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#FF : la question des remerciements

 

(Ce billet concerne seulement les utilisateurs de Twitter.)

Il y a quelque chose qui me rend perplexe depuis quelque temps sur Twitter. Concernant le vendredi, la journée où les gens proposent des gens à suivre, ce que l’on nomme #FollowFriday (#FF).

Le topo : quelqu’un m’inclut dans un #FF et après quelqu’un d’autre que je connais ou non remercie cette personne en m’incluant dans le tweet (en ajoutant « cc » ou pas) ou en retweetant (RT) ce #FF et en y ajoutant au début un « Merci! »… Je ne comprends pas le but, sérieux. Je me dis que ça doit être une mauvaise compréhension de Twitter.

À la base, on fait un RT parce qu’on trouve qu’un tweet est d’intérêt pour nos abonnés. On ajoute un ou des noms de compte (en cc) à un tweet parce qu’on croit que ce tweet serait intéressant pour ce ou ces autres utilisateurs (ou que cela le ou les concerne en propre). Alors, est-ce qu’un #FF reçu et un remerciement en retour seraient intéressants pour quiconque d’autre que les deux personnes concernées? Aucunement.

Voilà, j’ai écrit ce billet pour le référer à ceux qui me feront le coup à l’avenir. Ce n’est pas que c’est super grave, mais bon, j’ose espérer que moins il y aura de gens pour faire ça, moins il y en aura pour les imiter…


 

Débat des chefs : balivernes, bon mots et autres regards…

 

J’ai regardé le débat des chefs et tweeté en même temps hier soir. Comme je l’écrivais au tout début, j’ai remarqué que le fil qui servait à suivre le débat (#débat) était beaucoup plus achalandé que celui de #TLMEP les dimanches. En espérant que ce soit représentatif d’un attrait plus généralisé pour la politique. Et peut-être un plus haut taux de votation.

Quoi qu’il en soit, je regarde ce que j’ai écrit et retwitté et j’ai le goût de rendre compte de trucs plus cocasses. De toute façon, les analyses sérieuses ne manqueront pas, et ce n’est pas parce que c’est plus léger que ça ne dit rien d’intéressant.

Danny Turcotte (qui m’avait gentiment nargué à propos de mon tweet où je comparais #débat et #TLMEP) en a sorti une bien bonne dès le début :

Si le Canada a une si bonne performance économique, on ne change pas une formule gagnante, il nous faut un gouvernement minoritaire!!

Fait insolite, la première question provenait d’une dame (Mme Paillé) et les chefs, surtout Ignatieff, ne cessaient de la nommer, de la prendre en exemple. Au point où c’est devenu un mème instantané : le Parti Libéral à fait paraître sur son site une nouvelle pub (Ignatieff: 1 Mme Paillé: 1 Harper: 0), et un jeune a même fait une version de sa question en chanson.

 

Lors de la partie du débat concernant la place du Québec dans le Canada, alors qu’il était question de la sauvegarde du français, j’ai écrit :

Faut vraiment être très très très optimiste pour faire confiance au Canada pour la sauvegarde du français.

JF Plante, ancien concurrent à la chefferie de l’ADQ, a soulevé un bon point :

Coudon tabouère, y’a tu moyen d’avoir des questions du public avec autre chose que des babyboomers?

En effet, il s’est avéré que la totalité des questions provenait de personnes de cette génération. Question représentativité, on repassera… Comme j’ai répondu à quelqu’un qui me rétorquait que les jeunes ne participent pas, moi j’ai quarante ans et je ne suis pas dans les plus vieux de la génération X! Je ne peux pas croire qu’aucune personne de ma génération n’avait de bonne question! Sans oublier les autres générations qui suivent.

Dans la catégorie sarcastique, quant à l’exercice, la palme revient à ce tweet-là :

LE DÉBATS DES FESSES (6) Comédie de désinformation Can. 2011 Anim.: Anne-Marie Du Sot et Poule Larocque. Mensonges divers. (120min.)

