Tag Archives: Blogue

Des nouvelles du manifestant (peut-être) dans le coma?

Ceux qui suivent les événements entourant la crise sociale actuelle via les médias sociaux se souviennent sans doute du blessé grave dans la nuit du 20-21 mai. Xi Sophie Zhang raconte comment ça s’est Lire le billet sur Le Globe…

Attaques informatiques contre la parole citoyenne?

J’ai su avant hier que Cent Papiers, le site de « journalisme citoyen », fondé en 2006 par Olivier Niquet et de Jean-Philippe Wauthier (les mêmes qui sont derrière Le Sportnographe, racheté par Radio-Canada), Lire le billet sur Le Globe…

Huffington Post Québec : l’éthique sous le tapis

Quand on est comme moi contre le modèle d’affaires du Huffington Post, cette journée de lancement de sa « franchise » québécoise donne le haut-le-coeur. L’événement attire le gratin médiatique Lire le billet sur Le Globe…

Maternelle Twitter

 

(J’aurais pu aussi titrer « Maternelle Facebook », « Maternelle blogosphère », etc., mais Twitter me semble plus habilité, selon mon expérience actuelle, à se voir accouplé au terme « maternelle Lire le billet…

Grosse journée…

Grosse journée pour moi aujourd’hui sur le Globe :

Financement politique et chantage

Saga PQ-Duceppe : Marissal le fascinateur

 

Twitter : réponse à Rebecca Makonnen

 

Jeudi dernier, Rebecca Makonnen lançait cette question sur Twitter :

 

Ai-je bien compris la nouvelle tendance Twitter : tweeter ses propres tweets deux fois dans la même journée pour maximiser leur portée?

 

Personnellement, j’ai trouvé plutôt drôle cette question puisque pour ma part ça m’arrive tout le temps de faire ça, bien que je sais très bien qu’il y en a pour trouver ça discutable. Et si c’est vraiment une « nouvelle tendance », je peux me vanter ici d’être à l’avant-garde, comme en fait foi un billet, publié en mai 2009, où je proposais l’indication « aRT » pour « autoReTweet ». J’ai même poussé la note par après jusqu’à reprendre des publications en ajoutant « Reprise » (je le fais toujours), comme je l’ai expliqué dans un billet publié au début de 2011 : « Vaine tentative de régler la question de la perception et de l’utilisation des médias sociaux »

Ce que je peux répondre ici à cette question, que je soupçonne pleine de perplexité, c’est surtout que Twitter est un outil basé sur la notion de temps réel. Ce n’est pas comme un blogue où la notion d’archives est très importante. Si on aime un blogueur, on va aller fureter dans son espace pour lire ses derniers billets, ce qui n’est pas tellement habituel avec les tweets de quelqu’un (cela dit sans pour autant dénigrer les utilisations différentes). Généralement, il faut être là quand ça passe, ou être là quand quelqu’un d’autre se donne la peine de le relayer plus tard. Vous comprenez sûrement ce que je veux dire, je n’expliquerai pas ici toute la complexité des échanges sur Twitter et de la dynamique du partage dans le temps.

Aussi, il s’agit surtout de comprendre quel est le but derrière l’utilisation de Twitter. Si comme moi on s’en sert en partie pour faire la diffusion de contenu, il est bien certain que l’idée de multiplier les occasions de diffusion est tentante, en prenant soin de ne pas trop pousser la note bien sûr. Et pourtant, considérant qu’une journée compte 24 heures, il y en a pour trouver sérieusement que de tweeter deux fois la même chose dans la même journée est « désagréable »… Se faire envoyer promener, ça, c’est désagréable!

Et dans l’optique où on considère Twitter seulement comme un endroit où jaser, il est bien évident que le radotage n’est pas bien vu. Pourtant, à la base, Twitter a été pensé comme un outil simple pour le partage d’information, et ses meilleurs coups, ceux qui ont fait la manchette, sont en lien avec ça (pensons à la photo du crash d’un Airbus dans la rivière Hudson). Bien sûr, tout cela a évolué avec le temps dans plusieurs sens, avec plus ou moins de bonheur (pensons au concept du « tweetfight » ou de la « twittérature »), mais cela n’exclut pas pour autant son utilisation plus basique.

