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Hausse des frais de scolarité : quand Martineau fait des mathématiques

Richard Martineau est une source inépuisable de démagogie. Je lui fais même une fleur en lui donnant une super idée : écrire le volume « La démagogie pour les nuls », ça va faire un tabac!!!

Donc, voilà, Lire le billet sur Le Globe…

Cette fille a quel âge selon vous?

La question de mon titre accompagnait la photo qui chapeaute ce billet. La réponse est bien évidente : 13-14 ans. Ce qui est évident aussi, c’est que cette affiche publicitaire a passé le filtre de la censure de la STM (Métromédia Plus) alors que très dernièrement on interdisait une affiche de théâtre à mon sens beaucoup moins « sexy ». (L’auteur de la photo m’a remis à l’ordre : ce n’est pas une photo prise dans le métro, mais bien dans un centre commercial. Ç’a tellement l’air d’un décor de métro…)

Concernant cette histoire de censure, quelque part sur les médias sociaux, je me souviens qu’on avait soulevé le parallèle avec les pubs empreintes de sexualité que l’ont voit beaucoup dans le métro (la photo plus haut, montrant la pub de la compagnie Ecko, a été croquée dans le métro, comme on le voit bien). Il s’agit bien sûr d’une problématique importante, mais ce n’est pas de celle-là dont je veux parler ici. Parce que l’utilisation de la sexualité pour vendre permet difficilement d’y avoir prise, au-delà de la moralité, et encore mieux, de l’éthique.

Mais je crois qu’il y a moyen d’avoir prise quand il est question de l’utilisation de modèles adolescentes dans les publicités lorsque celles-ci tablent sur la sexualité, comme l’exemple ci-haut (incluant évidemment aussi les adolescents, même si ça semble plus rare). Alors, je propose bien sérieusement de légiférer là-dessus. Je vais de ce pas ouvrir une page Facebook qui aura pour titre : Interdire la pub à caractère sexuel avec des modèles ayant moins de 18 ans. Voilà, c’est fait. Il me reste maintenant à la faire connaître le plus possible et, ultimement, à faire la promotion de cette idée au pouvoir politique, cela va de soi.

S’il y en a encore qui se demandent pourquoi, même si pour moi cela tombe trop sous le sens, je vais quand même l’expliquer. À ce que je sache, le détournement de mineur est toujours interdit. Et cette utilisation des charmes de personnes mineures a toutes les caractéristiques d’un détournement. Non, il n’y a pas de « consommation » (dans le sens de consommer l’acte), mais c’est dans le but de faire consommer…

Il est donc bien évident pour moi que ces pubs « encouragent » la paraphilie (il est bien difficile ici de pointer clairement la pédophilie ou l’éphébophilie — « une forme de désir sexuel d’un adulte pour les adolescent(e)s âgé(e)s de 15 à 19 ans » — puisque la jeune fille ne semble plus une enfant, mais pas encore tout à fait une adolescente). On pourrait arguer que la pub s’adresse au groupe d’âge de la jeune fille en question, mais le problème c’est que tout le monde peut la voir. Alors si tout le monde peut la voir, elle pourrait être censurée à la source parce que collectivement nous n’acceptons pas que l’on fasse un lien entre la sexualité et la jeunesse dans le but avoué de vendre un produit de consommation.

 

Màj :

 

On m’a pointé sur Twitter le fait que cette jeune fille pourrait être majeure et avoir l’air mineure… J’en conviens. Mais c’est un autre problème qui demanderait une solution différente, enfin, à mon sens.


 

Réveillez-vous!

 

 

J’espère vraiment que le bouche-à-oreille virtuel a fait son travail et que vous l’avez déjà lu (même si aujourd’hui un texte sur le web de plus de 2500 mots, c’est souvent juste une bonne raison de ne pas le lire…) Sinon, ça se passe par là : « Lettre ouverte aux autres humains », publié sur le site du Voir, par Denis McCready, producteur du documentaire « Chercher le courant » (un film de Nicolas Boisclair et Alexis de Gheldere, avec Roy Dupuis).

