Au-delà de la légalité pure, la liberté d’expression est une notion très arbitraire et sujette à débat. C’est normal. Mais quand en plus on se sert de l’idée de la liberté d’expression Lire le billet sur Le Globe…
Tag Archives: Web
Le web est loin d’être vert…
Je me plaisais à croire que la technologie qui envahit nos vies et qui nous permet maintenant de communiquer via le web sans utiliser de papier était une amélioration verte. Selon Futura-science, la Lire le billet sur Le Globe…
Denise Bombardier et la peur des médias sociaux
En écoutant Bazzo.tv en reprise, je me suis rappelé un épisode récent des Francs-tireurs. Richard Martineau recevait Lucien Bouchard et à un moment, ils se sont laissé aller à tartiner leur mépris Lire le billet sur Le Globe…
Le mécontentement citoyen à la croisée des chemins
Nous sommes à la croisée des chemins. Le citoyen a déserté l’espace public, celui qui se trouve dans le grand air, pour y manifester. Je ne dis pas qu’il n’y a plus personne, mais on ne peut plus parler de « masse critique », ‘mettons (les mouvements d’occupations un peu partout restent modestes, quand même).
Le citoyen manifeste son mécontentement via les outils disponibles sur le web, peut-être « dans le vide », comme le souligne bien justement le blogueur Donavan :
Mais je ne rajouterai pas ici une couche de cynisme, au contraire. Je pense simplement qu’il faudra le temps que ça prend pour que la présence citoyenne sur le web ait autant de poids qu’un individu debout dans la rue avec sa pancarte. Bon, peut-être que ça n’arrivera jamais à ce point, mais tout est question de mesure.
Si le poids des internautes est même seulement à la moitié du poids des manifestants pour une cause et que le nombre est double, il y a un gain d’influence. L’avenir nous dira donc si nous sommes en route vers une gouvernance où le citoyen est écouté via le cybercanal de communication.
Personnellement, je crois que nous marchons tranquillement vers cette destination.
Un marchand de Montréal contrevient aux droits d’auteur
Sur Google+, je viens de tomber sur une publication de Ianik Marcil (via le poète Tony Tremblay qui y écrit « Minables. Plagiaires et fiers de l’être… ce pays peut bien être en piteux état… ») :
Je suis outré! Un marchand de Montréal utilise un dessin qu’un ami a réalisé et qui a fait le tour du web (plusieurs de 10aines de milliers de fois) depuis 2-3 semaines en l’imprimant sur des t-shirts. La Presse en parle aujourd’hui. Le dessin original est ici:
http://roycaricatures.wordpress.com/2011/08/01/sur-nos-routes-bientot/
Faites circuler, svp, pour que la propriété intellectuelle de Yvon Roy soit respectée.
Si, Moshe Simhon, le propriétaire de la boutique NRJ Jeans pensait que le web est un bar ouvert et qu’il n’allait pas se faire prendre, c’est mal parti pour lui…
(Caricature d’Yvon Roy, bien sûr!)
Les citoyens du monde
Dans son billet « Pour l’histoire », Mathieu Bock-Côté soulève une caractéristique majeure de notre époque, ce qu’il appelle le « présentisme », à prendre bien sûr dans son sens le plus négatif (l’auteur étant de la mouvance conservatrice) :
Le présentisme consiste à croire que le présent se suffit à lui-même. Il repose sur l’oubli de l’histoire, comme si le passé n’avait rien à nous apprendre, comme si nous n’avions pas reçu de nos ancêtres un héritage à préserver, à faire fructifier.
Dans ces propos, je ne suis pas d’accord qu’il faille absolument « préserver » quoi que ce soit sans le mesurer au présent (je ne suis pas un conservateur), mais en gros je suis d’accord que la fuite en avant n’est pas la meilleure solution pour régler les problèmes identitaires actuels qui viennent avec la mondialisation.
Et l’auteur vise tout à fait juste quand il pointe ce qu’il appelle la « Troisième faille » :
nous oublions les vertus de l’enracinement. Combien sont-ils à vouloir comme seul passeport celui de « citoyen du monde ». Dans l’angle mort de cette vision, toutefois, on trouve une terrifiante superficialité : celui qui aime toutes les cultures n’entretient-il pas finalement un rapport de consommateur avec chacune d’entre elles en se contentant de les explorer en surface ? Ce n’est pas parce qu’on est allé un jour à Zaghreb qu’on est familier avec la culture croate. Ce n’est pas parce qu’on aime les mets brésiliens que l’Amérique du Sud n’a plus de secrets pour nous.
