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Un passeport pour utiliser le web?
Il y a une foutue bonne question sur le site Sur le web, de Radio-Canada :
Et vous, êtes-vous en faveur d’un passeport virtuel pour vous connecter à Internet?
J’aurais tendance à répondre oui, dans l’optique où cela ferait tomber à néant le phénomène des trolls, ces anonymes qui se plaisent à foutre la merde sur les blogues et ailleurs parce qu’ils se pensent intouchables. Et tout ce qui vient avec le fait de pouvoir pervertir son identité web, au besoin. Par contre, cela ouvrirait une brèche peut-être trop large au niveau du contrôle des faits et gestes des internautes. Et une imagination même pas très fertile nous permet facilement de voir où cela pourrait nous mener…
Catégorie(s): blogosphère, Web · Mots-clés: anonymes, Blogue, bonne question, brèche, carte d'identité, contrôle, fait, geste, Identité, imagination, internaute, Internet, intouchables, merde, passeport, pervertir, phénomène, Radio-Canada, se connecter, site, Sur le Web, tendance, Troll, trolls, virtuel, Web
















Je pensais que le passeport virtuel était un moyen pour limiter l’accès à des contenu. Par exemple, maintenant si je vais sur le site de Saturday Night Live, je n’ai pas accès au contenu car je ne fais pas partie de la zone géographique autorisée. Je trouve cette situation incohérente puisque j’ai accès à l’émission à la TV.
Dans l’article, il est écrit qu’il est possible de retracer les internautes, sauf les cybercriminels. Si les cybercriminels sont capables de trouver les failles d’un système de sécurité internet, j’aimerais savoir comment ils ne trouveraient pas les failles du passeport virtuel et ainsi usurper l’identité des autres pour commettre leurs crimes?
« Si les cybercriminels sont capables de trouver les failles d’un système de sécurité internet, j’aimerais savoir comment ils ne trouveraient pas les failles du passeport virtuel et ainsi usurper l’identité des autres pour commettre leurs crimes. »
Bon point. On n’en sort pas.
Reste à savoir s’il est possible de faire en sorte que la totalité des connexions internet passe par un passeport du genre, sans exception.
Quelle est la conséquence de la brèche dont tu parles des faits et gestes des internautes?
La vraie question c’est « Doit-on être imputables de nos gestes virtuels autant que de nos gestes réels? »
Pour moi, la réponse est oui.
Remettre en question cette imputabilité au nom des problèmes qui pourraient survenir (et surviendront inévitablement), c’est irresponsable.
Il faut bien sûr que ces problèmes soient réglés. Mais l’importance que prend internet dans nos vies est en train de rendre le virtuel réel. Il faut donc que nos gestes aient « idéologiquement le même impact ».
Sinon on va se donner le droit de remettre en question nos gestes réels?
C’est vachement intéressant.
M’est d’avis que ceux qui vont s’y opposer seront en grande partie ceux qui profitent du virtuel pour se sauver de cette responsabilité d’assumer.
Le problème avec tout ça c’est que compte tenu des lois, il faudrait que TOUS les pays du monde sans exception adhère à cela. Par exemple, si je ne m’abuse, quelqu’un peut-être propriétaire d’un site illégale si le serveur est dans un autre pays où c’est légal.
Bref, ca fais longtemps qu’ils veulent règlementer l’internet mais les pays sont tous trop différents pour le faire.
Patrick: « M’est d’avis que ceux qui vont s’y opposer seront en grande partie ceux qui profitent du virtuel pour se sauver de cette responsabilité d’assumer. »
Pas certain. Je comprends ce que tu veux dire mais il y a beaucoup de gens qui ont peur de Big Brother sans avoir nécessairement quelque chose à cacher.
@Daniel
Je comprends ce que tu veux dire.
Dans ce cas-là ils ont juste à pas faire d’internet.
Même si l’idée de m’identifier me conviendrait pour toutes les situations où je donne mon opinion, je préfère à ce monent-ci si les choses vont trop loin un contrôle à l’entrée. Dans une société qui s’apprête à régir le port du casque en vélo ou en ski, l’idée d’un espace libre et ouvert me satisfait à ce moment-ci même si je demeure conscient des dérapages possibles.
