On disait le Canada champion durant et après la crise économique, mais selon le dernier rapport de l’Indice canadien du mieux-être (ICMÊ), tout n’est pas rose : D’après cette évaluation, Lire le billet sur Le Globe…
Tag Archives: problème
Citoyenneté québécoise : entre l’arbre et l’écorce
Malgré toutes les volées de bois rond, je crois que le problème avec l’idée de citoyenneté québécoise n’est pas tellement celle qui en fait la promotion, Pauline Marois (et son parti), Lire le billet sur Le Globe…
Éradication de la carie par « Keep 32 » : les dentistes sont-ils sur les dents?
Une molécule capable de détruire la bactérie responsable de la formation des caries vient d’être découverte. Et mieux encore, si tout va bien, elle sera disponible dans 18 mois. La molécule, nommée Lire le billet sur Le Globe…
La majorité silencieuse et le gros bon sens sont des peureux
J’aimerais reprendre ici une réflexion de Jason Keays, réflexion partagée sur sa page Facebook. Ce qu’il dit, c’est que le « gros problème du mouvement des carrés rouges Lire le billet sur Le Globe…
Pénurie de médicaments au Québec : un drame humain
La pénurie de médicaments qui sévit actuellement au Québec, causée par un arrêt de production de l’usine Sandoz à Boucherville, ne fait vraiment pas d’heureux. J’ai reçu le témoignage Lire le billet sur Le Globe…
Sur le désir de la peine de mort et de la violence de l’État
Avec l’histoire de Magnotta, le débat sur la peine de mort refait surface puisque nous avons là l’exemple parfait d’un être humain qui contrevient absolument à tout ce que la morale Lire le billet sur Le Globe…
Lettre d’un insurgé linguistique
Cher citoyen du monde, je sais que tu es très fâché de voir des nationalistes défenseurs du fait français vouloir redonner des dents à la loi 101. Je sais que tu te dis que ce n’est vraiment pas grave Lire le billet sur Le Globe…
Grève étudiante : sourde oreille, désinformation, etc.
On écrit dans La Presse que Charest « évoque pour la première fois, timidement, une bonification du régime de prêts et bourses. » Pourtant, ce n’était pas déjà dans le plan du gouvernement, ce qui Lire le billet sur Le Globe…
Le multiculturalisme est aussi un choc des cultures
Vous m’excuserez, ça fait genre une semaine. Rima Elkouri relatait dans La Presse une histoire incroyable. Un jeune commis de station-service s’est fait agresser par un client parce qu’il Lire le billet sur Le Globe…
Le Globe et la liberté d’expression
Les fortes réactions en commentaire à la suite du billet de notre collaborateur Patrick Lévesque (« Jouez à “Flushons Pauline” – les paris sont ouverts!!! ») sont une bonne occasion de mettre au clair que la liberté d’expression est une valeur importante ici, au Globe. Pour la petite histoire, il propose, dans un mode un peu caustique j’en conviens, un jeu où les lecteurs sont invités à deviner le moment où Pauline Marois va donner sa démission comme chef du Parti Québécois. Et bien évidemment, certains péquistes ne sont pas contents, au point de demander à ce qu’on jette le blogueur dehors, jusqu’à accuser notre « média » de mener cette action…
Pensez-vous vraiment que j’aurais pu me regarder dans le miroir après avoir censuré ce billet (que nous n’avons aucunement commandé…), seulement pour ménager la sensibilité de certaines personnes, alors que la question de la place de Pauline Marois à la tête de son parti est d’actualité depuis fort longtemps? Sinon, je suis bien d’accord qu’on puisse affirmer son désaccord devant le résultat, mais il ne faut pas pousser le bouchon trop loin. Ça tombe que ça ne me blesse pas du tout qu’on utilise la situation de Pauline Marois pour en rigoler sarcastiquement, mais ça reviendrait exactement au même si ça touchait une de mes cordes sensibles, j’aurais la même attitude. J’ai invité Patrick Lévesque à participer au site Le Globe parce que j’aime ce qu’il fait, même si je ne suis pas toujours d’accord avec lui. D’ailleurs, il a critiqué fortement le premier billet officiel que j’ai publié ici et il ne me serait jamais venu à l’esprit de le censurer. Sa liberté d’expression me tient autant à coeur que la mienne, et tant qu’il ne fait pas de diffamation, je ne vois pas où est le problème de le laisser s’exprimer!
