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Tout le monde en jase – 4 décembre

 

Cette édition de « Tout le monde en jase » sera différente puisque je n’ai pu écouter Tout le monde en parle en direct. Donc, pas de lien avec Twitter aujourd’hui.

Serge Chapleau

Qui n’aime pas Serge Chapleau?

J’ai bien aimé son discours vraiment pas langue de bois sur les sectes (en lien avec Raël) et l’interdiction de dessiner Mahomet. Il promet qu’il va dessiner le prophète s’il trouve une bonne blague. Je nous le souhaite!

Chantale Fontaine

Invitée pour présenter entre autres l’émission « Livraison d’artistes » à ARTV, qui présentera le travail d’artistes invités à créer une oeuvre pour souligner un événement important dans la vie de quelqu’un. Personnellement, je trouve très intéressant de ne pas avoir choisi de gâter des personnalités publiques, comme c’est souvent le cas à la télé. Ça fait changement.

Elle soulignait aussi qu’environ 475 000 emplois sont liés à l’agro-alimentaire au Québec. C’est énorme, et cela allait bien sûr dans le sens de faire la promotion des produits d’ici. Particulièrement dans les grandes chaînes de supermarchés. S’il faut en faire la promotion, c’est que ce n’est pas encore tout à fait dans les habitudes de tous, dans les moeurs. Personnellement, je crois que c’est positif d’aller dans ce sens. Et vous?

Jasmin Roy, Joey Crête, Noémie Lafrance et Nelka Pelletier

Ils étaient invités bien sûr pour discuter du sujet de l’heure, l’intimidation chez les jeunes, en lien avec le suicide de Marjorie Raymond. Jasmin Roy, qui travaille fort avec sa fondation pour aider à régler ce problème, à fait à mon avis une bonne comparaison : « On peut-tu protéger nos richesses? Parce que là on parle du Grand Nord, pis qu’on va investir dans le Grand Nord, mais ça c’est la richesse du Québec, c’est nos enfants! »

Ce qu’on a pu constater, c’est que ce problème est loin d’être réglé, avec entre autres le manque de ressources au niveau des écoles. Il va falloir plus qu’y penser monsieur Charest!!!

Bob Rae

Le chef intérimaire du PLC a coprésidé la mission du National Democratic Institute au Maroc pendant des élections là-bas. Je note ces sages paroles : « Il ne faut pas penser qu’on peut exporter la démocratie comme une voiture, comme un produit manufacturier ».

Mais malheureusement, à un autre sujet, les paroles qui suivent sont plus de l’angélisme : « Ce que j’aime avec mon pays, c’est qu’on peut se parler dans les deux langues officielles. » Bien qu’ensuite il a soulevé le problème de l’unilinguisme du vérificateur général…

En tout cas, ce fut une belle campagne de séduction pour lui, qui s’est soldée par un petit spectacle au piano.

Mononc’ Serge

Dans un tout autre registre, on accueillait ce joyeux luron du massacre de la chanson québécoise en l’honneur de son 10e album. J’ai bien apprécié son discours contre la rectitude « politique » dans la composition des paroles de chanson. Pour la majorité des auteurs qui sont trop proprets, il y a un Mononc’ Serge pour contrebalancer de son quasi seul poids.

David McMillan et Frédéric Morin

Le discours des deux chefs du restaurant Joe Beef sur l’importance de la paternité était très inspirant. Et ce discours s’entrecroisait de propos contre la course effrénée pour le travail et la richesse, que Frédéric Morin illustrait par ceci : « Ensemble on se partage la tâche pour pas être les poches en dessous des yeux, les trois maîtresses, la Ferrari ».

Nadja, Chloé Ste-Marie et Marc Hervieux

À un sujet concernant les chansons de Noël, je ne peux que m’abstenir de commenter.

 

Pour laisser un commentaire, suivre le lien suivant : http://leglobe.ca/blog/2011/12/tout-le-monde-en-jase-4-decembre/

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Les partis politiques comme freins à la démocratie

Ce que la crise au Parti Québécois a bien fait ressortir, ce sont les problèmes qui viennent avec les partis politiques et la question de la ligne du parti. Encore plus avec un parti comme le PQ où ce qui cimente les membres est le parti-pris pour la souveraineté du Québec. Alors, il est bien normal qu’à tous les autres sujets ils ne fassent pas bloc (sans jeu de mots…).

Parce qu’un parti, quel qu’il soit, reste une difficile tentative d’équilibre entre des individus dissemblables, malgré les points de convergences. Et le fait de son système hiérarchique n’est pas sans ajouter au problème. L’opinion d’un chef de parti est toujours possiblement discutable et c’est à sa discrétion d’en discuter ouvertement, voilà dans quoi se plongent ces femmes et ces hommes chez qui l’opinion est aussi importante (cela va de soi).

