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Discrimination, racisme, xénophobie et autres confusions

[Avertissement : lorsque vous lisez un texte, si vous n'êtes pas assez intelligent pour l'analyser et en comprendre les sens et les subtilités, comme l'ironie et le sarcasme, abstenez-vous donc de le commenter...]

 

C’est bien connu, je suis le pire des racistes. Puisque « pro-laïcité » et « athée » en sont des synonymes avérés, paroles de quelques génies autoproclamés. Dans son habitat naturel, qu’il voit sombre alors qu’il est en vérité rose nanane sucé longtemps, le raciste remet en question maladivement tout ce qui touche à la religion, ce qui est mal, par définition. Le Mal.

La preuve, je trouve vraiment très drôle l’image qui suit (en fait, je ne la trouve pas juste drôle) :

 

(Traduction maison, sujette à caution : La religion, c’est comme un pénis. C’est bien d’en avoir un. C’est bien d’en être fier. Mais S’IL VOUS PLAÎT, ne le sortez pas en public pour le montrer à tout le monde, et, DE GRÂCE, ne tentez pas de le faire avaler de force à mes enfants.)

Aussi, à la place d’écrire que quelqu’un est pour la défense du français au Québec, on peut écrire qu’il est raciste, ça va plus vite. Ça va moins vite d’écrire « xénophobe », mais ça fonctionne aussi. Petit tuyau, les chasseurs de racistes devraient regarder du côté de Charles Castonguay, un traître anglophone ontarien, qui avoue bien candidement qu’au Québec le français dégringole! alors qu’en vérité il n’y a vraiment, mais vraiment aucun problème (ce que je suis incapable de me rendre compte, comme tout bon xénophobe, ça va de soi).

En plus, je suis pour la discrimination (ici, il faut vraiment bien suivre). Je serais d’accord pour qu’on écrive « une loi qui prohibe la discrimination » arbitraire (Arbitraire : « Qui provient de la volonté, du caprice, du bon plaisir de qqn. » « Qui ne tient pas compte de la réalité, de la raison. » « Qui est choisi sans règles précises; qui ne relève d’aucune règle. »). Donc, pour ce qui est du marché du travail, je suis d’accord qu’à l’embauche il y a toujours lieu de faire de la discrimination, puisqu’il faut faire des choix et y aller par élimination. Par exemple, je crois que le critère de beauté est acceptable pour un patron de bar lorsqu’il a à choisir une nouvelle serveuse, et même de choisir exclusivement des femmes pour ce travail, comme des hommes pour le travail de « bussboy ». Et encore, et c’est là que ça rejoint le racisme comme c’est pas possible, je crois que « cela justifierait d’emblée le refus par l’État d’engager des gens incapables de ne pas arborer des signes religieux ostentatoires pendant qu’ils travaillent », dans le sens où l’État choisirait la laïcité stricte (mais bon, il serait raciste, alors…). Je sens vos regards froids en direction de ma turpitude.

Afin de finir de mettre la table à l’opprobre général en ma direction, je vous avoue avoir lu un article relatant une étude qui indique que l’adolescence (le règne de l’impulsivité) se termine à l’âge de 22 ans, et de tout de suite avoir fait un lien avec le sujet des permis de conduire délivrés à partir de l’âge de 16 ans. J’ai aussi pensé à la petite Bianca Leduc, fauchée par un testostéroné adolescent en 2007. Qu’est-ce que c’est si ce n’est pas un heureux mélange de discrimination et de xénophobie, alors qu’en plus j’entame la quarantaine? Et, si on pouvait trouver le moyen de classer les tranches d’âge par races, je serais encore plus raciste!

Mais le comble de mon ignominie, c’est d’avoir le goût d’acheter le livre du scientifique Stephen Hawking, « Y a-t-il un grand architecte dans l’Univers? », qui explique sans rire que « L’Univers n’a pas besoin de Dieu pour exister ». C’est raciste parce qu’il a des gens de toutes les races, la mienne incluse, qui croient le contraire et qui ne veulent surtout pas se faire contrarier, ce qui est bien normal. C’est aussi de la xénophobie parce qu’il y a des étrangers qui sont croyants. C’est discriminatoire, parce qu’en m’acoquinant de cet avis (minoritaire en plus!), je fais une séparation entre un groupe social et un autre, j’ostracise les croyants.

