Les étudiants sont l’eau qui bouille et le gouvernement tient le couvercle de la marmite bien fermé. Et après, Jean Charest et Line Beauchamp se surprennent que la tension monte, que ça déborde. Lire le billet sur Le Globe… (Contient aussi ma dernière caricature, mettant en scène Line Beauchamp.)
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Taux d’instruction : le Canada premier!
Un ami enseignant m’a envoyé un lien vers un article de JSS news, « premier média israélien francophone ». L’article a pour titre : « Israel, deuxième pays le plus instruit au monde ! Lire le billet sur Le Globe…
Tout le monde en jase – 20 novembre
Première chronique hebdomadaire au sujet de l’émission Tout le monde en parle. Cela sera un condensé de mon expérience télévisuelle en compagnie de l’outil social Twitter.
Normand Legault et Gaétan Frigon
Invités pour présenter l’émission « Dans l’oeil du dragon », à Radio-Canada à partir du printemps 2012, on a soulevé avec raison que le choix éditorial de les avoir comme premiers invités est « vraiment triste »… Alors que Radio-Canada tapait sur les doigts de Quebecor via « Enquête » au sujet de la convergence et de l’auto-promotion dernièrement, c’est plutôt contradictoire.
Au-delà de ça, je trouve personnellement que cette émission à venir est une bonne chose. Le Québec a besoin de voir des entrepreneurs mis en vedettes, si ça peut en encourager d’autres à se lancer!
Et, quand même, dans le cas de ces deux invités et du sujet de cette émission, le concept de « Tout le monde en parle » est encore un peu élastique. Mais bon, on peut toujours arguer que l’expression « tout le monde en parle » peut s’appliquer au futur…
Sophie Fontanel
Invitée pour présenter de son dernier livre, « L’Envie », qui parle de son abstinence sexuelle durant 10 ans. Il va sans dire que le sujet est sensible en cette ère où l’hypersexualisation est un terme très à la mode.
J’ai noté ce tweet de @kiwibruissant :
Geste éminemment politique dans ce monde qui carbure à la porno
Il faudrait que je lise le livre pour me faire une idée en lien avec la démarche de la dame, mais en soi ça se tient, même si je ne crois pas que la porno c’est le diable.
Tweet qui représente bien mes réflexions durant l’entrevue :
Dany Laferrière
Cette émission donnait une bonne place aux livres avec celui-là qui venait présenter « L’art presque perdu de ne rien faire ». L’entrevue était à mon sens assez fouillis, à l’image de l’impression que me donnent ses interventions dans le livre « De quoi le Québec à-t-il besoin? » Justement, pour condenser ses propos, il a répondu que « le Québec a besoin de sortir du Québec ».
Donc, si je comprends bien, il nous accuse d’être refermés sur nous-mêmes. Personnellement, je crois qu’il faut un équilibre, et dans le contexte de la mondialisation, il est tout à fait normal, et de s’ouvrir au monde, et de prendre soin de soi. Je pense qu’en tant qu’immigré lui-même il le voit trop gros ce réflexe de protection chez les Québécois (dont il semble lui-même s’exclure), alors qu’il n’y a pas, à mon humble avis, de disproportion avec l’influence extérieure.