Personnellement, si je suis un citoyen du monde, j’ai l’honnêteté de le placer à la bonne place, juste avant le fait d’être terrien dans l’univers : dans la possibilité où il existerait des habitants d’autres planètes… Quelqu’un qui peut véritablement se targuer d’être principalement un citoyen du monde, c’est tellement rare que c’est actuellement plus du domaine du fantasme. Qui peut bien faire assez le tour du monde pour bien s’imprégner des cultures et des langues à ce point? Et se servir seulement de sa connaissance de l’anglais pour ce faire, c’est mieux que rien, mais il y a mieux…
Alors, j’en arrive à la conclusion que de se dire citoyen du monde, c’est beaucoup faire fi de l’importance de la proximité, dans son sens le plus large. C’est en quelque sorte du snobisme pour ce qui a mijoté et ce qui mijote à notre portée immédiate, même s’il est impossible d’y échapper tout à fait; enfin, pour l’instant : si le web parvient un jour à tout à fait nous happer au quotidien il en sera autrement. Et, si je ne m’abuse, cette propension à dénigrer l’appartenance locale est justement une des conséquences du développement du web et de la possibilité d’avoir un sentiment d’appartenance planétaire par cela, bien qu’il soit encore plus superficiel que le tourisme. (Ici, je ne dis pas que ce que l’on vit via nos expériences sur internet ne vaut rien, mais bien qu’il faut au moins les remettre en perspective vis-à-vis de nos autres activités.)
Après le tourisme et le « surf des interwebs », il y a bien sûr l’immigration comme mécanique encourageant cet idéal de la citoyenneté mondiale. Justement, combien sont-ils à considérer le Québec comme une succursale du monde en occultant qu’il y a ici une culture (majoritaire) qui trouve son consensus dans une langue, héritée du colonialisme français et colorée d’américanité? Et qui osera réfuter que le multiculturalisme canadien ne soit pas dans cette même lignée?
Et encore, je soupçonne fortement que cette mode du « citoyen du monde » alimente le cynisme politique actuel. C’est bien clair, quand quelqu’un ne se sent pas citoyen de l’endroit où il vit, il peut bien se désister politiquement de ce qui se passe autour de lui : nos problèmes communs ne le concernent pas.
Depuis toujours, je comprends que cette attitude est une manière de se montrer tolérant à tous prix, puisque de pointer ouvertement où nous sommes et d’où nous venons (dans son sens le plus large) a été amalgamé au sectarisme. Si je dis et que je démontre de l’importance pour le fait que je suis un Québécois de langue française, donc par le fait même que je ne suis pas un citoyen du monde, j’ai l’air louche dans certains milieux qui se la jouent plus « évolués » en se proclamant citoyens du monde. Pourtant, il n’est même pas question de déprécier qui que ce soit, comme le font certains ultranationalistes, mais bien de prendre le pari du réalisme et de la conjoncture.
Parce qu’il ne faut pas se raconter d’histoires…
Le gouvernement Charest sur les dents
Loin de la nouveauté, je revisite une nouvelle de la fin de la semaine dernière. C’est que je crois qu’elle mérite un peu plus de considération qu’elle en a eue. Paul Journet, journaliste à La Presse (média principal de Gesca, que l’on soupçonne fortement d’avoir des atomes crochus avec le Parti Libéral du Québec pour sa tendance fédéraliste), a pondu un article relatant que le « bureau du premier ministre Jean Charest essaie d’influencer les sondages en ligne qui le concernent ». Ces sondages en ligne étant ceux qui paraissent sur Cyberpresse.
Fidèle à lui-même, notre premier ministre, alors qu’on le questionnait à ce sujet, a concocté une réplique digne d’une ovation debout au Festival Juste pour rire :
«Je ne sais pas de quoi vous parlez»
— Tu sais Jean (pour utiliser ton surnom), on parle d’internet, du web, de ce phénomène très important où il y est d’autant plus important de bien paraître. Tu sais Jean, l’image! Ce qui peut très bien nuire à une élection provinciale…
Sans blague, s’il n’était vraiment pas au courant, en tout cas, ses soldats font dans leurs frocs, ce qui n’est vraiment pas bon signe (pour le gouvernement, moi je me frotte les mains de bonheur) :
Dans les derniers mois, il a [été] observé à deux ou trois reprises des changements soudains et difficilement explicables dans les sondages qui concernaient le gouvernement Charest. Normalement, après environ 1200 réponses, les résultats deviennent assez stables. Ils ne changent pas de plus que 1-2%. Mais à quelques occasions, les résultats ont changé très rapidement. En quelques heures, on enregistrait un nombre irrégulier de votes avec la même réponse, favorable au gouvernement. Il semblait y avoir une forme de noyautage.
