Jacques, j’aimerais tout d’abord te dire que la liberté d’expression ne veut pas dire qu’il faille absolument s’exprimer, et sur tout, et à tous moments. Il faut se référer surtout Lire le billet sur Le Globe…
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Sur le désir de la peine de mort et de la violence de l’État
Avec l’histoire de Magnotta, le débat sur la peine de mort refait surface puisque nous avons là l’exemple parfait d’un être humain qui contrevient absolument à tout ce que la morale Lire le billet sur Le Globe…
Charest : retour sur la populaire pétition
Ce billet est publié conjointement sur le blogue des 7 du Québec. Les commentaires sont fermés ici alors, pour en laisser ou les lire, cliquez sur l’hyperlien suivant : HYPERLIEN
Après mon dernier billet chez moi, j’avais bien l’intention de revenir sur le sujet de la pétition qui demande, entre autres, la démission de John James « Jean » Charest, pétition qui en est à environ 188 800 signatures au moment où j’écris.
Mais il y a Stéphane Laporte, celui que je surnomme bien affectueusement « le philosophe des pauvres » (vous vous douterez bien que je ne parle pas de pauvreté pécuniaire…), qui donne son avis le plus simpliste à cette question sur le site Cyberpresse. J’irais même jusqu’à dire que c’est de la cyberparesse…
C’est qu’en commentaire à mon dernier billet, j’ai eu des avis similaires à celui-là, mais beaucoup plus étoffés, et ce ne sont que de simples citoyens, tout comme moi. Passons là-dessus.
Il reste qu’un de ses paragraphes représente bien ce qui m’agace le plus dans le discours des contradicteurs de la pétition :
Cela occulte complètement le fait que la vie en société est en constante évolution, ce qui est encore plus vrai entre les élections. Du simple bruit sans importance? Aussi, cela implique que ceux qui répondent aux sondages et qui signent les pétitions n’ont pas voté, ce qui est tout simplement gratuit comme affirmation (et comme réflexion…). Avouez que c’est d’une pauvreté affligeante…
Et je rajouterai que ce discours donne l’impression de vouloir taire ce que la totalité des gestes citoyens — et par ricochet, certainement corporatifs — apporte : un désir de changement profond, ce qui inclut bien sûr un grand ménage. Je comprends que pour certains cela peut donner l’impression d’être n’importe quoi, mais il faut rappeler que pour pouvoir ordonner le chaos, il faut bien qu’il y en ait d’abord un, chaos! Et j’ai l’impression que les événements de cette semaine en sont la démonstration.
Alors, on peut bien le prendre aussi comme étant du populisme, comme le fait allègrement un dénommé Nicolas Laurendeau dans les pages (web) du journal Le Devoir :
Je crois qu’il y a une différence entre « populisme » et « mouvement populaire ». Visiblement, c’est extrêmement facile de les mélanger. Et encore plus facile d’interpréter un simple mouvement de domino qui prend sa source d’un mécontentement général comme étant une erreur de jugement. C’est de l’élitisme mal placé, du mépris. Voir que la grande majorité croit dur comme fer que le résultat de cette pétition — et même n’importe laquelle — est du domaine de la prescription! Voir que la majorité ne comprend pas le contexte politique actuel et à ce point le fonctionnement de nos institutions pour signer cette pétition par simple ignorance!
Alors oui, j’accuse les Stéphane Laporte et Nicolas Laurendeau de ce monde de contribuer amplement au cynisme en dénigrant ce qui contribue à l’amoindrir : si ça prend cette étincelle (une pétition très très bien garnie) pour qu’ensuite — hypothétiquement — les gens sortent dans la rue, se précipitent aux bureaux de scrutin aux prochaines élections, et encore mieux, que Jean Charest arrête de faire du surplace, soit dans sa position de Premier Ministre, soit dans sa décision de ne pas déclencher une large commission d’enquête sur la construction et le financement des partis, entre autres.
J’accuse les dénigreurs de cette pétition, et surtout ceux qui refusent de la signer (pour n’importe quelle raison) de souffrir d’un « complexe de supériorité », de faire un culte de leur individualité. Comme si c’était si demandant (physiquement et moralement) de se joindre à un mouvement de masse (bien imparfait je le concède!) en cliquant quelque fois sur une page web et en tapant un peu sur son clavier. Comme si au contraire c’était une tare que ça prenne aussi peu de temps. Comme si l’efficacité qu’apportent le web et la technologie était seulement symptomatique d’une léthargie sociétale individualisée, comme si c’était inscrit dans nos gênes…
Ainsi, l’expression « ne pas bouger le petit doigt » prend dorénavant un sens plus large, et beaucoup plus triste.