Et, pour terminer, un tweet de mon cru :

Ceux qui ne votent pas parce qu’ils pensent que ça ne sert à rien devraient voter Bloc. Plein de monde disent qu’ils ne servent à rien!

Twitter, victime de son succès?

 

En cette journée de cinquième anniversaire de Twitter, j’ai publié un questionnement :

[Twitter] Il me semble que quand j’avais 2x – d’abonnés j’avais 2x + de réactions. Suis-je le seul à avoir cette impression?

J’ai eu quelques réponses. Et personne pour me contredire. Quoi qu’il en soit, rien pour être à couler dans le béton. Pour celui-là, certains délaisseraient Twitter tout en y restant abonnés, ce qui fausserait les perceptions. Pour cet autre, c’est la question à savoir si c’est seulement l’effet de nouveauté qui s’atténue.

Mais, la réponse qui m’apparaît la plus près de la cible, et en même temps celle qui me trottait en tête depuis un moment, est celle qui pointe l’augmentation des abonnements de tout le monde.

Dans le fond, si on accumule tout ça, ça fait sens. S’il y avait seulement une augmentation pour tous des abonnements, logiquement, il n’y aurait pas de changement. Mais avec l’effet de nouveauté qui fond comme neige et le désintérêt de certains, on se retrouve à trouver Twitter moins dynamique.

Mais je sais très bien qu’il n’y a rien de scientifique dans ce constat et ces échanges, nous sommes dans le royaume des impressions.

Rien n’empêche que c’est intéressant.

 

(Photo : rosauraochoa)

 


 

Dédouaner

« Dédouaner » est une expression que j’ai pigée sur le compte Twitter de Maxime DeBleu, expression qui signifie de débloquer un commentaire pris dans un espace de modération ou, plus globalement, un commentateur (en tout cas, c’est ce que j’en comprends). C’est très juste et j’aime bien l’image.

Donc, tout ça pour dire que je viens de dédouaner la majorité des gens que je bloquais à la source en inscrivant leurs infos, comme leurs adresses IP, sur une liste noire à cet effet. Pourquoi les dédouaner? Parce que je crois que mon message est passé et que je me prive sûrement de propos intéressants. Et j’espère que si certains d’entre eux reviennent se commettre ici, ça sera avec un peu plus de décorum.

J’espère vraiment ne pas le regretter…

(Photo : romulusnr)

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Narcisse

(Quelqu’un s’amuse à faire la critique de blogueurs, et c’est mon tour. Ma réponse, par son trop grand nombre de caractères, n’a pas réussi à trouver place à la suite de l’analyse, alors elle sera confinée ici. De toute façon, comme vous pourrez le lire, c’était bien dans mes intentions.)

Je suis abasourdi de constater qu’on puisse voir en mon personnage virtuel du narcissisme alors que je passe la majeure partie de mon temps sur le web à lire ce que font les autres et à les promouvoir dans mes billets, dans ma section « Billets choisis de mon agrégateur » et surtout sur Twitter. Mais je comprends tout à fait qu’on puisse interpréter mon « oeuvre » de cette manière, puisque c’est à cette bouée que la plupart de mes détracteurs s’accrochent. Je n’irai pas jusqu’à écrire que les ingrédients n’y sont pas pour en arriver à cette conclusion, mais je crois qu’il faut vraiment vouloir fort s’en donner la peine : pour ma part, je cultive depuis que je suis présent sur le web une assurance que j’avais en déficit (et même encore, cependant beaucoup moins) dans la réalitosphère… (À la place de « réalitosphère », j’aurais pu écrire « vie de tous les jours » mais dans ma vie de tous les jours je suis beaucoup sur le web, et je ne considère pas la vie sur le web comme une moindre vie — c’est une autre explication à mon néologisme si inutile…)