Alors, amusons-nous à détruire les partis politiques pour qu’il ne reste que des députés indépendants. À la place des partis, il pourrait y avoir des coalitions, destinées surtout à afficher les couleurs des candidats lors des élections. Ensuite, les députés seraient évidemment libres de voter lors des travaux et de se regrouper à leur guise selon leurs affinités, selon les questions soulevées.

Et j’y pense, pourquoi ne pas aussi abolir le poste de chef du gouvernement? De toute façon, comme partout, il y aura des députés qui réussiront à se démarquer pour être des meneurs pendant de courtes ou de longues périodes, selon les sujets. Et les élections se tiendraient à date fixe, bien sûr. Sans oublier qu’il faudrait que les coûts qui touchent à tout le processus démocratique soient partagés par tous, donc du domaine public.

Pour ce qui est de la finalité du processus de votation des lois, c’est là où la démocratie directe entrerait en jeu. Le peuple ferait office de Sénat. Chaque loi à adopter aurait à passer par un référendum. Et bien sûr, le processus devrait reposer sur une utilisation judicieuse, rapide, peu coûteuse et sécuritaire de la technologie (et tout citoyen devrait pouvoir exercer son droit de vote; donc, le gouvernement devrait aider le plus possible les analphabètes du numérique). Le pourcentage de participation ne serait pas important dans le sens où la décision appartiendrait à ceux qui se sont donné la peine d’y participer (et donc de s’y intéresser assez pour vouloir y participer — il n’y a pas très loin aussi l’idée du permis de voter). Ce qui de toute façon devrait être la même chose pour ce qui est des élections…

Je n’entrerai pas dans les détails du fonctionnement d’un tel gouvernement, cela donnerait un bouquin et le temps me manque, mais je crois que les talents des députés élus pourraient être mis à contribution de la meilleure manière possible par un processus hautement démocratique. Il me semble qu’un gouvernement de la sorte travaillerait pour (et avec) le peuple. Il me semble aussi que l’opportunisme n’y ferait pas son nid, comme on le voit actuellement.

Si la politique est le royaume du possible et n’a pas toute évacué sa part de créativité, il devrait être concevable de faire évoluer le système qui supporte la pratique, et ce, en phase avec les perspectives actuelles. La crise au Parti Québécois n’est qu’un symptôme du cynisme qui est aussi une crise en soi. C’est la preuve qu’il faut que les choses changent radicalement.

Je ne veux lire personne me dire que c’est impossible, puisque l’impossible est le dernier retranchement du cynisme.

(Photo : mcgraths)

Ajout :

À la lecture de cet article, je ne crois pas que les membres du mouvement citoyen Génération d’idées auraient tendance à être contre les idées que je lance dans mon billet :

http://www.ledevoir.com/politique/quebec/325110/il-faut-refaire-le-pari-de-la-democratie?


 

Quand la Boussole électorale ne va pas dans le même sens pour le Québec et le Canada…

Lors de la dernière élection fédérale, la Boussole électorale ne semblait pas faire l’unanimité. Quoi qu’il en soit, les résultats sont maintenant en ligne, et « plus d’un million de Canadiens ont répondu » à ce sondage, ce qui semble un échantillonnage assez important. Il faut quand même regarder ces résultats avec prudence, mais il y a tout de même des tendances importantes qui en ressortent.

Ce qui ressort le plus, c’est que le Québec est sans conteste une société distincte. Chaque question est illustrée par une carte du Canada où les couleurs de chaque région démontrent dans quel sens vont les opinions. Et dans la majorité des cartes, on voit que les Québécois pensent différemment du ROC, cela dit en ne dissimulant pas la diversité d’opinion des Québécois eux-mêmes. Je le répète, il est bien sûr question de tendances.

Là où les Québécois sont vraiment différents de la majorité des Canadiens, il n’y a pas d’équivoque. Ils sont beaucoup plus contre la mission afghane, contre la présence militaire en Arctique, contre les dépenses militaires tout court. Aussi, ils sont pas mal les seuls à vouloir d’avantage de relations économiques avec les États-Unis et à vouloir se doter d’une taxe sur le carbone. Pour continuer dans les enjeux environnementaux, le Québec est vraiment plus du côté de croire que l’industrie des sables bitumineux d’Alberta cause des dommages, contrairement au ROC qui pense plus que c’est de l’exagération. Encore, le Québec partage avec une infime partie du Canada un désir plus grand de normes environnementales plus sévères, « même si elles entraînent une augmentation des prix pour les consommateurs ».

Pour ce qui est de la question de la place du secteur privé dans le système de santé, le Québec partage une préférence minoritaire pour davantage de place avec certaines autres régions. Pour ce qui est de l’immigration, le Québec est le plus favorable avec le fait d’exiger l’anglais ou le français comme condition d’admission pour les immigrants. Encore à ce sujet, et ce n’est pas très surprenant, ce sont les Québécois qui ont le plus, et de beaucoup, répondus « Préférence pour moins » à la question : « Combien d’efforts devrait-on faire pour accommoder les minorités religieuses au Canada? »

Encore, ils sont les plus modérés quant à juger comme des adultes les « jeunes délinquants qui commettent des crimes violents », les moins d’accord avec l’abolition du registre des armes à feu et plus en accord avec « le droit de mettre fin à leur vie avec l’aide d’un médecin » des « patients en phase terminale ». Du côté politique, ils sont le plus contre le Sénat, les moins d’accord avec des coupures au niveau du financement public des partis politiques et, la différence est extrême, pour que seules les personnes bilingues (anglais et français) puissent être nommées à la Cour suprême.

