« Occupy » au Québec : révolution fictive?

 

On le sait, le Québec est une société distincte. Alors que dans les années soixante le monde changeait à grand fracas, le Québec révolutionnait tranquillement.

Aujourd’hui, tandis qu’une partie du peuple d’un peu partout sur la planète montre de quel bois il se chauffe, ici, alors qu’on a toutes les bonnes raisons de tout péter, on parle d’une révolution qui devrait arriver, qui même se sent, pour les plus optimistes. Mais elle a plus de chance de rester au niveau de la fiction, j’en ai bien peur.

J’ai rédigé la majeure partie des deux premiers paragraphes de ce billet alors que le mouvement « Occupy Wall Street » commençait à peine à trouver un écho embryonnaire ici. Depuis, ça gonfle tranquillement, mais sûrement. Et j’aimerais que l’avenir me donne totalement tort, alors je vais contribuer à mon humble mesure en proposant un slogan qui va comme suit :

Occupons-nous de nos affaires!

 

*******

 

Je regardais plus tôt un reportage à ce sujet au Téléjournal et on donnait le crachoir à un employé des alentours de la place où se sont regroupées les tentes, seul commentaire venant ponctuer l’objectivité factuelle. Le bien-pensant, et je paraphrase, exprimait son trouble de voir tant de jeunes gaspiller leur temps alors qu’ils pourraient aller à l’école afin d’être utile… Avec l’annonce de la superbe hausse des frais de scolarité qui s’en vient, cela colorait encore plus mon mépris.

Quand l’indignation face à la société s’exprime, elle n’a pas trop le choix de faire une distanciation pour se légitimer. Si ça doit passer par camper en plein centre-ville pour certains, nous devons au moins le respecter, à défaut d’y participer. Pour ma part, je compte bien m’y rendre au moins pour y faire un don en argent.

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17 réponses à « Occupy » au Québec : révolution fictive?

  1. Gilles Guibord dit :

    C’est en plein ça: « Occupons-nous de nos affaires! »
    ….Je voulais aussi m’y rendre samedi; mais ce que j’ai trouvé à ce sujet sur le Net m’a montré que le mouvement était déjà récupéré par la gauche de la gauche. Alors j’ai fait autre chose.
    ….Pour nous la véritable révolution serait de cesser de se prendre pour une société de B-S. On veut que les autres, particulièrement l’État québécois, s’occupent de nos affaires. En même temps on pense qu’on en retirera tous les bénifices; parce que « nous en avons le droit ». La société profite à ceux qui s’en occupent. Le meilleur exemple ces temps-ci est le parti libéral. À qui profitent le PLQ? À ceux qui s’en occupent. On voit ce que ça donne aux autres.
    ….Je crois au « Mouvement des 99% » des Américains. Le 1% de leurs plus riches pensent surtout à faire de plus en plus de fric au dépend du peuple et des USA. On va aussi payer pour ça. On n’est pas des B-S; alors « Occupons-nous de nos affaires! ».

  2. Steve dit :

    Gilles, j’aurais pensé que vous vous seriez présenté pour vos valeurs, vos idéaux, mais vous n’irez pas, car sur le Net, il est écrit que le mouvement est supposément repris par X ou Y. C’est bien fragile tout ça, voire puéril.

    Un autre tantôt ce sera parce qu’il pleut, qu’il fait froid, qu’il y a du hockey, lecture du publi-sac, etc.

    Tous les prétextes sont bon pour chialer, et tous les prétextes sont bon pour se défiler.

    « Occupons-nous de nos affaires » – Ben oui, c’est ça… Des paroles aux gestes SVP!