Sinon, en extirpant ce qui semble se trouver entre les lignes, je peux concéder que je suis ambitieux, mais « narcissique » n’en est pas un synonyme. Et j’ai fait le test de me mesurer le plus objectivement possible à la définition psychiatrique du narcissisme sur Wikipédia. Je ne m’« attend [pas] à être reconnu comme supérieur sans avoir accompli quelque chose en rapport » puisque je défends seulement ce que je fais, ce qui n’est pas du vent, il faut l’avouer. Je ne passerai pas à travers tous les points, mais je tiens à faire ressortir que je n’exploite pas les autres pour parvenir à mes fins, que je n’envie pas les autres, mais bien plutôt les admire, que je ne suis pas hautain et arrogant (sauf avec ceux qui je crois le méritent, ce qui est très rare), et surtout, je ne manque pas d’empathie envers les autres. C’est bien mal me connaître que de prétendre le contraire.

Quand même, j’accuse le coup et en tiens compte dans mon éternel examen de conscience. Par contre, je n’irai pas jusqu’à me diluer pour essayer de plaire à tout le monde. Justement, concernant « l’hypothèse que ce blogueur vise à faire tout ce qui est en son pouvoir pour être reconnu par les membres de la clique journalistique numérique », je ne peux pas nier que j’aimerais gagner ma vie de ma plume, de mes caricatures, etc., et que je sais que j’ai plus de chance que cela se réalise si je suis présent médiatiquement (seulement sur le web pour l’instant, on s’entend). Par contre, si je faisais à ce point tout en mon pouvoir pour que mon « plan » fonctionne, je commencerais par m’imposer la discipline d’écrire d’une manière à me faire comprendre facilement par le plus grand nombre, ce qui, j’en suis sûr, donnerait en plus de ma personne une impression moins narcissique (enfin, pour certains).

Pour ce qui est des sujets que je choisis, pour soi-disant m’aider à « obtenir un maximum de visiteurs par le biais des recherches », c’est bien la partie où je trouve qu’il a le plus de mauvaise foi dans l’analyse (après l’accusation de narcissisme bien sûr!), car cela ne repose sur rien d’autre que de la subjectivité « crasse ». Comment un blogueur qui se spécialise surtout dans l’opinion sur l’actualité pourrait-il arriver à parler seulement de sujets qui ne sont pas d’actualité? En plus, je n’arrive pas à m’imaginer mettre du coeur à l’ouvrage dans un texte si le sujet ne me touche pas. Et puis, je suis un citoyen comme tout le monde, je ne vis pas en vase clos, ce qui me touche a beaucoup de chance d’en toucher plusieurs. Voilà la dynamique, et on est bien libre de l’interpréter le plus négativement possible, comme ici.

Pour ce qui est de la réalité de mes statistiques concernant mes choix de sujet, je suis loin de la coupe aux lèvres. La majeure partie des internautes qui atterrissent chez moi via les moteurs de recherche y sont pour des mots-clés en lien avec mes billets plus légers, comme au sujet de Facebook par exemple. Pour être encore plus précis, seulement un quart de mes visiteurs proviennent des moteurs de recherche, un autre quart arrivent directement et les autres blogues et sites qui me réfèrent m’apportent la moitié de mes visiteurs. Cette dernière moitié confirme peut-être que j’ai bien joué mon jeu de me « faire voir et connaître du plus grand nombre possible », mais, à ce que je sache, je n’ai payé ni rien promis à personne pour me retrouver dans les blogolistes de beaucoup de blogueurs, et hyperlié et relayé un peu partout. Le narcissique que je suis ira jusqu’à écrire qu’une bonne partie de ce résultat est dû au fait que son travail est intéressant pour certaines personnes (ce que l’analyse soulève d’ailleurs).

