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Démission de Line Beauchamp : quand une démission est un compromis…

On s’attendait à quelque chose comme un compromis de la part du gouvernement pour régler la crise, mais on a eu la démission de Line Beauchamp qu’elle a déguisée en compromis. À la blague, j’écrivais Lire le billet sur Le Globe…

Enquête impudique

 

Je me suis inspiré d’un tweet publié la nuit dernière :

Le désir d’une enquête publique est tellement populaire qu’il y aura bientôt une parodie porno : « Enquête impudique »

La honte (Màj)

 

Je n’aurai jamais eu si honte d’être Québécois.

Le dernier sondage Léger Marketing — Le Devoir — The Gazette donne le PLQ premier dans les intentions de vote avec 31%, après répartition, suivi du PQ, avec 26%. Le PLQ devrait être aujourd’hui plus bas que le Parti Vert. Et, comme je l’écrivais (autrement) sur Twitter, va-t-il falloir qu’un libéral québécois aille voler directement chez quelqu’un pour que cette personne décide d’arrêter de vouloir voter pour le PLQ?

Et quand on voit que 56% des non-francophones voteraient encore pour le PLQ (contre 25% pour les francophones), on se demande s’il n’y a que du côté franco pour avoir entendu parler du rapport de l’Unité anticollusion. Et le plus grand mystère, c’est quand même le quart des francophones toujours loyaux au cartel à Charest…

Et je ne sais pas s’il faut ou non ajouter dans la balance le fait que Pauline Marois est à la tête du PQ. Le fait qu’elle ne fasse pas l’unanimité dans la population ne doit pas peser bien bien lourd, il me semble. Mais je ne suis pas dans la tête des autres…

Quoi qu’il en soit, il y a une manifestation qui s’organise pour samedi prochain devant le bureau du premier ministre du Québec (communiqué de presse ici). On a essayé de me décourager d’y participer, parce que, soi-disant, ça ne donne rien. Est-ce que de rester assis sur son steak ça donne quelque chose de plus?

(Caricature trouvée ici : http://blogues.cyberpresse.ca/voixdelest/2011/09/17/)

Ajout :

http://www.ledevoir.com/politique/quebec/331677/ras-le-bol

Ajout (bis) :

Totale transparence, je ne savais pas que le sondage a été fait avant le coulage du rapport de l’Unité anticollusion, ne l’ayant pas lu en détail. Ce qui rend mon billet un peu absurde, étant donné qu’il n’y a pas de lien à faire entre ces résultats de sondage et ce rapport… (Quoique, j’ai un doute que le prochain sondage sera bien différent.) Mais je le laisse quand même, pour la caricature et l’annonce de la manifestation.

Màj :

Un nouveau sondage Crop Gesca vient de paraître :

http://www.quebecpolitique.com/2011/09/sondage-crop-gesca-de-septembre-2011/

Les libéraux tombent à 28% (à égalité avec le PQ). Il y a encore plus d’un quart de la population qui voterait encore pour cette honte, misère…

 


 

punching bag clown

Le gouvernement Charest dans l’eau bouillante

 

Mots-clés :  corruption, rapport secret, Unité anticollusion.

J’espère vraiment qu’au moins pour une fois notre Patapouf national a perdu son air fendant et son rire suffisant. Malgré tout, peut-être que John James Charest est vraiment un pantin désarticulé, seulement là pour épater la galerie, enfin ceux qui sont encore capables de se faire épater de cette manière.

En tout cas, s’il ne se sent pas concerné par toutes les flèches qui visent son gouvernement, il n’a qu’à démissionner, pour laisser quelqu’un d’autre assumer l’immense pression populaire pour une commission d’enquête publique. Nous nous chargerons bien d’analyser ensuite cette désertion…

Mais s’il est trempé jusqu’au cou, comme la plupart le pensent, il n’a pas le choix de se démener comme un diable pour empêcher l’ouverture de cette boîte de Pandore. Parce que, comme le dit trop bien Josée Legault (et je vous somme d’aller lire son billet!) :

En cela, le scandale des commandites fait figure de théâtre amateur…

Si quelqu’un a encore besoin de preuves qu’on grappille dans nos poches indument, il a besoin de bonnes lunettes, pas les lunettes roses que Patrick Lagacé soupçonne le Directeur général des élections du Québec d’acheter « en gros ou au détail »… Et si tout le monde se rend bien compte qu’on se fait voler, je ne peux pas croire qu’on va attendre comme des dindes qu’un clown daigne enlever son nez rouge pour faire face à la musique!