Bien que mon degré d’indignation soit assez élevé, comme il est permis de le lire ici (et à mes anciennes adresses) depuis mars 2007, ce texte a réussi à le monter d’un cran. Et en même temps, il a réussi à m’entarter, à me remettre sur le visage mon insuffisance, à pointer le lien qui m’unit à ceux qui attendent « que quelqu’un donne le signal », à ceux qui pensent que « la solidarité, c’est quand deux lofteurs se mettent en gang pour bitcher une conne obsédée par la grosseur de son cul à la TV. »

C’est d’une tristesse… Et c’est encore plus triste de constater que ce message, il ne sera lu que par ceux qui comme vous et moi ont le degré d’indignation assez élevé, aucunement par ceux qui passent leur vie sur le tapis volant du divertissement, gelés raides de ne plus se rendre compte qu’ils sont sous soluté corporatif : la masse critique. Et en même temps je ne peux pas croire tout à fait ce que je viens d’écrire…

Il y a tout le passage où il est question de la dilapidation de nos ressources naturelles :

 

on ne lève pas le nez de nos téléphones «intelligents» quand notre premier ministre nous annonce qu’il va vendre le grenier de nos ressources naturelles à des pays étrangers pour une bouchée de pain. On ne rouspète pas contre les implications de cette décision du gouvernement de donner un prix à l’eau potable traitée par les usines de notre ville afin que des compagnies l’embouteillent pour faire des millions de profits. On ne bronche pas lorsque notre ex-ministre des Ressources naturelles, Mme Nathalie Normandeau, fait de l’à-plat-ventrisme devant la compagnie Pétrolia, respectant un ordre de cette corporation de fermer sa gueule sur l’entente entre cette compagnie et Hydro-Québec: la société d’État a cédé le pétrole de l’île d’Anticosti – une ressource collective – pour une redevance gardée secrète pour l’instant. Je vous épargne l’énoncé du bilan environnemental possible, mais sachez que cette réserve de pétrole est accessible seulement par fracturation hydraulique et qu’elle pourrait entraîner jusqu’à 3 trillions de dollars de profits. Si on coupait la pomme en deux avec Pétrolia, on réglerait la dette du Québec et on pourrait payer les soins de santé de tous les enfants à naître cette année jusqu’à leur mort. Mais M. Charest préfère vendre nos ressources naturelles au moins offrant. Les compagnies minières vident notre sous-sol depuis des années pour une petite poignée de change (à peine 3% de redevances réelles) et si l’exploitation du gaz de schiste allait de l’avant, cela se ferait sous ce régime; autant dire qu’on prendrait un risque environnemental phénoménal avec la vallée du Saint-Laurent – notre garde-manger – pour des pinottes. [...] mais avec le projet de la Romaine, on nage en pleine absurdité de dépenser huit milliards de dollars pour produire de l’électricité qu’on va vendre à perte. Le Plan Nord du gouvernement Charest va coûter 80 milliards de dollars d’investissement, mais va rapporter seulement 28 milliards de revenus à l’État… Il est fou cet homme ou quoi? On dépenserait 80 pour gagner 28. Imaginez la tête d’un banquier ou d’un directeur de Caisse populaire si vous alliez négocier un prêt pour une maison avec ce genre de logique de revente. On vous expulserait à coups de pied dans le cul. Si on laisse faire le gouvernement actuel, l’avenir de nos enfants se résumera à travailler sous terre dans une mine du Plan Nord pour un patron étranger. Je n’ai pas envie de devenir l’esclave d’une corporation qui pompe nos ressources et vide notre pays de sa richesse. L’eau, le pétrole, les mines, le gaz naturel, l’hydroélectricité, ce gouvernement se comporte comme un proxénète et nous vend à des vautours en nous disant que c’est pour notre bien. Et quand ils nous auront bien vidés, qu’on ne sera plus qu’un territoire expurgé de ses ressources, ils nous laisseront dépenser le peu d’argent gagné dans cet échange qui s’apparente à un vol pour nettoyer les océans de merde toxique qu’ils auront laissés derrière eux.

 

J’avoue ma faute, je n’ai jamais écrit une traître ligne sur aucun de ces sujets. Peut-être que je suis engourdit, autant que les autres. Peut-être que j’ai trop l’impression que ça me dépasse. Peut-être.

Mais il est peut-être temps de faire plus que de juste écrire.

 

(Photo :larimdame)


 

La pollution visuelle et mentale des pancartes électorales

 

En 2008, lors de la campagne électorale fédérale qui a mené Stephen Harper au pouvoir, j’ai fait à ma façon et à mon humble niveau la promotion de l’absence de pancartes électorales dans les rues. Comme je l’écrivais autrement, ces pancartes sont une grosse nuisance à l’esthétisme de l’environnement urbain et rural, en plus d’être un gaspillage de ressources. Ça ne s’arrêtait pas là :

Et question marketing, je me disais qu’un parti qui aurait eu le courage de me pas embarquer dans cette pollution visuelle aurait pu utiliser cet argent pour faire un beau coup de pub. Imaginez combien l’absence de pancarte d’un parti politique dans le paysage aurait eu d’impact si une pub avait réussi à lier fortement cette absence et ce parti.