Mais bon, on ne peut pas être à la fois intéressant (pour certains), écrire avec style en s’inspirant de la manière plus directe du web, mettre de l’avant un vocabulaire un peu recherché, faire une promotion efficace de ses réalisations par les moyens disponibles, et surtout, démontrer de l’assurance sans avoir l’air d’être (pour certains, toujours) narcissique, égocentrique, nombriliste, etc. Ça devient gazant… Ne serait-ce pas une variante du réflexe bien répandu de dénigrer gratuitement les gens qui réussissent? (Cela sans insinuer que j’ai réussi : je serais bien stupide de penser qu’une renommée relative comme la mienne dans ce minuscule monde du web 2.0 soit un exemple concluant de réussite.) Et, aussi, j’aimerais bien avoir un exemple précis (ou encore mieux un ensemble d’exemples) qui illustrerait parfaitement mes manifestations narcissiques?

Et je sais bien que j’aggrave mon cas (encore pour certains) en pondant cette réponse plus touffue que l’analyse à laquelle je réponds. Encore plus en la publiant aussi sur mon blogue comme je vais le faire. Je prouverai ainsi que mon amour-propre se démène comme le diable dans l’eau bénite. Quand même, il va sans dire que le plus efficace aurait été de balayer ce billet sous le tapis, et c’est réellement ce que je voulais faire au départ (surtout, pour ne pas perdre mon temps). Mais, comme avec mes choix de sujet, et tout le reste, le moteur principal de mon activité est ce qui me touche, et je ne pouvais pas faire comme si cela ne me touchait pas!

En gros, je me sens pris au piège avec cette analyse. J’ai l’impression que ce qui sert les points positifs sert tout autant les points négatifs. Ça tourne en rond. Cependant, ce que j’y respecte beaucoup, c’est le bémol quant à l’appréciation de mes réalisations, ce qui est le propre de la critique. Je vis très bien avec ça pour un être narcissique… mais pas avec la psychanalyse de pacotille qu’on me sert ici.

Voilà, c’est dit!

(Image : Caravaggio – Narcisse)

Ma philosophie Twitter

Ça fait un bout de temps que j’ai le goût de me mettre à la rédaction d’un texte exposant ma philosophie Twitter. (J’utilise le terme « philosophie » dans son sens le plus large, soit tout ce qu’implique ma participation à cet outil qui est surtout un espace, aussi bien techniquement qu’éthiquement, etc.)

L’étincelle, c’est un texte du blogue Keeg.fr : « Comment font-ils pour suivre + de 3000 personnes sur Twitter ? » En gros, le mec ne comprend pas comment on peut vouloir suivre un grand nombre de personnes tout en se faisant suivre par un tout aussi grand nombre, donc de vouloir utiliser cet outil dans un cadre où la réciprocité est importante, mais que les relations sont plus aléatoire (étant donné qu’on ne peut pas tout suivre). L’extrait qui suit représente bien, je crois, sa pensée :

De mon coté, j’ai choisi finalement d’ajouter peu à peu des personnes que je juge intéressante. Bien entendu, je peux largement rater des comptes qui finalement pouvaient être intéressants, mais je prends le risque. De temps en temps, certaines personnes m’ajoutent sur Twitter pour finalement me supprimer peu après voyant que je n’ai pas rendu la monnaie de la pièce.

Bordel, tu me suis parce que tu trouves que je suis un brin intéressant ou simplement pour m’utiliser en temps que potentiel follower ?

C’est immensément personnel, mais je trouve que c’est prendre le pire angle pour analyser la situation, puisque cela implique que chaque compte Twitter (donc une personne) est à prendre dans sa totalité et non dans sa possibilité. Pour ma part, quand je m’abonne au compte de quelqu’un, je vois ce geste surtout comme une possibilité d’interagir (de toutes les manières). Et dans le concept de possibilité, il y a la possibilité qu’il ne se passe rien, je peux vivre avec. Un des commentaires à la suite dudit billet, d’un dénommé Simon, est éloquent à ce sujet :

[...] Je vois ça comme une télé, un flux continu. Je n’ai donc pas la prétention de suivre tout ce qui se dit. Donc même en ajoutant des centaines de gens à suivre, cela reste lisible puisque le but n’est pas de lire chaque personne mais d’avoir un « cliché » du brouhaha ambiant à un instant « T ». Quand je regarde ma timeline, je vois ainsi rapidement ce qui se dégage de redondant dans les propos des gens. [...] Et il est clair pour moi que les gens que je suis ne sont pas nécessairement des « amis » : je n’y met aucun sentiment : ce sont des sources. [...]