J’appelle ça perdre son sang-froid.
(Photo : anitasarkeesian)
WikiLeaks d’un autre oeil
Ce billet est publié conjointement sur le blogue des 7 du Québec. Les commentaires sont fermés ici alors, pour en laisser ou les lire, cliquez sur l’hyperlien suivant : HYPERLIEN
Il y a l’histoire officielle WikiLeaks. On m’a pointé une série de textes qui la remet en question. J’ai bien voulu m’y ouvrir.
Nous sommes assurément en terrain conspirationniste, mais, contrairement à ce qu’on voit habituellement, les États-Unis ne sont pas le personnage principal. Plutôt quelque chose comme l’arroseur arrosé, ou encore mieux, un bouc émissaire :
Se basant sur le fait qu’aucune information diplomatique coulée par ce site ne met en danger Israël, on argue que le but de tout cela est de déstabiliser les États-Unis et d’ainsi pointer l’éclairage sur ce pays (lire : détourner l’attention du public) tandis qu’on ouvre la voie à une attaque de l’Iran. Je reste sur ma faim quant à l’Iran et je ne me taperai pas la lecture de toute l’information sur WikiLeaks pour vérifier l’assertion comme quoi Israël est plus blanc que blanc dans cette histoire, d’autres semblent avoir déjà fait le travail, et très bien en plus!
Autre théorie, cette avalanche de documents mis en disponibilité pour le public et les médias justifierait dans le futur une guerre globale des gouvernements contre la liberté d’information que permet le web, parce que cela constituerait une menace pour la sécurité internationale.
Pour justifier ces théories, il y a quand même un argument assez intéressant du côté de Pierre Bellefeuille :
Et il y a l’arrestation du grand manitou de WikiLeaks, Julian Assange, pour une affaire de « viol, d’agression sexuelle et de coercition » perpétrée sur deux Suédoises. À la base, le fait qu’il s’est rendu lui-même aux autorités est assez surprenant. Et du côté du site infowars.com on écrit que cela ressemble à un coup monté politique, car il a été révélé qu’une des deux femmes, une militante féministe qui a publié un guide sur « comment se venger des hommes et les faire souffrir », a des liens avec la CIA.
Personnellement, j’ai peine à m’y retrouver. Si tout cela s’avère véridique, c’est risible comment les États-Unis se font manipuler. Mais si c’était plutôt nous, en fin de compte, qui étions manipulés, et à plusieurs degrés?
Je n’ai malheureusement pas la réponse, mais ça donne froid dans le dos.
*
Autres lectures relatées :
Wikileaks ? Une intox sioniste
L’acide toxique de Wikileaks fuit dans toutes les directions, sauf vers Israël
Un passeport virtuel, toujours d’actualité?
Pour plusieurs raisons, je pense depuis longtemps qu’il faudrait un passeport pour utiliser le web. Enfin, plutôt, je penche de ce côté comme je l’expliquais au début de cette année, en réponse à la question « Et vous, êtes-vous en faveur d’un passeport virtuel pour vous connecter à Internet? » :
Et je suis tombé tantôt sur un billet chez BRANCHEZ-VOUS! où j’ai appris qu’Eugène Kaspersky, « directeur général de l’entreprise russe du même nom », tente de remettre de l’avant cette idée avec ces quelques arguments :
En lisant cela, je me rends compte que mon opinion à cette question ne rejoint pas du tout celle de cet homme qui veut visiblement seulement du contrôle, du contrôle et encore du contrôle. On croirait entendre le gouvernement chinois…
Pour ma part, dans le fond, l’idée d’un passeport ne m’enchante que lorsqu’il est question des médias sociaux, incluant bien sûr la blogosphère, c’est-à-dire quand des gens interagissent. Il me semble important de jouer le plus franc-jeu possible lorsque nous conversons sur le web, mais qu’est-ce que ça donnerait d’épier tout le monde tout le temps quand il ne s’agit que de consultation d’information?
Certains pourraient arguer qu’il y a du contenu prohibé comme de la pornographie infantile, mais il y a justement déjà des policiers qui se penchent là-dessus.
Les internautes ne sont pas coupables a priori.