Et au sujet de la direction idéologique que prennent nos blogueurs quand ils discutent de politique, vous aurez sans doute remarqué qu’ils penchent pas mal à gauche et que la plupart sont souverainistes. C’est bien normal, puisque j’ai fouillé dans mon réseau pour faire mes approches, et qui se ressemble s’assemble, c’est bien évident. Mais j’ai quand même approché quelques blogueurs de droite pour diversifier la palette des opinions (je ne me suis même pas forcé, je trouve plein de blogueurs de droite intéressants), mais malheureusement aucun n’a accepté mon invitation. J’espère que ça viendra, et pas seulement pour couper l’herbe sous le pied des spécialistes de la catégorisation à outrance. Mais j’ai quand même un doute, justement pour la raison de la catégorisation : qui voudrait s’acoquiner d’une bande de gauchistes… Et en plus de la droite, ce seul billet de Patrick Lévesque vient-il de nous mettre à dos les péquistes partisans de Pauline Marois? Et si on inclut un jour un ou plusieurs blogueurs de droite, est-ce qu’on va se mettre à dos la gauche? J’ai l’impression que oui, alors j’ai mal à ma conception de la liberté d’expression qui voudrait bien une plus grande diversité d’opinions. Tout cela me fait penser que nous aurons notre première réunion d’équipe dans pas trop longtemps, est-ce que vous nous conseillez de donner la directive à nos collaborateurs de ménager le plus possible la chèvre et le chou? Aussi bien fermer boutique tout de suite.
Nous avons eu d’autres critiques qui rejoignent la question de la liberté d’expression et qui concernent le choix de certains auteurs de rester anonymes. La plupart ici signent de leur vrai nom, mais je me dois de respecter le choix de ceux qui en ont décidé autrement, et ce n’était pas quelque chose qui m’importait alors que je cherchais des collaborateurs. Pourquoi? Parce qu’à la base je crois que c’est leur contenu qui est le plus important. Et puis, les empêcher de s’exprimer pour cette raison reviendrait à dire qu’il n’y a aucune bonne raison de vouloir garder cachée son identité réelle. Je pense à plein de blogueurs qui sont enseignants et qui sont anonymes surtout parce que ça leur permet de critiquer le milieu de l’enseignement sans craindre des représailles. Et sans cet anonymat, ces opinions et informations importantes ne pourraient être exprimées. Alors dans ces cas, la liberté d’expression est vraiment possible grâce à l’anonymat, quoiqu’en disent les zélateurs de l’identité réelle. Mais le plus drôle, c’est que je remarque que la plupart du temps c’est surtout utile (et facile) de pointer l’anonymat de quelqu’un pour dénigrer son contenu, comme si c’était la seule présence d’un prénom et d’un nom plausible qui donnait de la légitimité à une opinion. Derrière un pseudonyme il y a quand même un cerveau, et c’est ce cerveau qui m’intéresse! Et si un jour un auteur anonyme nous cause des problèmes légalement, il devra autant en répondre qu’un autre, nous connaissons leur vraie identité. Et il faut à mon avis faire une différence entre un blogueur citoyen et un journaliste : pour le deuxième c’est son travail de se mettre possiblement dans l’eau chaude alors que pour le premier il est possible de se mettre dans l’eau chaude pour son futur travail!
Il est depuis quelque temps possible pour un programme de pondre des nouvelles journalistes simples dans le domaine des sports, mais je doute qu’un jour on réussisse à inventer un programme capable de pondre un texte d’opinion. Alors, on peut toujours être certain qu’il y a un humain derrière. Et cet humain à bien droit à la liberté d’expression.
(Photo : markfive)
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Des financiers psychopathes?
Jeune blogueur, j’avais l’accusation facile et j’ai pondu un billet que je me souvenais encore jusqu’à hier comme étant de l’exagération trop belle pour être vraie, bien que le fond ne me semble toujours pas inintéressant. En gros, j’écrivais que nos grands capitalistes, les seigneurs de la finance, les « multimillionnaires et milliardaires de ce monde cultivent un vice : le fétichisme de l’accumulation personnelle de richesse. » Et je terminais par un « Réveillez-vous! ce sont des malades mentaux! » bien senti.
J’avais dans ce temps-là une telle candeur, et peut-être une trop belle capacité à ne pas prendre du recul, que j’ai tricoté cette opinion avec l’assurance d’avoir raison en tous points, alors que je n’avais que pour seule arme mes impressions. Mais en fin de compte, je n’avais peut-être pas tout à fait tort, puisqu’en ce début d’année ce que j’avais pressenti, comme sûrement beaucoup d’autres d’ailleurs, a pris une forme beaucoup plus scientifique sur le site de la Radio Télévision Belge Francophone (RTBF).