Et je rajouterais que les relations amicales se tissent (en extra) un peu comme dans la réalitosphère, au hasard des présences en ce lieu virtuel, comme dans un bar où les communications sont fragmentaires et non globales (la seule communication globale étant la musique ambiante). Ce qui est contraire à une philosophie Twitter où le réseau est considéré comme une tribu. Plus fermé d’un côté et plus ouvert de l’autre, sans conteste. Mais dans l’optique où la totalité des gens ne sont pas présent 24 heures sur 24, même en envisageant ça ouvert le plus possible, ça finit toujours par plus ou moins se refermer. Alors, avec un nombre substantiel d’abonnés/abonnements, il y a toujours de l’« action », même la nuit! (Étant quand même assez actif le soir et la nuit, mon expérience est intéressante, d’autant plus que j’attrape aussi les Français qui eux se lèvent, vu le décalage.)

Mais pour revenir à la réciprocité, je dois avouer que de temps en temps je vérifie les comptes que je suis et qui ne me suivent pas en retour, avec l’aide du site Friend Or Follow, et j’arrête de suivre ceux qui ne me suivent pas, mis à part quelques personnalités connues et des médias (qui sont pour la plupart des Twitter snobs — rien de trop surprenant!), comme Marie-France Bazzo et Cyberpresse. Une fois parmi d’autres, j’ai exposé cela dans un message Twitter et j’ai eu une critique assez virulente par la suite.

Quand je suis Marie-France Bazzo, je sais a priori pourquoi je veux tomber sur ses missives à 140 caractères ou moins. J’ai un portrait assez clair de cette personne, ce qui fait en sorte que mon désir de spectateur supplante celui d’interacteur (beau néologisme, quand même!). Mais c’est tout le contraire pour ce qui est d’un simple citoyen (tout comme moi). D’abord, la réciprocité me prouve qu’il y a à la base un minimum de respect (dans le sens de se sentir considéré). Et ça devient du donnant donnant au niveau de la possibilité d’interaction.

Alors, quand le blogueur pense que c’est « presque de l’irrespect de suivre des milliers de mecs (ou meufs, ou les deux), » je réponds par deux questions :

comment connaître quelqu’un sans le suivre un bout de temps? En regard de cette question, je me demande qui est le plus snob, celui qui suit une tonne de comptes ou celui qui choisi de ne pas suivre sur la foi de seulement quelques messages glanés au hasard du moment où il tombe sur un compte?

Ça me semble presque utopique d’avoir un « portrait assez clair » en se basant seulement sur une photo de profil, une « bio » et quelques messages. Mais bon, je n’irai pas jusqu’à suivre absolument tout le monde qui me suit. Je ne suivrai pas par exemple quelqu’un qui fait une fixation sur le hockey, photo de profil, nom de compte, messages à l’appui…

Pour terminer, certains ont sûrement remarqué que je ne participe pas de la même manière que tous les autres au traditionnel #FollowFriday (pour ceux qui ne connaissent pas le concept, mais qui se sont tout de même rendus jusqu’ici, c’est que le vendredi les gens publient des listes de comptes qu’ils conseillent de suivre pour toutes sortes de raisons, avec la mention : #FF). Pour ma part, j’en profite pour remercier les gens qui, pendant toute la semaine qui s’est écoulée, ont relayé (RT) mes messages. C’est que pour moi le geste de relayer l’information des autres est la qualité première d’un utilisateur de Twitter. La preuve, c’est que je n’ai qu’une seule liste, et elle se nomme « relayeurs »!