(Photo : sshb)
Les médias sociaux 101, de Michelle Blanc
J’ai eu l’honneur de recevoir une copie du livre à paraître de Michelle Blanc : Les médias sociaux 101 (avec la collaboration de Nadia Seraiocco — lancement officiel le 27 septembre). Je ne pouvais manquer d’en parler un peu ici, étant donné que c’est un sujet que j’affectionne particulièrement, même si ça n’a pas trop paru dernièrement…
J’ai terminé ma lecture avant hier et je n’avais pas vraiment relevé beaucoup de points négatifs. Le plaisir que j’ai eu à le lire en était diamétralement opposé. Si je n’avais pas lu la critique assassine qu’en a fait Josianne Massé sur Blogosphère, mon billet aurait été tout autre.
À la base, je ne m’attendais à rien de plus que ce que le titre proposait, un genre de « Les médias sociaux pour les nuls », et une oeuvre constituée à partir de matériel déjà publié sur le web, question de rejoindre un public plus large, et des gens comme moi qui sont heureux de pouvoir embrasser sur papier en quelques heures le contenu (sélectionné) d’un blogue qu’ils connaissent. Donc, un livre sans prétention qui se gobe tout seul!
Alors, je ne peux pas acquiescer aux critiques de Josiane qui vont dans le sens que l’auteure aurait pu aller plus loin, autant dans la réflexion que dans l’analyse. Et, si ce livre avait pu « servir d’ouvrage de référence pour l’industrie », il n’aurait certainement pas eu le titre : « Les médias sociaux 101 »…
Par contre, je suis un peu d’accord qu’on y « retrouve une certaine justification d’évènements ou de prises de position à travers un parcours personnel qui peut parfois créer un malaise pour le lecteur », dans l’optique où cela semble bifurquer du sujet annoncé. Mais je l’ai pris comme la conséquence d’une des facettes de ce monde virtuel qui devait se retrouver dans ce livre sous une forme ou une autre, soit que l’idée de social dans « médias sociaux » implique grandement l’individu, comme sujet se mesurant aux autres et à lui-même, à son opinion. Pensons entre autres, par exemple, aux blogues personnels.
Sinon, j’ai surtout beaucoup aimé voir défiler devant mes yeux l’historique de ce qui a retenu l’attention de Michelle, et de beaucoup de monde, sur le web depuis quelques années. Je connaissais la plupart des événements décrits et ça m’a quand même diverti. Je ne doute pas qu’un néophyte y trouve aussi son compte.
Je pense que le livre vise juste même si je peux comprendre que la forme puisse en repousser quelques-uns. L’écriture de Michelle est empreinte d’oralité, on a l’impression de l’entendre nous raconter ses anecdotes, on imagine même la force de sa voix quand elle s’exclame. C’est loin de l’aridité des textes de la plupart des technologues et c’est bien ainsi : c’est de la vulgarisation et il en faut et ce n’est surtout pas en soi un défaut!
(Image concoctée à partir d’une capture d’écran de la vidéo de promotion du livre.)
Nathalie Petrowski et le syndrome de la matante
Grâce au merveilleux pouvoir du web, qui incite les institutions à se montrer au yeux et aux oreilles de la plèbe, j’ai pu visionner la conférence qu’a donnée Lise Bissonnette à l’Assemblée nationale le 6 avril dernier. C’est que les propos assez durs de l’ancienne directrice du journal Le Devoir à l’endroit des médias sociaux ont lubrifié les neurones de matante Nathalie Petrowski, qui a pondu un bien gros et bien bel oeuf que la « papesse de la communauté web au Québec » Michelle Blanc a tout au moins égratigné, alors que certains comme moi auront trouvé qu’elle en a cuisiné une omelette.
J’utilise le terme « matante » non pas en lien avec l’âge de la dame (il y a des matantes beaucoup plus jeunes que moi, qui suis au crépuscule de la trentaine — cela dit, il y a aussi des mononcles…), mais bien plutôt pour pointer son sens de l’analyse pantouflard. Question de synthétiser le plus succinctement possible le résultat, j’irai comme suit : ramassis approximatif de clichés qui se veulent un portrait réaliste, alors que c’est de la bien mauvaise caricature.