Je ne devrais même pas avoir le droit d’offrir gratuitement mes écrits sur le web.

(Image du haut trouvée là : http://www.webdesigncore.com/2009/12/15/30-unusual-and-incredible-surreal-artworks/)


 

La pompe à cash

 

À mon sens, un texte paru le 9 juin sur Cyberpresse*, « Le Québec n’a pas d’argent… Vous voulez rire? », jette un éclairage nouveau sur (entre autres) la croisade québecorienne contre les subventions à la culture et pour celles demandées pour la construction d’un futur amphithéâtre à Québec :

Depuis 1995, le Québec a accordé entre 75 et 120 milliards de dollars en subventions aux entreprises, selon différentes études. Après l’échec du Oui, en 1995, Lucien Bouchard devient premier ministre et met en place l’agenda néo-libéral du Parti québécois (PQ) sous le slogan du «déficit zéro». Le rôle de l’État change de façon radicale et la social-démocratie en prend un coup. Remplacé par Bernard Landry, l’État se positionne de plus en plus comme la vache à lait de la grande entreprise, non plus sous forme de garanties de prêts par les banques ou de prêts par la Caisse de dépôt, mais sous forme de subventions directes et indirectes, et de crédits d’impôt. Sans le savoir, le contribuable va payer une bonne partie des salaires des Ubisoft, CGI, IBM, GM, Vidéotron ou Olymel de ce monde… La plupart des Québécois ignorent même qu’ils paient entre 60 et 65% des salaires de recherche des grandes compagnies pharmaceutiques, qui nous revendent les médicaments à gros prix.

L’arrivée du Parti libéral (PLQ) au pouvoir n’a rien arrangé. Jean Charest met en place les concepts de réingénierie de l’État et de partenariat public-privé. Le démantèlement de l’État s’accentue avec son lot de favoritisme, de collusion et parfois même de corruption. Convenons que le tout était déjà commencé sous l’ancien gouvernement péquiste. L’opposition Marois ne propose rien de nouveau et se garde de remettre en question sa position économique qui, dans les faits, se confond avec celle du PLQ.

Le reste du texte est absolument à lire et démontre bien que ce ne sont pas les subventions à la culture qui sont l’ultime pompe à cash…

Pointer les artistes sert bien à diriger l’opinion publique et à les mettre en rivalité avec ce qui semble cimenter le mieux le consensus social, soit le hockey. Que l’on parle de culture ou de sport, il reste que ce sont toujours de subventions dont il est question. Et même, de subventions à des entreprises. Et qui dit subvention, dit aide. Ça serait déjà hypocrite que de les mettre sur un même pied d’égalité, mais, encore plus, on isole la culture pour lui lancer des tomates…

Serait-ce le fruit du hasard?

*Découvert via le compte Twitter du poète Tony Tremblay


 

Doc Mailloux radié pour 2 ans

 

Le Doc Mailloux est radié et ça m’a donné le goût de ressortir cette caricature incorrecte politiquement des boules à mites.

 


 

De l’importance des règles du français, même sur les médias sociaux

On vient de m’écrire « j’écris comme j’aime enculer » au lieu de « j’écris comme j’aime, enculé ». Ça me motive. Et puis c’est drôle.

 

 

Cette perle de l’omniprésent semi-bot @BEOTIEN est tellement représentative de l’importance d’une bonne connaissance du français pour communiquer par écrit, même sur les médias sociaux. Quand une faute change le sens à ce point, ça ne donne pas une très bonne impression… (Sans pour autant juger de la pratique sexuelle en question.)

Mais au-delà du sens strict, il y a quelquefois des omissions qui prêtent à confusion. Je pense à ceux qui ne mettent pas de ponctuation ou de majuscules dans leurs messages, ou les deux. Qu’est-ce que ça dit? Est-ce que c’est seulement de la paresse? Et si c’est de la paresse, est-ce qu’on peut se questionner quant à son sens?