Pour ce qui est des questions constitutionnelles et du rapport entre le Québec et le Canada, à contrario du Québec, le ROC pense que « Le gouvernement fédéral devrait avoir son mot à dire dans les décisions concernant la culture au Québec », n’est franchement pas favorable à ce que « Le Québec [soit] formellement reconnu en tant que nation dans la Constitution » et, bien sûr, à ce que « Le Québec [devienne] un État indépendant ».

Et, pour terminer, les Québécois sont plus amplement d’accord que « Les travailleurs devraient contribuer davantage à leur régime de pension (RPC/RRQ) pour avoir des pensions plus généreuses », et que les plus riches devraient payer plus d’impôt, idem pour les entreprises.

À la lumière de tout cela, et avec les résultats de la dernière élection fédérale où le Québec a placé le NPD comme opposition officielle, il n’y a pas de doute que le Québec fait cavalier seul et ne se retrouve pas dans cette fédération centralisatrice, qui sera menée par un gouvernement conservateur, ce parti très impopulaire dans la belle province. Est-ce que les Québécois pourront continuer de faire du déni alors que le ROC est farouchement contre le caractère particulier du Québec? La quintessence de cette hypocrisie étant, pour les Canadiens hors Québec, le total refus de reconnaître la nation québécoise alors que le parti qu’ils ont porté au pouvoir se vante de l’avoir reconnu (bien que ce soit en réalité de la poudre aux yeux!).

Dans ces conditions, le statu quo qui prévaut encore en ce moment est une insulte à l’intelligence. Si le Québec était un individu, franchement, comment peut-il se regarder dans le miroir? L’amour-propre, cela veut-il encore dire quelque chose?

(Photo : topsteph53)


 

Epic Fail Time

 

Tout le monde en parle recevait deux gars du groupe Epic Meal Time, qui fait des performances radicales de cuisine hypercalorique. J’ai failli en parler quand le phénomène était tout chaud dans les interwebs, mais bon, j’avais d’autres chats à fouetter. Alors, je vais en profiter aujourd’hui.

Le premier volet concerne le phénomène en soi. C’est simple, cela me semble tout à fait une réponse ironique à la mode du bien-manger-santé et de la charge contre la malbouffe qui sévit depuis un bon bout de temps. Cependant, pour aller au plus simple, c’est en quelque sorte un « Jackass » gastronomique. Faut aimer le genre. Très peu pour moi. Mais encore, le problème, c’est que tout le monde peu essayer ça à la maison…

Sinon, ce qui est remarquable, c’est que l’entrevue à TLMEP était sous-titrée, puisque les deux gars sont unilingues anglophones, et natifs de Montréal. Cela a suscité une tonne de réactions sur le fil Twitter #TLMEP, contrairement à l’émission elle-même où le sujet à été à peine souligné par une question de Guy A Lepage. Vous vous douterez que je n’étais pas du côté de leurs défenseurs.

Non, vraiment, je ne suis pas à l’aise avec l’unilinguisme de certains de nos concitoyens anglophones. Et pour illustrer cela, je vais vous raconter une anecdote. J’étais en voyage au Mexique voilà presque une vingtaine d’années avec un ami. Un québécois qui s’était installé là-bas nous accueillait sur son humble domaine où il pouvait abriter et nourrir une dizaine de personnes. Il engageait quelques Mexicains pour l’aider à la cuisine et avec le service.

J’avais le réflexe de parler avec eux en anglais alors que j’allais commander, etc., mais le patron n’aimait vraiment pas ça. Donc, il essayait de m’apprendre quelques rudiments d’espagnol pour qu’au moins je puisse me débrouiller. Cependant, je retombais souvent dans mon habitude de retourner à l’anglais. Je me faisais taper sur les doigts par le maître des lieux, même si, dans le fond, j’étais un client, alors que le client devrait toujours avoir raison… J’ai fini par comprendre quand il m’a parlé de respect. C’était bien ça, le respect. Et c’est exactement l’illustration d’un manque de respect total que j’ai eu devant moi en ce dimanche soir. Un manque de respect que certains prennent pour un choix personnel indiscutable.