Francois Legault
Je ne sais trop si, le plus objectivement possible, ça l’a aidé ou non cette apparition à TLMEP. Mais, personnellement, je trouve qu’il a marqué un point en exposant sa position sur l’immigration (baisser le nombre de gens reçu, le temps de rattraper le retard au niveau de l’intégration et de la francisation). Par contre, là où il a foiré solide, c’est quand il a dit bien sérieusement que « les Québécois ne veulent pas entendre parler des questions constitutionnelles ». Il est bien clair pour moi qu’il ne fait que participer au concert des fédéralistes (qui se sentent bien au chaud dans le nid douillet du statu quo) même si très dernièrement un sondage donnait comme résultat que 70% des Québécois veulent une modification de la Constitution. Un mensonge maintes et maintes fois répété peut devenir une vérité, c’est ce qu’on dit…
Mais pour revenir à sa position sur l’immigration, j’ai lu beaucoup de réactions négatives qui m’ont fait écrire cette réflexion :
Marina Orsini
Durant son entrevue, elle a fait un parallèle entre l’omniprésence des médias sociaux et la solitude, comme si cela y participait. Murphy Cooper a mis plus vite que moi les mots qu’il fallait sur Twitter :
J’me demande si en 2011 c’est encore à jour de dire qu’on est seul avec les médias sociaux…
Pour aller au plus simple, je crois qu’un jour on réussira à effacer la cloison entre la communication dans le monde physique et la communication dans le monde virtuel. Une relation reste à la base une relation, même si ensuite on peut toujours la qualifier.
Et à notre collaboratrice Marilène Pilon, qui disait qu’on se retrouvait seuls après avoir fermé l’écran, je répondais qu’il vaut mieux vivre la solitude avec les médias sociaux que sans, comme quoi…
Emmanuel Carrère
Ça m’a juste donné le goût d’aller m’acheter son roman. Mission accomplie.
Lara Roxx et Mia Donovan
C’est un sujet qui a beaucoup fait réagir les gens sur Twitter. On a beaucoup trop à mon goût donné de l’importance au fait que l’ancienne actrice porno répétait « double pénétration anale », mais je dois avouer qu’il fallait quand même du front pour laisser ça au montage!
À un moment donné durant l’entrevue, on a soulevé l’exemple d’un viol collectif où les jeunes hommes ne semblaient pas comprendre le mal qu’ils avaient fait, puisqu’ils n’ont fait que reproduire ce qu’ils ont vu dans les films pornos. J’ai cru bon remettre les pendules à l’heure :
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Et pour le mot de la fin, je vais citer un tweet de Dany Paquin :
Ouin ben, #TLMEP est allé d’un extrême à l’autre ce soir #10anssanssexeVSdoublepénétrationanale
Traduction de la phrase-clic (hashtag) : 10 ans sans sexe vs. double pénétration anale.
P.S. Dorénavant, je vais fermer mes commentaires ici pour les billets que je publie sur Le Globe. Vous pourrez quand même lire le billet ici, mais si l’envie vous prend d’y réagir, vous n’aurez pas le choix de vous rendre sur l’autre site (et ça vous donnera l’occasion d’aller le voir si ce n’est déjà fait…
). Voici donc le lien : http://leglobe.ca/blog/2011/11/tout-le-monde-en-jase-20-novembre/
Charest, comme on l’aime…
Charest, charest… S’il n’existait pas, il faudrait l’inventer, mais seulement sous la forme d’un personnage de fiction s’il vous plaît!
Sa patente à gosse, qu’il nous promet améliorée, c’est tout simplement le désagrégement du mur étanche séparant le judiciaire et le politique :
Ça devrait s’ajouter aux récriminations du mouvement d’occupation au Québec, ça pourrait faire office de nonosse pour Éric Duhaime. Non, même pas… (Màj : finalement, Charest a plié, on aura une vraie commission : http://www.cyberpresse.ca/actualites/dossiers/commission-charbonneau/201111/09/01-4466190-charbonneau-aura-tous-les-pouvoirs-prevus-par-la-loi.php)
Et ça m’a fait bien rire quand j’ai lu que notre premier ministre « a mis le gouvernement fédéral en garde [...] de chercher à rétablir ses finances sur le dos des provinces. » Quelle carte a-t-il dans sa manche pour avoir un ton si bagarreur? Rien, nada, niet! Avec le PLQ à Québec, Harper peut faire ce qu’il veut (encore plus avec sa majorité) : il est impossible de faire miroiter qu’on peut claquer la porte! Charest n’est quand même pas Bourassa!