Mais vous remarquez que je joins le sobriquet à la deuxième et non à la première. C’est que Madame Bissonnette a au moins eu le mérite d’envelopper sa critique d’un contexte, qui est celui du journalisme politique et non seulement de sauter à pieds joints sur une occasion comme fait l’autre… Il reste qu’elle a quand même pêché par ignorance en tentant d’analyser le phénomène des médias sociaux, comme elle l’avoue, après seulement quelques visites sur des blogues corporatifs (qui sont somme toute bien différents des blogues citoyens, attirant une autre « clientèle » — et je doute fort d’une expérience directe de sa part sur Twitter et Facebook). Alors, je rectifie le tir : réduire un phénomène complexe à une expression comme « communauté de placoteux » tient aussi du matantisme. Et si je me permets d’user de ce terme hautement familier pour qualifier ces deux reines, chacune à leur manière, c’est pour bien marquer le contraste entre leurs très grandes intelligences et la qualité médiocre de leurs constats. Cela relève du mérite!
Non, mais! qu’est-ce qu’elles en ont contre la liberté d’expression si le web le permet facilement et instantanément? Je vais même jusqu’à penser qu’avec notre époque (à partir de la démocratisation des ordinateurs personnels) la liberté d’expression trouve son sens le plus juste (enfin, en occident…). Parce qu’il ne faut pas jouer à l’autruche, ce qui blesse leurs sensibilités, c’est que n’importe qui le désirant peut se servir du web comme porte-voix. Mais le problème des deux dames est qu’elles ne réussissent pas à contextualiser correctement la problématique. Personne n’a de fusil sur la tempe lors de son utilisation ni de sa consommation du web. Dans les médias traditionnels présents sur le net, les commentaires à la suite des articles et des billets ne sont surtout pas des agressions, au contraire, même si parfois les propos sont agressifs. La même chose pour ce qui se passe sur les blogues, Twitter et Facebook. Je le répète, on a toujours le choix de se pencher ou non sur quelque chose qui a été publié sur le web. Idem d’ailleurs pour ce qui est de la publication papier, et de toute autre diffusion. Nous sommes en royaume de liberté et c’est une grave erreur de tomber dans un dénigrement primitif de la sorte. Franchement, n’y a-t-il pas un problème d’échelle à voir simplement la possibilité de discussion que permettent les médias sociaux (et les médias traditionnels qui les imitent) comme une insulte à l’intelligence?
Même si les deux dames apportent de bonnes pistes de réflexion, je ne peux pas m’empêcher de voir leurs interventions comme étant un snobisme élitiste. D’un côté, elles semblent placer notre « placotage » sur un même pied d’égalité au niveau du poids médiatique que les oeuvres des journalistes patentés (à tort à mon avis — et c’est ce qui doit beaucoup titiller leur indignation!), et de l’autre elles nous réduisent visiblement à la plus inutile de nos parties, soit le troll, l’idiot du village virtuel. Non plus, je ne dis pas qu’il faille absolument décréter que la contribution des médias sociaux à la société est fabuleuse, extraordinaire, et prodigieuse pour être dans mes bonnes grâces, mais je demande quand même un peu du sens de la mesure, ce qui a cruellement manqué à Nathalie Petrowski, en particulier. Et c’est bien compréhensible : plus tu te considères en hauteur, plus ce qui se passe en bas t’apparaît comme un fourmillement sans grand intérêt.
Heureusement, les choses continueront d’évoluer même sans leur consentement et celui des autres matantes/mononcles. Qu’ils se cantonnent dans une dynamique de glorification du passé si ça leur chante, je n’irai pas jusqu’à vouloir leur enlever cette liberté!
(Photo : Bright Tal)
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Autres lectures à ce sujet :
Michelle Sullivan – Lise Bissonnette et Nathalie Petrowski face aux médias sociaux
Le blogueur citoyen – Ces placoteux qui dérangent
Mario tout de go – Communauté de placoteux (Ajout)
Paysage urbain – Gazouillis, révolution, twittersnobs et autre placotage…
Ma tuque est une perruque – Tout ceci est « fort intéressant »
Roch Courcy – Médias sociaux | Michelle Blanc versus Nathalie Petrowski
Un passeport pour utiliser le web?
Il y a une foutue bonne question sur le site Sur le web, de Radio-Canada :
Et vous, êtes-vous en faveur d’un passeport virtuel pour vous connecter à Internet?
J’aurais tendance à répondre oui, dans l’optique où cela ferait tomber à néant le phénomène des trolls, ces anonymes qui se plaisent à foutre la merde sur les blogues et ailleurs parce qu’ils se pensent intouchables. Et tout ce qui vient avec le fait de pouvoir pervertir son identité web, au besoin. Par contre, cela ouvrirait une brèche peut-être trop large au niveau du contrôle des faits et gestes des internautes. Et une imagination même pas très fertile nous permet facilement de voir où cela pourrait nous mener…