Il me vient des histoires d’horreur de dénigrement de notre langue bâtarde par leurs parents et leur milieu pour expliquer cet unilinguisme, mais je vais plutôt me rabattre sur la démolition de quelques arguments de leurs défenseurs, pour la plupart des chantres d’une conception particulièrement étriquée de la liberté individuelle. Je commence avec un hypothétique exemple : comment réagirions-nous devant un citoyen québécois unilingue chinois qui serait ici depuis un assez long moment? Est-ce que devant son refus de s’intégrer un minimum linguistiquement quiconque le défendrait avec l’argumentation de la sacro-sainte liberté individuelle? Rien n’est moins certain, à moins d’être complètement déconnecté de la réalité.

Nous sommes en société et il est bien évident que le langage commun est important. Jusque-là, tout va bien. Mais ça tombe qu’ici au Québec, province francophone, nous sommes encore dans le Canada, pays bilingue. Il est donc bien évident que les défenseurs de nos « enrobeurs » de bacon peuvent se permettre d’envelopper leurs beaux discours de liberté individuelle parce que ce sont des anglophones, parce qu’ils parlent la bonne langue. C’est de l’hypocrisie pure. Et c’est évacuer l’importance du caractère francophone pour la majorité québécoise, et, carrément, amoindrir presque à néant le poids linguistique du Québec dans le Canada. Réflexe de minoritaire quand tu nous tiens!

Sur Twitter, c’était assez pathétique d’en lire certains excuser l’unilinguisme des deux gars en le comparant avec l’unilinguisme de certains francophones, ici. Pour être logique, il faudrait le comparer avec l’unilinguisme de francophones dans des provinces et territoires anglophones, si cela existe. J’en doute. Quoi qu’il en soit, il est surtout question d’adaptation à sa société, et un Ontarien qui ne parle pas anglais, et un Québécois qui ne parle pas français sont deux exemples du même problème. Et ce problème porte une signature, celle de Pierre Elliott Trudeau, le père du bilinguisme et, bien sûr, du multiculturalisme. Vivez heureux dans vos ghettos qu’il disait!

Mais, pour revenir à nos champions de la liberté individuelle, je me permets de faire remarquer ici que je n’ai jamais composé ma critique dans une perspective étatique et juridique. J’use de ma liberté de critiquer dans l’optique où cela me semble un moyen d’arriver à un résultat, avec l’ajout de la liberté de critique des autres. La masse critique. Il y a plus de chances qu’un jour nos unilingues anglophones se mettent au français s’ils sentent un malaise que d’avoir vu toute leur vie les francophones (bilingues, en grande majorité) faire les carpettes, comme ça semble être le cas, visiblement. Si, depuis qu’ils sont nés, personne n’a osé leur mettre le nez dans l’absurdité de leur situation, ils peuvent bien avoir besoin de sous-titres dans une des émissions francophones les plus populaires au Québec.

Il faudrait maintenant une âme charitable pour traduire ce texte et leur faire parvenir…

(Source de l’image remixée : 917press)


 

Survivre aux catastrophes naturelles par le mérite

 

Au Téléjournal d’hier, il y a eu un reportage sur la découverte d’une grand-mère et de son petit-fils dans les décombres d’une maison effondrée au Japon, à la suite du tremblement de terre. Ils ont eu la chance de se trouver dans la cuisine où s’est créé un espace assez grand pour qu’ils puissent y survivre. Ainsi que l’accès au contenu du réfrigérateur.

C’est un fait divers impressionnant, soit. Mais le reportage ne s’arrêtait pas à ça. On a pu y entendre une partie du témoignage du père du garçon en question, le fils de la vieille dame. Il disait qu’il se doutait qu’ils n’étaient pas morts, parce que son fils et sa mère sont combatifs.

Je peux bien comprendre la peine de l’homme avant cette découverte et sa joie de retrouver ses proches vivants, mais ce n’est pas une raison pour dire des idioties. C’est franchement insultant pour ceux qui ont perdu des proches : est-ce que ceux qui sont morts dans cette tragédie n’ont pas survécu parce qu’ils étaient lâches? Sans parler de ceux qui espèrent encore recevoir de bonnes nouvelles. La fatalité ne s’arrête pas aux qualités ou aux défauts des gens. Et l’espérance rime seulement avec chance.

Je vois tout à fait là-dedans cette tendance à la surutilisation des vox-pops et autres contributions citoyennes. Radio-Canada n’y échappe pas. Et je vais même jusqu’à y voir la glorification de la pensée magique, ce synonyme de religion. Que ce soit faire partie d’un peuple élu, gagner son ciel ou survivre aux catastrophes naturelles parce qu’on le mérite, c’est toujours s’aveugler volontairement de la cruelle réalité.

Vous me direz que ce n’est pas bien bien grave, mais je n’en reviens pas qu’un journaliste de Radio-Canada ait choisi de relever ces propos, au lieu d’autre chose de plus important pour la nouvelle (ça m’aurait beaucoup moins surpris du côté de TVA). Ça ne me semble vraiment pas anodin. Mais bon, peut-être que le but était simplement d’émouvoir le spectateur. Ce qui n’a pas du tout fonctionné pour moi et Douce, au contraire. Et puis, quand j’écoute le Téléjournal, c’est surtout pour m’y informer.