Et, concernant son gouvernement, on se rend compte que « la place de l’anglais comme langue de travail dans les services publics » est disproportionnée par rapport au poids démographique des anglophones. Je me disais, pratique comme tout, que les 2,2 milliards qui sont dépensés en trop pour offrir des services en anglais au Québec devraient être redirigés vers les programmes de francisation. Mais non, ça serait impossible, puisque la bande à Charest va déjà dans l’autre sens et a coupé plus d’une trentaine de « classes de français destinées aux immigrants en raison de compressions budgétaires. » Et il ose nous dire sans rire que le fait français compte pour lui…
Bon, une petite dernière pour la route! Charest se moque de la coalition CAQ-ADQ en soulevant que François Legault est un souverainiste de gauche et que Gérard Deltell est un fédéraliste de droite, mais avouez qu’il est en lui-même hautement risible : il est un conservateur dans un parti « libéral »… Alors qu’il s’exclamait que « Ça va être fascinant d’observer ça », avec tout le sarcasme que l’on peut y lire, une grande partie des Québécois n’en pense pas moins à son sujet, c’est le moins que je puisse écrire.
QuébecOR : la grenouille qui s’est faite plus grosse que le boeuf…
L’émission Enquête de Radio-Canada était hier un rendez-vous très prisé, en tout cas pour mon tweetorat (ce néologisme signifie évidemment les gens qui me suivent et qui sont actifs sur Twitter — et étant donné que je suis pratiquement tout le monde en retour, il devient un terme fourre-tout pour désigner mon réseau — fin de la parenthèse « média social »).
Cette émission était très attendue et elle ne semble pas avoir déçu beaucoup de monde : les commentaires que j’ai pu lire étaient tous très positifs (envers le travail de l’équipe d’Alain Gravel, on s’entend…). Et on s’attend bien sûr à une volée de bois vert de la part de PKP :
Après la diffusion d’#Enquête, on attend rapidement l’#EmpireContre-attaque…
En gros, le reportage démontre que Quebecor, après avoir eu l’aide du gouvernement péquiste de l’époque pour acquérir Vidéotron (la Caisse de dépôt, donc nous tous, possède 45% de Quebecor), et après avoir promis « d’adopter une série de mesures pour préserver la diversité des voix en information », est devenu un monstre tentaculaire, un délinquant qui n’en fait qu’à sa tête, une sorte de musulman qui veut imposer sa charia :
Mais le plus drôle dans ce reportage, c’est le bout où on voit Michelle Coudé-Lord, la directrice de la section Arts et Culture du Journal de Montréal, avec un journaliste aux coudées franches… Après qu’il lui ait fait part d’un cas où visiblement elle avait joué de son pouvoir sur le choix d’un palmarès de personnalités culturelles qui devait être constitué par des spécialistes indépendants, elle répond que c’est sa parole « contre celles d’ex-syndiqués qui sont en colère contre nous ». Le journaliste lui demande alors : « c’est votre adresse de courriel ça? »
Ensuite, on nous montre un courriel où elle a, téléguidée par le directeur de l’information Dany Doucet, effectivement demandé qu’on enlève un nom dans la liste (Paul Arcand) pour y ajouter un autre (Jacques Aubé, vice-président exécutif et directeur général d’Evenko — un gros annonceur au Journal de Montréal). Et quand elle a eu à s’expliquer, on a eu droit à du patinage digne d’un professionnel de la politique, hésitations et mimiques de défensive en prime.
Le reportage vaut vraiment le coup d’oeil, et en plus on l’offre en version intégrale sur le site de l’émission.
Personnellement, ça ne m’a pas trop surpris. Mais ce qui me désole le plus, c’est de constater encore plus clairement le double standard présent dans l’évolution de cette grosse machine qui se fait le fer de lance d’un discours franchement antisubventions alors que certains de ses plus gros coups (Vidéotron et le futur amphithéâtre à Québec) trouvent leurs sources de l’argent des contribuables via une participation étatique. C’est alors que cette attitude dictatoriale en phase avec une culture affairiste agressive perd de sa légitimité. Comment Pierre-Karl Péladeau peut-il faire fi des questionnements éthiques en lien avec l’objectivité journalistique alors qu’il s’agit de répondre au bien commun?