Parce que personnellement, j’ai souvent de la difficulté à prendre à la légère ce genre de détail. Quand une personne m’écrit sans prendre la peine de terminer sa phrase par un signe de ponctuation, je me pose toujours la question à savoir si un signe de ponctuation ou l’autre en changerait le sens. Un point d’exclamation ne donne pas la même signification qu’un point tout court. Les trois points n’expriment pas la même chose que le point d’interrogation. Et même quand on les utilise, ça peut parfois prêter à confusion, alors ne pas en mettre, c’est périlleux…

Encore, au-delà du sens de ce qui est exprimé, je me demande parfois même si cela dénote d’un certain manque de respect. Pour moi, ne pas mettre un point à la fin d’une phrase, ça me donne presque la même impression que quelqu’un qui me parle et qui sort de la pièce sans me saluer. Oui, je sais que l’exemple est un peu fort, mais c’était pour ça le « presque »…

Ça revient toujours à la question de ce qui peut être analysé entre les lignes dans notre utilisation des médias sociaux. Quelque chose à regarder aussi sérieusement que le langage corporel.

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Ce billet est la suite d’un doux twittage de coche, d’une analyse des territoires et des ponts de la vie virtuelle, du constat que le « social » dans « média social » est seulement un appendice en attente d’exploser, d’une vaine tentative de régler la question de la perception et de l’utilisation des médias sociaux et de la question d’omettre l’arobas, histoire de « parler dans le dos ».

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Quand le « social » dans « média social » est seulement un appendice en attente d’exploser

Hier a été une journée des plus merdiques. Je vous passe tous les détails…

Comme à l’habitude, j’accompagnais mon café de quelques lectures, dont mes courriels. J’ai reçu une notice du service Qwitter, qui dresse une liste des gens qui ont arrêté de nous suivre sur Twitter. Étant donné que la réciprocité est importante pour moi, je me désabonne en retour, tout bonnement. Je le fais depuis assez longtemps avec parfois quelques petits pincements au coeur, sans plus.

Petit aparté, j’ai l’impression depuis quelque temps que parfois Twitter nous désabonne à des comptes sans qu’on le demande. J’ai l’impression de m’être désabonné à des gens en retour qui n’avaient pas arrêté de me suivre d’eux-mêmes. Ça serait fâcheux. Je me disais qu’il faudrait peut-être que je pose la question aux intéressés avant de cliquer…

Alors hier, étant donné qu’il y avait dans cette liste deux personnes que je connaissais bien, et depuis longtemps (en tout cas virtuellement), j’ai décidé d’en avoir le coeur net. Je leur ai envoyé un message en public puisqu’il est impossible de le faire en privé (en DM), comme on le sait :

@……… Voulu de ta part le désabonnement ou bug de Twitter? [JeDemandeMaintenantAvantDeMeDésabonner]

Un premier m’a répondu « Voulu » et je l’ai remercié avant de me désabonner. Le deuxième m’a expliqué son point (comme quoi c’est difficile de suivre beaucoup de monde — ce qui est très discutable, d’autant plus avec la possibilité de faire des listes) et a tenté ensuite de me faire la morale par rapport à ma politique de désabonnement. Il faut dire que j’avais plutôt mal réagi, allant jusqu’à dire que j’arrêtais de lire son blogue (promesse que je ne tiendrai pas). Mea culpa.

Jusqu’ici, tout va (à peu près) bien. C’est la réaction de certaines personnes qui m’a scié. À la base, le simple fait de considérer importante la réciprocité semble pour eux un blasphème, un tabou. Comme si c’était vraiment très stupide de ma part de voir négativement un geste aussi anodin et de réagir par la pareille. Comme si en faire état, c’était intimidant pour tous ceux qui me suivent, puisque ça ressemble à des menaces (j’en comprends alors que la peur de perdre des abonnés est très importante). Donc pour eux, c’est vraiment très agressant de lire un message sur Twitter à ce sujet… (même si ça s’adressait seulement à deux personnes impossibles à rejoindre autrement).

Pour dire vrai, je réagis de la sorte car je ne prends pas moins au sérieux le monde virtuel. Comme on peut lire le langage corporel, et entre les lignes lors des discussions de vive voix , etc. (pas toujours avec succès, j’en conviens), les interactions qui passent au travers des zéros et des uns sont aussi porteuses de sens. Briser un lien c’est le contraire de faire un lien. Désolé si je vous fais un magnifique truisme… Mais c’est pour illustrer bien platement que je crois encore qu’à la base de la communication il y a deux directions. Et il y a un beau mot pour dire ça en plus : bidirectionnel.