Pour vous dire, cette question (et la réaction que je pointe) me semble emblématique de la tendance conversationnelle que je vois s’amplifier avec l’augmentation de la popularité de Twitter auprès d’un plus large public. Et je ne suis vraiment pas certain que ce soit une si bonne chose. Je me demande si justement ça ne fait pas devenir ceux qui publicisent du contenu de plus en plus comme des parias, dans cette grande discussion (plus ou moins sérieuse) aux allures parfois de grande fête de la camaraderie entre humains contents d’être contents. Comme si hors du placotage il n’y avait point de salut!

Bien sûr, toute cette dernière partie n’est basée que sur des impressions liées à mon utilisation de l’outil. Et je ne crache vraiment pas sur le bavardage puisque j’aime beaucoup m’y tremper quand j’ai un moment. Mais je continue de croire que Twitter est particulièrement formidable pour partager rapidement de l’information. C’est surtout ça que je voulais souligner. Et que ce n’est aucunement contre nature de répéter un tweet deux fois dans la même journée. Voilà.

 

(Photo : zigazou76)

Pour laisser un commentaire, suivre ce lien : http://leglobe.ca/blog/2012/01/twitter-reponse-a-rebecca-makonnen/

HuffPostQc : Québec solidaire en réflexion

L’attaché de presse d’Amir Khadir, Christian Dubois, est venu mettre les pendules à l’heure au sujet de la participation des deux têtes dirigeantes de Québec solidaire en commentaire à la suite du billet « Un tapis rouge souillé pour le Huffington Post? ».

L’essentiel de son propos, c’est qu’il n’a jamais été question pour Amir Khadir et Françoise David de créer du contenu original pour le site, mais bien seulement de leur fournir des textes déjà publiés ailleurs. Par exemple, des billets tirés du blogue de Françoise David et des lettres ouvertes d’Amir Khadir (qui ne blogue pas), et qui sont ainsi publiés sur Vigile.net et Presse-toi à gauche. Ils sont surpris qu’on les désigne comme étant des blogueurs en bonne et due forme alors que ce n’est pas le cas selon eux.

Aussi, Québec solidaire réfléchit sérieusement sur sa collaboration avec le Huffington Post en regard des dernières informations et de la polémique actuelle.

 

*******

Personnellement, je vois d’un bon oeil cette possible volte-face. D’autant plus que c’est leur participation qui semble avoir le plus frappé l’imaginaire, et on comprend pourquoi. Un parti aussi clairement à gauche ne peut pas faire fi d’un modèle d’affaires aussi discutable éthiquement au niveau de la dynamique entre les fournisseurs de contenu et les diffuseurs. Ils font leurs devoirs et c’est très bien ainsi.

Pour ma part, comme je l’indiquais en commentaire à Claude Demers sur son blogue, je pense que le problème avec ce modèle d’affaires c’est qu’il exploite la générosité et le talent des blogueurs en leur faisant miroiter de la visibilité qui ne sert finalement qu’à engendrer des profits que le site ne partage pas au final. C’est bien beau l’idée de créer une « nouvelle plateforme qui n’existerait sans doute tout simplement pas sans ce principe de gratuité », mais c’est le résultat qui est discutable : la générosité ne va que dans un sens.

Dans le fond, c’est la multitude la clé de ce modèle d’affaires et elle devient aussi l’assurance que l’indignation d’un seul ou de quelques-uns du lot ne puisse le faire s’écrouler (on pourrait même ainsi douter d’un effet domino avec la possible volte-face de QS…). Pour un seul qui se sentira exploité et qui cessera sa collaboration, il y en aura dix (un chiffre comme ça) pour s’y complaire en se disant que c’est mieux que rien. Et ce « mieux que rien » signifie seulement la visibilité que permet la multitude, et ainsi tourne la roue. Serais-je trop dur d’écrire ici que c’est un cercle vicieux?

En fait, je vais être encore plus dur. Ça me fait étrangement penser à un système pyramidal cette patente, le genre qui ne devient profitable qu’à ceux qui l’ont mis en place. Même que ça me semble pire, puisque plus subtil, et même inattaquable : je ne crois pas que la poursuite du blogueur Jonathan Tasini fera mouche (il poursuit HuffPost pour que « 9000 contributeurs non rémunérés aux États-Unis soient payés pour la valeur qu’ils ont créée »). Pourquoi elle ne fera pas mouche? Parce que toute l’affaire repose sur un contrat implicite de gratuité.