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Avant d’écrire ce billet, j’ai tenté de revoir ce reportage sur le site de Radio-Canada où pourtant on annonce qu’il est possible de le visionner. Sans succès. Une autre déception.

 

(Image : hadesigns)

 


 

Joindre la politique à l’agréable

Un chercheur de l’Université Laval, Thierry Giasson, est à la recherche de blogueurs politiques pour une étude pancanadienne. Si vous désirez y participer, voici le lien :

www.grcp.com.ulaval.ca/blogscan_fr

Pour ma part, je viens tout juste de terminer de remplir le questionnaire. C’est en majorité des questions à choix de réponse, mais il y a deux questions à développement, dont une que je vais reproduire ici, avec ce que j’ai répondu.

Question : Pourriez-vous nous présenter et nous expliquer les motivations qui vous encouragent à bloguer régulièrement sur l’actualité politique? Pourquoi est-ce important pour vous de bloguer sur la politique?

La politique (dans son sens non partisan) est pour moi le lien effectif entre les gens, au contraire du lien affectif. Il me semble alors très important pour le citoyen d’y contribuer, à différents degrés (selon les intérêts), par les moyens simples de diffusion des idées que nous offrent maintenant les technologies liés aux médias sociaux (dans son sens le plus large).

Pour ma part, étant donné l’intérêt que je porte à l’écriture, la pratique du blogue est un bon moyen de joindre l’utile à l’agréable.

De la radio-poubelle jusqu’à Montréal…

Ce billet est publié conjointement sur le blogue des 7 du Québec. Les commentaires sont fermés ici alors, pour en laisser ou les lire, cliquez sur l’hyperlien suivant : HYPERLIEN

J’ai toujours pensé que la radio-poubelle ne se trouvait qu’à Québec (et à quelques endroits en région). Mais depuis quelques semaines, en suivant le fil #TLMEP les dimanches soirs, je me suis rendu compte qu’il y avait un fier représentant montréalais : Terrain de jeux.

J’avoue d’emblée ne pas suivre beaucoup ce qui se passe du côté de la radio, mais ça me semble assez inédit. Et je n’ai pas besoin d’écouter cette émission en particulier pour vérifier ce que j’avance, le discours de la personne qui s’occupe du compte Twitter, sûrement l’animateur, est assez, comment dire… « ordurier » (pas tant dans son sens premier, mais bien plutôt par analogie avec « poubelle »).

Il y a un de ses messages qui m’apparaît assez représentatif du personnage et de sa parenté avec ses cousins québécois :

RT @terraindejeux: Y’a tu UNE semaine où #TLMEP sert pas d’outil de propagande pour la culture québécoise francophone ?

Quand j’ai lu ça, ma mâchoire s’est décrochée…

Je peux vous avouer que j’ai de la difficulté à mettre mes idées en place pour la suite de ma rédaction tellement ça me semble absurde. J’ai écrit dernièrement quelque part que j’étais capable de me mettre dans la peau de quelqu’un qui pense autrement que moi, mais là, c’est au-dessus de mes forces.

Il faut vraiment avoir sa propre opinion en absolue admiration pour ne pas comprendre que le titre de l’émission « Tout le monde en parle » n’est vraiment pas à prendre au pied de la lettre, qu’il est très normal qu’une émission Québécoise francophone ouvertement consensuelle se penche sur ce qui se passe au Québec, un endroit où il y a (encore) une vie culturelle, politique, sociale, etc. qui se passe majoritairement en français.

Mais le plus important, c’est que ça se passe à Radio-Canada et non à la CBC. Alors quoi, il faudrait que Guy A. Lepage invite chaque semaine seulement des invités internationaux pour faire plaisir à lui et ses amis ou, encore mieux, seulement des invités des États-Unis, parce que c’est la culture dominante dans le monde? Et puis, je vois là-dedans, dans l’idée « d’outil de propagande », que l’animateur et co-producteur de l’émission aurait un « agenda caché » — comme en aurait un Amir Khadir (un agenda islamiste celui-là…). C’est tellement clair que Guy A. Lepage veut contaminer la population québécoise contre son propre gré à la culture francophone d’ici, laissez-moi rire!

Il n’y a que ceux qui se parfument à l’eau de poubelle pour ne pas voir que c’est de la pensée malodorante. Parce qu’il y a un trop grand pas entre critiquer l’émission et enrober cette critique d’une paranoïa qui tient lieu d’idéologie, pour ne pas dire de dogme. (En passant, je ne me suis jamais gêné pour critiquer TLMEP, mais jamais, j’ose espérer, de cette manière…)

Parce que dans le fond c’est tellement évident que ce n’est pas une critique de l’émission, mais bien plus une critique générale qui n’a vraiment pas sa place sous cette forme, durant le moment de l’émission, sur le fil de Twitter. C’est carrément de la « propagande », et pour l’émission de radio, et pour la pensée de droite réactionnaire!