J’en viens à me dire avec tout ça que le terme « social » dans « média social » est seulement un appendice en attente d’exploser. Parce que si le « social » dans cette expression est vidé du rapport humain, par conséquent devenant seulement utilitaire, il ne reste que des médias (personnels) jouant le jeu de la concurrence comme les grands. À qui aura le plus de spectateurs, un peu moins anonymes qu’avec les autres médias (et ça aura été seulement ça la révolution 2.0?), à qui réussira à se bâtir le plus grand et le plus gros piédestal.

Pour l’instant, je ne mange pas de ce pain-là…

(Photo : arimoore)

La clé est dans le nombre, la multitude

Généralement, le discours de la droite mise sur l’impossibilité de l’État à bien agir, et c’est de même pour la gauche par rapport à l’entreprise privée. C’est la guerre à qui débusquera le plus de fautes pour faire avancer son idéologie dans le coeur de l’opinion publique, pour entretenir la généralisation.

Par généralisation, j’entends, par exemple pour une certaine droite, le rejet complet de l’État comme levier efficace pour la cohésion sociale, économique, etc. On tend alors vers la généralisation pour appuyer ses idées, pour y donner plus de poids. Mais il y a un piège. Comme il y en a un à essayer de faire ressortir que l’entreprise privée au complet n’agit jamais dans l’intérêt de la société.

Personnellement, j’essaye de fuir le plus possible la généralisation. On pourra me traiter alors de gauchiste puisque je ne condamne pas l’État en bloc, ou bien de droitiste puisque je ne suis pas contre l’entreprise privée, ni même le capitalisme. Une vraie girouette!

En vérité, je crois qu’il y a une impossibilité à condamner de la sorte. C’est totalement contre-productif. La discussion ne devrait se concentrer que sur la synchronisation de ces entités : comment l’État et les entreprises peuvent-ils contribuer le mieux possible à la paix sociale? Y a-t-il franchement de sujets plus importants que celui-là?

Et j’ai bien l’impression qu’en soulevant cette question je me positionne pour certains en pourfendeur des libertés individuelles, mais il n’en est rien. Puisqu’à la base, il n’y a personne pour vivre en vase clos : les individus étant condamnés aux compromis. Pour certains, le mot « social » est seulement une partie de « socialisme » et « socialiste », mais ce n’est qu’une autre démonstration de l’expression « se mettre la tête dans le sable ». Même l’individualisme fait partie d’un tout.

Ce qu’il faut comprendre, c’est que la liaison efficiente entre chacun et ses parties est le but à atteindre, quelles que soient les opinions de chacun. Et la transparence, et la circulation de l’information sensible en lien avec ce qui nous est important, en société autant qu’individuellement. Encore, il faudrait surtout que de plus en plus de gens se responsabilisent face à la vie en société, pour ne pas laisser le beau jeu aux spécialistes de l’opinion, à ceux qui espèrent ne jamais se faire contredire, à ceux qui accumulent les adeptes (être un adepte ne devrait pas être un but dans la vie : c’est s’abandonner).

Parce qu’il n’y a personne pour être la clé à lui seul. Idem pour ce qui est des idéologies.

(Photo : Stephen Gibson www.freeimages.co.uk via StockVault)

De la radio-poubelle jusqu’à Montréal…

Ce billet est publié conjointement sur le blogue des 7 du Québec. Les commentaires sont fermés ici alors, pour en laisser ou les lire, cliquez sur l’hyperlien suivant : HYPERLIEN

J’ai toujours pensé que la radio-poubelle ne se trouvait qu’à Québec (et à quelques endroits en région). Mais depuis quelques semaines, en suivant le fil #TLMEP les dimanches soirs, je me suis rendu compte qu’il y avait un fier représentant montréalais : Terrain de jeux.