Alors, c’est la valeur du travail et de l’énergie dépensée par les blogueurs qui est comme la mise de fonds du système pyramidal, sans qu’elle puisse être considérée comme de l’argent sonnant au niveau légal. Voilà où est tout le génie de ce modèle d’affaires.

 

Pour commenter, suivre le lien : http://leglobe.ca/blog/2011/12/huffpostqc-quebec-solidaire-en-reflexion/

Michelle Blanc + Simon Jodoin

Le cas Jodoin

(Crédits photos : Olivier Samson-Arcand/OSA Images + Twitter)

Si vous n’êtes pas un fervent utilisateur de Twitter et/ou un lecteur assidu du blogue Bang Bang et/ou du Voir, le nom de Simon Jodoin ne vous dit sans doute rien. Par malheur, je suis un fervent utilisateur de Twitter et un lecteur occasionnel du Voir (surtout pour les pertinents textes de Josée Legault). Et si vous êtes l’un de ses insupportables « yes men », il serait conseillé d’arrêter votre lecture ici. Autre avertissement : je sais très bien qu’il y a du noir, du gris et du blanc, mais je vais me contenter de dépeindre le noir dans les paragraphes qui vont suivre…

Si je me souviens bien, la genèse de cette histoire a trouvé son début un peu après la mise en demeure qu’a envoyée Michelle Blanc à Simon Jodoin (en lien avec un montage photographique publié sur le blogue Bang Bang la mettant en vedette essayant de poignarder Nathalie Petrowski dans le décor d’une peinture de Le Caravage). Dans le fond, c’était le début de la chicane qu’ils entretiennent encore aujourd’hui (Simon Jodoin arbore toujours sur le site de Voir et sur son compte Twitter sa dernière trouvaille : une photo de lui où il imite, bien sûr pour jouer au troll de luxe, la pose de Michelle Blanc sur la photo que l’on peut voir sur son deuxième livre; j’y reviendrai).

Je ne sais pas si cela a un lien ou non, mais je penchais beaucoup plus du côté de Michelle Blanc dans cette histoire qui la confrontait à Nathalie Petrowski. Pour ce qui est du reste, il m’est bien difficile de juger, n’ayant pas été dans leurs culottes depuis tout le temps qu’ils se sont tapés dessus par le verbe. Et, il faut l’avouer, le juge qui a donné raison au duo Jodoin/Péloquin dans cette affaire juridique n’y était pas non plus.

Quoi qu’il en soit, nos rapports au début courtois se sont envenimés au fil de nos divergences d’opinions. Rien de bien grave dans ce monde où les « amitiés » sont plus souvent des germes qui pourrissent dans le terreau de la multitude. Jusqu’à ce que l’expression « chercher des poux » devienne totalement représentative de ses apparitions dans ma bulle. Si ce n’était pas que ses dernières piques concernent mon projet « Le Globe », qui par ricochet implique beaucoup d’autres personnes, ce billet n’aurait pas eu lieu d’être, enfin, pas sous cette forme personnalisée. Quand une mouche nous tourne autour, la plupart du temps nous espérons juste qu’elle va trouver une autre cible rapidement et nous laisser tranquille, et c’est ce qui arrive la plupart du temps…

Je ne ferai pas ici l’étalage des talents de ce vicieux personnage dans l’art de faire suer le peuple, même si ça pourrait faire une excellente introduction à ce qui va suivre. Donc, ses abonnés Twitter ont pu lire ce message :

Je demande des sous-titres pour les boutons « older articles » et « newer articles » sur @leglobe. Tout le monde s’en fout du français ou quoi?

Dans l’optique où nous (mon partenaire et moi) étions visiblement encore en train de peaufiner les traductions du thème de base du site*, c’était assez chiant merci! (Et d’ailleurs, ce n’est même pas terminé, puisque chaque ajout d’extension* demande une traduction…) Mais ce qui est le plus sournois dans ce message, c’est qu’il fait référence à un de mes billets récent, qui a pour titre « Tout le monde s’en fout du français… », où je m’insurgeais contre les absences de sous-titres français à la télé francophone, parfois, et de l’apathie généralisée des gens au sujet du fait français. Et je n’ai aucun doute qu’il n’était pas du tout d’accord avec les propos dudit billet, ayant encore en tête les sujets de nos divergences.