Mais en même temps, nous sommes pris en otage. Le succès de Quebecor semble reposer sur sa tactique de convergence et s’il est forcé de l’abandonner, nous pouvons craindre de perdre notre investissement avec sa possible descente aux enfers. Je sais bien que c’est le scénario le plus pessimiste, mais n’est-ce pas un peu ce dans quoi nous avons été plongés?
Pieds et mains liés, il nous reste encore le droit de signifier notre mécontentement et d’espérer un minimum de respect des règles communes, ce qui ne devrait pas trop briser ses ailes. Et, pour ce qui est de la convergence, le problème n’est pas seulement de son côté, de toute façon, même s’il l’est à moindre mesure… (Une preuve comme une autre : j’ai demandé via Twitter à Guy A Lepage s’il y aura quelque chose au sujet de ce reportage à TLMEP et il m’a répondu que non, qu’il n’a rien su du reportage avant l’enregistrement. J’ai demandé ça bien candidement, mais si Radio-Canada fonctionnait minimalement comme Quebecor, c’est certain que dimanche on en aurait entendu parler! Et le pire, c’est que j’aurais même trouvé ça correct, étant donné que l’émission s’enregistrait dans la journée de diffusion du reportage, question de coller sur l’actualité.)
Voilà, en espérant ne pas trouver le paysage médiatique en désolation à mon réveil demain…
Le Berger Blanc : éthique versus profits
Au-delà de l’indignation que cela provoque, sans nul doute que la question de l’éthique est soulevée. Et dans ce cas précis, il est bien sûr question d’une entreprise privée. Donc, est-ce que parfois, en tout cas dans ce cas précis, l’éthique et la recherche de profits seraient irréconciliables?
Le lien entre les deux est fluide et surtout, direct. S’assurer de faire parfaitement les choses au niveau éthique (on pourrait aussi dire : plus proprement) ralenti tout le processus, augmente les coûts, etc., donc amoindrit du coup les profits. Et puisqu’il est question d’animaux, et que la plupart des gens consomment des produits animaliers sous une forme ou une autre, peut-être que l’éthique prend plus facilement le bord…
Et même si on fait une distinction entre par exemple la boucherie et tout ce qui touche les animaux de compagnie, il reste qu’à la base il est question de consommation. Serait-ce donc que l’éthique ne concerne que les animaux à partir du moment où il s’est développé un lien sentimental au niveau humain? Je ne crois pas, et sûrement que la plupart des gens non plus, même si c’est l’achat compulsif d’animaux dans les animaleries qui cause le problème de l’euthanasie à la chaîne et ainsi la demande pour le service qu’offre une entreprise comme Le Berger Blanc.
C’est sans doute très facile de le soulever après coup, mais une entreprise privée (dont le but premier est de faire du profit) qui doit s’occuper d’animaux de compagnie (qui doit donc respecter une certaine éthique) n’est-elle pas en situation de conflit d’intérêts? En rédigeant cette question, j’avais en tête les cliniques vétérinaires, entreprises privées qui s’occupent d’animaux de compagnie elles aussi. Et il est clair pour moi que la différence est grande. La recherche de profits des cliniques vétérinaires repose sur le lien privilégié entre les propriétaires d’animaux et les vétérinaires, ainsi que sur la réputation générale de la pratique, que participe à maintenir l’Ordre des médecins vétérinaires du Québec. On pourrait aussi dire que la clientèle des cliniques vétérinaires est composées essentiellement de gens qui aiment leurs animaux au point de payer très cher pour des soins, contrairement à ceux du Berger Blanc qui veulent simplement s’en débarrasser.