En effet, un article très sérieux pose cette question : « Le monde financier serait-il dirigé par des psychopathes? » (Slate.fr a aussi fait paraître un article à ce sujet.) Selon un professeur à l’université de Nottingham, Clive R. Boddy, « beaucoup des hauts responsables financiers seraient en fait des psychopathes. » Et sa thèse trouve un écho assez particulier dans une étude suisse récente qui montre « que certains traders auraient un comportement plus dangereux et manipulateur que des psychopathes »
Peut-être que vous ne voyez pas bien le lien entre mon propos et celui dudit professeur, mais un passage de l’article de la RTBF est assez éloquent pour l’expliquer :
Mais comment des personnes avec un tel profil psychologique ont-elles pu atteindre des postes si élevés ? Selon Clive Boddy, cela est imputable au monde actuel et à l’organisation des entreprises, avec un personnel qui bouge tout le temps, passe de sociétés en sociétés. Cela permet aux psychopathes de passer inaperçus et de monter rapidement, pouvant même apparaître comme de bons leaders là où, à une autre époque, ils auraient été vite repérés pour leur égocentrisme et leur manque d’éthique.
C’est l’ascension de ce type de profils dans des entreprises financières qui aurait causé la crise, selon le professeur. Car à des postes-clé, ces psychopathes sont dirigés par leur volonté de s’enrichir et de progresser, au détriment de toute responsabilité sociale. Peu importe, pour eux, les dégâts causés.
Et tout cela montre bien que, comme dans tout, l’excès est un bon indicateur qu’il y a un problème. Parce que si on regarde par exemple un joueur compulsif, il est bien évident que la société regarde d’un bien mauvais oeil ses excès. Pourquoi ce regard critique ne pourrait-il pas être de même pour les capitalistes retors? Parce qu’ils sont en haut de la pyramide, parce qu’ils sont dans une cage de verre?
Je ne pense pas que tous ces gens soient des psychopathes, bien sûr. Mais il est bien normal de pointer ceux qui le sont. Surtout si en plus les conséquences de leur « maladie » touchent possiblement toute la planète.
(Photo : ebrkut)
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L’objectivité de la CSST
Retour sur le cas de Patrick Dugas, que je relatais sommairement le 22 décembre dernier après avoir été le rencontrer dans sa voiture, stationnée devant son ancien employeur, Intermat. Il y était pour manifester son mécontentement en cette fin d’année, et il compte bien y retourner dès que l’entreprise ouvre ses portes, le lundi 9 janvier.
Un des sujets de son mécontentement concerne la décision prise par la CSST de refuser sa réclamation « pour un trouble d’adaptation secondaire à harcèlement au travail ». On y indique dans la lettre de refus que « les faits allégués et les éléments présents au dossier relèvent du droit de gérance », en plus de lui demander un remboursement des montants déjà reçu. Ces faits, compilés en détail sur les sites de Patrick Dugas et racontés de vive voix lors de notre rencontre, pointent des événements conflictuels entre lui et un de ses patrons, qui l’ont conduit à une prise en charge rapide par le Centre de santé et de services sociaux d’Argenteuil parce qu’il était entre autres dépressif (il est depuis sous médication). Aussi, la Commission des normes du travail a accepté de donner suite à sa plainte pour harcèlement psychologique.
Concernant la CSST, la décision tient la route jusqu’à l’examen d’un autre cas semblable, qui a trouvé un jugement favorable, comme démontré sur le site de la Société québécoise d’information juridique. En effet, une infirmière qui demandait qu’on reconnaisse « qu’elle a subi une lésion professionnelle d’ordre psychologique » a reçu des dédommagements alors que les faits détaillés rappellent étrangement ceux rapportés par Patrick Dugas. Il est aussi question de manque de respect dans le milieu de travail, d’acharnement, de méchanceté, etc. Cela, pour donner en fin de compte les mêmes résultats : problèmes de sommeil, difficulté à se concentrer, perte d’appétit, angoisse, etc. Mais il faut sûrement spécifier une différence notable : dans le cas de l’infirmière en question il s’agit d’un conflit entre deux employés alors que pour Patrick Dugas, il est question d’un employé versus un supérieur hiérarchique.
Alors, on en arrive à la question à savoir si le « droit de gérance » excuse tous les comportements que les rapports entre deux employés n’excusent pas, comme on peut le voir dans le cas de l’infirmière. Pour ma part, je n’arrive pas à trouver plus acceptable qu’un patron traite son employé (Patrick Dugas) de bâtard qu’un collègue de travail qui dit à sa collègue (l’infirmière) que ça le « fait chier » qu’elle lui laisse un message sur son répondeur. Non plus, je n’arrive pas à trouver plus acceptable qu’un patron compare son employé à « Claude Julien en précisant que ce dernier n’était pas bon à Montréal mais qu’il venait de gagner la coupe Stanley à Boston » qu’un collègue qui mentionne à sa collègue « qu’il connaît un bénéficiaire qui voit un monstre derrière la porte lorsqu’il l’ouvre, lui, c’est lorsqu’il la voit, elle ». Encore, je ne trouve pas plus acceptable qu’un patron soit hostile envers son employé qu’un collègue envers une autre. L’hostilité du patron envers Patrick Dugas étant une accumulation assez incroyable de faits alors que celle envers l’infirmière tient dans ce passage du jugement :
Au cours de la rencontre, ledit psychiatre indique que lorsqu’il entre au [département A] il y a du bruit et cela le fait chier. Il ajoute ensuite qu’il « veut donner un coup de pied dans le ventre de S… » en la regardant.