Parce qu’il y a des moments où on devrait se contenter de changer de poste. Ou, comme moi (dans le cas de cette émission de radio), de ne jamais syntoniser…

P.S. Certains se diront que je fais de la publicité pour cette émission de radio, mais ce sont les dommages collatéraux du pouvoir de publier facilement son opinion sur le web.

(Photo : swanksalot)


 

La complexification de la vie en société laisse l’humain derrière

Ce billet est publié conjointement sur le blogue des 7 du Québec. Les commentaires sont fermés ici alors, pour en laisser ou les lire, cliquez sur l’hyperlien suivant : HYPERLIEN

C’est indéniable, la vie qu’on mène se complexifie. Il devient alors très difficile de suivre et de comprendre tous les enjeux importants de notre société, donc de bien prendre la mesure de la démocratie (enfin, ce qui nous fait office de…). Personnellement, j’ai la chance d’avoir beaucoup plus de temps que la moyenne pour m’y consacrer — ce billet en est bien la preuve — et pourtant j’ai beaucoup de difficulté à suivre, et par manque de temps — parce qu’il faut bien aussi décrocher parfois —, et d’énergie — il y a des limites à ce qu’un être humain peut approfondir.

Alors, je me dis que la majorité doit bien se sentir, soit désemparée, sinon déconnectée, ou un joyeux mélange des deux, devant le flot, le flux, l’afflux d’événements (et qui ne sont en plus, on le sait, que la pointe de l’iceberg). C’est comme s’il y avait un décalage entre ce qu’on devrait et ce qu’on peut faire; dans le fond, on ne peut pas faire grand-chose d’autre que de participer de près ou de loin à ce qu’on appelle communément « l’opinion publique ».

Parlons-en justement de ce concept d’opinion publique! La communication n’a jamais été aussi avancée, les outils pour partager notre opinion n’ont jamais été aussi évolués et pourtant j’ai l’impression que ce concept englobe seulement les chroniqueurs, éditorialistes et journalistes des grands médias, et certains groupes de pression, parfois. Les citoyens, mis à part par ce qui ressort des sondages (qui restent quand même la plupart du temps des commandes des grands médias), que nenni!

C’est quand même incroyable! Comment ne pas arriver à la conclusion que dans le fond même les plus grands efforts que certaines personnes font pour pétrir les fondements de notre société et en communiquer le résultat ne sont en fait que du vain papotage, qui n’a pas plus, et même peut-être moins, de valeur, de poids dans la balance que du papotage celui-là assumé?

En fait, la complexification de la vie en société demanderait un perfectionnement qui se fait attendre. Parce qu’il ne semble pas y avoir de différence notable entre quelques-uns qui se passionnent par exemple pour les chats (en surface et non dans un sens scientifique) et d’autres qui se passionnent pour la vie en société, qui philosophent, qui analysent ce qui se passe autour d’eux.

Des citoyens qui ont un passe-temps comme les autres. C’est bien de ça dont il s’agit.

(Image : jared)


 

Le message derrière le cas de David Abitbol

Il y a quelque chose de réjouissant avec l’histoire autour de David Abitbol, accusé d’avoir proféré des menaces sur le web, et hypothétiquement un jour prisonnier. C’est que ça met en pleine face de pas mal tout le monde qu’Internet n’est pas un endroit où on peut jouer à faire n’importe quoi avec l’immunité d’une cape d’invisibilité. Même qu’il semble plus facile de faire du trouble dans notre bas monde bien tangible si on s’efforce de faire tout ça sans témoins et sans laisser de traces.

C’est quand même bizarre quand on y pense en ces termes. Rien n’est sauvé sur un serveur quand on se promène à l’air libre, il n’y a que d’infimes chances de se faire prendre par des caméras en quelques endroits. Comparé, le monde virtuel pourrait facilement être comparé à ce qu’on appelle communément Big Brother. Pourtant, ce monde est souvent décrit comme étant la quintessence de la liberté.

On redouble de conseils quant à ce qu’il faut faire pour s’y protéger, mais il y a des gens comme David Abitbol qui se font soit équilibristes (à jouer avec les limites), soit carrément les architectes de leurs propres malheurs en utilisant les outils technologiques pour mener à bien leurs bas projets d’agression.

Qu’il soit coupable ou non au final me semble très secondaire, c’est le message sous-jacent qui me semble le plus important.

(Photo : sararobertson)


 

L’anglomania laurentienne

En revenant, voilà deux ans, dans mon patelin banlieusard de la couronne nord, j’ai remarqué un phénomène qui n’est habituellement pointé que du côté de l’île de Montréal (et Laval, il ne faut pas l’oublier), soit l’anglicisation. Je l’avais bien remarqué, mais l’avait aussitôt classé dans la catégorie « subjectif », faute de preuves.