Force est d’admettre que la technique pour me narguer est assez enfantine, mais ce n’était pas encore la goutte qui a fait déborder le vase de ma patience. Non, c’est plutôt cette autre vanne :

 

Rigolo. Comment remplir un site de « duplicate content »? Faites comme Renart Léveillé avec @LeGlobe bit.ly/sWz9D7 (et ajoutez citoyen)

 

J’ai effectivement transféré une partie de mes archives de blogue dans le site* (d’où la référence au « duplicate content » – et c’était surtout dans un but pratique que j’ai fait ça, question d’avoir une base de billets pour meubler les sections*). Mais induire par cela que « Le Globe » ne serait qu’un dédoublement de mon blogue auquel j’ai ajouté « citoyen » est à la base une insulte au projet, et surtout, aux nombreux collaborateurs qui ont généreusement publiés sur le site dès son ouverture officielle. Et puis, je ne peux pas faire autrement que de voir dans cette pointe avec l’aide du terme « citoyen » un certain dégoût de sa clique et lui envers cette plèbe que nous sommes (enfin, à leurs yeux). Et je passerai sur le fait d’avoir inscrit « Renart Léveillé » au lieu de « @renartleveille » alors qu’il était bien évident que je tomberais de toute façon sur le tweet étant un gestionnaire du compte @LeGlobe; cette partie étant en lien direct avec un épisode connexe de cette saga.

Mais le plus drôle, c’est qu’en réfléchissant à ce projet (et surtout à son possible slogan), je me suis dit qu’il ne fallait absolument pas que je me serve du vocable tant honni : « journalisme citoyen ». Conséquemment, alors que le terme « regard » m’était apparu comme essentiel à un site qui veut regrouper les points de vue de différentes personnes, j’ai bien cherché un terme pour les désigner ces personnes-là. Le choix de « citoyen » m’apparaît toujours le meilleur pour plusieurs raisons, parce que c’est bien ce que nous sommes, des citoyens. Ça dit ce que ça a à dire : « regard citoyen ».

Ce qui m’enrage, c’est qu’on a bien pris soin de rabaisser la notion de « journalisme citoyen », peut-être avec raison, mais peut-on nous laisser en paix avec le terme « citoyen » alors que le « journalisme » qu’on y accolait a été pratiquement évacué du discours? Vous comprendrez que j’extrapole un peu, mais je sens encore là-dedans le mépris de nous voir prendre le légitime crachoir que nous pouvons prendre, mépris que je sentais bien avant que Nathalie Petrowski en endosse le blanc manteau. Ce manteau qui reflète super bien l’importance d’avoir un crachoir plus puissant que nous, pauvres blogueurs citoyens. Fin de l’essuyage de la goutte.

J’ai bien beau réagir (sûrement trop fort pour certains) à deux malheureuses publications qui ne font même pas 280 caractères au total, mais ce n’est pas grand chose comparé à la méchanceté qu’implique la photo qu’a choisi Simon Jodoin pour se représenter comme chroniqueur aux endroits où il est publié (en plus de Twitter). Cependant, ces deux messages sont assez représentatifs de son modus operandi dans l’art de se sauver après avoir sonné à une porte qui ne laissera pas le choix à l’occupant d’éteindre du pied un sac enflammé rempli de caca de chien. Ouf!

Ce qui est certain, c’est que Michelle Blanc avait quelque chose comme une prise légale sur le photomontage la représentant en femme à barbe alors qu’une photo la parodiant n’offre rien de la sorte. Et c’est bien là où on peut remarquer un talent certain pour l’insaisissable : le stratagème de Jodoin fait aussi mal, sinon plus, que de la diffamation, mais il est intouchable. C’est bel et bien de l’acharnement, et il pourrait continuer ad vitam aeternam… Et lui-même ne pourrait nier qu’il s’est fait un nom avec toute cette histoire, enfin, qu’il a cristalisé celui qu’il avait déjà.