De toute façon, faudrait bien d’abord qu’on le trouve…

 

 


 

Démission de Normandeau : même pas une tempête dans un verre d’eau…

 

La démission de Nathalie Normandeau… Tout d’abord, il me faut pointer le billet de la blogueuse Marilène Pilon : « Deux poids deux mesures : désinformation d’une crise ». Elle y fait le triste constat du traitement très différent de la nouvelle quand il s’agit du PQ ou du PLQ. Elle a bien raison : pourquoi la nouvelle du départ de la vice première ministre du Québec ne signifierait pas que le PLQ est en crise, comme on l’a ressassé à toutes les sauces pour les démissions au PQ? Parce qu’il ne faut pas se leurrer, le terme « crise » n’est pas neutre du tout, surtout dans l’imaginaire collectif.

C’est certain qu’il y a une différence entre une démission et des démissions, mais, comme le soulève Marilène, le PLQ a eu son lot de démissions, quand même assez récemment. Et encore plus récemment, comment ne pas faire le lien avec la démission d’Alexis St-Gelais, président du PLQ dans Jonquière?

Je ne pourrais le renier, il y a effectivement une crise au PQ, mais elle me semble bien nourrie : pourrais-je dire… par sensationnalisme? Et, serait-ce de l’exagération de dire qu’il y a aussi une crise au PLQ?

Passons là-dessus.

De son côté, le blogueur Daniel Lalonde revient sur le fait que Nathalie Normandeau, dans son discours, « en a profité pour dénoncer le cynisme de la population envers la classe politique. » Son excellente question à l’ancienne vice première ministre :

déplorerait-elle le cynisme d’une femme envers les hommes après qu’elle se soit fait tromper à répétition?

Pour la suite de son propos, un dénommé @EspritTordu l’a bien synthétisé par ce message, publié sur Twitter :

Nathalie Normandeau: une prime de départ de $150,000 après sa démission. Essayez seulement de demander du chômage si vous démissionnez!

Sans oublier que « son départ en plein milieu de mandat force une élection partielle qui, si l’ont se fie à l’élection partielle de 2009 dans Rousseau, ne coûtera pas moins de 500 000 $. »

Et, bien sûr, comme je l’avais soulevé aussi sur Twitter :

Faudrait organiser un « pool » sous le thème : Dans combien de temps Nathalie Normandeau aura son retour d’ascenseur pour services rendus.

Démission de Normandeau : « la volonté de se consacrer un peu plus à sa vie privée. » – Un peu plus à sa vie « au privé »?

En plus de cultiver le cynisme citoyen, toute cette histoire est un terreau très fertile pour le sarcasme.

Et je pourrais m’arrêter ici.

Le pouvoir

Mais à la lecture du billet de Cécile Gladel à ce sujet, dans la section où elle parle de l’avis de Josée Blanchette, j’ai une petite veine dans le front qui s’est mise à sursauter! Cette phrase en particulier :

Il faut beaucoup de lucidité ou être parvenu au point de non retour (sic) pour renoncer au pouvoir ainsi, aussi ouvertement, en baissant les bras, tout simplement.

Je ne sais pas si c’est juste moi, mais je n’aime pas du tout l’utilisation du terme « pouvoir » dans ce contexte. J’aurais préféré plutôt quelque chose pointant un poste de haut niveau ou quelque chose du genre. Parce qu’être parvenu au point de non-retour pour renoncer au pouvoir, ça donne l’impression que le pouvoir est en soi un joyau… Pour ceux qui ont lu et/ou vu la série « Le Seigneur des anneaux », nous ne sommes pas très loin de Gollum et de son « précieux »…

Et, si je ne m’abuse, le pouvoir de Nathalie Normandeau était assujetti au citoyen, contrairement au pouvoir du domaine privé. Et des politiciens qui visent la tête du gouvernement expressément pour goûter à l’étourdissement du pouvoir, le moins possible s’il vous plaît. Cela participe au cynisme ambiant. Le pouvoir, dans le contexte politique, ça devrait principalement concerner la possibilité de faire quelque chose pour les autres, et très accessoirement pouvoir s’appliquer à l’égo de la personne qui en a. D’autant plus qu’il ne manque pas d’argent à la clé. Ouin, le pouvoir et l’argent, le pouvoir de l’argent…

Et de voir cette formule de la plume d’une chroniqueuse très connue et appréciée, ça me donne des frissons.

Mais c’est sans doute juste moi.


 

Jim Flaherty et la ronde des déficits

Jim Flaherty tournant.jpgTelle la grenouille qui voulait se faire plus grosse que le boeuf, le déficit canadien gonfle, passant d’une estimation trop conservatrice… de 33,7 milliards à une estimation plus réaliste de 50,2 milliards. Ça n’augure pas bien pour l’automne électoral. Enfin, pour certains.

(Pour lire la suite, ça se passe du côté de BRANCHEZ-VOUS! Et si vous voulez absolument laisser un commentaire ici à ce sujet, prenez la peine d’aller lire le billet au complet… une redite est si vite arrivée! ;) )