  3. Gilles Guibord dit :

    @Steve
    Dans « le 15 octobre, Occupons Montréal (…) », la question était: « Comment renverser le pouvoir des corporations, des multinationales et des gouvernements corrompus? »
    ….Dans « unionrevolte.blospot.com », la réponse est que de « Renverser le pouvoir des multinationales et des États corrompus devrait donc être la priorité ».
    ….Moi, je dis: « Vous faites erreur. » Parce que dans ce rapport de force, vous ne faites pas le poids et vous ne le ferai pas.
    ….Je suggère: « Que le peuple québécois, par ses citoyens, prenne sa place, soit celle qu’il a renoncé à prendre depuis 30 ans ». Ça irait beaucoup mieux et c’est un objectif à notre portée. Mais être allé dire cela samedi, j’aurais joué au trouble fête. Et faire semblant d’être d’accord avec votre démarche, je m’y refuse.
    ….J’ai passé ma vie active à ne pas faire de vague par solidarité sociale; mais maintenant j’ai choisi de me rendre utile autrement.

  4. Manx dit :

    Renart, je suis allé samedi dernier (entre deux visites des portes ouvertes sur le génie) et j’ai été positivement heureux de voir le nombre de personnes et la coopération entre les forces de l’ordre et les manifestants. J’y ai d’ailleurs revu des vieux chums de l’univ.

    Si ça te tente, on s’arrange pour un point de rendez-vous samedi et on va interviewer des membres d’Occupons Montréal. Je ne suis pas de ce mouvement, mais j’avoue qu’il me rend très curieux ^^.

  5. Manx,

    merci de l’offre, mais pour moi la fin de semaine c’est plus difficile…

  6. M. dit :

    @Gilles

    « ….Je suggère: « Que le peuple québécois, par ses citoyens, prenne sa place, soit celle qu’il a renoncé à prendre depuis 30 ans ». Ça irait beaucoup mieux et c’est un objectif à notre portée. Mais être allé dire cela samedi, j’aurais joué au trouble fête. Et faire semblant d’être d’accord avec votre démarche, je m’y refuse. »

    Je me dis que si les manifestants tolèrent la MPQ, il seront sans doute capable d’entendre votre phrase creuse.
    De ce que j’ai vu, le mouvement n’est récupéré par personne. Il est le reflet de ceux qui y participent. Si vous n’y participez pas, ne l’accusez pas de ne pas porter votre voix!

    La révolution est peut-être fictive encore. Peu importe. Ce « camping urbain » permet de démontrer tout le contraire de ce qu’on nous apprend. Dans les médias, à l’école, dans nos familles (la plupart du temps), ce qu’on apprend c’est qu’on ne peut pas changer les choses, qu’il faut travailler pour quelqu’un d’autre, dépenser pour être heureux et qu’il est bon pour nous de déléguer notre voix à un « représentant ». Chaque jour ce mouvement prouve le contraire. C’est un exemple concret de démocratie directe et efficace, d’autogestion et d’empowerment.

  7. Gilles Guibord dit :

    @ M.
    Vous me confirmez dans ma décision de ne pas m’y rendre. Si ma « phrase est creuse », je ne servirais pas votre cause en leur offrant ce « creux ». Si elle n’est pas « creuse » ma phrase; alors ils peuvent s’en servir en toute liberté pour enrichir leur réflexion. S’ils veulent en savoir plus, ils sauront où me rejoindre.
    ….Vous faites l’expérience de la démocratie directe (…). Je vous souhaite de la réussir. Je ne demande pas que votre mouvement porte ma voix. Je sais qu’elle ne peut satisfaire votre dogme révolutionnaire.
    ….On me dit que l’attitude sur le lieu d’occupation est remarquablement bien.

  8. A.Franc-Shi dit :

    @Gilles Guibord : Je vous remercie de faire mention de mon blog ici (http://unionrevolte.blospot.com). Toutefois, vous savez comme moi que les lignes qu’il regorge représentent mes opinions et analyses personnelles seulement. Je vous trouve lâche de blâmer mes opinions pour votre absence à cet événement du 15 octobre. JE NE SUIS PAS RESPONSABLE DE VOTRE LÂCHETÉ! Commencez par vous prendre en main et être intègre avec ce que vous affirmez.