Certains pourront penser qu’ainsi je ne fais pas la promotion des gens que je trouve intéressants, mais dans mon optique, je le fais chaque fois que je relaye l’information de quelqu’un que je trouve pertinente. Donc, pour moi, un RT est aussi une sorte de #FF qui se déploie dans le temps. Et ça va bien sûr dans le sens de mes priorités, étant donné que je ne voudrais pas non plus faire des listes de remerciement ET des listes à suivre, ce qui serait trop (puisque que je sais pertinemment que beaucoup de gens considèrent les messages remplis de noms de comptes comme une sorte de pollution…).

Voilà donc un portrait de mon utilisation de Twitter. Si ça peut servir… en tout cas moi, ça m’a servi et ce billet va sûrement me resservir comme référence dans le futur, quand 140 caractères seront trop peu!

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Billet complémentaire : http://www.renartleveille.com/twitter-et-le-danger-de-lhyper-facilite

(Image : powerpig)

Pierre Côté, l'interaction globale, les trolls, la monétisation, etc.

Hier soir, j’ai vécu une expérience intéressante. Avec Pierre Côté et quelques internautes, dont le sympathique blogueur Minic (Ste-Croix) et deux espèces d’ados attardés en guise de trolls (ça, c’était la partie moins intéressante…).

Je ne crois pas que Pierre Côté sera fâché que je dise de lui qu’il est un drôle de personnage. Pour ma part, je me suis cogné le nez quelques fois avant de pouvoir embarquer dans son univers… Mais, avant de continuer, ça demande des explications.

Son projet, c’est Realtime Réalité (« un show transmedia immersif interactif  en direct »). Il utilise les outils que sont Twitter, Twitpic, Ustream, Blogger, Qik, YouTube et Facebook pour informer, divertir, provoquer, toucher, partager, enseigner et réfléchir (dixit son site web). Il compte sur la générosité des internautes pour le payer (il demande : « Quelle est la valeur de mes services? » et suggère : « C’est à vous de décider. ») et affiche son taux horaire (facultatif) selon les donations (je lui ai donné 5$ hier). « Son objectif: créer son propre emploi et en vivre. »

(Source de la citation précédente et de la suivante : un article d’Anne-Caroline Desplanques sur bénéfice.net.)

Il se décrit lui-même comme étant un, entre guillemets, journaliste nouveau genre, « puisqu’il se déplace avec son iPhone pour filmer discours, conférences de presse et autres évènements en tout genre en fonction de ses intérêts. » Mais en ce qui me concerne, je vais plutôt me concentrer sur ce qu’il a fait hier via Ustream. On pense à une ligne ouverte à la radio, mais magnifiée par les possibilités d’interaction qu’offre le web. Donc il est là, en direct, filmé par une webcam, il y a une section chat à côté, et il commente de vive voix ce qui s’y passe. Et il demande aux gens d’appeler, ce que j’ai fait.

Le thème de base étant « on parle de nos frustrations », j’ai un peu parlé de mon billet d’hier, de mon blues automnal, et ç’a bifurqué sur la situation médiatique, celle du web versus la traditionnelle, de la monétisation, etc. J’y reviendrai. Et plus tard il a demandé si quelqu’un pouvait l’appeler via Skype, et le dénommé Minic a répondu à l’appel : il s’est retrouvé coanimateur avec son image à côté de celle de Pierre.

Aussi, il a passé quelques vidéos de musique que les internautes ont suggérés (ce qui à mon avis ne devrait pas trop faire partie de la formule) et les deux trolls ont monopolisé une bonne partie du temps qu’a duré l’« émission », puisque Pierre leur donnait beaucoup de jeu. Et il a fallu que quelques internautes, dont moi, insistent, pour qu’un des deux soit banni… Donc, si je peux lui donner un conseil, et surtout répéter une évidence : s’il veut que son projet d’interaction « live » fonctionne bien et qu’il ait du succès, il faudra qu’il soit vigilant avec les trolls, ces plaies…

Sinon, à l’instar du copain Le TViste et a contrario de Patrick Lagacé, je trouve sa démarche digne d’intérêt. Je ne dis pas que c’est parfait, et le principal intéressé non plus d’ailleurs, mais je peux au moins lui donner qu’il pave la voie, enfin une. Et je suis prêt à l’aider humblement ici.

