avais capturé des commentaires homophobes et fait un montage (ce qui est même rendu cliché, ç’a été fait maintes et maintes fois), est-ce que ça aurait fait réagir autant? Pourtant, c’est juste un cran plus bas, c’est de l’homophobie ordinaire. Dénoncer des commentaires homophobes, c’est correct (ou pas…), mais dénoncer l’utilisation homophobe de cette nouveauté Facebook, c’est pas correct? Si vous ne voyez pas la différence entre le flou d’un « J’aime », alors que c’était le seul choix, et la clarté d’un « en colère », alors qu’il est le dernier choix d’une possibilité de 6 choix possibles, je peux bien croire que ces 49 personnes ont cliqué là-dessus en méconnaissance de cause… Ma foi, voilà des candidats potentiels pour le Darwin Award!

GJS et « inclusifs »

Encore, pour ceux qui me reprochent de jouer le même jeu que les Guerriers de la Justice Sociale et/ou les « inclusifs », je vais essayer d’expliquer la différence. Les Guerriers de la Justice Sociale et les « inclusifs » surfent sur des impressions, des croyances. Leurs accusations sont fallacieuses puisqu’elles ne se basent pas sur des faits, mais sur des déformations de faits et de situations instrumentalisées pour gagner des points, des extrapolations basées sur des liens causaux inexistants.

Si quelqu’un me dit que ce montage est basé sur des liens causaux inexistants, eh! bien, qu’est-ce que je peux dire de plus que ces personnes ont visiblement pointés leurs souris sur le « J’aime », ont vu qu’un choix s’offrait à eux, et qu’ils ont choisi de cliquer sur l’émoticône représentant un bonhomme fâché avec écrit au-dessus « En colère ». Ce qui veut dire explicitement, sauf pour les relativistes : « je suis en colère de voir deux hommes s’embrasser ». Le lien causal existe : la cause, c’est la publication de cet article – surtout la photo – sur Facebook; l’effet, ce sont les réactions « En colère ».

Prenons quelques réactions typiques des GJS et « inclusifs ». L’appropriation culturelle, le blackface et l’islamophobie. Dans le cas de l’appropriation culturelle, prenons l’exemple de l’interdiction de cours de yoga pour contrer l’appropriation par les Occidentaux de l’élément culturel « yoga ». Cela se base sur un lien supposément négatif entre la pratique de l’activité par des Occidentaux et son origine. Cela identifie comme coupables, sans aucune autre preuve que celle du fait que l’on pratique ladite activité, les Occidentaux. Pourtant, dans les faits, rien n’indique que le choix de pratiquer le yoga est irrespectueux, bien au contraire, il faut aimer une activité pour la pratiquer. Quant au côté culturel, il serait plutôt étrange de pratiquer le yoga tout en étant hostile à l’élément culturel qu’il véhicule. Au pire, quelqu’un peut avoir une position neutre par rapport à l’élément culturel et n’y trouver que son compte au niveau des bienfaits physiques et mentaux. De toute façon, arriver à la conclusion que tous les amateurs de yoga sont probablement, inconsciemment ou consciemment, irrespectueux et que l’idée même d’offrir des cours de yoga est irrespectueuse, c’est ridicule en soi.

Pour ce qui est de la controverse du « blackface », c’est encore plus simple. Le supposé lien causal entre la pratique de la personnification et le racisme est fictif. Quand bien même il existe historiquement une réalité nommée « blackface » et qu’il est possible de la lier par un parallèle, il n’y a pas de preuve que la pratique de la personnification est réellement du racisme. On applique une indignation légitime du passé sur une situation actuelle pour réactualiser cette indignation pour faire valoir un autre point légitime : la sous-représentation culturelle dans les médias des noirs, et par extension, des minorités visibles. Ici, ce n’est pas la légitimité de la cause qui est en jeu, mais l’accusation injuste, tout comme pour l’appropriation culturelle.

Encore, il est question de la même injustice pour ce qui est de l’accusation d’islamophobie. Mais elle est encore plus pernicieuse. On met dans le même panier les racistes, les xénophobes et les gens qui ont une critique éclairée de l’islam, avec des arguments athées, et de l’islamisme, avec des arguments laïques et séculiers. On se sert de l’existence des premiers pour prouver que les deuxièmes sont dans le tort. Pour ce qui est du lien causal inexistant, il s’agit de celui qui se sert du fait de la critique comme preuve d’intolérance.

Je sens qu’on me dira qu’il est injuste de montrer 49 homophobes de cette manière, peut-être, mais je reviens à ce que je disais plus haut : je me suis basé sur des faits incontestables, une démonstration que permet maintenant Facebook, une réalité simple et directe, aussi facilement assimilable que 1 et 1 font 2. Ce qui est contraire aux accusations d’appropriation culturelle, de « blackface » et d’islamophobie, puisqu’elles se basent sur des extrapolations à partir des faits qui sont des cours de yoga, des personnifications et des critiques. Il n’y a personne là-dedans qui a clairement exprimé un non-respect de l’élément culturel présent dans le yoga ni tenu des propos racistes ni xénophobe. C’est l’interprétation le problème. S’il y a vraiment un problème d’interprétation dans le fait de voir de l’homophobie dans ce choix de cliquer sur « En colère » devant une photo de deux hommes s’embrassant, je me demande bien où il est possible de bien interpréter…

Liberté d’expression

Pour ce qui est de la liberté d’expression, c’est la question la plus problématique ici, à mon sens. Rien n’indique dans ce montage que je suggère d’empêcher quiconque de s’exprimer, encore moins de censurer quiconque. Par contre, la liberté que j’ai prise d’exprimer ce constat, en lien avec cette nouveauté Facebook, semble remise en question. Je vois là-dedans une disproportion entre ce qui est exprimé factuellement et ce qu’on croit que je voulais exprimer. Les gens sont libres d’exprimer leur désaccord devant deux hommes s’embrassant et le seul moyen d’agir à mon sens, si on n’est pas d’accord avec ça, c’est de le dire. Rien à voir avec des lois liberticides. C’est en plein la dynamique de la liberté d’expression et de son pouvoir de changement social. Pourquoi il y a de moins en moins d’homophobie, de sexisme et de machisme? Certainement pas parce que les gens se sont retenus de dire que ce sont des positions merdiques… Je n’ai aucune pitié pour le mononcle qui s’est fait dire que ses blagues homophobes et sexistes, il pouvait les garder pour lui et pour le souvenir idéalisé qu’il a de l’époque où c’était bien vu, même encouragé. Il n’y a pas eu de lois pour interdire ses blagues et pourtant elles sont en voie de disparition. Tout s’est fait dans le cadre de la liberté d’expression, quand bien même on se sert de l’expression « vindicte populaire » pour dénigrer certains mouvements de désaccords.

Pour revenir aux GJS et aux « inclusifs », il faut se rappeler que justement c’est la liberté d’expression qui est remise en cause. Des cours de yoga ont été interdits formellement et il y a une loi en préparation pour criminaliser l’islamophobie. Pour ce qui est du « blackface », au moins, on reste dans le cadre de la liberté d’expression, même si on constate qu’il y a disproportion entre le nombre d’accusateurs et les effets de ce mouvement, ce que Louis Morissette démontrait par son choix de prendre Normand Brathwaite pour personnifier François Bugingo

Sur ce, vous pouvez continuer à être en désaccord avec moi, c’est ça la beauté de la chose!

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