    Vous dites « vous ne faites pas le poids et vous ne le ferai pas », mais j’ai jamais eu la prétention de représenter un ensemble assez fort pour avoir un rapport de force. Mon analyse est une analyse matérialiste de l’économie. Alors que plusieurs pays d’Afrique font la révolution pour instaurer un système économique bourgeois, ici, notre économie bourgeoise s’est transformée peu à peu, dans les dernières décennies, en système formois, menées non seulement par la bourgeoisie mais la formoisie (travailleurs de la formation : cadres, fonctionnaires, syndicats, administrateurs en général). Mais cette opposition, ce paradigme social, a une limite. L’analyse des libérals-égalitaristes se fait sur cette optique : tout comme les monopoles féodaux ont étés abolis et conquis par la bourgeoisie, les formois tenteront de s’emparer des moyens de productions aujourd’hui monopolisés, car ce système économique est de moins en moins tenable. Les « communistes » du style 20e siècles s’inscrivent dans cette logique : ils ne sont pas anti-capitalistes, mais plutôt anti-capitaliste-bourgeois. Ils veulent, dans les faits, instaurer un capitalisme-d’État (Capital social monopolisé par l’État et administré par ses représentants, élus ou non, les formois). Mais ainsi, d’autres antagonistes naîtront de la société formoise, cela s’est amplement confirmé lors des révolutions « communistes » du 20e siècle. C’est sous cette loupe de la formoisie qu’on peut arriver à comprendre la défaillance de l’U.R.S.S., la révolution culturelle en Chine ou même le mini-soulèvement mondial de la fin des années 60. Tout ces événements sont liés à la formoisie!

    Rapidement, je vous explique, de façon matérialiste, pourquoi une révolution du type que nous proposons est tôt ou tard INÉVITABLE :

    1)L’industrialisation fait que de moins en moins de travail et de moins en moins de ressources naturelles sont nécessaires pour produire toujours plus de biens. L’informatisation vient quintupler cette productivité. Donc, le besoins en travailleurs pour produire les marchandises courantes sera, dans l’avenir, toujours moins, à mesure que la technologie (machinerie, informatisation, etc.) incorporera l’ensemble des secteurs de production.

    2)Considérant le point 1, les économies évolueront constamment vers des économies de services. Cette transformation est déjà bien avancée pour les pays du nord; les pays du sud étant ralenties par la compétition capitaliste (non partage des nouvelles technologies et innovations).

    3)Les tâches sociales employées au service (enseignement, médecin, pompier, police, vétérinaire…) et à la recherche (astronaute, expérience en laboratoire…) sont les plus convoités, mais sont également celles qui génèrent le moins de capital social.

    Lorsque les individus qui voudront (par exemple) planter des arbres réclameront le même salaire que les médecins, prétextant que le médecin doit générer à peu près le même capital social que son activité de plantation, il n’aura pas tout à fait tort. Encore faut-il que la formation du médecin ait été « salarié » par la société comme ce devrait être le cas. Le savoir est un héritage de l’Humanité, tous devraient y avoir droit. Il vous faut réaliser que toute l’Histoire se résume par une lutte pour l’administration du Capital social. L’Histoire moderne n’est que celle de sa brusque concentration, que cela soit fait par un capitalisme-bourgeois ou un capitalisme-étatique à la « communiste ».

    Alors pour revenir à votre léger commentaire où vous dites qu’il faut « prendre sa place » et « s’occuper de nos affaires », mais pourquoi vous ne proposez RIEN de concret? Parce que vous avez peur d’afficher vos couleurs libertariennes? Vous pensez vraiment que vous auriez « joué au trouble fête » en réclamant qu’on se prenne socialement en main? Certainement pas! Moi aussi je souhaite que les gens se prennent finalement en main, qu’ils s’occupent de leur affaire…la Révolution! :o)

    Sans rancune.