Ce serait une excellente solution mais il faudrait bien peser le contre avant de s’engager dans ce genre de contrôle; sécurité, abus d’information ect. Parce qu’une fois la mise en place de ce système, je vois mal comment l’on pourrait retourner en arrière.
On n’a qu’à penser aux multiples systèmes de contrôle qui existent déjà sur notre planète.
Julie apporte un point concernant les cybercriminels. Je suis également d’avis qu’on devait reglémenter internet, mais avant qu’on en arrive à un accord mondial sur la chose, il va faire beau..
Pourquoi on aurait besoin du passeport virtuel puisque l’on peut retracer les gens en général. La cible semble être les cybercriminels qui contourneront ce système comme ils contournent déjà les autres système de sécurité. Alors je me pose des questions sur la motivation réelle de l’implantation du passeport virtuel.
Personnellement, ma résistance n’est pas parce que j’ai quelque chose à cacher, mais je me demande qui sera responsable et imputable de ce système. Parce qu’on saura ce que vous consommer, ce vous lisez, les groupes auxquels vous êtes associés, etc.
Patrick,
la réponse se trouve dans le choix de ma photo.
Sinon, je suis d’accord que nous devrions « être imputables de nos gestes virtuels autant que de nos gestes réels ». Mais le problème est plus technique qu’éthique pour le moment.
Dans la réalitosphère (la réalité en dehors du web), il n’existe pas de potion d’invisibilité alors que cette possibilité existe sur le web et il est pratiquement vain d’espérer la contrer. Voilà tout le noeud de la problématique.
Daniel,
donc, un gouvernement mondial arrivera avant qu’un passeport (éthiquement irréprochable) soit possible.
gillac,
des dérapages, il y en a déjà, t’inquiètes!
Martine_h,
déjà, pour se sauver des systèmes de contrôle, il faudrait s’installer sur une île déserte, et j’exagère à peine.
Julie,
c’est une très bonne question à se poser.
En espérant qu’un jour ça ne sera pas trop tôt et qu’on aura alors plus le choix…
Renart: Oui je crois que ce serait en effet l’idéal. Sauf que l’humain étant ce qu’il est, je doute que les pays soient capable de s’entendre pour faire un gouvernement mondial. Donc je crois que la règlementation d’Internet reste utopique.
Il faudra que chaque pays trouve un compromis entre le respect des lois et l’espionnage.
OUI ! un passeport virtuel, dérivé des informations fournies au Bureau de passeports pour l’obtention d’un passeport-papier. Une page serait réservée à ce passeport dans le passeport-papier.
Quant aux finfins qui esssairaient de frauder le système, bonne chance !
L’idée en soi est irréalisable. Il y aurait très vite sur ce réseau des donateurs de bande passante qui crééraient un sous-réseau web libre dans lequel les gens n’auraient pas de passeport. De Freenet à Omemo, ces technologies existent déjà « au cas où » l’Internet deviendrait moins libre. Ça serait le plus gros canular financier de l’histoire que d’implémenter une telle mesure à coût de milliards de dollars (simplement enregistrer des armes à feu, ça a mené à des milliards en dépense, imaginez répertorier l’ensemble des utilisateurs Internet) et cette mesure serait contrée le lendemain de son application.
Je ne suis pas contre l’idée, compte tenu que ce passeport soit optionnel pour les tâches courantes, surfer, bloguer, etc. Le passeport aurait son utilité pour les transactions officielles: achats, banques, impôts et, pourquoi pas, démocratie en ligne. Ça serait bien de voter sur Internet mais encore mieux de participer activement à la démocratie en répondant au référendum de la semaine par exemple.
Torrieu,
pour ce qui est de la question de « participer activement à la démocratie », c’est une possibilité intéressante dont je n’ai pas parlé dans mon billet, mais qui me tient à coeur. J’ai écrit un long billet à ce sujet à mes débuts comme blogueur. Ça me rappelle que je devrais l’actualiser :
http://www.renartleveille.com/le-phenomene-des-blogues-vers-une-democratie-technologique