Ce parti se serait retrouvé nulle part et partout à la fois.

Sans faire de lien de causalité, il s’est avéré qu’en 2009 Union Montréal et Vision Montréal ont décidé de ne pas s’afficher dans la ville pendant la campagne électorale municipale. On arguait que la raison principale était les coûts énormes de ce genre de campagne publicitaire. Question de mononcliser, dans mon livre à moi, c’est une autre bonne raison d’abandonner cette pratique.

Malgré cet exemple, il semble que tous les partis fédéraux vont placarder nos horizons de leurs slogans et autres sourires en plastique quand même. À notre grand dam. Alors, j’aimerais trouver une autre bonne raison de plus pour que l’avenir nous réserve un ciel plus monochrome…

Parce qu’il faut se le dire franchement, les pancartes électorales titillent tout sauf l’intelligence des gens. Elles ont peu à voir avec l’essence même de la démocratie représentative. On y présente les couleurs des partis, des slogans (l’antithèse du développement d’une idée) ainsi que des gueules figées dans le sens du plan de marketing choisi (même si la plupart du temps c’est d’un sourire plus ou moins réussi dont il s’agit). En gros, nous sommes dans le royaume des apparences, de la représentation. Ce qui est juste bon pour voter pour les mauvaises raisons.

Donc, voilà, j’accuse les pancartes électorales d’encourager la paresse intellectuelle auprès de ceux qui sont paresseux de nature. Pour qui va voter pour un candidat surtout parce qu’il a un air rassurant, nonobstant de ce qu’il prône réellement. Pour qui va voter pour cet autre parce qu’il le conforte dans ses préjugés physionomiques, avec tout ce qui vient avec : genre, origine. Sans oublier ceux qui n’iront pas voter en réaction de cette agression visuelle, quand c’est tout ce qu’ils peuvent retenir de la politique (contrairement à mes amis anarchistes abstentionnistes).

Dans ces conditions, la politique devrait se tenir aussi loin que possible de ces techniques publicitaires, qui sont par nature tapageuses, racoleuses, parfois même mensongères (et je ne me pencherai pas ici sur les messages publicitaires télé et radio). Puisqu’il n’est pas question de « vendre » quelque chose, mais bien de se choisir un moyen d’avancer. Et la meilleure façon de faire un choix de véhicule éclairé est sans conteste de faire fi des apparences et d’aller creuser, même si ça demande un effort. Qui achète une voiture en se basant seulement sur le design de la carrosserie?

Je pourrais continuer sur cette lancée en tentant de détruire aussi le traditionnel serrage de mains et même l’idée du porte-à-porte, mais bon, une chose à la fois…

(Photo : sashamd)

 


 

TLMEP + Amir Khadir = caca nerveux de la droite sur Twitter

C’est vraiment bien d’écouter TLMEP tout en étant présent sur Twitter. On a un certain pouls de la population en temps réel. Mais le meilleur bout, hier, c’était lors de la présence d’Amir Khadir à l’émission. À la pause, juste avant que ce soit son tour, j’ai écrit ce qui suit :

L’invité que j’attendais! La droite va faire des cacas nerveux! :-D

Et ça s’est avéré très exact!

Le topo : à la base, l’émission Tout le monde en parle est illégitime puisqu’elle passe à Radio-Canada, la télé d’État. À partir de ce moment-là, tout et son contraire est une bonne raison pour en beurrer épais sur son dos. TLMEP est comme « un rave de gauchistes » (ce qui précède vient de moi!) qui invite son héros!

Amir Khadir ne devrait pas s’expliquer ni se défendre, mais bien se mettre à genoux devant les prêtres de la liberté parce qu’il ose appuyer une campagne de boycottage qui, supposément, fait perdre de l’argent à un marchand de souliers.

Quoi qu’il en soit, autant le marchand a le droit de vendre des produits israéliens, autant des gens ont le droit de les acheter librement (à ce que je sache, personne n’a empêché quiconque d’entrer dans la boutique), autant des gens ont le droit de faire une campagne de boycottage, autant n’importe qui a le droit de manifester son appui à cette campagne. Malgré ce que certains essayent de faire croire, la liberté n’est pas que du côté de ceux qui essayent d’acheter les droits d’utilisation du terme « liberté »!