(Modification d’une photo de Le Chibouki frustré.)
Narcisse
(Quelqu’un s’amuse à faire la critique de blogueurs, et là c’est mon tour. Ma réponse, par son trop grand nombre de caractères, n’a pas réussi à trouver place à la suite de l’analyse, alors elle sera confinée ici. De toute façon, comme vous pourrez le lire, c’était bien dans mes intentions.)
Je suis abasourdi de constater qu’on puisse voir en mon personnage virtuel du narcissisme alors que je passe la majeure partie de mon temps sur le web à lire ce que font les autres et à les promouvoir dans mes billets, dans ma section « Billets choisis de mon agrégateur » et surtout sur Twitter. Mais je comprends tout à fait qu’on puisse interpréter mon « oeuvre » de cette manière, puisque c’est à cette bouée que la plupart de mes détracteurs s’accrochent. Je n’irai pas jusqu’à écrire que les ingrédients n’y sont pas pour en arriver à cette conclusion, mais je crois qu’il faut vraiment vouloir fort s’en donner la peine : pour ma part, je cultive depuis que je suis présent sur le web une assurance que j’avais en déficit (et même encore, cependant beaucoup moins) dans la réalitosphère… (À la place de « réalitosphère », j’aurais pu écrire « vie de tous les jours » mais dans ma vie de tous les jours je suis beaucoup sur le web, et je ne considère pas la vie sur le web comme une moindre vie — c’est une autre explication à mon néologisme si inutile…)
Sinon, en extirpant ce qui semble se trouver entre les lignes, je peux concéder que je suis ambitieux, mais « narcissique » n’en est pas un synonyme. Et j’ai fait le test de me mesurer le plus objectivement possible à la définition psychiatrique du narcissisme sur Wikipédia. Je ne m’« attend [pas] à être reconnu comme supérieur sans avoir accompli quelque chose en rapport » puisque je défends seulement ce que je fais, ce qui n’est pas du vent, il faut l’avouer. Je ne passerai pas à travers tous les points, mais je tiens à faire ressortir que je n’exploite pas les autres pour parvenir à mes fins, que je n’envie pas les autres, mais bien plutôt les admire, que je ne suis pas hautain et arrogant (sauf avec ceux qui je crois le méritent, ce qui est très rare), et surtout, je ne manque pas d’empathie envers les autres. C’est bien mal me connaître que de prétendre le contraire.
Quand même, j’accuse le coup et en tiens compte dans mon éternel examen de conscience. Par contre, je n’irai pas jusqu’à me diluer pour essayer de plaire à tout le monde. Justement, concernant « l’hypothèse que ce blogueur vise à faire tout ce qui est en son pouvoir pour être reconnu par les membres de la clique journalistique numérique », je ne peux pas nier que j’aimerais gagner ma vie de ma plume, de mes caricatures, etc., et que je sais que j’ai plus de chance que cela se réalise si je suis présent médiatiquement (seulement sur le web pour l’instant, on s’entend). Par contre, si je faisais à ce point tout en mon pouvoir pour que mon « plan » fonctionne, je commencerais par m’imposer la discipline d’écrire d’une manière à me faire comprendre facilement par le plus grand nombre, ce qui, j’en suis sûr, donnerait en plus de ma personne une impression moins narcissique (enfin, pour certains).
Pour ce qui est des sujets que je choisis, pour soi-disant m’aider à « obtenir un maximum de visiteurs par le biais des recherches », c’est bien la partie où je trouve qu’il a le plus de mauvaise foi dans l’analyse (après l’accusation de narcissisme bien sûr!), car cela ne repose sur rien d’autre que de la subjectivité « crasse ». Comment un blogueur qui se spécialise surtout dans l’opinion sur l’actualité pourrait-il arriver à parler seulement de sujets qui ne sont pas d’actualité? En plus, je n’arrive pas à m’imaginer mettre du coeur à l’ouvrage dans un texte si le sujet ne me touche pas. Et puis, je suis un citoyen comme tout le monde, je ne vis pas en vase clos, ce qui me touche a beaucoup de chance d’en toucher plusieurs. Voilà la dynamique, et on est bien libre de l’interpréter le plus négativement possible, comme ici.