J’avoue d’emblée ne pas suivre beaucoup ce qui se passe du côté de la radio, mais ça me semble assez inédit. Et je n’ai pas besoin d’écouter cette émission en particulier pour vérifier ce que j’avance, le discours de la personne qui s’occupe du compte Twitter, sûrement l’animateur, est assez, comment dire… « ordurier » (pas tant dans son sens premier, mais bien plutôt par analogie avec « poubelle »).

Il y a un de ses messages qui m’apparaît assez représentatif du personnage et de sa parenté avec ses cousins québécois :

RT @terraindejeux: Y’a tu UNE semaine où #TLMEP sert pas d’outil de propagande pour la culture québécoise francophone ?

Quand j’ai lu ça, ma mâchoire s’est décrochée…

Je peux vous avouer que j’ai de la difficulté à mettre mes idées en place pour la suite de ma rédaction tellement ça me semble absurde. J’ai écrit dernièrement quelque part que j’étais capable de me mettre dans la peau de quelqu’un qui pense autrement que moi, mais là, c’est au-dessus de mes forces.

Il faut vraiment avoir sa propre opinion en absolue admiration pour ne pas comprendre que le titre de l’émission « Tout le monde en parle » n’est vraiment pas à prendre au pied de la lettre, qu’il est très normal qu’une émission Québécoise francophone ouvertement consensuelle se penche sur ce qui se passe au Québec, un endroit où il y a (encore) une vie culturelle, politique, sociale, etc. qui se passe majoritairement en français.

Mais le plus important, c’est que ça se passe à Radio-Canada et non à la CBC. Alors quoi, il faudrait que Guy A. Lepage invite chaque semaine seulement des invités internationaux pour faire plaisir à lui et ses amis ou, encore mieux, seulement des invités des États-Unis, parce que c’est la culture dominante dans le monde? Et puis, je vois là-dedans, dans l’idée « d’outil de propagande », que l’animateur et co-producteur de l’émission aurait un « agenda caché » — comme en aurait un Amir Khadir (un agenda islamiste celui-là…). C’est tellement clair que Guy A. Lepage veut contaminer la population québécoise contre son propre gré à la culture francophone d’ici, laissez-moi rire!

Il n’y a que ceux qui se parfument à l’eau de poubelle pour ne pas voir que c’est de la pensée malodorante. Parce qu’il y a un trop grand pas entre critiquer l’émission et enrober cette critique d’une paranoïa qui tient lieu d’idéologie, pour ne pas dire de dogme. (En passant, je ne me suis jamais gêné pour critiquer TLMEP, mais jamais, j’ose espérer, de cette manière…)

Parce que dans le fond c’est tellement évident que ce n’est pas une critique de l’émission, mais bien plus une critique générale qui n’a vraiment pas sa place sous cette forme, durant le moment de l’émission, sur le fil de Twitter. C’est carrément de la « propagande », et pour l’émission de radio, et pour la pensée de droite réactionnaire!

Parce qu’il y a des moments où on devrait se contenter de changer de poste. Ou, comme moi (dans le cas de cette émission de radio), de ne jamais syntoniser…

P.S. Certains se diront que je fais de la publicité pour cette émission de radio, mais ce sont les dommages collatéraux du pouvoir de publier facilement son opinion sur le web.

(Photo : swanksalot)


 

Quelques mots sur « Comment devenir une star des médias sociaux »

Je viens de terminer la lecture du livre « Comment devenir une star des médias sociaux » de Dominic Arpin et Patrick Dion, ce guide qui ratisse assez large concernant l’utilisation de Twitter et Facebook. Même si je connaissais beaucoup ce dont il est question (à part les trucs techniques concernant Facebook), ma lecture fut agréable, gracieuseté des plumes imagées des deux auteurs.

C’est extrêmement bien fait, le travail de recherche est colossal, je ne peux que le conseiller. Par contre, je préconiserais un achat assez rapide, puisque cette minutie a un défaut : toute cette information peut devenir désuète assez rapidement! Mais ce conseil concerne surtout la section technique sur Facebook, qui fait quand même la majorité de la deuxième moitié, mais pour le reste, quant aux conseils sur l’utilisation, les codes et la « culture » des médias sociaux, ça ne devrait pas changer trop vite, ça reste du « social ».