Donc, je ne peux qu’appuyer le combat de Patrick Dugas, du moins celui concernant la CSST. D’ailleurs, il a l’appui du député de La Prairie François Rebello et du fondateur de la CSST, Pierre Marois, comme en fait foi un article publié sur le site du député où il est question du cas de Patrick Dugas.
Pour terminer, je viens de lui parler pour avoir des informations sur ce dernier fait. Il m’a avoué qu’il venait de reçevoir un appel d’un journaliste d’un média traditionnel. Souhaitons-lui la meilleure des chances. Tiens, qu’il se rende jusqu’à Tout le monde en parle pour parler de ce problème, qui concerne bien plus que son cas particulier.
Si vous volez laisser un commentaire, suivre ce lien : http://leglobe.ca/blog/2012/01/lobjectivite-de-la-csst/
Un nouveau discours pour les écolos?
L’agence Science-Presse fait une douzaine de prévisions pour 2012. Une de celles-là, la cinquième, concerne « La quête d’un nouveau discours pour les écologistes ». On ne dit pas quelle en sera sa teneur, mais pour ma part j’ai ma petite idée quant à ce qu’il devrait être.
Si la photo qui trône au-dessus de ce billet ne vous sonne pas déjà une cloche, il s’agit de la pollution en lien direct avec la consommation humaine. Dans ce cas précis, qui se passait en Chine, il s’agit de la pollution de deux entreprises oeuvrant dans la teinturerie qui déversaient directement leurs eaux usées dans une rivière. Bien sûr, il y a bien pire comme pollution, mais l’image est assez frappante. Et pour clore l’histoire, les deux entreprises ont été fermées. Et on se doute que le contexte politique chinois y est pour beaucoup…
On sait que le point central des revendications des écologistes est la lutte aux changements climatiques, que l’on nomme aussi parfois « réchauffements climatiques ». Depuis longtemps, je pense qu’ils font fausse route. Bien que la contestation de la droite quant à la réalité d’un réchauffement climatique due à l’activité humaine est grandement ridiculisée, elle continue de miner les progrès mondiaux au niveau de l’environnement. Une preuve parmi tant d’autres est la position du gouvernement canadien, mené par un parti de droite, avec à sa tête un dénommé Stephen Harper qui se cache bien d’être un climato-sceptique.
Donc, ce que je pense, c’est que les écologistes devraient abandonner la cause du climat pour se tourner vers le problème plus général de la pollution, mais en lien avec la santé humaine. À une époque où par exemple on apprend que le « nombre de naissances avec anomalies aurait presque doublé au cours de la dernière décennie, passant ainsi d’un bébé touché sur 80 à un bébé sur 50 », c’est carrément se cacher la tête sous le sable que de ne pas concéder que ces nouveaux problèmes, comme aussi l’augmentation des cancers, sont vraisemblablement dus aux problèmes environnementaux.
Devant un discours qui pointerait les très possibles maux que pourraient nous causer ces pollutions, il serait beaucoup plus difficile de s’en laver les mains avec l’argument économique, comme c’est le cas en ce moment. Parce qu’il est bien évident que les problèmes de santé coûtent cher, même si ça rapporte au système de santé (qui se dirige tranquillement mais sûrement vers le tout privé) et les pharmaceutiques. Et puis, ce serait bien évidemment le discours de la prévention en contradiction avec celui, très hasardeux, de la réparation des pots cassés. Et encore plus, ne serait-il pas une très bonne avenue pour l’économie que de prendre le pari du développement des technologies vertes pour contrecarrer ces pollutions?
En fin de compte, ça ne consisterait pas en un si grand bouleversement ce changement de discours. Seulement aller toucher ce qui est au coeur de la vie humaine. Le climat est trop abstrait même s’il est essentiel. Et en vérité il n’est la plupart du temps qu’un sujet utile pour briser le silence. Raison de plus.
Pour commenter, suivre ce lien : http://leglobe.ca/blog/2012/01/un-nouveau-discours-pour-les-ecolos/