Dans le cas des cliniques vétérinaires, comme on a pu le voir, l’éthique est magnifiée par le processus qui mène au profit. Dans le cas du Berger Blanc, on se demande si l’éthique n’est pas qu’un luxe que l’entreprise ne peut pas se payer (ou plutôt ne voulait pas se payer). En tout cas, les images atroces qu’on a pu voir donnent cette impression.
Jean-François Harrisson est-il vraiment cinglé?
Quand on est pédophile, il n’y a pas de doute qu’on est complètement cinglé.
Au-delà de ça, à voir aller Jean-François Harrisson depuis le début de ses problèmes avec la justice, il donne l’impression de l’être plus globalement (cela dit en prenant le parti de sa culpabilité alors qu’il n’y a rien de certain pour l’instant, j’en conviens).
Mais je suis vraiment en train de me demander s’il ne joue pas seulement la comédie pour esquiver la prison et se retrouver plutôt en centre de psychiatrie.
N’est-il pas un comédien après tout?
Grosse fatigue
L’entreprise de charme de Jean Charest à Tout le monde en parle
Depuis que j’ai écouté l’entrevue de Jean Charest à Tout le monde en parle, je n’arrête pas de penser au fait que même un criminel est capable d’être charmant et sympathique en société. Donc, humain. Je lisais avant-hier dans le dernier numéro d’Urbania (spécial Escrocs) un article racontant les péripéties du grand fraudeur et imposteur Christophe Rocancourt et c’est bien de cette manière qu’on le décrit.
Je ne dis pas que notre Premier ministre est un fraudeur et un imposteur, loin de là, mais il ne faut pas s’enlever de la tête que malgré sa bonhomie et son air candide, ça ne l’empêche pas de possiblement au moins maquiller la vérité quant à son refus obstiné de tenir une enquête publique au sujet de vous savez quoi! Il doit tellement se répéter que sa position est la bonne qu’il donne une impression de sincérité, ce à quoi sont aussi capable les acteurs, en passant…
Mais pour aller plus directement au fait, ne pensez-vous pas que ses explications au sujet de l’inutilité d’une enquête publique, comme quoi cela donnerait l’immunité (il l’a répété deux fois en plus), ne tiennent pas la route? En vérité, si on se réfère à quelque chose de similaire, l’enquête publique sur le scandale des commandites ne semble pas avoir empêché aucune arrestation. Pourquoi cela serait-il différent aujourd’hui?
Et, pour justifier ses positions, John James tentait de nous expliquer que le gouvernement fait sont travail et qu’il va de l’avant quoiqu’en pense la population et les médias parce qu’on doit le juger à la lumière d’un mandat. La belle affaire! Pourtant, depuis qu’il est là, l’automobile dans laquelle il a supposément les deux mains sur le volant n’a vraiment pas fait qu’avancer, rappelons-nous l’histoire autour du Mont Orford…
Rien dans cette entrevue ne m’empêchera de penser que le refus pour une commission concerne la peur de se voir éclaboussé et que le refus du moratoire (et de nationaliser l’exploitation des gaz de schiste) concerne du copinage partisan avec l’industrie gazière.
Mais bon, je ne suis qu’un petit citoyen qui ne comprend rien…
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Justement, mon amie Noisette Sociale aimerait bien que notre PM lui explique tout ça, lors d’un entretien convivial, au début de l’an prochain. Peut-être qu’avec le pouvoir des médias sociaux son rêve deviendra réalité!
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Quand un belle brique tombe :
Le PLQ : autruches ou mafiosis?