Une petite déception minuscule, c’était de voir des illustrations en noir et blanc alors que la couleur aurait été essentielle pour l’ambiance… (Ce détail aurait été la cerise sur le sundae! – mais je sais très bien que ce n’était pas le désir des deux auteurs…)

Donc, voilà, en gros, mon appréciation de cet ouvrage, qui, en passant, accompagne bien celui de Michelle Blanc, paru précédemment; plus « sociologique » et autobiographique celui-là.


 

Gaz de schiste : Charest se bouche le nez

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Alors que l’orgie juridique nommée Bastarache nous arrache du temps précieux, son instigateur opportuniste, John James « Jean » Charest, lève le nez sur la peur citoyenne de se voir tout bonnement empesté par les gaz de schiste. Donc, en bon capitaine (pirate…), « Charest maintient le cap sur l’exploitation des gaz de schiste » alors qu’il est dans plusieurs tempêtes jusqu’au cou!

Soit il est bien conscient d’échafauder son propre suicide politique, soit il veut en faire passer le plus possible pour ses copains (dans le sens de « copinage ») alors qu’il a la majorité avant de se faire abattre (politiquement, bien sûr). En réalité, il y a de fortes chances que ce soit tout ça. Mais il pourra bien faire ce qu’il veut jusqu’aux prochaines élections, ça ne fera pas de son électorat gagné d’avance des infidèles… Pour le reste de l’électorat, la mémoire est souvent trop courte!

Mais pour revenir à proprement parler aux gaz de schiste, le pire, c’est que de mon côté il n’y a aucun préjugé défavorable envers l’exploitation de cette ressource naturelle, si bien sûr on réussit à me prouver qu’elle ne va pas foutre un bordel monstre dans les environnements autant sociaux que naturels. C’est la position de beaucoup de gens, je crois, et non celle de simplement décrier le capitalisme par esprit de contradiction, comme certaines personnes de la droite aiment bien l’inventer pour mieux le crier. Il doit bien y en avoir une poignée de ces gens qui pensent de la sorte, et c’est bien pratique de gonfler le tout pour le spectacle.

Oui, dans un monde idéal je préférerais qu’on laisse dormir là ces gaz pour développer au lieu des énergies alternatives, mais nous ne sommes pas dans un monde idéal… Dans notre monde, les gens qui aurait le pouvoir de changer le paradigme énergétique se concentrent seulement à marcher comme des tortues, leurs lourdes carapaces étant le profit à court terme, c’est bien évident. Cette lenteur est par dépit ce qui nous tient lieu de dynamique et la vitesse des besoins économiques pour la masse n’a pas tellement les moyens de se doter de freins. Il n’y a donc que les citoyens qui sont concernés de près pour avoir ce poids. Et Jean n’a pas l’air de le sentir… il est déjà à plat ventre malgré son air enflé d’arrogance.

Il se meut encore, mais c’est sous la forme d’un reptile.

(Photo : celesterc)


 

Les médias sociaux 101, de Michelle Blanc

J’ai eu l’honneur de recevoir une copie du livre à paraître de Michelle Blanc : Les médias sociaux 101 (avec la collaboration de Nadia Seraiocco — lancement officiel le 27 septembre). Je ne pouvais manquer d’en parler un peu ici, étant donné que c’est un sujet que j’affectionne particulièrement, même si ça n’a pas trop paru dernièrement…

J’ai terminé ma lecture avant hier et je n’avais pas vraiment relevé beaucoup de points négatifs. Le plaisir que j’ai eu à le lire en était diamétralement opposé. Si je n’avais pas lu la critique assassine qu’en a fait Josianne Massé sur Blogosphère, mon billet aurait été tout autre.

À la base, je ne m’attendais à rien de plus que ce que le titre proposait, un genre de « Les médias sociaux pour les nuls », et une oeuvre constituée à partir de matériel déjà publié sur le web, question de rejoindre un public plus large, et des gens comme moi qui sont heureux de pouvoir embrasser sur papier en quelques heures le contenu (sélectionné) d’un blogue qu’ils connaissent. Donc, un livre sans prétention qui se gobe tout seul!