Mais une partie de ces preuves se retrouvent aujourd’hui dans l’article de Josiane Yelle, « Les Laurentides s’anglicisent lentement, mais sûrement », paru dans le journal L’Écho de la Rive-Nord, d’après le bilan du Mouvement Laurentides français. Selon l’indice de vitalité linguistique (IVL), on y indique que la « langue anglaise possède désormais une vitalité près de quatre fois supérieure à celle du français dans la région des Laurentides. » Et pour pointer encore plus précisément le phénomène, les municipalités de Blainville et de Sainte-Anne-des-Plaines ont vu une croissance accrue « de leurs anglophones de langue d’usage de près de 47 % » en cinq ans.

La goutte :

Par ailleurs, la croissance de l’indice de vitalité linguistique de l’anglais est anormalement élevé à Blainville, Boisbriand et Rosemère, où les données indiquent une vitalité entre 6 et 36 fois supérieure à celle du français. La Ville de Sainte-Anne-des-Plaines atteint toutefois un sommet avec une croissance de l’indice de 45 %.

À ce point, le président du Mouvement Laurentides français avoue que son mouvement « agit surtout à titre de chien de garde, du moins, pour le moment. »

De mon côté, je me demande bien ce qui pourrait, soit renverser la vapeur, soit stabiliser le phénomène, parce qu’il ne faut surtout pas oublier qu’il s’agit d’un phénomène où le libre-choix est important. On ne parle pas d’anglophones ou d’allophones qui refusent d’apprendre le français (même si dans l’absolu il est aussi question de libre-choix, on ne peut pas le nier).

Une chose est sûre, c’est que cela démontre bien le caractère extrêmement attractif de la langue anglaise au Québec, malgré sa majorité francophone qui devrait agir comme un rempart (au niveau de l’usage). Mais cela ne semble pas assez… Et c’est aussi une preuve que le bilinguisme (qu’on nous vend comme une panacée) n’est pas que positif, puisque cela participe au déclin du français comme langue commune.

Ça me fait penser à une anecdote. J’étais dans une boutique de Bois-des-Filion, attendant de payer mes achats. Le client devant moi ne parlait qu’anglais et la dame qui s’occupait de lui à la caisse ne lui répondait qu’en français. Ils se comprenaient, mais je sentais bien que la dame voulait par cela lui rappeler qu’on est au Québec et qu’au Québec on se parle français en public. Peut-être que certains seront outrés par le fait que quelqu’un qui travaille au service à la clientèle se permette de ne pas répondre en anglais à un anglophone, mais ce que je sais, c’est que le propriétaire de la boutique était à côté d’elle et l’aidait, tout en conversant en français. (Pour y avoir déjà été avec un ami, et qu’il m’ait un peu raconté l’historique de la place, il se pourrait bien que la dame en question soit la femme du propriétaire, donc sûrement la copropriétaire…)

Des francophones sont libres de vivre en anglais. Des allophones et des unilingues sont libres de ne pas apprendre le français. Alors pourquoi ne serions-nous pas libres de tenter par tous les moyens de faire passer le message que le français est la langue commune au Québec, tout en étant fiers, voire même hautains?

Il est grand temps de sortir du complexe d’infériorité.

(Photo : misspixels)

La forme et le fond

La forme et le fondBillet intéressant aujourd’hui chez Chronique d’un gars. Il discute de son désir d’améliorer la forme de ses billets. Dans ses justifications pour expliquer pourquoi il écrit brouillon et qu’il omet les accents, il parle de l’importance du fond, de paresse et d’anticonformisme, entre autres. Je trouve le thème important, alors je tenais à le partager ici.

Ce que je lui ai répondu à l’instant :

Pendant que tu en parles…

Ce que je peux te dire, c’est que le plus important, c’est la lisibilité. Il y a un travail de déchiffrement à faire quand il y a des fautes (de toutes sortes) et des accents qui manquent. C’est donc pour atteindre le fond que je me donne la peine de faire cet effort. Mais si tu le fais pour moi, je serai encore plus content de te lire.

Alors, pour l’histoire de ne pas se conformer, tu pourrais aussi écrire des trucs comme « Ti okjensidafiv poku nijaci joneheb mucadhass ob gefogec » pour aller au bout de l’idée.

Pour ma part, je ne crois pas que je suis plus conformiste parce que j’essaye d’écrire le mieux possible.

La forme magnifie le fond.

GM, Harper, Démocratie 2.0 et privatisation de Radio-Canada

(Le billet qui suit a été publié parallèlement sur Les 7 du Québec, pour lire les commentaires ou en laisser, suivre l’hyperlien précédent.)

Le dernier billet de mon blogue, qui était à la base seulement un montage graphique transformant « GM » en « GouverneMaman » commenté minimalement de ma part, a été, par la discussion qui a suivi, le laboratoire de celui qui va suivre. Et je me réjouis de l’interaction entre les citoyens que permettent les blogues, et je remercie ceux qui, chez moi, ici ou ailleurs, participent à cette aventure.