J’écoutais le Téléjournal. Quand j’ai vu qu’on accueillait John James Charest au congrès du PLQ comme une rock star beatléenne, je me suis dit que ses militants ont un problème cognitif. Et au vu de ce qui s’est passé après, je rajoute sans sourciller le qualificatif : profond… Mais par respect, parce que ces militants sont des gens comme tout le monde… je ne vais que les costumer en autruches ridicules…
Parce que sinon, ça donne tellement raison au chef de l’ADQ, Gérard Deltell, de traiter cet individu de « Parrain ». Parce qu’un Parrain fait tellement peur qu’on n’ose pas le contredire, ce qui ressemble pas mal au fait qu’aucun membre du parti n’a appuyé Martin Drapeau, ce militant libéral qui voulait un débat sur « l’opportunité de tenir une commission d’enquête ».
Ceci n’est pas une blague : nos jeunes sont bons à l’école!
Ce billet est publié conjointement sur le blogue des 7 du Québec. Les commentaires sont fermés ici alors, pour en laisser ou les lire, cliquez sur l’hyperlien suivant : HYPERLIEN
On nous assomme depuis longtemps avec le discours comme quoi les jeunes Québécois ont de mauvais résultats à l’école, cela mêlés au problème du taux de décrochage. J’ai un ami professeur qui me dit depuis longtemps que c’est loin d’être représentatif de la réalité et il a fini par m’envoyer des articles pour me le prouver. Je vais donc partager ces quelques informations avec vous.
Pour ce qui est du décrochage scolaire, il y a bien sûr un problème. Selon l’OCDE, le Québec a un taux de décrochage de 22,5%, comparativement à environ 15% pour les autres pays. Par contre, pour ce qui est des résultats scolaires, c’est beaucoup plus rose.
En vrac. En 2006, toutes « les provinces affichent un rendement égal ou supérieur à la moyenne de l’OCDE en lecture et en mathématiques. Les élèves du Québec se classent au-dessus de la moyenne canadienne en mathématiques ». En 2007, les « élèves canadiens et québécois se maintiennent dans le peloton de tête international aux épreuves de lecture, de mathématiques et de sciences. » Et le Québec est champion des maths au Canada.
Aussi, on a toujours tendance à croire que les jeunes Québécois sont vraiment beaucoup moins bons que les jeunes Français, pour ne nommer que nos cousins avec lesquels nous avons depuis toujours un rapport amour/haine… Pourtant, en 2006, dans le test PISA (Programme international pour le suivi des acquis des élèves) de l’OCDE, les jeunes Québécois « ont atteint dans le domaine de la compréhension de l’écrit des scores supérieurs de 30 points aux élèves français » (il faut quand même spécifier, pour avoir une bonne idée de ce dont il en retourne, que la moyenne des résultats est de 500 points et que le plus haut pointage est de 563 points pour la Finlande). Ça donne quand même à réfléchir…
Et là, ce qui devient un mystère pour moi, c’est pourquoi il y a un tel fossé entre la réalité et l’opinion publique. C’est peut-être simplement le réflexe de ne pas vouloir s’asseoir sur ses lauriers, qui sait? Parce que oui, quand même, nos résultats ne sont pas au top, mais ils sont loin d’être dans les bas-fonds!
Sources :
Décrochage scolaire: le Canada fait piètre figure
La performance des jeunes du Canada en sciences, en lecture et en mathématiques
(Photo : matriver)
Le port du voile intégral sondé
Comme je viens de l’expliquer en commentaire à la suite du billet précédent, je suis pour l’interdiction du port du voile intégral en public « puisque cela est choquant humainement. »
Ça tombe qu’aujourd’hui un sondage est sorti au sujet de cette question. Au Canada, 54% sont pour l’interdiction, 20% sont contre, 15% n’accordent aucune importance à la question et 11% ne savent pas quoi répondre. Quant aux résultats de quelques provinces, le Québec a le plus haut pourcentage de réponses pour l’interdiction avec 73%, suivi des provinces de l’Atlantique avec 54%, l’Ontario avec 52% et la Colombie-Britannique avec 39%.
Et si je puis illustrer encore plus mon opinion, je ne vois pas beaucoup de différence entre une femme portant un voile intégral et une femme se faisant transporter dans un tapis roulé…