Alors, je me demande où se trouve l’opinion du Voir et du blogue Bang Bang (vous remarquerez que depuis le début j’utilise la manière francophone de le désigner, contrairement à « Bang Bang Blog »…). Visiblement, tout ce beau monde derrière Simon Jodoin semble très à l’aise de le laisser s’afficher avec une photo qui envoie un double message (pathétique), selon si on comprend ou non la référence à Michelle Blanc. Dans le premier cas, il a l’air d’un extrémiste haineux qui utilise la représentation de sa propre personne pour passer son message, et pour quelqu’un qui ne comprend pas la référence, il a seulement un air hautement ridicule. Même que je n’arrive pas à trouver quelque chose de plus ridicule… J’écrirai donc que c’est le comble du ridicule, voilà! Et ses patrons sont d’accord avec ça? Vraiment? À moins que justement tout ce beau monde considère que même négative, toute publicité est bonne à prendre. Alors ce billet s’ajoutera à la liste.

Ce que j’en comprends, donc, c’est que cela est son choix. J’ose espérer qu’au moins un de ses nombreux (?) amis l’a tassé dans un coin et lui a dit : « Tu ne penses pas que la plaisanterie a assez duré? » Mais j’en doute, et fortement. La position de son entourage doit bien être seulement meublée de tapages de cuisses, de sourires complices et de rires flasques. J’aimerais vraiment qu’on vienne me donner tort à ce sujet, mais pour cela il faudrait que quelqu’un se mutine. Bonne chance. Ça me réconcilierait avec une partie du genre humain en tout cas.

Et puis, je ne peux pas croire que dans ses presque 4000 abonnements il n’y a eu personne pour au moins trouver que ses agissements sont discutables. J’espère qu’il y en a eu au moins un pour soulever la chose! Et même les gens qui n’aiment vraiment pas Michelle Blanc, ils trouvent ça correct? Il n’y a même pas une partie d’eux qui se réveille et qui se demande : « est-ce que j’aimerais qu’on me traite de la sorte? »

Pour terminer, je vais citer le principal intéressé qui statuait avec un titre, le 19 août dernier : « J’écrirai un jour un guide de voyage au pays de la connerie. » Je sais que le concept du voyage exclut son propre pied-à-terre, mais j’espère qu’il fera une exception cette fois-là, sa cour est pleine.

*J’écris tout ces détails techniques et je sais que cela donne l’impression d’une tentative de justification de ma part, mais c’est vraiment important puisque je sais pertinemment que Simon Jodoin comprends très bien tout ça, étant lui-même en charge de tout ce qui touche le web pour le Voir et consorts. C’est ce qui tue.

 

(Pour commenter, suivre ce lien : http://leglobe.ca/blog/2011/11/le-cas-jodoin/)

Le Globe : ce n’est qu’un début!

 

Pour ceux qui me suivent un peu ici et sur Twitter, vous avez sans doute remarqué ma quasi-absence des derniers temps. C’est que je préparais un nouveau projet. C’est un site nommé « Le Globe », qui est surtout pour l’instant un regroupement de blogueurs/blogueuses. Le slogan du site c’est « le regard citoyen », alors il n’est point question d’avoir une ligne éditoriale précise idéologiquement, mais bien de laisser la place à la diversité.

Mais pour le moment, c’est bien certain que j’ai invité des personnes avec lesquelles je me sens plus proche, mais je suis ouvert à être encore plus inclusif, dans la mesure où la démarche est sérieuse. Alors, si vous voulez y participer ou proposer quelqu’un, ne vous gênez surtout pas! Pour l’heure, nous sommes quand même une douzaine pour démarrer le projet. La liste, dans le désordre :

Marilène Pilon
Daniel Lalonde
Patrick Lévesque
Nadia Seraiocco
Décibelle
Maxime Payeur
Savignac
Dominic Samoisette
Le Satellite Voyageur
Steve Vermette
JF L’Internaute

Nous travaillons encore dessus, moi et mon partenaire, là c’est surtout la traduction du thème qui nous occupe. Ça devrait être pas mal avancé demain, jour de l’ouverture officielle.

Pour ce qui est de ce blogue-ci, ça ne changera pas grand-chose, puisque je vais publier mes billets ici aussi. Mais je vous invite bien sûr à aller y faire un tour, en espérant que vous allez apprécier!