Au départ, je crois depuis longtemps à l’avènement d’une Démocratie 2.0, et l’histoire autour de GM, même seulement au Canada, est un bon exemple pour illustrer son non-avènement. On a entendu du côté des conservateurs que l’idée derrière tout ça est de conserver des emplois, mais on se rend compte, même si le calcul est difficile à faire, que la note par emploi conservé est très salée, s’approchant du million de dollars. Alors, j’en viens à penser qu’on aide plus un symbole à perdurer que des gens à garder leurs emplois.

Le monde change et GM est dans cette situation parce qu’elle n’a pas su se mettre au devant. Sérieusement, je doute fort que les citoyens canadiens aient donné l’aval à Stephen Harper pour ce sauvetage, puisque justement ce sont eux qui dictent, par l’évolution des mentalités, ces changements. Je qualifiais de « grosse balourde » la compagnie GM et je fais donc de même pour le système politique actuel. Tant d’argent public ne devrait pas se jouer aussi facilement, surtout quand les conséquences sont si importantes. Il serait donc temps qu’un vrai dialogue s’amorce entre les citoyens et les décideurs. Le seul suffrage électoral plus ou moins aux quatre ans est devenu insuffisant dans un monde où la rapidité et l’efficacité sont si présentes.

Mais pour pointer les agissements du gouvernement actuel, il y a une absurdité à constater qu’un d’un côté on met tant d’argent pour sauver GM et de l’autre on veut vendre des sociétés d’État comme Radio-Canada. Est-ce qu’après avoir fâché la droite économique les conservateurs tentent de se racheter en jouant le jeu idéologique de la privatisation? Ça en a tout l’air. Est-ce que le symbole de GM, lié à l’économique, est plus important que celui de Radio-Canada, lié à la culture?

Bon, il semble que Radio-Canada ne soit pas vraiment en danger, mais, quand même, trouvez l’erreur : « le diffuseur public faisait face à un manque à gagner de 171 millions de dollars » tandis que « Les gouvernements du Canada et de l’Ontario ont confirmé lundi le versement d’une aide de 10,6 milliards de dollars (9,5 milliards de dollars américains) à General Motors afin de procéder à sa restructuration. » (« Le gouvernement fédéral débourse 7,1 milliards de dollars et le gouvernement ontarien 3,5 milliards. »)

Qui peut croire que le gouvernement actuel est pragmatique?

Nouveau blogue dans le paysage

J’ai reçu voilà quelque temps une invitation de participer à un blogue collectif de la part de Pierre JC Allard. J’ai bien sûr accepté. Si vous ne le connaissez pas, il dissémine ses écrits un peu partout sur le web, sur son site Nouvelle Société, sur Cent Papiers, sur Agoravox, et la lecture de son texte de présentation sur Cent Papiers donne le tournis… (Dans le sens de : impressionnant!)

Le blogue est en ligne depuis peu et devrait se remplir au gré des présentations des 7 blogueurs, et ça s’appelle, justement, Les 7 du Québec. Le texte de présentation de Pierre JC Allard est très représentatif :

Ceci est le premier texte publié sur ce blogue. Il y en aura d’autres. Un chaque jour, à partir du 1er septembre 2008.  Pourquoi, une seul nouveau texte chaque jour ?  Parce que le défi n’est plus de recevoir davantage de renseignements, mais de choisir ceux dont on veut être informé.  Nous allons vous offrir chaque jour un commentaire sur ce qui nous semble important, sur ce qui nous semble faire  tourner le monde. Parfois bien clairement, parfois en demi-teinte… ou en clair-obscur

Nous sommes sept (7) blogueurs du Québec qui mettons ici nos efforts en commun pour présenter une vision qui ne cible pas le Québec, mais un monde où le Québec a sa place.   Ce blogue n’a pas de politique éditoriale, ni d’autres balises que le respect de la loi, de la courtoisie et de la liberté d’expression.  Nous voulons, nous inspirant d’Albert Londres, «  regarder ce que tout le monde regarde… et vous  montrer que ce que personne ne voit »

Il n’y a, entre nous sept (7), ni amalgame, ni le moindre compromis. Chacun offrira son propre point de vue, conçu selon des principes et des espoirs qui sont les siens, tracé à partir de  sa propre vision du monde et de SON expérience.   Il n’est pas dit que nous ne nous contredirons pas… .

Nous croyons que c’est en voyant les choses sous divers angles que le lecteur pourra former sa propre opinion.   Nous serons satisfaits s’il y parvient convaincu que, sur ce site,  un auteur ou l’autre aura souvent cherché à le séduire, mais que nous n’aurons jamais tenté tous ensemble de le manipuler.

Vent de gauche, vent de droite, mais toujours un vent de liberté. C’est le vent qui fait lever les voiles….

À vous de fixer le cap et de naviguer.

Aujourd’hui, mercredi, puisque c’est mon jour attitré, je viens de publier quelques vieux billets, question d’ajouter un peu de substance, et ma présentation, ma vision du projet. Il va sans dire que la politique sera au centre des préoccupations de ce blogue. Avis aux intéressés.

(Photo : thethi)