Pour ce qui est de la réalité de mes statistiques concernant mes choix de sujet, je suis loin de la coupe aux lèvres. La majeure partie des internautes qui atterrissent chez moi via les moteurs de recherche y sont pour des mots-clés en lien avec mes billets plus légers, comme au sujet de Facebook par exemple. Pour être encore plus précis, seulement un quart de mes visiteurs proviennent des moteurs de recherche, un autre quart arrivent directement et les autres blogues et sites qui me réfèrent m’apportent la moitié de mes visiteurs. Cette dernière moitié confirme peut-être que j’ai bien joué mon jeu de me « faire voir et connaître du plus grand nombre possible », mais, à ce que je sache, je n’ai payé ni rien promis à personne pour me retrouver dans les blogolistes de beaucoup de blogueurs, et hyperlié et relayé un peu partout. Le narcissique que je suis ira jusqu’à écrire qu’une bonne partie de ce résultat est dû au fait que son travail est intéressant pour certaines personnes (ce que l’analyse soulève d’ailleurs).
Mais bon, on ne peut pas être à la fois intéressant (pour certains), écrire avec style en s’inspirant de la manière plus directe du web, mettre de l’avant un vocabulaire un peu recherché, faire une promotion efficace de ses réalisations par les moyens disponibles, et surtout, démontrer de l’assurance sans avoir l’air d’être (pour certains, toujours) narcissique, égocentrique, nombriliste, etc. Ça devient gazant… Ne serait-ce pas une variante du réflexe bien répandu de dénigrer gratuitement les gens qui réussissent? (Cela sans insinuer que j’ai réussi : je serais bien stupide de penser qu’une renommée relative comme la mienne dans ce minuscule monde du web 2.0 soit un exemple concluant de réussite.) Et, aussi, j’aimerais bien avoir un exemple précis (ou encore mieux un ensemble d’exemples) qui illustrerait parfaitement mes manifestations narcissiques?
Et je sais bien que j’aggrave mon cas (encore pour certains) en pondant cette réponse plus touffue que l’analyse à laquelle je réponds. Encore plus en la publiant aussi sur mon blogue comme je vais le faire. Je prouverai ainsi que mon amour-propre se démène comme le diable dans l’eau bénite. Quand même, il va sans dire que le plus efficace aurait été de balayer ce billet sous le tapis, et c’est réellement ce que je voulais faire au départ (surtout, pour ne pas perdre mon temps). Mais, comme avec mes choix de sujet, et tout le reste, le moteur principal de mon activité est ce qui me touche, et je ne pouvais pas faire comme si cela ne me touchait pas!
En gros, je me sens pris au piège avec cette analyse. J’ai l’impression que ce qui sert les points positifs sert tout autant les points négatifs. Ça tourne en rond. Cependant, ce que j’y respecte beaucoup, c’est le bémol quant à l’appréciation de mes réalisations, ce qui est le propre de la critique. Je vis très bien avec ça pour un être narcissique… mais pas avec la psychanalyse de pacotille qu’on me sert ici.
Voilà, c’est dit!
(Image : Caravaggio – Narcisse)
La preuve que Martineau lit trop en diagonale
Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir par un bien grand hasard que Richard Martineau hyperlie et cite même (assez bizarrement) le billet que j’ai pondu hier pour BRANCHEZ-VOUS!
La citation, avec l’hyperlien exactement à la même place :
Pour certains « observateurs », cette expulsion qui se fait sur DES BASES RACISTES est justifiée et défendable.
Une personne qui refuse de s’identifier, par exemple, dit que les enfants de ces couples mixtes profitent « d’avantages auxquels ils n’ont pas droit alors que [les] budgets sont serrés ».
Je ne suis même pas paranoïaque, c’est bien de moi qu’il s’agit quand il entre guillemetise le terme « observateurs ». Je veux bien être taxé de ce sobriquet enchanteur, mais dans le cas qui nous concerne je ne suis qu’un « rapporteur ».
La citation qu’il semble me mettre en bouche est vraiment une citation que j’ai soutirée d’un article de Louise Leduc, paru à La Presse. C’est écrit en toutes lettres bien grasses et il y a des guillemets, et il y a surtout un hyperlien vers ledit article. Je n’ai fait qu’un travail qui ressemble à celui d’un journaliste, soit exposer le résultat de mes recherches à ce sujet, et en plus, sans donner mon opinion. Où est-ce écrit dans ce texte que je crois que la position des Mohawks « est justifiée et défendable »?
Il serait facile pour moi d’écrire que cette bévue est due au fait que monsieur Martineau est trop présent partout et qu’il n’a donc plus le temps de vraiment plonger dans ses sujets. Oui, facile. Mais comment l’interpréter autrement?
Si quelqu’un a une autre théorie, comme on dit, où il y a de la gêne, il n’y a pas de plaisir!