 

Mise à jour de ma blogoliste

 

La blogosphère n’est plus très à la mode, on le sait. Mais bon, elle vivote quand même grâce aux médias sociaux comme Twitter qui se chargent parfois de pointer en masse certains billets qui visent au bon endroit, au bon moment.

La camaraderie et la solidarité qui caractérisait les blogueurs, magnifiées par le concept de la blogoliste, se sont noyées dans cette nouvelle donne multiple et ce n’est pas plus mal. Il ne me reste qu’un peu de nostalgie pour me bercer. Et il y a ceux qui ont persévéré pour légitimer aujourd’hui ce phénomène jadis si bouillonnant.

Il y a longtemps que je n’avais pas fait de mise à jour de ma blogoliste. Et je me suis enfin décidé, parce que malgré ce constat doux-amer je continue de voir par mes statistiques que cette section est consultée très régulièrement.

Donc, j’ai retiré environ 25 liens de cette liste, surtout parce que les blogues n’étaient plus actifs du tout, ou sinon depuis très longtemps. C’est un peu plus aéré, et ça donne surtout plus de visibilité à ceux qui s’acharnent encore à nourrir la bête.

J’ai fait cette mise à jour aussi pour une autre raison. J’en reparlerai très bientôt si tout va bien.


 

Portrait de gestionnaire

 

Pour ceux qui ne sont pas encore au courant, en plus d’y être DJ, je suis gestionnaire de communauté pour le Edgar Hypertaverne, lounge-bar situé sur le Plateau Mont-Royal. Marie-Annick Boisvert, elle-même entre autres gestionnaire de communauté, a publié un portrait de moi sur son blogue.

Je vous avouerai que c’est une belle tape dans le dos pour moi, étant donné que je suis autodidacte, n’ayant pas d’études dans un domaine connexe, comme les communications, par exemple. Mais c’est certain que je me sens comme un poisson dans l’eau, ayant derrière la cravate plus d’une vingtaine d’années d’expérience dans les bars.

Je suis content, voilà!


 

Troy Davis : dans l’intimité d’une exécution

Si vous n’avez pas entendu parler de cette histoire,Troy Davis est un condamné à mort depuis 1991 qui a subi sa sentence dans la nuit du 21 septembre 2011, malgré les doutes sérieux et le soutien « de nombreuses personnalités et organisations internationales ». Twitter s’est enflammé dans les jours précédents son exécution et les internautes pouvaient suivre en temps réel le déroulement des événements, et les nombreux retournements de situation. Je vous suggère de lire le compte-rendu de la blogueuse Chloé, sur son blogue « Le blog de l’Aristocraft ».

Nous avons là l’exemple suprême de l’absurdité de la peine de mort. Et gageons que l’avenir nous dira qu’il était vraiment non coupable et qu’il est mort seulement pour prouver que cette loi inhumaine n’a pas lieu d’être.

Et pour ce qui est de la question de suivre ce genre d’événement sur Twitter, je pense que ceux qui n’ont pas les nerfs assez solides pour suivre profitent quand même au bout du compte qu’il y en ait des capables… C’est la dynamique médiatique, somme toute, avec un petit plus qui donne froid dans le dos.


 

Le bilinguisme de facade

Alors que je furetais dans les archives du blogue de Patrick Lagacé, j’ai cliqué sur son billet en lien avec l’histoire d’Air Canada et des commentaires antifrancophones qui ont suivi (le chroniqueur les qualifie de racistes, mais je n’aime pas trop qu’on utilise ce terme à toutes les sauces…). Après le billet, j’ai commencé à lire les commentaires et je me suis arrêté au quatrième (de toute façon, il y en a 357 au moment où j’écris), de quelqu’un qui signe « hyde » :

[...]

Pour ma part, rien ne m’étonne de cette situation. La loi sur le bilinguisme n’est qu’une façade pour plaire aux Québécois.

En vérité, la majorité des Rocanadians sont indifférents face au fait francophone. Pour eux, le Canada est un pays anglophone. Peut-on vraiment leur en vouloir? Ils n’ont jamais à parler français, c’est une obligation inutile.

Pourquoi un employé du gouvernement travaillant et vivant à Calgary devrait être capable de servir en français? Il est à Calgary. C’est comme demandez (sic) à un Allemand d’apprendre le Danois.