Mais, avant de terminer, j’aimerais revenir sur le sujet de la monétisation du contenu web. Pour certains, je le sais, les cheveux se dresseront sur la tête. Donc, voilà, je trouve absolument courageux la dynamique qu’installe Pierre Côté à ce sujet. Parce que c’est clair que son projet repose essentiellement monétairement sur les épaules des internautes, et dans le contexte où nous sommes habitués de ne rien payer pour le contenu et où la pub est un mal nécessaire, mais visiblement insuffisant pour beaucoup. Le château de cartes tient en quelque sorte par la solidarité.

Et la question reste à savoir s’il va réussir à poursuivre son aventure en citoyen indépendant (enfin presque, il a déjà une commandite de Black Label) avec les contributions volontaires, s’il va être intégré à un autre média, ou carrément laisser tomber devant l’évidence de son frigidaire vide…

Et tout cela trouve grandement écho de mon côté, vous devez bien vous douter pourquoi.

Un creux parmi tant d'autres

 

À l’heure où la blogosphère semble devenir un simple appendice de son microcousin Twitter, l’annonce de la possible mort du très populaire blogue personnel « La belle et la bête » me donne un coup dur. Malgré mon optimisme avoué, j’ai (entre les lignes) depuis quelque temps un pessimisme collé à la tête, pressant mes tempes de son bourdonnement suceur d’énergie. Tellement que j’ai fait avorter bon nombre de billets, ce qui m’arrivait assez rarement jusqu’à voilà deux semaines. Et même sans me compter, j’ai remarqué un creux quasi généralisé.

Pour revenir à moi, on dirait que l’étincelle est trop paresseuse, en plus d’être petite. Pourtant, ça ne devrait rien changer au fait qu’elle puisse être capable de provoquer une explosion. Mauvais exemple, peut-être. Une étincelle dans le vide, ça reste quand même loin de toute possibilité.

J’ai mes positions, je constate qu’il y en a d’autres, mais au lieu de titiller ma combativité, ça contente mon sens de la mesure. Et c’est loin de m’indiquer que c’est un bon point de départ pour quelque chose d’intéressant. Du moins pour le lecteur. (Et ce personnage-là, je suis trop loin de m’en foutre!)

Et j’ai toujours en tête que le corps a le gros bout du bâton d’intelligence que le cerveau n’a pas. Donc, je ne m’avouerai pas vaincu aujourd’hui. Par contre, j’accepte maintenant de voir toute la procrastination que peut contenir l’activité d’écrire dans ce moule que j’ai moi-même fabriqué, même si l’écriture en soi reste toujours un véhicule défendable, au moins par-devers soi. Au danger de se mentir à soi-même.

Et je n’en suis même pas à l’abri.

Qui peut bien se targuer de l’être?

Ce doit être ce qu’on appelle le doute.

 

(Photo : Lodonnext)

De l'importance du RT

Avec mon expérience sur Twitter, je constate souvent que beaucoup de gens sous-estiment l’importance de RT. À chaque fois que quelqu’un me réplique (seulement) qu’un de mes messages est intéressant (ou quelconque appréciation), j’ai envie de lui répondre :

— Ça ne doit pas être si vrai que ça puisque tu n’as pas pris la peine de le diffuser dans ton réseau…

Parce que c’est ça à la base faire un RT : un signe d’appréciation, et tellement qu’on n’est pas gêné de s’approprier le message, de le cautionner aux yeux des autres. Ça l’air gros dit de même, mais c’est quand même ça.

Et ce qui est bien aussi avec les RT, c’est que les gens qui vont sur Twitter moins souvent ont plus de chance de tomber sur des trucs intéressants si les messages se promènent dans le temps. Mais c’est certain que pour ceux qui sont plus assidus il y a en effet beaucoup de répétitions, mais c’est peut-être un signe qu’il faudrait décrocher un peu… ;)