  9. Gilles Guibord dit :

    @A.Franc-Shi
    Je suis surpris que vous réagissiez à ma mention. Je suis étonné que vous accordiez autant d’importance à quelqu’un que vous qualifiez de « lâche ». J’ai utilisé votre phrase simplement parce qu’elle répondait très bien à la question posée. Je ne vous remercie pas pour vos insultes.
    ….Vous n’avez pas besoin de m’expliquer « pourquoi une révolution de type que (vous proposez) est tôt ou tard inévitable ». Il semble que ce qui vous importe est le triomphe de votre idéologie. Ce qui m’importe est d’aider à améliorer ma société. Le Québec est au moins 50 fois moins fort que les USA qui sont à notre frontière. Conduire une lutte idéologique de gauche contre cette idéologie dominante de droite est une bêtise ou pire encore. Si le Québec était aux frontières de la Chine, je serais probablement pro-chinois. Ce n’est pas une affaire de ‘tétage’ mais de pragmatisme éclairé par l’histoire contemporaine.
    ….Je pense que les décideurs économiques des USA et du Canada ont commis d’énormes erreurs qui mettent en péril notre système de prospérité. J’ai choisi d’essayer de corriger la situation pour que le Québec évite de s’appauvrir d’avantage.
    ….Mon commentaire n’était pas de convertir votre gauche, mais d’appuyer le titre du billet « Occupons-nous de nos affaires ». Puisque vous me demandez de proposer quelque chose de concret, je commencerai par une mise en contexte.
    ….En 1945 à Yalta, le Canada est passé sous l’influence directe des USA. Pour le Québec, ce fut l’ouverture de la Révolution tranquille. Ça, la gauche ne l’a pas encore compris. (Vers) de 1958 à 1980, le peuple québécois se prend en main. Les 30 années suivantes me paraissent une période de déclin, où la collusion et la corruption prennent de plus en plus d’importance dans nos institutions. Pour corriger la situation, je propose au peuple d’investir ses partis politiques pour qu’ils représentent mieux ses intérêts. L’objectif est d’affaiblir ceux qui mettent plus d’importance à faire du profit à tout prix que de voir à ce que chacun ait sa juste part.
    ….La Révolution est révolue.

  10. A.Franc-Shi dit :

    Ce que je trouve lâche, c’est que vous utilisez des textes que vous savez très minoritaires dans l’opinion publique et même au sein des organisations révolutionnaires et que vous les utilisez pour dire que « le mouvement était déjà récupéré par la gauche de la gauche ». Trouvez moi un seul autre texte québécois qui s’attaque ainsi aux souches des vrais problèmes modernes, à savoir l’oligarchie bancaire mondiale, et le renversement de ses gouvernements corrompus. Vous-même vous l’avez dit que notre mouvement est voué à rester minoritaire. Donc pourquoi déclarer forfait aussi facilement et rester chez-vous? Ne me blâmez pas pour cette lâcheté.

    Vous dites que ce « qui vous importe est le triomphe de votre idéologie », mais ce que nous soutenons c’est justement que PERSONNE ne détient la vérité absolue et donc que les systèmes élitistes n’ont pas leur place. Nous ne voulons pas conquérir le pouvoir pour imposer une façon de faire, nous voulons répandre le pouvoir politique et économique à l’ensemble des individus car justement, nous n’avons pas la prétention de pouvoir administrer arbitrairement la société. Notre pensée est celle d’ouverture d’esprit et de la sagesse socratique. Socrate ne prétendait-il pas justement qu’était sage « celui qui sait qu’il ne sait pas, et qui fait savoir à ceux qui se croient sages qu’ils ne savent pas non plus »?

    Et puis moi, si j’étais aux frontières de la Chine, ou même dans l’ancienne U.R.S.S., je défendrais MON point de vue, selon la logique que nous offre notre cervelle. Ce n’est pas parce qu’on vit dans une masse d’ignorants qu’il faut se comporter ainsi pour autant! Je ne penses pas qu »investir » les partis politiques soit une solution durable. La structure économique et politique a été mise en place par la classe dominante, pour la classe dominante. Si tu veux perdre un jeux, joue avec celui qui a inventé ses règlements. Si on veut changer les choses en profondeur, il faudra rebâtir un nouveau monde, à l’image de ce que l’on veut qu’il soit réellement. En continuant de « jouer le jeu de la classe dominante », on rend LEUR système légitime. On est la force de LEUR machine de répression, on est la force de LEUR système de corruption et de collusion planétaire. Si on veut changer les choses, il faut bâtir ENSEMBLE, sans eux!