Alors, je ne peux pas acquiescer aux critiques de Josiane qui vont dans le sens que l’auteure aurait pu aller plus loin, autant dans la réflexion que dans l’analyse. Et, si ce livre avait pu « servir d’ouvrage de référence pour l’industrie », il n’aurait certainement pas eu le titre : « Les médias sociaux 101 »…

Par contre, je suis un peu d’accord qu’on y « retrouve une certaine justification d’évènements ou de prises de position à travers un parcours personnel qui peut parfois créer un malaise pour le lecteur », dans l’optique où cela semble bifurquer du sujet annoncé. Mais je l’ai pris comme la conséquence d’une des facettes de ce monde virtuel qui devait se retrouver dans ce livre sous une forme ou une autre, soit que l’idée de social dans « médias sociaux » implique grandement l’individu, comme sujet se mesurant aux autres et à lui-même, à son opinion. Pensons entre autres, par exemple, aux blogues personnels.

Sinon, j’ai surtout beaucoup aimé voir défiler devant mes yeux l’historique de ce qui a retenu l’attention de Michelle, et de beaucoup de monde, sur le web depuis quelques années. Je connaissais la plupart des événements décrits et ça m’a quand même diverti. Je ne doute pas qu’un néophyte y trouve aussi son compte.

Je pense que le livre vise juste même si je peux comprendre que la forme puisse en repousser quelques-uns. L’écriture de Michelle est empreinte d’oralité, on a l’impression de l’entendre nous raconter ses anecdotes, on imagine même la force de sa voix quand elle s’exclame. C’est loin de l’aridité des textes de la plupart des technologues et c’est bien ainsi : c’est de la vulgarisation et il en faut et ce n’est surtout pas en soi un défaut!

(Image concoctée à partir d’une capture d’écran de la vidéo de promotion du livre.)


 

Pourquoi ne pas avoir consulté les citoyens pour l’exploitation du gaz de schiste?

Le gouvernement du Québec met en branle en ce moment une consultation publique au sujet de l’euthanasie et du suicide assisté. Mais pourquoi ne pas l’avoir fait au sujet de l’exploitation du gaz de schiste dans le sous-sol québécois?

À mon avis, c’est deux poids deux mesures. Si pour le gouvernement les citoyens sont assez intelligents pour se prononcer sur un sujet hautement éthique comme l’euthanasie et le suicide assisté, pourquoi ils ne le seraient pas assez sur un sujet concernant l’économie, et par ricochet l’environnement, le social, etc.?

De un et de l’autre, il est autant question de notre avenir, cela dit sans pour autant me prononcer sur ces questions. Je ne fais que constater l’ironie de cette démocratie élastique que nous sert ce gouvernement arrogant.

Parce qu’objectivement, il y en a des deux côtés des spécialistes pour se pencher sur ces questions, et le grain de sel du citoyen compte tout autant. Mais quelle est la réelle différence entre ces deux enjeux? L’argent. S’il y en avait autant à faire avec des gens en fin de vie, à l’agonie, etc., cette consultation publique n’aurait pas lieu.

Tenez-vous-le pour dit!

(Image : Les ami(e)s du Richelieu)

Simon-Pierre Diamond ne fait pas que le trottoir…

J’ai eu cette idée à la suite d’un échange sur Twitter :

@LeGrosRaTt : Nouvelle génération, mais un vieux politicien RT @renartleveille: L’opportunisme a un nom : Simon-Pierre Diamond.

@renartleveille : @LeGrosRaTt : ouin, un vieux-jeune.

Alors, j’espère qu’il n’y aura personne qui sera tenté de se sentir trop concerné (un(e) jeune ou un(e) vieux/vieille). Et vous remarquerez que j’ai opté pour « jeune-vieux » au lieu de « vieux-jeune », ça me semblait plus propice.

Portrait de blogueurs

Frédéric Harper a un projet nommé « Portrait de blogueurs ». Il fait des entrevues vidéo avec des blogueurs et les diffuse sur son blogue. Il pose trois questions : « De quoi votre blogue parle-t-il? », « Pourquoi bloguez-vous? » et « Que faites-vous dans la vie? »

Vous vous douterez bien que je suis en vedette en ce moment, alors si ça vous tente de me voir et de m’entendre, cliquez sur l’image!