C’est la même chose pour un employé du gouvernement situé à Chicoutimi. À quoi lui sert l’anglais?

La question des langues officielles devrait être une compétence exclusivement provinciale. Si une province veut le bilinguisme qu’elle le fasse. On est pas obligé de l’imposer à une province où le fait français est inexistant.

Tout ça est une autre preuve que ce foutu pays ne fonctionne pas. Ça ne fait que créer des tensions qui nous amènent à des propos xénophobes et créer la haine.

Je suis tout à fait d’accord avec ces propos. Mais je suis capable de voir que les francophones du ROC pourraient être tout à fait contre, puisque le bilinguisme pancanadien est leur bouée de sauvetage, même si son degré de flottaison est quasi nul…


 

Viande halal : entre opportunisme et cruauté

La Presse a publié le 13 juin dernier trois articles sur le sujet des produits halal. Dans le premier, « Produits halal en plein essor: un marché de 632 milliards », on peut y lire :

Suspendues par les pattes, les cailles sont étourdies par électrocution, avant de se faire trancher la gorge par une guillotine électrique. «Ici, je dois dire une prière musulmane comme quoi je suis là pour égorger les cailles», a expliqué Jamel Anes, boucher à la ferme de gibier El Rancho. Quelques secondes plus tard, une seconde guillotine finit de trancher la tête des petites volailles. Bienvenue dans un abattoir halal, qui respecte les rites dictés par le Coran.

Pourtant, pour que la viande soit vraiment halal, « il faut que l’animal soit égorgé vivant sans être préalablement étourdi ». En cherchant des informations ailleurs que sur Wikipédia pour ce billet… je suis tombé sur un commentaire d’une dénommée Karine Lamy, musulmane, qui relate ce même article de La Presse sur un blogue islamiste, Al kanz :

On y apprendre (sic) que l’abattoir où sont sacrifiées les cailles utilise l’électrocution et » Rien n’a vraiment changé, mis à part le boucher (obligatoirement musulman) et la guillotine (désormais en deux étapes). »

Et cette viande est étiquettée (sic) et certifiée Halal et vendue dans les épiceries musulmanes…Si on électrocute de petites cailles…j’ose à peine penser comment est traiter (sic) le boeuf qui est, ici, certifié halal…

Les compagnies non-musulmanes sont attirées par l’appât du gain et nous en sommes les victimes, que Dieu nous pardonne et nous guide!

Il y a de quoi être perplexe… D’un côté, cela induit en erreur le lecteur moyen sur la réelle portée de « la méthode d’abattage rituel au sens strict » (dhabiha), et c’est bien sûr du n’importe quoi pour un musulman pratiquant et au courant.

Vous vous douterez bien que je ne prendrai pas la défense des musulmans qui se sont fait rouler et se feront rouler par El Rancho. Quand ta religion te prescrit la cruauté envers les animaux pour manger de la viande et que cela ne te fait pas résonner une cloche, il y a un gros problème, en tout cas éthique. Mais s’il faut absolument se référer à une position religieuse, je préfère amplement la position des sikhs :

Pour les sikhs, la consommation de viande est permise uniquement si l’animal a été tué rapidement, sans souffrance et sans rituel religieux. La viande halal leur est donc, entre autres, interdite.

Et le plus beau, c’est qu’il n’y a pas besoin de se convertir au sikhisme pour considérer les choses de cette manière, ça va de soi. Quel être sensé veut faire souffrir un autre être, même dans le but ultime de le manger?

La position du blogue Poste de veille est encore plus tranchée que la mienne. On y dénonce l’halal pour deux autres raisons, au-delà de la cruauté : « parce que les frais de certification sont refilés aux consommateurs, qui financent ainsi des organisations aux visées plus politiques que religieuses, et que notre labeur contribue à l’enrichissement d’un clergé islamique parasitaire », « parce que consommer halal, c’est encourager la progression de la charia dans la société. »

Ça porte à réfléchir, bien sûr, mais ce qui m’a le plus frappé, c’est un commentaire que l’on peut trouver à la suite du billet :

Il faut ajouter que c’est un travail qui discrimine les femmes, car elles y sont interdites. Je pense qu’au Canada on a une loi ou 2 contre ça…

En effet, ce sujet est plus problématique qu’il en a l’air.