    Contrairement à vous, je penses que tant qu’il y aura des injustices, la Révolution pourra éclore plus ou moins imprévisiblement. Si les Révolutions sont révolues, c’est que c’est le débuts des Révolisations!

  11. Gilles Guibord dit :

    @A.Franc-Shi
    Je vous ai lu. Je pense vous avoir compris. Donc, vous pensez que je suis ignorant et je me trompe: vos organisations révolutionnaires ne sont pas à gauche de la gauche. Ce que vous voulez ce n’est pas la lutte des classes. Votre révolution consiste à construire un monde sans la classe dominate et ses systèmes élitistes. Ainsi ces élites ne seront pas remplacées par d’autres élites. Tous seront prolétaires.

  12. Vincent dit :

    @Frans-chi:

    «la sagesse socratique»

    Platon, par la bouche de Socrate, était probablement le plus grand élitiste de tous les philosophes. Et le plus fervent anti-démocratique. Relisez la République.

    Le plus sage, c’est-à-dire le plus réaliste, des personnages de Platon, c’est Thrasymaque.

  13. A.Franc-Shi dit :

    @Gilles Guibord : Je n’ai jamais dit que vous étiez ignorant et que vous vous trompiez. Je ne vous connais pas.

    On ne peut pas vouloir ou pas la luttes des classes. Celle-ci a lieu au quotidien et partout, peu importe qu’on le veule ou non. Tant qu’il y aura des classes sociales, il y aura des luttes de classes. Nous voulons mettre un terme aux antagonismes sociaux en mettant un terme aux classes elles-mêmes, en démocratisant l’économie.

    Ainsi vous dites « Tous seront prolétaires »? NON! Pu de classes sociales signifie pu de prolétaires, ni pu de bourgeois! Aucun besoins de « vendre sa force de travail » puisque les « moyens de productions » ne sont plus privés. Ou bien vous pourriez dire que nous serions TOUS prolétaires, bourgeois, banquiers, fonctionnaire, politicien…..

  14. Gilles Guibord dit :

    @A.Franc-Shi
    Nous serions tous des politiciens; puisque nous serons en démocratie directe. Nous aurons à étudier tous les projets de loi, lire plusieurs journaux, être capables de comprendre les rouages et les finances de l’État, étudier beaucoup pour comprendre ce sur quoi nous voterons, passer beaucoup de temps à discuter pour faire des alliances en vue d’une décision majeure, etc. Et cela tout en travaillant, en élevant nos familles, en ayant une vie sociale et des loisirs pour éviter les burn-out.
    Je souhaite que vous puissiez vous AfFranShir.

  15. A.Franc-Shi dit :

    Merci à vous, Gilles Guibord.
    Lorsque je disais qu’on serais tous politiciens, je ne voulais pas dire qu’on voterais sur un paquet de projets de lois. Simplement qu’on aurait tous la liberté d’investir notre partie du capital social dans les projets que l’on veut. Car au fond, acheter, c’est voter, investir c’est voter….

    Un exemple simpliste : le budget du Québec est d’environ 65 milliards et nous ne sommes que 7.5 millions. Cela fait qu’on pourrait donner la possibilité à TOUS les québécois d’investir environ 700$ PAR MOIS dans les projets qu’ils voudront : le reboisement, le système de santé, d’éducation, la construction de parcs, la conquête spatiale, la réfection des routes et des viaducs, peu importe! Chaque individu serait libre d’investir sa part de capital social dans le domaine qui lui importe vraiment. Plus besoins de ministres, presque pu besoins de fonctionnaires ;o)

  16. Gilles Guibord dit :

    @A.Franc-Shi
    Vos projets sont encore plus illusoires que je pensais.
    Je souhaite que vous reviendrez sur Terre pour vivre dans notre dimension.

  17. A.Franc-Shi dit :

    @Gilles Guibord : Ravis de savoir que vous serez balayé par un vent d’illusion! 😉
    Sincèrement, si on prend compte de la situation internationale, selon moi, un tel projet est tôt ou tard inévitable. La démocratisation de l’économie est irréversible; elle est la conséquence de la façon despotique et arbitraire dont elle fut gérée depuis plusieurs siècles.

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