Sinon, il faut rappeler que Éric Duhaime, le grand manitou du Réseau Liberté-Québec, est aussi passé à la populaire émission en 2010 (j’exige que l’ADQ et tout parti de droite qui pourrait apparaître dans le futur comptabilisent ça comme de la publicité préélectorale!). Je ne me souviens pas l’avoir entendu s’excuser ni avouer ses erreurs devant Guy A. Lepage alors que pour beaucoup de gens, dont moi, il en aurait beaucoup à se faire pardonner…


 

Legendre-Gate : une question de journalisme-spectacle

C’est dommage que l’homosexualité ne soit pas acceptée au point où Joël Legendre n’aurait pas eu de raisons de vouloir le garder secret. Mais nous ne sommes pas encore dans ce monde…

Il y a beau y avoir beaucoup de gens pour défendre le journaliste Marc Pigeon, j’aimerais qu’un de ceux-là contredise mon assertion comme quoi ce journalisme se rapproche plus du spectacle (assez inintéressant soit dit en passant) que de l’objectivité.

Même en cherchant l’absolue objectivité, un journaliste n’a pas le choix d’être subjectif, donc d’analyser les possibles répercussions de ce qu’il s’apprête à faire publier. Et là le journaliste a soit manqué de subjectivité (parce que cela crée un préjudice à Joël Legendre), soit en a trop abusé (parce que le but de toute l’affaire était de faire vendre de la copie, de faire parler de son média).

Qu’on n’essaye pas de me faire croire que nous sommes dans un autre monde que celui dans lequel nous sommes.

*

Daniel Lalonde fait un excellent compte-rendu de toute cette histoire, tout cela agrémenté de son opinion qui me rejoins beaucoup, pour ne pas dire totalement!

Ajout :

À écouter sans fautes – Jean-René Dufort donne une leçon de journalisme à Marc Pigeon :

http://www.radio-canada.ca/audio-video/pop.shtml#urlMedia=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2010/CBF/CestBienMeilleurLeMatin201010290815_1.asx


 

(Photo : essygie)

Le Canadien de Montréal à vendre

canadien-de-montreal-a-vendre

Quand j’ai vu la nouvelle ce soir, j’ai eu ce flash.

Le hockey ne m’intéresse personnellement pas plus que les moments où j’ai à l’écouter au travail, puisque j’ai un écran géant juste devant moi, mais je ne peux pas me mettre la tête dans le sable. Il faut composer avec cette culture.

Ça serait bien que des intérêts québécois s’en emparent, il me semble que ça redonnerait un peu de logique dans ce sport où l’appartenance s’est diluée dans l’argent, justement. On est loin d’être derrière des petits gars de chez nous qui combattent pour l’honneur, enfin, une sorte d’honneur qui paraît archaïque aujourd’hui. Je suis loin d’être nationaliste (dans le sens où on l’entend habituellement), mais s’il y a une place où je trouve que ça a sa place, c’est bien là.

Parce que ça reste un jeu.

Né pour un grand pain (les osties, c'est pas assez…)

atheismeVous êtes sûrement au courant que l’athéisme sort dans la rue prochainement : « une dizaine d’autobus de la STM arboreront une publicité commandée par l’Association Humaniste du Québec ». Si vous ne l’êtes pas, le message qu’on y verra :

Dieu n’existe probablement pas. Alors, cessez de vous inquiéter et profitez de la vie.

En faisant un peu exprès, j’aborde le sujet dans le sens d’athéisme, pourtant il n’en est rien pour moi, enfin si peu, puisque j’y vois plus de l’agnosticisme.

Agnosticisme (via Antidote) : Doctrine philosophique qui rejette toute métaphysique et déclare que l’absolu est inaccessible à l’esprit humain.

Athéisme (idem) : Doctrine de l’athée, selon laquelle Dieu n’existe pas.

Tandis que l’athéisme nie, l’agnosticisme s’en lave les mains… Je préfère le premier, il est plus actif. Car pour construire, il faut d’abord parfois détruire.

Justement, c’est souvent la science qui se charge de donner des munitions. À lire sur Agence Science-Presse, le texte « Né pour être croyant » qui explique que nous « sommes nés pour croire. Mieux : le fait de croire, que ce soit en Dieu ou autre chose, serait un processus normal de l’évolution. Une question de sélection naturelle, en quelque sorte. »

Et j’aime bien aussi la finale :

La religion serait donc un « artefact de nos neurones auquel on ne peut échapper », [...]. Cela expliquerait que l’athéisme soit « aussi difficile à vendre ». Croire est facile; rejeter la croyance « nécessite un effort ».

Avec tout ça, il y a en masse de place pour en jaser…